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Women in the wine world

Jeudi prochain à Paris se tiendra à l’initiative du réseau professionnel féminin Women in Motion et d’Unicef NextGen France une soirée entièrement dédiée au vin pour laquelle on peut réserver sa place en cliquant . La table ronde thématique « Women in the wine world », qui réunira des personnalités féminines éminentes du secteur viticole français invitées à partager « leurs visions sur les défis et opportunités du secteur » sera suivie par la deuxième édition d’une vente aux enchères caritative au profit de l’Unicef baptisée « Lumières » et parrainée par Claire Chazal et Cyrille Cohen, vice-président de Sotheby’s France. Grands vins et moments ou objets d’exception liés au vin y seront proposés aux amateurs dans le but de lever des fonds pour « répondre à la situation de détresse des enfants victimes des conflits armés. » La première édition de cette vente avait permis de réunir 125 000 euros.

Six nouvelles propriétés pour Hubert de Boüard


La société de conseil d’Hubert de Boüard entame une collaboration avec le château Tour des Termes, cru bourgeois de Saint-Estèphe appartenant depuis cinq générations à la famille Anney (15 hectares certifiés Terra Vitis), le château Plain-Point (Fronsac) et avec deux domaines situés dans l’Entre-deux-Mers et producteurs de bordeaux rosé, le château de Sours (80 hectares) et le château Auguste (30 hectares récemment acquis par l’homme d’affaires américain Tom Sullivan). Enfin, les vignobles Zanini, qui comptent 100 hectares de vignes certifiées dans le Sottoceneri (Suisse) et produisent à Castello Luigi un vin « considéré comme le plus exclusif et le plus cher de tous les crus d’exception tessinois » vont également bénéficier des conseils du célèbre vigneron d’Angélus et de son équipe d’œnologues.

Devenu consultant en 2001, à la suite d’une sollicitation de Gérald Frydman qui venait alors d’acquérir Clos des Jacobins à Saint-Emilion, « l’enfant du vignoble » qu’est Hubert de Boüard mène avec sa société une mission de conseil auprès de dizaines de propriétés en France et à l’étranger sur la base d’une « double approche technique et scientifique » afin d’atteindre au vignoble « le meilleur équilibre agronomique » et d’apporter à l’élaboration du vin « le soin le plus fin. » Le laboratoire d’analyse œnologique d’Hubert de Boüard Consulting qui a été installé au château La Fleur de Boüard à Lalande de Pomerol est un « véritable vivier de recherches » qui permet à ceux qui conseillent et à ceux qui sont conseillés d’effectuer des études approfondies autant que des expérimentations.

Dernière étape avant Bordeaux


L’édition 2017 du concours de dégustation inter-grandes écoles organisé depuis 2003 par la maison Pol Roger a débuté en janvier à Paris, où deux sessions ont permis aux équipes d’HEC (Céline Lim, Raphaël Bardin et Antoine Lecomte) et de l’ESSEC (Hélène Duchamp, Kieran Ferragu et François Morandeau) de se distinguer parmi les dix écoles candidates. Le concours s’est poursuivi à Lille, avec la victoire de l’équipe de l’EDHEC (Guillaume Morvan, Thomas Gibelin et Louis Renauld) face aux dégustateurs de SKEMA et de l’IESEG, puis à Lyon qui a vu les épreuves être remportées par l’EM Lyon Business School (Pierre Arlandis, Guillaume Bieque et Alexis Kisielevobka, photo), école qui avait gagné l’année dernière la finale internationale de cette compétition, face à Oxford. Réplique d’un événement que la maison champenoise sponsorise depuis 1992 en Grande-Bretagne, le Varsity Blind Wine Tasting Match qui oppose depuis 1953 les universités anglaises les plus renommées, le concours inter-grande écoles Pol Roger se poursuivra jeudi prochain au Grand Hôtel de Bordeaux. La finale aura lieu à Epernay.

« Le jury du concours inter-grandes écoles Pol Roger départage les étudiants sur leurs capacités à identifier six vins blancs et six vins rouges à l’aveugle. Ils doivent reconnaître les cépages, le pays d’origine, la région, l’appellation et le millésime. Le jury récompense également leur aptitude à comprendre et analyser les vins qu’ils dégustent, à exprimer et décrire les émotions qu’ils ressentent. »

Qui a fait la bourgogne, les bourgeois ou les paysans ?

IlIl faut avoir naturellement beaucoup d’affection et de respect pour la viticulture familiale et paysanne en Bourgogne. Mais on lit trop de contre-vérités et parfois d’inepties sur le rôle qu’elle joue ou a joué, souvent nées des fantasmes d’admirateurs mal informés ou partisans, pour ne pas avoir à rappeler ici quelques points d’histoire incontestables. La réputation mondiale des vins de la région n’est évidemment pas née de la paysannerie locale. L’Église a redonné vie aux coteaux en reprenant le travail de romain, au sens propre du terme, accompli quelques siècles auparavant. Contrairement à ce qu’on imagine, les moines ont rapidement confié la culture des vignes à des serfs ou, après l’abolition du servage, à des paysans. Mais les vinifications et le commerce restaient leur apanage. Les grands de ce monde, rois, princes et aristocrates ont, parallèlement à l’Église, disposé des meilleurs terroirs et certainement veillé à la qualité de leur mise en valeur. à partir des XVIIe et XVIIIe siècles, on voit les marchands beaunois ou nuitons constituer d’importants domaines. On voit même certains bourgeois comme le descendant de l’heureux Bertin de Gevrey s’ennoblir et s’anoblir du nom de son champ, le champ-bertin, le chambertin.

Avocats, médecins ou universitaires
À la veille de la Révolution, il y a certes de nombreuses toutes petites propriétés paysannes, particulièrement dans les communes les moins connues et les Hautes Côtes, mais les deux tiers de la surface du vignoble appartiennent aux classes sociales les plus favorisées. Les biens de l’Église mis en vente à la Révolution sont à leur tour achetés en grande majorité par de riches banquiers ou commerçants, comme Ouvrard, et les familles qui vont conduire viticulture et vinification au plus haut degré de qualité sont rarement paysannes. Citons parmi d’autres les Marey-Monge, les Duvault-Blochet, les Pasquier-Desvignes, les Liger-Belair. Des avocats, des médecins, des universitaires forment le noyau des comités de viticulture qui innovent, échangent entre eux, dégustent de façon comparée, hiérarchisent les terroirs dès 1860 et portent le vin qu’ils produisent au sommet de la qualité mondiale. Ce vin est distribué par des négociants qui rivalisent d’intelligence et parfois d’abnégation, quand les caprices de la nature perturbent la qualité. Les ravages du phylloxera, en revanche, seront mal analysés par beaucoup de ces propriétaires. Par excès de conservatisme et de méfiance chauvine envers la reconstitution des vignes sur porte-greffe américain, certains se ruinent et vendent leurs vignes. C’est à ce moment que des paysans plus ou moins riches commencent à acquérir les grands terroirs.
La crise de 1929 et les bouleversements nés de deux guerres mondiales vont largement amplifier cette évolution de la propriété et progressivement donner au vignoble le visage que nous lui connaissons. La création des appellations d’origine s’était encore faite sous l’impulsion dominante de grandes familles non paysannes comme les Angerville, les Leflaive, les Rebourseau, les Vogüé. Le millésime 1929, magnifique, n’est pas acheté par le négoce et ce sont encore ces grandes familles, parce qu’elles en ont les moyens, qui décident de largement augmenter la part de la mise en bouteille au domaine. Elles trouvent un grand défenseur en la personne de Raymond Baudoin, fondateur de la très influente Revue du Vin de France, esprit visionnaire et très adroit communicateur, inventeur de la formule “défense de la qualité, défense du consommateur” et entrepreneur qui ne se gênait pas pour être à la fois journaliste et marchand. Il persuade les plus grands restaurants et une nouvelle génération de courtiers américains que seuls les vins mis en bouteille au domaine sont authentiques et rend du jour au lendemain célèbres des paysans travailleurs et intègres comme les Ramonet, les Trapet, les Gouges et bien d’autres, tout en aidant à distribuer les vins des grands domaines aristocratiques déjà cités.

L’invention de la notion de terroir
Le sommet de cette évolution sera atteint par la sanctification progressive, amorcée de son vivant, de la figure paysanne d’Henri Jayer, remarquable vinificateur et très bon commerçant lui-même. On pourra même lire ici ou là, quand le saint est promu Dieu, que ce vigneron a inventé la notion de terroir et même celle de mise en bouteille au domaine. Depuis une dizaine d’années, sous l’influence de la montée considérable des prix du foncier, on assiste à la division, à chaque succession, d’un patrimoine paysan déjà lui-même très morcelé et à la reconstitution progressive de plus larges domaines, réplique de l’histoire des siècles précédents. Faut-il s’en émouvoir et craindre une perte d’authenticité dans les vins ? L’avenir le dira. Les domaines paysans intelligents, ceux qui font du beau vin et savent comment transmettre, grâce à des lois bien plus favorables qu’on ne le dit, perdureront. Au prix d’un endettement de toute une vie, bien entendu, comme pour les générations précédentes. Les nouveaux acheteurs, s’ils joignent à l’aisance financière l’intelligence du produit, seront contraints de faire aussi bon que leurs concurrents et sauront peut-être se donner les moyens de faire encore meilleur.

La belle année 2016


La maison Devaux annonce avoir clôturé son exercice 2016 sur une croissance de + 5 % avec un chiffre d’affaires porté à 9,15 millions d’euros (pour un volume de 580 000 bouteilles). « Les ventes de champagnes de la Collection D franchissent un nouveau palier, avec 20 % des quantités expédiées. Champagne Devaux poursuit ainsi sa stratégie de création de valeur grâce à une croissance régulière de sa diffusion, de son chiffre d’affaires et de ses prix moyens de vente. »

En hausse de 2,5 %, les facturations réalisées en France l’ont été principalement sur les circuits des cafés-hôtels-restaurants (CHR) et des cavistes et revendeurs spécialisés. L’export, qui représente 42 % des expéditions de la maison, a quant à lui connu une évolution de + 8 %, un taux complété « par des marchés ponctuels en “duty free” pour un volume de 175 000 bouteilles environ. » Outre ce bilan positif, la maison annonce une année 2017 « placée sous le signe de la nouveauté. »

Celle-ci sera incarnée en mars prochain par une nouvelle cuvée baptisée Augusta en hommage à celle qui devint en 1879 la deuxième “veuve Devaux” de l’histoire de cette maison fondée en 1846, Augusta-Maria Herbin. Le lancement de ce nouveau champagne brut s’inscrira dans le cadre de la collaboration de Champagne Devaux avec Monoprix, rejoignant ainsi la cuvée de champagne rosé Oeil-de-Perdrix distribuée par l’enseigne depuis 2012.

Le patrimoine vivant de la maison Camus

Comme le château Haut-Bailly (pour le soin apporté à ses vignes centenaires, nous vous en avions parlé ici), le champagne Bollinger ou encore le château de Laubade, entre autres, la maison de cognac Camus vient de recevoir le label Entreprise du patrimoine vivant (EPV) « pour l’excellence de son savoir-faire, de ses innovations techniques et de son engagement pour la qualité de ses créations. » Créé par l’Etat en 2005 pour distinguer l’héritage industriel et artisanal français, cette certification d’excellence basée sur des rapports d’experts indépendants est décernée à la suite d’une étude rigoureuse de plusieurs mois.

Cyril Camus, le président de cette maison familiale et indépendante fondée il y a 150 ans, a déclaré que recevoir le label EPV était un privilège : « Il témoigne de la passion et du savoir-faire transmis dans ma famille de génération en génération (lui-même représente la cinquième, ndlr) ainsi que du soutien continu de toutes celles et tous ceux qui ont travaillé à nos côtés. Ce succès est également le leur. » La maison Camus possède un un vignoble de 180 hectares dans le terroir des Borderies, le plus petit et le plus rare des six crus de l’appellation cognac.

De grands crus sur une note légère

Boosté par le succès des précédentes éditions (c’est la 6e cette année), Duclot La Vinicole relance « Carte sur table », du 1er au 31 mars.
Quinze grands bordeaux s’invitent sur la carte de 27 restaurants, à Paris, dans le sud-ouest et le sud-est, au prix constaté sur le web et chez les cavistes. Il vous en coûtera donc de 35 à 520 euros pour déguster ces grands vins issus des meilleurs terroirs des deux rives, du millésime 1996 à 2013. La majorité des flacons sont vendus autour de 100 euros (Canon, Gazin, Haut-Bailly, Rauzan-Ségla, Talbot, Pontet-Canet, Montrose, Climens). Les restaurants participants vont de l’étoilé à la brasserie, en passant par le meilleur de la bistronomie.
Il sera également possible de déguster au verre, grâce au système Coravin (qui permet de servir le vin sans ouvrir la bouteille), un bon moyen de tester différentes associations mets/vins. Vite, une réservation !
Toutes les infos : carte sur table 2017

 

Un blanc sec ouvre la dégustation, suivi par 12 rouges, et deux sauternes.

Château Pape Clément, pessac-léognan, blanc 2013 17,5/20
Pape-clément est à son meilleur depuis le milieu des années 1980, époque de la reprise par Bernard Magrez. C’est avant tout un cru qui donne une définition claire de son terroir et les blancs partagent la même finesse et la même sophistication que les rouges. Nez superbe, génialement fruité et minéral, notes de pêche blanche, agrumes, miel et tilleul, bouche dans le même style aromatique, dense et opulent. L’étonnement vient de la persistance de bouche, impressionnante.

Château Haut-Bailly, pessac-léognan, rouge 2008 18/20
Haut-Bailly est incontestablement l’un des pessac-léognan les plus racés de cette belle appellation. Les vins sont infiniment raffinés et équilibrés. 2008 est un grand Haut-Bailly, classique et harmonieux. Nez complexe et souverain, avec un fruit merveilleux et une minéralité superbe, très graphite, notes de fumé, de cendres, bouche puissante offrant une superbe matière.

Château Haut-Brion, pessac-léognan, rouge 2007 18/20
Enchâssé dans la ville, Haut-Brion brille toujours par sa générosité de texture, liée à une bonne proportion de merlot (40 % ou souvent plus) et à la haute maturité d’un raisin qui mûrit précocement dans ce microclimat urbain. S’y ajoutent des notes fumées originales. Nez magistral, matière remarquable de densité avec la plénitude de bouche habituelle de ce cru. Un 2007, certes sans la dimension absolue des meilleurs millésimes mais en revanche presque prêt à boire.

Château Gazin, pomerol, rouge 2012 17/20
Grand domaine du plateau mythique de Pomerol, il fait face à Petrus. Gazin séduit par sa souplesse de tannin en même temps que par sa longueur et sa bonne aptitude à évoluer dans le temps. Le nez fait saliver, il incarne la noblesse des plus grands pomerols et met en avant des notes truffées, viandées, avec des nuances épicées. Plein et très large.

Château Canon, saint-émilion grand cru, rouge 2008 18/20
Ce cru tient son rang de premier cru classé B avec constance. Sobre, noblement aromatique, un rien austère dans ses deux premières années, Canon commence à prendre toute sa dimension de grand vin après cinq ou six années supplémentaires. 2008 incarne le classicisme bordelais typique de ce millésime. Racé, long, délicatement épicé, de grande finesse.

Château Montrose, saint-estèphe, rouge 2008 16,5/20
La propriété a été racheté en 2005 par Martin Bouygues, P-DG du groupe éponyme. 2008 est l’un des premiers millésimes de la nouvelle équipe qui a progressivement pris la mesure de ce terroir, cherchant à en exprimer toute la force. Sérieusement constitué, net, dense, mais encore un peu austère, il conjugue la puissance de saint-estèphe à la relative fermeté de 2008.

Château Pontet-Canet, pauillac, rouge 2008 17,5/20
Ce cru est devenu l’un des plus recherchés en Médoc grâce à un tandem hors norme composé d’un régisseur passionné d’authenticité et charismatique et un administrateur propriétaire tout aussi concerné, prêt à tous les risques. Couleur profonde, nez à l’avenant, subtiles notes orangées, grande densité, la chair impressionne par son volume. Grande réussite qu’il conviendrait d’attendre encore.

Château Palmer, margaux, rouge 2007 16,5/20
Un des vins les plus recherchés et les plus coûteux, hélas, du Médoc. Ici le merlot et les très vieux petits verdots prennent souvent le pas sur le cabernet-sauvignon et assurent une volupté plus immédiate dans les sensations tactiles. La finesse margalaise n’est pas ici une vue de l’esprit bien que Palmer développe paradoxalement un corps largement supérieur à la moyenne des margaux. Prêt à boire, charmeur, presque baroque dans son inspiration.

Château Grand-Puy-Lacoste, pauillac, rouge 2005 17,5/20
Le cru possède l’un des terroirs les mieux situés et les plus homogènes de Pauillac, avec un appréciable potentiel de vieilles vignes de cabernet-sauvignon qui donnent au château sa remarquable vinosité et ses arômes épicés très nobles. Arôme complexe, net, très défini, tannin très « pauillac », la puissance et la race du terroir sont évidentes. Un vin de grande garde, de facture ultra classique que l’on peut boire ou attendre encore.

Château Mouton-Rothschild, pauillac, rouge 2004 19/20
Bien qu’il était en brillante compagnie, ce 2004 dominait toute la dégustation organisée par Duclot. Ce millésime moins réputé, on se demande bien pourquoi à la dégustation de ce vin, ne démentira pas l’intensité harmonieuse de Mouton qui résume tout ce que l’on peut attendre du plus grand pauillac, l’ampleur de texture, le grain inimitable du cabernet-sauvignon et un équilibre souverain de tous les composants difficile à prendre en défaut. Tout aussi délicat que plein, grande texture aristocratique, un des sommets incontestables du millésime.

Château Talbot, saint-julien, rouge 2003 15,5/20
Cette propriété, parmi les plus justement populaires du Médoc, donne naissance à une abondante production, d’une régularité difficile à prendre en défaut. Talbot incarne pour beaucoup l’idéal du saint-julien, généreusement bouqueté, très stable et sûr au vieillissement. Nuances de fruits très mûrs, sensation chaleureuse d’alcool dans la lignée de beaucoup de 2003, tannins bien usés par le temps mais encore perceptibles.
Château Lafite-Rothschild, pauillac, rouge 2002 17,5/20
Lafite doit son inégalable finesse à ses graves du nord de l’appellation, sur socle calcaire, qui le distinguent pour l’éternité de Latour, situé au sud et d’un caractère traditionnellement plus en muscle. Lafite brille par sa finesse étonnante et ses notes de cèdre et de graphite qui demandent souvent plus de quinze ans pour s’épanouir. Ce 2002 manquait un peu de chair à côté du Mouton 2004 présenté. Il lui faudra encore un peu de temps pour se libérer d’une retenue qui serre son tannin.

Château Rauzan-Ségla, margaux, rouge 2002 16/20
Le cru affirme une classe et une complexité qui ne le cèdent qu’à château-margaux et tient depuis plusieurs décennies avec panache son rang de second cru classé. Beaucoup de raffinement de texture, dans la grande tradition margalaise, ouvert, subtil, frais, à point. Ce 2007 est abouti, désormais prêt à boire avec un tannin fondu, gourmand, fin.

Château Guiraud, sauternes, blanc 1997 16,5/20
Ce premier cru classé, irréprochable en matière de viticulture probe et de respect scrupuleux des usages loyaux dans la production de vin liquoreux, a connu des problèmes par le passé dans la conservation du potentiel aromatique de départ. Robe évoluée, un léger manque de pureté pour l’année et surtout une évolution marquée de la saveur. C’est néanmoins un grand sauternes à boire avec plaisir.

Château Climens, barsac, blanc 1996 19/20
De l’avis unanime, climens est le premier des vins de Barsac : la nature de son sol sur socle calcaire lui donne un supplément d’acidité qui équilibre à merveille sa richesse en liqueur. Il reste quelque chose de mystérieux dans l’extraordinaire voire transcendante complexité de ses parfums. Le 1996 développe des arômes envoutants de mandarine et d’orange confites. Avec moins de liqueur que le phénoménal 1997, dans un registre plus délicat, très équilibré.

Des grands crus sur une note légère

Carte sur table 2017. L’événement se tiendra tous les jours de mars, du 1er au 31, dans une fine sélection des meilleurs restaurants de France. Tous n’y sont pas, certes, mais ne commencez pas à discuter. Vous connaissez le principe : une quinzaine de grands à très grands bordeaux à prix coûtant dans une sélection de belles à très belles tables de France.
Réservez vite, il va y avoir quelques vins qui risquent de s’arracher. Commençons, si vous le voulez bien, par la carte des vins qui vaut tous les détours. Naturellement, chacun la jaugera à l’aune de ses moyens ou de son goût pour les (petites) folies. Moi, à part climens et guiraud (et haut-brion 07 que j’ai goûté et qui est un vin prodigieux) (et, surtout, mouton 04 qui emporte tous les suffrages loin devant sa compétition), j’hésite.

Lire la suite ici sur le blog bonvivant

Les commentaires de dégustation d’Alain Chameyrat sont consultables ICI

Ceci est un vin vegan

Résultat de la fermentation de jus de raisin, le vin n’en est pas pour autant végétalien d’office. En effet, son élaboration peut réclamer l’emploi de protéines d’origine animale, utilisées pour “coller” le vin. « Cette étape améliore la limpidité et la stabilité des vins, ainsi que la netteté et la finesse de leur expression aromatique. Historiquement l’ajout de blanc d’œuf, par exemple, avait cette fonction », explique la cave des vignerons de Buzet, qui a lancé le vin ci-dessus afin de répondre à une pratique alimentaire très présente en Amérique du Nord et en Europe du Nord qui se développe en France.

« Précurseurs sur les questions sociétales liées au vin, de la vigne au verre », les vignerons de Buzet poursuivent ici une démarche orientée vers l’écoute des amateurs et des évolutions de leurs demandes. La cave a commencé à utiliser des colles d’origine végétale dès 2012 sur une partie de sa production et, ayant constaté que ces dernières n’altéraient en rien « les qualités gustatives du vin », cette pratique a été généralisée à l’ensemble de la récolte lors des dernières vendanges. Certifié bio et sans sulfites ajoutés, le vin rouge Domaine de Michelet 2014 est la première étiquette à bénéficier du logo « vegan ».

« Nous avons substitué l’ensemble des colles classiquement utilisées par des colles 100 % d’origine végétale. Nous les utilisons uniquement lorsqu’elles sont nécessaires. En effet, nous cherchons à réduire les intrants à toutes les étapes de l’élaboration de nos vins. »
Stéphane Chauvet, œnologue de la cave des vignerons de Buzet

L’atelier du coutelier

Avant sa formation auprès d’un maître coutelier, Alexandre Toselli a travaillé dix ans dans la restauration et il est probable que ses créations y retourneront très bientôt tant il est difficile d’imaginer les grandes tables se passer de couteaux sublimes. En attendant, âgé de 28 ans et installé en Savoie, ce jeune artisan voudrait bien créer son propre atelier de coutellerie d’art.

Si vous voulez l’y aider, rendez-vous sur le site de financement participatif Kiss Kiss Bank Bank où il explique son parcours et son projet, c’est ici. En contrepartie de votre aide, c’est le principe du crowdfunding, vous aurez droit à un couteau d’office unique en son genre (pour 160 euros).