Champagnes de vignerons, la boutique éphémère
Dès demain et jusqu’au 31 décembre, « Les champagnes de vignerons », la marque collective créée en 2001 par le syndicat général des vignerons de la Champagne tiendra boutique au cœur de Paris. Issues d’exploitations familiales et fruits d’un savoir-faire unique transmis de génération en génération que l’amateur se verra détailler tout au long de cette festive période, les cuvées présentées dans ce pétillant pop-up store sont d’« uniques, rares et expressifs reflets » de leurs terroirs respectifs.
Vingt-quatre vignerons et coopératives « qui portent haut et fort la richesse de l’appellation » feront découvrir aux visiteurs la typicité de leurs champagnes, des activités ludiques et pédagogiques seront proposées chaque jour et l’on pourra assister à d’expertes masterclass thématiques du jeudi au dimanche, il suffit pour cela de s’inscrire ici. Outre ce parcours initiatique au cœur de la diversité de l’AOC champagne, la boutique permettra d’acheter ses cuvées préférées, sur place et sur commande.
Enfin, un coffret « Les champagnes de vignerons » spécialement créé pour l’occasion donnera à chacun l’occasion de faire un geste de solidarité puisqu’une une partie des bénéfices de sa vente sera reversé à une association caritative d’aide à l’enfance.
L’Instant champagnes, la boutique éphémère des champagnes de vignerons
Du 9 au 31 décembre (fermé le 25 décembre), de 12 h 30 à 20 h.
Galerie L’Imprimerie,
16, rue Saint Merri, 75004 Paris.
Le crémant de Castel
Avec pour objectif la commercialisation de 200 000 cols en 2017, ce qui représente un tiers du marché des crémants de Bordeaux en grande distribution, Castel se lance dans la proposition en photo ci-dessus. Première pour le groupe, ce projet en gestation depuis déjà deux ans est mené par sa filiale Oenoalliance et élaboré dans son établissement de Beychac, dont le savoir-faire technique s’est élargi ces six derniers mois aux méthodes de production des vins effervescents. Nouvelle référence de crémant de Bordeaux au « profil net, frais et aérien », Malesan bénéficie d’un temps d’élevage supérieur à celui exigé par le cahier des charges de l’appellation et sera lancé en avril prochain. « En travaillant étape par étape et de manière progressive avec les viticulteurs et caves partenaires », notamment au suivi rigoureux et régulier des parcelles sélectionnées, l’étiquette devrait habiller un million de bouteilles de crémants de Bordeaux en 2019 et 2 à 2,5 millions une fois engagée sa commercialisation à l’international.
Le marché des effervescents est en pleine mutation et Castel anticipe ici de belles perspectives de croissance de la demande des consommateurs en crémants de Bordeaux. Les appellations d’origine productrices de vins effervescents ont en effet gagné des amateurs ces quatre dernières années, celles produisant des crémants encore plus que les autres (+ 1,9 % en volume, + 3,5 % en CA, source : données IRI arrêtées à P06-2016). Par ailleurs, les études menées par le groupe ont mis en lumière quatre attentes majeures des consommateurs : la recherche de la diversité (86 % des interrogés mixent les offres effervescentes), la recherche de plaisir (critère de choix n°1), la recherche d’un meilleur qualité-prix et la recherche d’origine (critère de choix n°2). Ce dernier point place Bordeaux (« la référence qualitative ») et son crémant en bonne place dans la recherche d’un vin « avec sa spécificité propre » auquel se fier en terme de qualité et de goût « pour soi et ses invités. »*
Aujourd’hui, seules deux marques de crémant de Bordeaux existent en grande distribution, sans couverture nationale complète, et le marché de ces vins est principalement orienté vers l’export. La famille Castel a donc décidé d’accompagner la progression de la demande des consommateurs français et de rééquilibrer l’offre bordelaise, d’autant plus légitime que son vignoble connaît moins de problèmes d’approvisionnements que d’autres régions productrices de crémants qui ont subi une baisse de récolte entre 2014 et 2015 (Alsace, Bourgogne, Loire). Si 670 hectares sont actuellement consacrés au crémant de Bordeaux, ce chiffre devrait continuer à évoluer ces prochaines années (entre 2015 et 2016 la hausse de la production est de 40 %). Comme l’a souligné Hervé Grandeau, président de la fédération des grands vins de Bordeaux, lors d’une réunion fin septembre à La Cité du vin, « la chance est de pouvoir augmenter sa production, contrairement aux autres bassins qui sont à saturation. »

* Sources : études Castel Altitude Innovation 2015 et Consopôle 2016.
Prix du livre de chef 2016
Parmi dix propositions * qui ont donné lieu à autant de dîners au cours de cinq mois de compétition, c’est le livre Frédéric Doucet à Charolles (Glénat) qui remporte l’édition 2016 du prix créé il y a quatre ans par la maison Champagne Collet.
Dans la préface de ce livre qui raconte sous la plume de Jean Serroy et au fil des photos de Mathieu Cellard « la construction d’un homme qui deviendra un grand chef d’une tout aussi grande humilité », Michel Troisgros dit de l’étoilé propriétaire de l’Hôtel de la Poste à Charolles qu’il invente une cuisine qui, entre mémoire et modernité, « nous raconte son pays. »
Prenant en compte toutes les facettes des ouvrages signés par les chefs cuisiniers, du contenu rédactionnel à l’originalité des thèmes abordés en passant par la qualité des illustrations, du graphisme et de la fabrication, la maison Collet distingue cette année :
« un écrin de sincérité de la plus noble simplicité, qui laisse la part belle aux producteurs, aux traditions, à la transmission familiale et plus généralement aux hommes qui entourent le chef Frédéric Doucet. »
* Pierre Augé, Cuisine libre (Hachette Pratique) ; Franck Baranger, Le Nouveau bistrot (Hachette Cuisine) ; Rémi Chambard, Les Etangs de Corot – Paris de campagne (Glénat) ; Julien Duboué, Sud-Ouest (Alain Ducasse Edition) ; Frédéric Doucet, Frédéric Doucet à Charolles (Glénat) ; Jany Gleize, La Bonne Etape (éditions Brigitte Eveno) ; Denny Imbroisi, L’Italie de Denny Imbroisi Alain Ducasse Edition) ; Philippe Mille, Le Goût à l’état brut (Albin Michel) ; Gaël Orieux, Cuisiner la mer (Editions de La Martinière) ; Jean-Yves Schillinger, JY’S (Editions du Chêne).

L’histoire des douze tubes
Domaine Dirler-Cadé
Riesling grand cru « Saering » 2011 – 15,5/20
Un joli riesling classique avec une dualité minérale et agrumée. De la présence en bouche et une acidité parfaitement intégrée. Une très belle expression de terroir.
Domaine des Cadoles
La Roche, brouilly 2014 – 14,5/20
Un vin très ouvert, frais, digeste et friand sur un joli fruit qui rappelle la framboise. Une belle réussite.
Château La Rose-Figeac
Pomerol 2013 – 14,5/20
Nez subtil de griotte et de touches florales. La bouche est ronde, équilibré et charmeuse. Beau résultat dans ce millésime difficile.
Château Beychevelle
Grand cru classé saint-julien 2012 – 15,5/20
Nez discret de cassis et d’épices. Une bouche harmonieuse et bien en place. Un 2012 séduisant, croquant et accessible.
Domaine Muzard Lucien et Fils
Clos des Mouches, santenay premier-cru 2011 – 14,5/20
Joli nez assez profond dominé par les fruits rouges. Des touches florales. Bel équilibre en bouche avec du fond.
Château Soucherie
Coteaux-du-layon 2014 – 14/20
Beau layon, finement zesté. Une gourmandise. L’équilibre en sucre permet de le déguster dès l’apéritif.
Domaine FL
Roche aux Moines, savennières 2010 – 15/20
Voici un vin précis, ouvert et d’une belle pureté aromatique, dominé par les fruits blancs et des touches de fleur de tilleul. Il possède cette sensation minérale propre aux savennières. À essayer à table avec un poisson de rivière.
Domaine La Suffrène
Bandol rouge 2012 – 14,5/20
Nez séduisant de coulis de fruit noir et de notes épicées. Un vin structuré comme il se doit à Bandol, mais dans une version déjà accessible.
Domaine de la Graveirette
Châteauneuf-du-pape 2011 – 15/20
Ce vin est signé Châteauneuf-du-Pape, dominé par des notes chocolatées et kirschées, puissant et chaleureux. Un vin d’hiver.
Domaine Stéphane Pichat
Champon’s, côte-rôtie 2013 – 14,5/20
Un vin tout en nez, très expressif, poivré, légèrement lardé et dominé par des notes de cassis. La bouche est encore un peu ferme et demande à se fondre.
Domaine Laurent Habrard
Hermitage 2013 – 15/20
Gras, ample et puissant. Toutes les caractéristiques d’un hermitage bien né, facile à comprendre.
Château du Cèdre
Cahors 2012 – 14,5/20
Des notes de coulis de cassis et de fleurs. Un vin ample, structuré et puissant. Un archétype de Cahors.
Mes magnums (25), un prince argentin
Cheval des Andes 2009, Argentine
Ce qu’il fait là Il arrive de Mendoza au triple galop. Fruit d’un rapprochement entre Terrazas de los Andes et Cheval Blanc à Saint-Émilion, l’idée était d’en faire le premier grand vin argentin. Mais chacun s’efforçant avec la même opiniâtreté, ils sont aujourd’hui quelques-uns dans la course, dont les meilleurs du Clos de Los Siete.
Lire la suite ici sur le blog bonvivant
Bestheim au sommet
Lors de l’édition 2016 du concours visant à distinguer les meilleurs vins effervescents du monde (tous les résultats sont là), l’emblématique maison alsacienne Bestheim a vu un nouvel épisode s’ajouter à la success-story de son étiquette « Grand Prestige », cuvée haut de gamme lancée en 1997 qui avait beaucoup fait parler d’elle au sortir d’une dégustation à l’aveugle mêlant crémants et champagnes. Le millésime 2005 de ce crémant d’Alsace 100 % pinot blanc s’était alors classé en deuxième position, après le champagne Taittinger Comtes de Champagnes 1995 et avant le Dom Pérignon 1996.
Fin novembre, comme pour terminer en beauté l’année anniversaire des quarante ans de l’appellation crémant d’Alsace, c’est dans sa version rosé – lancée au printemps dernier avec le millésime 2013 – que la cuvée « Grand Prestige » de Bestheim s’est fait remarquer parmi 540 échantillons venus de 24 pays. Récompensé par de l’or (34 médaillés en tout dans cette catégorie), le millésime 2014 de ce crémant d’Alsace 100 % pinot noir figure également au top 10 des meilleurs effervescents du monde, un résultat qui témoigne « de la qualité croissante des effervescents rosés » souligne le communiqué du concours.
Issue d’une sélection parcellaire et du « travail d’orfèvre des œnologues de la maison », Christophe Adam et Sylvain Kamm, la cuvée « Grand Prestige Rosé » vieillit 18 mois sur lattes avant d’être commercialisée. C’est donc auréolé de cette récente distinction et juste à temps pour les fêtes que le millésime 2014 de ce crémant d’Alsace résolument gastronome sera disponible dès la mi-décembre dans les boutiques de la maison Bestheim, à Bennwihr, Kaysesberg, Westhalten et en ligne, c’est par ici.
Eddy, Patsy & Bolli
Attention, les revoilà. Plus de dix ans après l’arrêt de la célèbre série télévisée britannique, les truculentes héroïnes interprétées par Jennifer Saunders et Joanna Lumley font leur retour aujourd’hui sur grand écran en compagnie de l’un de leurs meilleurs amis. Star d’un cocktail inventé sur le pouce par Patsy et Edina lors d’un épisode d’Ab Fab (le “Bolli-Stoli”, soit du champagne Bollinger et de la vodka Stolichnaya), le champagne Bollinger tient dans les nouvelles aventures des deux amies un rôle majeur annoncé dès l’affiche du film sur laquelle figure l’emblématique Special Cuvée de la maison. Sorti cet été en Angleterre, Absolutely Fabulous, Le film a réalisé le meilleur week-end au box-office depuis le dernier James Bond, autre fidèle de Bollinger.
Eddy, Patsy & Bolli
Attention, les revoilà. Plus de dix ans après l’arrêt de la célèbre série télévisée britannique, les truculentes héroïnes interprétées par Jennifer Saunders et Joanna Lumley font leur retour aujourd’hui sur grand écran en compagnie de l’un de leurs meilleurs amis. Star d’un cocktail inventé sur le pouce par Patsy et Edina lors d’un épisode d’Ab Fab (le “Bolli-Stoli”, soit du champagne Bollinger et de la vodka Stolichnaya), le champagne Bollinger tient dans les nouvelles aventures des deux amies un rôle majeur annoncé dès l’affiche du film sur laquelle figure l’emblématique Special Cuvée de la maison. Sorti cet été en Angleterre, Absolutely Fabulous, Le film a réalisé le meilleur week-end au box-office depuis le dernier James Bond, autre fidèle de Bollinger.
Domaine du Bel Air, Les Marsaules, bourgueil 2002
LE VIN : Attention, il faut se montrer patient car dans les dégustations de vins jeunes, on risque de passer à côté. Il faut savoir décrypter que la masse tannique s’assouplit avec le temps comme ce délicieux Marsaules 2002 au tannin énergique et complètement domestiqué. On en apprécie l’intensité de la sève et la très grande fraîcheur. Ce vin commence simplement d’émerger, on pourra le retrouver dans 30 ans.
16/20
LE DOMAINE : À la vigne, Pierre Gauthier a mis en place une partition culturale majeure, en coulisses, Denis Duveau donna un moment le tempo, mais aujourd’hui c’est Rodolphe Gauthier qui donne toute sa mesure sur ce domaine de 18 hectares qui constitue l’une des valeurs sûres de Bourgueil.









