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Sandrine Leccia, la terre et le feu

Photo Charlotte Enfer.

Sandrine Leccia a passé la première partie de sa vie en Alsace, du côté de Colmar. Encore étudiante, elle découvre le vin lors de ses premières vendanges et ne le quittera plus jamais. Au domaine de son ex-mari, la jeune femme passe par tous les postes. « C’est là que je suis devenue un couteau suisse. » Le partage, c’est l’aspect qui lui plaît le plus : travailler en équipe, confronter les points de vue, les ressentis. Dehors, au contact du végétal, elle noue un lien éternel à la vigne. Elle ne pourra plus jamais vivre loin d’elle. « C’est un cycle vivant perpétuel, qui donne lieu à une renaissance merveilleuse chaque année. » Ses goûts sont déjà portés sur la tension et la vivacité – le reflet, peut-être, de sa personnalité – avec un faible non dissimulé pour le riesling. Il y a vingt-quatre ans, lors d’un salon de vignerons à Lille, Sandrine se retrouve dos à Yves Leccia sur un stand. Lui n’en décolle sous aucun prétexte, alors qu’elle virevolte, se restaure, échange avec ses confrères. Au bout de quelques jours, elle lui rapporte un café. Qui débouche sur un premier verre, puis sur une grande histoire d’amour. « J’ai trouvé ma moitié », affirme-t-elle. Sandrine arrive en Corse quelques mois après. Rapidement, l’idée germe de quitter le domaine familial d’Yves pour en créer un à leur image. En 2004, naît le domaine Yves Leccia.

Premiers élans
À partir des huit hectares revenus à Yves Leccia, de l’ancienne cave de son père et d’un peu d’argent pour investir, ils construisent tout. Yves modifie sa vinification pour créer son propre style, toujours en cuve inox, mais avec l’envie, impulsée par Sandrine, de tendre vers la minéralité, la pureté et la tension. Il cultivait l’effet millésime, la différence d’expression de la vigne d’une année sur l’autre, elle le pousse au contraire à chercher un style identitaire. Ils mettent en commun leurs idées, collaborent dans chaque étape de l’élaboration du vin, vendangent, vinifient, goûtent les premiers jus, affinent, réajustent, façonnent les contours de leur identité. Leur fameuse cuvée YL naît dès 2004. C’est Sandrine qui en dessine l’étiquette : de simples initiales, devenues leur signature. Avec le temps, Sandrine incite son mari à explorer de nouveaux élevages, qu’il refusait par peur d’abîmer la beauté naturelle de ses vins. Les premières cuvées en demi-muids démarrent en 2014, les foudres prennent ensuite le relais, pour des vins moins boisés et plus oxygénés. La dame-jeanne est aussi expérimentée, pour accompagner le muscat du Cap Corse vers des arômes oxydatifs proches de ceux du savagnin des vins jaunes. Il faut dire que Sandrine Leccia nourrit un amour profond pour les vins du Jura. Et le muscat sec était aussi son idée. En déployant la partie commerciale, elle devient l’image du domaine. Elle rend ses vins accessibles à tous en répartissant ses clients entre cavistes, petites et grandes tables et adopte sur les salons un langage didactique. Pendant qu’Yves passe la plupart de son temps à la cave, elle pallie les manques de chaque poste et déploie une énergie phénoménale pour faire rayonner la marque partout en France.

À deux voix
Sandrine Leccia sait ce qu’elle veut. Dans la vie comme dans le verre. Elle n’intellectualise pas son rapport au vin, il doit être immédiat, satisfaisant. Et elle en produit avant tout pour faire plaisir. L’avenir, elle l’envisage en mouvement, aussi dynamique qu’est sa personnalité. Elle veut construire et transmettre à leur fils Orsu « le feu », cet amour profond du vin qu’elle partage avec son mari, bien qu’il s’exprime différemment. Lui est attaché à sa terre, elle au végétal. Vingt-quatre ans plus tard, ils sont fiers d’avoir relevé le défi d’exister à côté du domaine familial, en travaillant main dans la main. Ils ont créé une maison de notoriété, certifiée bio depuis 2017 et désormais, pour « développer la résilience formidable de la plante », en biodynamie. « La Corse est une terre bénie des dieux », parole d’Alsacienne. Sandrine est convaincue d’être au bon endroit, au sein de ce peuple « fier et savant ». Pleine de vie et d’envies, elle a le caractère bien trempé, mais une douceur et une générosité infinies. Des aspérités multiples, comme son mari. Leur complémentarité est indéfectible, leurs différences indéniables : il est aussi taiseux qu’elle est volubile, aussi discret qu’elle détonne. Eux seuls connaissent le secret de leur équilibre, à l’image de la beauté de leurs vins et du feu qui les anime.


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Alexander Sichel, le futur à bras le corps

Photo Vinyera.

Le premier jour, en arrivant seul en plein hiver, il a pleuré. Pourquoi s’embarquer dans une telle aventure ? Le lendemain, face au panorama brutal et majestueux, il s’est consolé. Et n’a plus jamais cessé depuis de s’émerveiller. « J’ai compris que j’avais fait le bon choix », se remémore Alexander Sichel de ces semaines inaugurales de janvier 2019 qui ouvraient sa nouvelle vie. Le jeune homme, 36 ans aujourd’hui, s’installait à Cucugnan, au sud de l’Aude, ses 125 habitants, sa nature radicale et son austérité toute cathare. Loin de la ouate bordelaise, le berceau du négoce familial, et après six années à vendre toutes sortes de vins aux États-Unis, il décidait de reprendre le domaine créé par son grand-père Peter. Cela s’appelle une rupture et autant tout changer. La première décision consiste à rebaptiser la propriété, au nom de cet aïeul décédé prématurément. Sans paradoxe, une façon d’être fidèle : « Je suis l’aîné de ma génération, j’ai connu mon grand-père assez longtemps. Enfant, je suis souvent allé à Cucugnan où il avait tout fait, tout essayé pour trouver le succès. Et ça ne marchait pas. Ma première motivation, c’était de poursuivre l’œuvre de la famille, de mon père et de mon oncle également, mais en changeant complètement de modèle. » La taille du vignoble est divisée par trois, réduite à 13 hectares en coteaux délimités par les deux secteurs les plus qualitatifs. Les pratiques de biodynamie sont immédiatement implémentées, la certification Biodyvin obtenue dès 2024. La gamme de vins est repensée autour des cuvées Cucuniano (le nom historique du village en occitan), assemblage des trois cépages classiques syrah, grenache et carignan en IGP pays-de-cucugnan, et Montanha, un pur grenache, « infusion de raisins montagnards ». Évidemment, les clients sont désarçonnés. Mais une nouvelle ère peut commencer. Alexander Sichel est animé par une conviction inébranlable. « Les montagnes de Cucugnan sont des grands terroirs d’avenir, de ceux qui sont loin des routes, qui n’ont pas encore été bien identifiés », dit-il en faisant référence au formidable géographe Roger Dion et à son travail sur l’histoire des terroirs en France.

Capter la beauté
À l’écart de la civilisation, ainsi qu’il le dit, le presque néo-vigneron, ni ingénieur agro, ni œnologue, a plongé dans cette nature brute. « Quand on arrive ici, c’est la pureté du lieu qui frappe. Rien n’a vraiment changé depuis sept siècles. Il y a dans l’air des aromatiques très différentes selon l’endroit où l’on marche. Je cherche à faire des vins qui retranscrivent ces aromatiques et qui captent la beauté des paysages. Cucugnan est aussi un lieu d’introspection, qui nous reconnecte à l’essentiel. Pour le révéler, j’essaie de gommer les gestes inutiles. » La région a aussi ses défis, comme la ressource en eau. La sécheresse de 2024 a été terrible. Le dérèglement est manifeste. Au cours des mois de décembre et janvier dernier, il a plu autant que pendant la totalité des deux années précédentes. Merci à la biodynamie de contribuer à réguler ces mouvements erratiques. Formé, toujours suivi et aidé aujourd’hui, Alexander Sichel a gardé un souvenir pour toujours de son entrée dans la communauté Biodyvin. « Ce sont des années de sueur à la vigne et au chai pour y arriver, avec d’abord des refus qui remettent en question. Quand on est ensuite retenu par un comité de dégustation qui comprend certains des meilleurs vignerons français, c’est un moment exceptionnel. » Né en Angleterre, élevé à Margaux puis reparti étudier à l’Oxford Brookes University, il a retenu de sa première vie dans le commerce que la reconnaissance de la qualité ne suffit pas. Il faut savoir vendre 30 à 50 000 bouteilles selon les millésimes, dont les deux tiers sont portés par Montanha (19 euros) et Cucuniano (20 euros). Trois cuvées parcellaires (32 à 38 euros) et un blanc 100 % roussanne (34 euros) complètent une offre distribuée à 85 % sur le marché français. « Mes débuts dans le commerce m’ont donné une culture globale, parce que j’ai pu observer et déguster dans de nombreuses régions. Mais je peux assurer que le plus formateur reste de vendre des vins chez nous. Il y a des bons producteurs partout, y performer est très dur. La France est au vin ce que la Premier League est au foot, le plus grand championnat au monde ! »


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Rosés d’été : 20 cuvées coups de cœur à découvrir

Domaine de Montgilet,
Le Grolleau Gris
des Cousins 2025,
vin de France

Robe brillante aux reflets dorés. Nez expressif et original, mêlant des notes de pomelos à des nuances amyliques, apportant une touche gourmande et surprenante. Bouche vive, sans agressivité, avec une belle rondeur et une énergie bien maîtrisée. Finale persistante sur des notes fruitées, avec une belle sensation d’équilibre. Idéal à l’apéritif, avec des fruits de mer, des poissons grillés, des ceviches ou des plats légèrement acidulés.

9,80 euros

Vignerons Corsicans,
Umanu 2025,
IGP de l’Ile de Beauté

Robe brillante aux reflets rubis. Nez gourmand, marqué par des notes de fruits rouges et de grenadine. Bouche ronde et expressive, offrant une belle gourmandise. Finale agréable et conviviale. Un vin de plaisir, idéal pour des moments simples.

7,90 euros

Vignerons d’Aghione,
Casanova 2025,
IGP de l’Ile de Beauté

Robe brillante aux reflets soutenus. Nez expressif, sur des arômes de fruits rouges croquants et de grenadine. Bouche gourmande et équilibrée, offrant un plaisir immédiat. Finale nette et agréable. Un vin séduisant, parfait pour une dégustation conviviale.

4 euros

Abbotts et Delaunay,
languedoc 2025

Robe légère aux reflets rubis. Nez délicat et floral, marqué par des arômes de fruits rouges frais. Bouche souple et simple, offrant un bel équilibre entre fraîcheur et légère sucrosité, avec une acidité discrète qui apporte du relief. L’ensemble est facile d’accès et agréable. Finale fraîche et conviviale. À déguster lors de moments simples, légèrement rafraîchi.

8,90 euros

Château de l’Engarran,
Cœur Battant 2025,
languedoc

Robe rosé pâle et brillante. Nez frais et expressif, mêlant des notes d’agrumes et de petits fruits rouges, accompagnées d’une touche florale délicate. En bouche, l’attaque est vive et légère, avec une expression gourmande. Finale nette et rafraîchissante. À apprécier à l’apéritif, avec des salades estivales, des grillades légères ou des plats méditerranéens.

12,50 euros

Vignobles Lorgeril,
Ô de Rosé 2025,
languedoc

Robe rosée pâle et brillante. Nez frais et expressif, mêlant des notes d’agrumes et de petits fruits rouges, accompagnées d’une touche florale délicate. En bouche, l’attaque est vive et légère, portée par une belle fraîcheur avec une expression gourmande. À apprécier à l’apéritif, avec des salades estivales, des grillades légères ou des plats méditerranéens.

10 euros

Castel Frères,
Les Calandières 2025,
IGP Méditerranée

Robe brillante aux reflets rosés pâles. Nez délicat, mêlant des arômes d’agrumes et de fruits rouges, avec une belle finesse d’expression. Bouche fraîche et légère, offrant une belle sapidité et de fins amers qui apportent du relief. L’ensemble est équilibré et harmonieux, avec une agréable sensation de fraîcheur. Finale persistante, sur un fruit délicat. À associer à des moments conviviaux, idéal avec des salades estivales ou des grillades légères.

7,30 euros

Château Barbanau,
Instant Rosé 2025,
côtes de provence

Robe brillante aux reflets rosés clairs. Nez floral et discret, avec une expression simple et agréable. Bouche légère et équilibrée, offrant une belle fraîcheur et une touche saline qui dynamise l’ensemble. Finale nette et agréable. À associer à l’apéritif, idéal avec des tapas ou des salades estivales.

16 euros

Château Barbeyrolles,
Pétale de Rose 2025,
côtes de provence

Robe pâle, aux reflets rosés. Nez fin et élégant, dévoilant des arômes de petits fruits rouges, d’agrumes et de fleurs fraîches. En bouche, l’attaque est portée par une belle fraîcheur et une jolie expression aromatique. À apprécier à l’apéritif, avec des salades estivales, des grillades légères ou des plats méditerranéens.

24 euros

Château d’Ollières,
Haut de l’Autin 2025,
coteaux varois en provence

Robe rosé brillante. Nez frais, marqué par des notes d’agrumes. En bouche, l’attaque est souple et légère, portée par une fraîcheur agréable et une légère amertume qui apporte du relief à l’ensemble. Finale nette et désaltérante. À apprécier à l’apéritif, avec des salades estivales ou des grillades légères.

19,30 euros

Château La Mascaronne,
côtes de provence 2025

Robe saumon aux reflets brillants. Nez expressif et typique, mêlant des arômes d’agrumes et de confiseries. Bouche fine et élégante, offrant une belle fraîcheur, une structure légère et une jolie longueur, soutenue par une touche minérale et saline. Finale harmonieuse et persistante. À associer à des plats estivaux, idéal avec des fruits de mer ou des salades composées.

19 euros

Château Saint-Maur,
Sélection 2025,
côtes de provence

Robe brillante aux reflets pâles. Nez gourmand, mêlant des arômes de pomelo et de cerise. Bouche équilibrée et expressive, offrant une belle fraîcheur et une bonne intensité aromatique. Finale citronnée, vive et rafraîchissante. Idéal à l’apéritif ou avec des plats légers.

11,50 euros

Domaine de Métifiot,
les baux-de-provence 2025

Robe brillante aux reflets rosés pâles. Nez discret, avec une expression fine. Bouche légèrement vineuse, offrant un peu de caractère tout en restant agréable et bien construite. L’ensemble est frais, avec une touche fruitée et saline. Finale nette et plaisante. À associer à des moments conviviaux, idéal avec des tapas ou des salades estivales.

20 euros

Domaines Ott*,
by Ott* 2025,
côtes de provence

Robe brillante aux reflets rosés. Nez gourmand, marqué par des notes de confiseries. Bouche légère et agréable, offrant un profil simple et convivial. Finale nette et plaisante. À associer à l’apéritif, idéal avec des tapas ou des salades estivales.

17 euros

Les Maîtres Vignerons
de la Presqu’île
de Saint-Tropez,
Domaine Siouvette – Exception 2025,
côtes de provence

Robe brillante aux reflets rosés pâles. Nez expressif, mêlant des arômes de fruits et d’agrumes. Bouche équilibrée et délicate, offrant une belle énergie et une structure harmonieuse. Finale nette et agréable. À associer à des plats légers, idéal avec des fruits de mer ou des salades estivales.

13,60 euros

Les Vignerons
de Caramany,
Les Amoureux
du Sud 2025,
IGP côtes catalanes

Robe brillante et lumineuse. Nez frais et expressif, mêlant des notes de fruits rouges et de fleurs délicates. En bouche, l’attaque est souple et portée par une belle fraîcheur. L’ensemble est harmonieux, avec une pointe d’amertume et une finale agréable. À apprécier à l’apéritif ou avec des plats légers, des salades ou des grillades.

7,40 euros

Château du Tariquet,
Saint-Amand Le Rosé 2025,
IGP des côtes-de-gascogne

Robe rose pâle. Nez frais et expressif, mêlant des notes d’agrumes et de petits fruits rouges, accompagnées d’une touche florale. En bouche, l’attaque est portée par une belle fraîcheur avec une expression gourmande. Finale sur les fruits rouges. À apprécier à l’apéritif, avec des salades estivales, des grillades légères ou des plats du quotidien.

7,70 euros

Domaine Jean-Michel Sorbe, reuilly 2025

Robe saumonée, brillante et lumineuse. Nez expressif, marqué par des notes d’aubépine et de poire, floral. Bouche portée par une belle acidité qui apporte fraîcheur et vivacité, agréable et facile à boire. Finale nette et rafraîchissante, sur des notes fruitées et florales. Idéal à l’apéritif en été, sur des tapas à partager.

13 euros

Les Deux Pins
Famille Paly,
Les Deux Pins 2025,
tavel

Robe brillante aux reflets pâles. Nez agréable sur les fruits blancs et jaunes. Bouche souple et accessible, portée par une belle fraîcheur et une rondeur équilibrée. Finale nette et plaisante. Idéal pour des moments conviviaux ou des plats légers.

10,50 euros

Via Caritatis,
Vox Hilaris 2025,
ventoux

Robe brillante aux reflets pâles. Nez agréable sur les fruits blancs et jaunes. Bouche souple et accessible, portée par une belle fraîcheur et une rondeur équilibrée. Finale nette et plaisante. Idéal pour des moments conviviaux ou des plats légers.

10,90 euros

De la Sainte Victoire à la Sainte Beaume : nos adresses en Provence

Bastide de Blacailloux

Au pied de la Sainte-Baume, les 110 hectares de vignes menées en bio de cette propriété sont nichées au cœur de 500 hectares préservés, entre pinèdes, rivières, oliveraies et ruches. Divers ateliers sensoriels et cyclo-parcours donnent la mesure de ce domaine fondé en 1917 par Marguerite Barbaroux, aujourd’hui porté par son arrière-petite-fille. Dès juin, bistrot locavore éphémère aux menus signés par le chef étoilé Ludovic Turac (Une Table au Sud). En juillet, les jeudis soirs s’animent avec des planches à partager, grillades au brasero et chiliennes tournées vers les crêtes boisées et les rangs de vigne.
Le + : Quatre bastides d’hôtes avec vues imprenables sur les monts provençaux.
Bastide de Blacailloux
Route de Mazaugues, 83170 Tourves
Tél. : 04 94 86 83 83
blacailloux.fr


Château Paradis

Ce domaine producteur de vins (96 hectares en bio) et d’huile d’olive se déploie de collines en pinède sur un balcon naturel entre la Trévaresse et la Durance. Cet été, il devient scène ouverte. De juin à août, ses soirées DJ mensuelles (Paradis Nocturne) sous les étoiles et face aux vignes inscrivent la musique dans le paysage en format intimiste. Temps fort de l’été, le rendez-vous électro-festif Nuit de Paradis se tiendra le 15 juillet au cœur de cet eden viticole.
Le + : Sentier vigneron entre vignes et oliviers à arpenter en liberté.
Château Paradis
Quartier Paradis, Chemin de Pommier,
13610 Le Puy-Sainte-Réparade
Tél. : 04 42 54 09 43
chateauparadis.com


Château Gassier

Sous l’œil de la Sainte-Victoire, le domaine s’anime tout l’été. Entre les 40 hectares de vignes, transats et food-trucks s’installent pour des concerts live et DJ sets (Sunset Music). Une belle affiche d’humoristes et stand-uppers (Comedy Club) fera résonner les rire tandis que les talents locaux révéleront chanteurs et musiciens lors des nouvelles soirées « open mic ». Point d’orgue de la saison, le festival La Montagne Rose revient les 17 et 18 juillet. Deux soirées de musique, stand-up et dégustations portées par cette lumière unique qui embrase le massif.
Le + : Soirées d’observation des étoiles animées par les astronomes amateurs aixois de l’observatoire de Vauvenargues.
Château Gassier
Chemin de la Colle, 13114 Puyloubier
Tél. : 04 42 66 38 74
gassier-provence.fr


Château Bas

Sur les coteaux d’Aix, ce domaine se parcourt entre vestiges gallo-romains et garrigue ardente. Sous l’impulsion des Castéja, il renoue avec sa superbe : découverte des jardins privés, apéritif déjeunatoire, nouvelles déambulations guidées. Clou de la visite, un temple corinthien primitif érigé près d’une source karstique, classé dès 1840, plus ancien encore que la Maison Carrée de Nîmes. Avec sa chapelle médiévale, il veille sur un paysage de vignes bio où s’invitent l’amande et l’olive. Une véritable plongée dans les racines du vignoble provençal.
Le + : Dolium de 250 litres, quasi intact, extrait de fouilles effectuées en 2010, exposé au musée du caveau.
Château Bas
Route de Gazan, 13116 Vernègues
Tél. : 04 90 59 13 16
chateaubas.com


Domaine des Masques

Jadis, les mascos, sorcières-guérisseuses, grimpaient jusqu’ici pour cueillir des plantes rares. Sur le plateau du Cengle, face à la Sainte-Victoire, leur souvenir croise celui des Templiers et d’une villa romaine. En traversant ces vignes d’altitude, on saisit la subtile alchimie entre nature, mémoire et geste vigneron. Et le charme opère.
Le + : Fête de la musique le 26 juin ; masterclass vins & viandes le 9 juillet (accords autour de cinq viandes d’exception).
Domaine des Masques
Chemin Maurély, 13100 Saint-Antonin-sur-Bayon
Tél.: 04 42 12 38 50
domainedesmasques.fr


Domaine de La Font des Pères

À flanc de coteaux, tout un art de vivre se déploie face à la Sainte-Baume et au mont Caume. Une ferme-auberge locavore (potager, herbier, poulailler), des villas blotties dans le paysage, des pique-niques et un spa en surplomb, comme si tout ici jaillissait de la terre pour mieux s’offrir en parenthèse.
Le + : Le Comptoir de La Font des Pères, restaurant et épicerie fine à Sanary-sur-Mer.
Domaine de La Font des Pères
1306, chemin de Pontillaou, 83330 Le Beausset
Tél. : 04 94 15 21 21
lafontdesperes.com


Domaine de la Bégude

Au sommet de Bandol, ce domaine tutoie l’horizon entre garrigue et mer. Ancienne beguda, halte où l’on s’abreuvait jadis, son chai est situé dans une chapelle mérovingienne du VIIe siècle. Si ses 50 hectares de vignes bio jouent à cache-cache dans les bosquets, l’accueil est généreux et taillé pour les papilles curieuses.
Le + : Une découverte du vignoble en 4×4 qui se termine par une dégustation gourmande.
Domaine de la Bégude
Route des Garrigues,
83330 Le Camp du Castellet
Tél. : 07 43 15 39 02
domainedelabegude.fr


Château d’Ollières

Entre Aix et Brignoles, cette forteresse carolingienne devenue bastide de villégiature au XVIIe domine son village. De son passé, elle garde un donjon, des murs d’enceinte et une cave voûtée. Dans le chai comme au milieu des vignes d’altitude, le vin y prolonge l’histoire et exalte une Provence intemporelle.
Le + : Balade dans le jardin lapidaire du XVIIIe siècle joliment entretenu.
Château d’Ollières
83470 Ollières
Tél. : 04 94 59 85 57
chateau-ollieres.com


Château La Coste

Un domaine devenu village, une respiration où vigne, art et architecture se répondent. Œuvres de Tadao Ando, Calder, Bourgeois, plus de quarante géants contemporains ponctuent jardins, sentiers, galeries. Et autour du vin, la vie. Trattoria sous les platanes, brasier argentin, table gastronomique affûtée, terrasse fleurant le potager. Tout vibre, se déguste, émeut.
Le + : Deux hôtels, dont l’un doté d’un luxueux spa au cœur des vignes. Expositions temporaires toute l’année.
Château La Coste
2750, route de La Cride,
13610 Le Puy-Sainte-Réparade
Tél. : 04 42 61 89 98
chateau-la-coste.com


Château Margüi

Né il y a 2 600 ans sur les collines irriguées par le fleuve Argens, ce domaine bascule en 2017 dans la galaxie des Skywalker Vineyards de George Lucas. Sources vives, cave gravitaire sur trois niveaux, cuves tulipe et amphores : ici, la précision tutoie la nature. Autour, bastide XVIIIe à privatiser, cuisine familiale, potager, miel, et la force du lieu opère.
Le + : Jolie épicerie au pied des premières restanques de vignes de la propriété.
Château Margüi
83670 Châteauvert
Tél. : 09 77 90 23 18
chateaumargui.com


Château Grand Boise

Quarante hectares éclatés en 94 parcelles gravissent les coteaux, défiant le ciel à plus de 700 mètres. Argilo-calcaire, marbre rose, mais aussi biodynamie, cépages repensés, vinifications fines tracent le profil d’un grand vin d’altitude. Ne pas manquer le vin cuit
ultra-confidentiel (mille bouteilles) qui ravive une tradition provençale.
Le + : Maison Grand Boise à Rousset, à six kilomètres, véritable concept store du domaine (épicerie fine, caviste, boutique, restaurant, bistrot) face à la Sainte-Victoire.
Château Grand Boise
1536, chemin de Grisole, 13530 Trets
Tél. : 04 42 29 22 95
vins.grandboise.com


Château Revelette

Face à la Sainte-Victoire, cette bastide sylvestre cache un trésor : des arches ciselées par Jacques Couëlle, le maître des maisons-sculptures. Chez les Fischer, depuis 1931, on soigne des argiles similaires à ceux de Mercurey. Une adresse d’initiés, en bio et biodynamie, ouverte aux curieux pour une halte impromptue ou une visite sur réservation.
Le + : Soirées d’été annoncées sur les réseaux (concerts, accords mets-vins).
Château Revelette
Chemin de Revelette, 13490 Jouques
Tél. : 04 42 63 75 43
revelette.fr


Château Vignelaure

Ici, depuis 1972, la vigne tutoie l’art. Arman y scelle des bouteilles, César signe une moto compressée, Miró sème ses couleurs. Des chais au parc, tout respire la création, jusqu’au cœur des verres où le vin se fait lui aussi œuvre du temps lors d’une verticale de vieux millésimes. Un lieu inspiré qui porte, il est vrai, le nom d’une muse.
Le + : Portes ouvertes le 19 juillet avec visite guidée, food-trucks et ambiance musicale.
Château Vignelaure
5210, chemin de Vignelaure, 83560 Rians
Tél. : 04 94 37 21 10
fr.vignelaure.com


Domaine Richeaume

En 1972, quittant Yale et sa chaire d’enseignant en droit canonique pour la terre, Henning Hoesch a engagé une révolution biologique désormais poursuivie par son fils Sylvain. Sur des argiles rouges, vignes, oliviers, amandiers, céréales, moutons s’inscrivent dans l’équilibre d’un cycle fermé. Un paysage recomposé qui se découvre au rythme des saisons.
Une leçon de nature.
Le + : Entre deux dégustations, découverte des vestiges romains et des terrasses du domaine (prestations sur mesure sur demande).
Domaine Richeaume
13114 Puyloubier
Tél. : 04 42 66 31 27
domaine-richeaume.com


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Commanderie de Peyrassol, un musée dans les vignes

En 2026, la commanderie de Peyrassol souffle les vingt-cinq bougies de son acquisition par Philippe Austruy. Collectionneur nomade, l’homme d’affaires y déploie l’une des plus importantes collections d’art à ciel ouvert d’Europe. Le long des chemins, plus de quatre-vingt sculptures, dont certaines conçues in situ, signées Daniel Buren, Niki de Saint Phalle, Victor Vasarely ou encore Bernar Venet s’invitent au beau milieu des arbres et des chants d’oiseaux. D’autres œuvres habitent le centre d’art, dont la terrasse permet d’embrasser le vignoble d’un seul regard. Cet été insuffle un nouvel élan : six œuvres de Simon Hantaï, Peter Halley, Gérard Fromanger, Marlène Mocquet et José Davila rejoignent la collection, tandis qu’un accrochage renouvelé offre un regard neuf sur les peintures, sculptures et photographies. S’y ajoute la visite guidée exceptionnelle de la réserve et une « antichambre » en accès libre, où sont également exposées des œuvres.

Propriété de Philippe Austruy et écrin de sa collection d’art contemporain,
Peyrassol est un domaine de 850 hectares, dont 92 plantés de vignes. Photo : OneWineproduction.

Comme un appel aux gourmands, le damier arc-en-ciel de Daniel Buren ondule au-dessus des ceps juste en face du restaurant Chez Jeannette, étoilé Michelin depuis 2025. Distingué pour sa gastronomie durable, le chef Benjamin Le Balch signe ici une cuisine arrimée au potager et à la ferme biologique du domaine. Le 28 juin, « la grande table des jardins » s’installera sous les oliviers pour des accords mets-vins en quatre temps et une conversation avec le chef. Plus délié, plus solaire, Le Bistrot de Lou met le couvert sur la place du village. Salades, viandes et poissons au brasero sont servis accompagnés des côtes-de-provence de la propriété. Rosés, blancs ou rouges, ces derniers montent en intensité, de la cuvée XIIIe, centrée sur l’éclat du fruit, jusqu’à Clos Peyrassol, produite lors des grandes années, en passant par les château-peyrassol issus de sélections parcellaires et de vieilles vignes. Jolie surprise, Fines Bulles est une nouvelle expression estivale élaborée en méthode Charmat. Et si l’envie vous prend de rester, direction les chambres de la Commanderie, juste au-dessus des caves, ou la bastide de La Rouvière, maison d’hôtes au calme, dans les bois. Piscine, sauna, bain nordique, grands cèdres, le temps ralentit au son des cigales. Des traces d’occupation dès l’âge de fer (mille ans avant notre ère), des vestiges gallo-romains, puis les moines templiers de l’ordre de Malte au XIIIe siècle, le site n’a jamais cessé de produire. Aujourd’hui, le vignoble déploie 92 hectares en bio sur des sols argilo-calcaires, à 300 mètres d’altitude. Certaines parcelles s’appuient sur des restanques aux larges murs de pierre sèche patiemment restaurés. Entre les rangs, bories, cabanons et murets laissent affleurer le passé. Une histoire qui inspire les nouvelles visites guidées, menant du terroir à la vinification au rythme de la marche, du vélo, de la voiturette électrique et même de la calèche. Autour de la vieille bastide, le « jardin remarquable » déroule la dernière scène : parterres de buis ombragés par des chênes vénérables, agrumes en poterie, bosquet de la Vierge et son oratoire, cour des mûriers, potager-fruitier, à explorer en visite guidée. Plus bas, la restanque du bassin et ses fils d’eau mènent vers le verger puis la vigne. On comprend le maître des lieux quand il parle de son « petit paradis, de moins en moins secret ».
Le + : Tous les jeudis de juillet et août, soirées Sunset sur la place du village avec concerts (soul & jazz, musique cubaine, variétés), vins, cocktails
et apéritif dînatoire.
Commanderie de Peyrassol
1204, chemin de la commanderie de Peyrassol,
83340 Flassans-sur-Issole
Tél. : 04 94 69 71 02
peyrassol.com


Les bonnes adresses du domaine

Chez Bruno, à Lorgues
Tél. : 04 94 85 93 93
restaurantbruno.com

Le Saint-Marc, à Aups
Tél. : 04 94 70 06 08
lesaintmarc.com

Le Ti Bouchon, à Salernes
Tél. : 04 94 82 94 86
letibouchon.fr

Lou Calen, à Cotignac
Tél. : 04 98 14 15 29
loucalen.com


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