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Portrait : Valentine Picant, la vigne pour cause

Photo Tobi Lagos.

Sur Sainte-Foy-Bordeaux, loin des chemins de vigne les plus fréquentés, la famille Picant cultive depuis quarante ans un parcellaire qui n’a jamais eu besoin de faire beaucoup de bruit pour se faire entendre : argile, silex et calcaire donnent le ton, et le terroir la mesure.
Valentine aurait pu défendre d’autres causes. Diplômée avocate en 2012, elle a finalement décidé en 2013, de quitter la robe du barreau pour celle, autrement plus capiteuse, du vin. Retour au domaine familial, auprès de ses parents Yves et Nadine, qui avaient, dès 1986, entrepris de réveiller ce coin de Gironde.
Quarante hectares plus tard, le pari tient toujours. La disparition d’Yves, en 2024, n’a pas sonné comme un point final. À 37 ans, Valentine reprend le flambeau avec cette énergie des héritiers qui n’entendent pas seulement conserver, mais continuer à écrire. Hostens-Picant est aujourd’hui présent dans une trentaine de pays.
Le domaine, certifié bio depuis 2023, poursuit son travail de précision, notamment avec les conseils de Stéphane Derenoncourt, pour produire des vins plus frais, élégants, capables de refléter le lieu d’origine avant de parler d’eux-mêmes. Les rouges misent sur l’expression du fruit et la suavité, la cuvée Lucullus affichant davantage de densité. Les blancs jouent sur leur charme ciselé, et le cru des Demoiselles conjugue générosité, tension et aptitude à la garde. Quant à Nana, premier moelleux de la maison, le 2023 séduit par son équilibre entre douceur et énergie.
Cette nouvelle étape s’accompagne aussi du soutien de Château d’Yquem, qui parraine Valentine dans le cadre de l’opération Vignerons AVenir, un dispositif de mécénat de compétences qui met l’expertise de grandes propriétés bordelaises au service de domaines familiaux.

Château Hostens-Picant 2022, sainte-foy-côtes-de-bordeaux rouge
Une belle fraîcheur met en valeur des notes empyreumatiques et épicées. Équilibrée et persistante, la bouche révèle une agréable salinité. Un sainte-foy rouge idéal sur un rôti de bœuf.
91/100, 24 €
Très bon vin, Plaisir

Château Hostens-Picant, Cuvée des Demoiselles 2024, sainte-foy- côtes-de-bordeaux blanc
Les notes florales apportent beaucoup d’éclat à un registre sapide et précis. Fraîche et équilibrée, la bouche privilégie la finesse. Parfait sur des entrées ou un poisson grillé.
92/100, 24 €
Très bon vin, Table

Château Hostens-Picant, Cuvée Nana 2025, côtes-de-bordeaux blanc
Les notes de cacahuète et de sésame grillé signent un registre original. Gourmande, complexe et persistante, la bouche conjugue profondeur et équilibre avec beaucoup de personnalité.
89/100, 19 €
Bon vin, Terroir

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Foire aux vins Monoprix : les bonnes affaires à ne pas manquer

Blanc


Mas Amiel, Vertigo 2025, côtes-du-roussillon

Parfums de fruits et de fleurs dorées au soleil, bouche droite et salivante, portée par les schistes de la vallée de l’Agly.
10,90 euros


Horizn_29, Cabernet Blanc 2025, Rheinhessen (Allemagne)

Un étonnant blanc de noirs poivré et élégant, savoureux, original dans sa saveur. Il va surprendre vos amis par sa persistance sur le poivron rouge… alors que c’est un vin blanc.
7,50 euros


Domaine Cady, Chenin 2025, anjou

Porté par les parfums de feuilles et de fleurs du chenin, une touche de miel fin, du nerf et une agréable longueur sapide. Finale tendue et de caractère.
8,50 euros


Chateau Vircoulon 2025, bordeaux

Une aromatique très fraîche portée par les herbes fraîches de la garrigue, le fenouil. Une bouche sur le même registre, élégante et savoureuse. Vous allez vous régaler !
8,50 euros


Domaine Chanson, Réserve du Bastion 2022, bourgogne chardonnay

Bouche bien dessinée, entre fruit et corps, une matière charnue et pulpeuse, déjà bien en place.
13,95 euros


Bastide, cassis 2025

Une bouche agréable par sa rondeur et ses parfums de fruits, franche et gourmande plus que saline.
11,90 euros


Villa Magalone, coteaux-d’Aix-en-Provence 2025

Une bouche saline à souhait, élégante et sapide, parfaite pour les poissons grillés de l’été.
8,50 euros


Domaine Belle – Reflets Argentés 2024, crozes-hermitage

Parfums vanillés présents, mais derrière on retrouve une bouche agréable par sa longueur et sa chair, avant une finale fumée et minérale propre aux terroirs de Larnage.
14,95 euros


Château Sainte Marie 2025, entre-deux-mers

De francs parfums de fruits secs et de fleurs, agréable, droit, nerveux, parfait sur des plats cuisinés issus de produits de la mer, cassolette de poisson ou moules.
6,40 euros


Domaine Auvigue, mâcon-Solutré-Pouilly 2023

Jolis parfums de fruits mûrs, exotiques (ananas), bouche gourmande, un vin plaisant et savoureux.
13,90 euros


Antoine de la Farge, Grand Vin 2025, menetou-salon

Bouche glissante et désaltérante, il ne manque ni de matière ni de caractère. Parfait sur des entrées froides de la mer.
12 euros


Quinta De Sao Sebastiao, Forte Do Cego 2025, Portugal

Un fruité mûr et gourmand, l’équilibre est sec, la bouche franche et enlevée. Et le prix est imbattable !
3,95 euros


Domaine Jubare, pouilly-fuissé 2023

Belle fraîcheur portée par des parfums de menthe fraîche, bouche ronde mais la finale est un peu surchargée par le fût.
29,90 euros


Manoir de Couches, Cuvée des Coteaux 2023, rully

Puissant et rond, un boisé un peu marqué mais qui apporte des senteurs d’épices douces, il plaira pour sa bonhommie gourmande.
19,90 euros


Les Charmilles (Chardonnay) 2025, vin de France

Une bouche intéressante par ses senteurs de fruit et sa touche grillée, il suscitera un réel intérêt à table.
6,90 euros


Champagne


Champagne Henri Giraud, Esprit Nature

Comme toujours le style Henri Giraud avec ces parfums un peu plus boisés mais qui donnent du charme. La bouche est épurée, saline, fraîche et bien tendue. Un grand champagne.
49,90 euros


Champagne Paul Louis Martin, Extra Brut Grand cru

Agréable et bien en place, bouche mûre par ses parfums de fruits mais le dosage extra-brut lui donne de l’élan et une belle longueur.
32,50 euros


Champagne JM Gobillard & Fils, Cuvée Prestige 2019

Savoureux, arômes de fruits secs et de sous-bois, bouche élégante et ronde. Apéritif et même plus que ça.
30,95 euros


Rosé


Domaine de l’Allamande, Triangle d’or 2025, côtes-de-Provence

Un toucher soyeux et caressant, il ne manque ni de corps ni d’élégance. Un rosé de table.
8,95 euros


Nikkie 2025, IGP Méditerranée

Un rosé agréable par son fruité pamplemousse charnu, ses parfums de fleurs et sa bouche équilibrée et légèrement saline. Super rapport qualité-prix.
4,50 euros


Rouge


Domaine Georges Bertrand, La Grande Cuvée 2023, corbières-Boutenac

Un boisé puissant qui trouvera ses amateurs, les tanins sont bien enrobés, il s’adaptera à une viande en sauce.
11,00 euros


Château La Négly, L’écume 2022, languedoc

Bouche ronde et élégante, tannins caressants, vin bien en place aux francs parfums de fruits noirs et rouges légèrement en gelée.
8,50 euros


Domaine De Pratavone, ajaccio 2024

Belle identité minérale au nez et en bouche, cela donne un équilibre poivré aux parfums de fruits mûrs.
11,90 euros


Domaine Trosset, Piste Noire (mondeuse) 2024, arbin

Très agréable nez poivré, bouche glissante, sans accroche tannique, très identitaire des rouges de Savoie.
10,90 euros


Maison Piron, Fructus Agapè 2023, beaujolais Lantigné

Le fruité rouge est gourmand, la bouche transparaît une identité de granite tout en filigrane, un beaujolais de fruit et de soif.
11,50 euros


Château Mazerolles, Grand Vin 2022, blaye-côtes-de-bordeaux

Bouche souple et tannins ronds, il goûte déjà bien, sur ses senteurs gourmandes de fruits rouges et d’épices douces.
12,80 euros


Château Lagrézette, Malbec 2022, cahors

Francs parfums de gelée de myrtille, bouche élégante au toucher rond, les tannins sont bien enrobés, la finale longue et fraîche à souhait. On devine là une vinification pointue.
18,90 euros


Cuvée Des Volcans 2023, côtes d’Auvergne

Le granite est bien présent par son grain marqué en bouche, voilà un vin de caractère qui revendique son origine !
9,50 euros


Château Fougas, Merlot 2024, côtes-de-bourg

Bouche souple mais ici le merlot apporte une rondeur gourmande, pour un équilibre digeste et déjà plaisant.
6,50 euros


Domaine Lombard, Monicault 2024, côtes-du-Rhône Brézème

Le velouté propre à la syrah en bouche, bouche gourmande et déjà en place. Savoureux dans un millésime pas simple.
15,90 euros


Château Doyac 2019, Haut-Médoc

Une belle fraîcheur mentholée en bouche, aujourd’hui à point mais il va tenir encore une dizaine d’années. Très bon prix !
11,90 euros


Domaine Peter Sichel, IGP Cucugnan 2021

Une légère réduction qui fait ressortir les senteurs de réglisse, les tannins sont bien enrobés, un vin à servir légèrement rafraîchi.
9,50 euros


Château de Marsannay, Marsannay du Château 2023, marsannay

Déjà prêt à boire, bouche ronde et charnue, tannins enrobés, l’élevage souligne la gourmandise du fruit.
25 euros


Château Bellevue, Les Charmes 2023, morgon

Agréable par sa complexité aromatique, fruits et fleurs, touche viandée, bouche ronde aux tannins droits, agréable par sa longueur et son corps.
12,90 euros


Hospices de Beaune, Cuvée Suzanne Chaudron 2023, pommard

Une bouche musclée aux tannins encore un peu fermes, l’élevage les enrobe finement, ce vin est encore un peu jeune.
75 euros


Chevalier Des Evigneaux, Vieilles Vignes 2020, rasteau

Belle matière en bouche, tannins assouplis, soyeux et réglissés, la finale séduit par sa fraîcheur et son glissant.
12,50 euros


Famille Amirault Grosbois, Les Silices 2025, saint-nicolas-de-bourgueil

Une bouche dense. Trame tannique présente mais sans raideur, il va se patiner après quelques mois de patience en bouteille. Parfums très francs de fruits rouges.
12,10 euros


Jean Loron, Clos Des Billards 2018, saint-amour

Un toucher savoureux, les tannins ont été bien enrobés et patinés, les parfums de fruits noirs et rouges légèrement confiturés apportent la gourmandise attendue.
24 euros


Château Tour de Pressac 2020, saint-émilion grand cru

De beaux tannins bien graissés par l’élevage, un toucher soyeux et une longueur savoureuse, sur les fruits noirs en gelée. Du plaisir !
20,95 euros


Château Plaisance 2014, saint-émilion grand cru

Une bouche ample et puissante, les rondeurs et le bon volume appellent des viandes grillées, jolie fraîcheur en fin.
16,90 euros


Domaine de l’Enchantoir, La Biche 202, saumur

Agréable, fruits confits et réglisse, une bouche bien en place qui appelle une viande en sauce.
13,50 euros


Château de Fontenay, L’Imprévu (Cabernet Franc et Côt) 2023, touraine

Expression ample sur le poivre, bouche en demi-corps mais très digeste, ce vin glisse en bouche pour notre plus grand régal.
7,90 euros


Domaine de Cristia, venoux 2024

Très floral, élancé et souple dans son tannin, il ne faut pas trop l’attendre.
7,90 euros


Foire aux vins iDealwine : dernière ligne droite pour en profiter

Rouges


Domaine Berthet-Bondet, Trio 2023, côtes-du-jura

Nez délicat, légèrement poivré. La bouche est souple et fraîche, portée par une trame tannique élégante. Un rouge fin, précis et digeste.
19,80 euros
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Tenuta delle Terre Nere 2024, DOC Etna Rosso, Sicile (Italie)

Délicieux, avec un fruit gourmand enveloppé par un tannin fin. Du volume, de la tension et une remarquable longueur. Assez irrésistible.
22,41 euros
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Clos Canarelli, Amphora 2023, figari

Couleur profonde, magnifique éclat floral et texture suave. Le tannin accompagne le vin sans jamais le durcir. Un rouge corse d’un grand raffinement. Coup de cœur.
47,70 euros
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Château la Lagune 2019, haut-médoc

Encore réservé mais bien constitué avec un fruit net et précis, soutenu par un tannin ferme mais harmonieux. Beaucoup de fond et une belle cohérence.
48, euros
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Château Brane-Cantenac 2012, margaux

Beaucoup de charme au nez et une belle finesse aromatique. La bouche reste tendue, portée par un tannin encore présent. À ouvrir une heure avant de servir.
72 euros
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Château Kirwan 2011, margaux

Un margaux classique et droit. Nez net, bouche tenue par un tannin encore ferme qui lui donne un profil un peu strict. L’ensemble est frais et bien construit.
36 euros
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Château Malescot Saint-Exupéry 2015, margaux

Nez floral et réglissé, fruit mûr, matière généreuse. La bouche est pleine et structurée, avec suffisamment de fraîcheur pour équilibrer sa puissance.
70,40 euros
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Markus Molitor, Pinot Noir Einstern 2022, Mosel Saar (Allemagne)

Un pinot noir tout en finesse. Fruit délicat, matière légère et belle fraîcheur donnent au vin son relief. Une interprétation très juste du pinot noir en Moselle.
23,40 euros
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Château Pichon Baron, Les Griffons de Pichon Baron 2019, pauillac

Beau nez de violette, bouche dense et précise. Le tannin reste présent, mais la matière et la texture annoncent une belle évolution. Un pauillac construit pour durer.
40,50 euros
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Château Pape Clément 2018, pessac-léognan

Nez intense de fruit mûr, avec des notes fumées. Bouche dense et profonde, avec du gras et beaucoup d’énergie en finale. Puissant, affirmé, mais sans lourdeur.
43,60 euros
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Château Phélan Ségur 2012, saint-estèphe

Nez expressif et charmeur, bouche souple et ample. Le fruit conserve de la fraîcheur, le boisé reste discret et la finale s’étire avec naturel. Très harmonieux aujourd’hui.
49,50 euros
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Château Langoa Barton 2015, saint-julien

Élégance, plénitude et longueur. L’élevage s’est fondu et laisse parler une matière raffinée et précise. Un saint-julien classique et accompli.
49,50 euros
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Rosé


Domaines Ott, Château de Selle 2024, côtes-de-provence

Un fruit exquis autour de la griotte, beaucoup de finesse et d’harmonie. La bouche est friande et complète, avec juste ce qu’il faut de tension.
26,10 euros
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Domaine du Clos des Fées, L’apprentie Sorcière 2025, côtes-du-roussillon

Du fruit rouge mûr mais frais, du croquant et beaucoup d’allant. La bouche glisse, désaltérante et gourmande. Un rosé qui ne fatigue jamais le palais.
8,50 euros
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Effervescents


Champagne Dehours & Fils, Grande Réserve

Pomme confite, zestes d’agrumes et notes florales. La bouche est ample, savoureuse et persistante. Un champagne de caractère, taillé pour la table.
31,50 euros
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Champagne Drappier, Brut Nature

Savoureux et tonique, entre fruits frais et fruits secs. L’absence de dosage souligne sa pureté et sa fraîcheur, jusqu’à une finale saline.
35,55 euros
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Champagne Veuve Clicquot, Carte Jaune

Les épices précèdent un fruit blanc et jaune soutenu par la structure des pinots. L’ensemble reste élancé, complet et digeste. Précis et parfaitement équilibré.
43,20 euros
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Domaine de La Taille aux Loups, Triple Zéro, montlouis-sur-loire

Une bulle aérienne et persistante, portée par des agrumes très purs. Fraîcheur, tension et précision composent une bulle énergique et désaltérante.
23 euros
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Blanc


Domaine Marcel Deiss, Complantation 2023, alsace

Un fruité frais, gourmand et multiple. La bouche est droite et salivante, avec une finale nette et épurée. Un blanc accessible mais loin d’être simple.
19,80 euros
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Domaine Albert Mann, alsace grand cru Schlossberg riesling 2023

Bouche verticale, épurée et saline. Les fleurs dominent les agrumes, avec beaucoup de retenue. Un Schlossberg précis et tendu, construit pour l’avenir.
63 euros
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Domaine Paul & Marie Jacqueson, rully premier cru Vauvry 2024

Délicieux et classique du domaine. Boisé parfaitement intégré, élevage précis et belle matière malgré le millésime. Un rully frais, équilibré et très bien exécuté.
31 euros
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Domaine François Chidaine, Les Bournais 2024, montlouis-sur-loire

Une vraie réussite en 2024. Le vin gagne en densité et en énergie dans le verre, avec une finale longue et salivante. Un chenin de gastronomie promis à un bel avenir.
33 euros
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Domaine de La Taille aux Loups, Clos de Mosny 2024, montlouis-sur-loire

Attaque traçante sur les agrumes, prolongée par une belle tension saline. La bouche gagne en ampleur avant une finale crayeuse, longue et précise.
29 euros
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Domaine des Ardoisières, Argile 2024, IGP vin-des-Allobroges

Nez fruité et précis. À 10 degrés, tout repose sur l’éclat et la fraîcheur. Bouche souple et acidulée, en limite de maturité mais plaisante. On en profite maintenant.
21,60 euros
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Domaine des Ardoisières, Schiste 2024, IGP vin-des-Allobroges

Nez intense de fleurs jaunes et de miel. La bouche possède du gras et du fond, équilibrés par de beaux amers et une pointe d’acidité. Complet et expressif.
45,09 euros
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Nos coups de cœur de la rentrée

Château de la Greffière,
Signature 2025,
saint-véran

Robe brillante. Nez agréable et expressif, mêlant des arômes de poire, noix de coco, avec des touches florales et pâtissières. Bouche harmonieuse, portée par une belle acidité. La matière est gourmande, avec une salinité qui apporte du relief. Finale longue et persistante, sur des notes fruitées et exotiques. Un vin élégant et équilibré, à déguster dès maintenant ou après un léger temps de garde.

90/100 – 15,60 euros – Caractère, Coup de cœur

Domaine Daniel-Etienne Defaix,
Vaillon 2016,
chablis premier cru

Robe brillante aux reflets lumineux. Nez expressif et complexe, marqué par des notes fumées et une touche légèrement pétrolée, apportant du caractère et de la profondeur. Bouche équilibrée, avec une matière soutenue par de beaux amers qui apportent du relief. Finale longue et persistante, sur des notes fumées, minérales et légèrement amères. Un vin complexe et de caractère, qui mérite un peu de garde pour en apprécier toute la richesse.

91/100 – 35,00 euros – Terroir, Coup de cœur

Jean-Marc Brocard,
Vau de Vey 2023,
chablis premier cru

Robe profonde, aux reflets dorés. Nez élégant et original révélant des arômes de fruits exotiques et de confiseries, apportant une belle complexité aromatique. Bouche gourmande, équilibrée et harmonieuse, marquée par une belle fraîcheur et un fruité complexe. Finale longue, sur des notes fruitées. À déguster avec des plats raffinés.

93/100 – 35,00 euros – Caractère, Coup de cœur

Champagne Ernest Irroy,
Extra-Brut,
champagne

Robe dorée lumineuse. Nez expressif et complexe, marqué par des notes de truffe, d’amande grillée et de nuances empyreumatiques. Bouche ample et structurée, avec de beaux amers et une belle profondeur. Finale longue, au caractère affirmé.

91/100 – 29,50 euros – Caractère, Coup de cœur

Champagne Apollonis Michel Loriot,
Meunier,
champagne

Robe pâle lumineuse. Nez structuré sur les fruits blancs et jaunes, avec des notes pâtissières. Bouche légère et harmonieuse, soutenue par une belle fraîcheur. Finale longue, sur une trame fruitée et gourmande.

89/100 – 30,00 euros – Table, Coup de cœur

Caillez-Lemaire,
Éclats,
champagne

Robe profonde et scintillante. Nez intense mêlant épices, agrumes et fruits jaunes. Bouche harmonieuse et expressive, avec une belle palette fruitée et épicée, soutenue par une fraîcheur bien intégrée. Finale élégante, persistante et exotique.

91/100 – 35,00 euros – Table, Coup de cœur

Champagne Charpentier,
Terre d’Émotion – Blanc de Noirs,
champagne

Robe brillante aux reflets dorés, effervescence fine. Nez complexe et raffiné, mêlant fruits et minéralité. Bouche élégante et structurée, offrant finesse et profondeur. Finale longue et persistante.

92/100 – 47,50 euros – Caractère, Coup de cœur

Château Malherbe 2022,
côtes de provence

Robe dorée aux reflets brillants. Nez gourmand, marqué par des arômes de caramel et de confiseries. Bouche crémeuse et enveloppante, offrant une belle concentration et une texture riche, soutenue par une fraîcheur qui évite toute lourdeur. Finale longue et gourmande, sur des notes de caramel. À associer à des desserts ou des plats sucrés-salés, idéal avec une tarte ou une cuisine exotique.

92/100 – 40,00 euros – Table, Coup de cœur

Plaimont,
Le Gros Manseng 2025,
IGP des côtes de gascogne

Robe dorée brillante. Nez frais et élégant, dévoilant des arômes d’agrumes et de fruits blancs et jaunes. En bouche, l’attaque est portée par une belle fraîcheur qui s’harmonise parfaitement avec la sucrosité. La finale est longue et délicate. À apprécier avec des desserts aux fruits, du foie gras ou des fromages à pâte persillée.

92/100 – 9,00 euros – Plaisir, Coup de cœur

Château Soucherie,
Patrimoine 2022,
coteaux-du-layon

Robe brillante couleur vieil or, profonde et lumineuse. Nez typique et expressif, marqué par des arômes d’abricot sec, avec une belle intensité. Bouche moelleuse, avec de beaux sucres parfaitement équilibrés par une fraîcheur bien présente. Finale persistante sur des notes de fruits secs. Parfait pour des desserts aux fruits ou une cuisine sucrée-salée.

93/100 – 16,40 euros – Plaisir, Coup de cœur

Château Fourcas-Dupré,
Hautes Terres de Fourcas-Dupré 2022,
listrac-médoc

Robe sombre avec de légers reflets violets. Nez discret mais complexe, révélant des arômes de fruits noirs légèrement confiturés, avec une touche végétale. Bouche onctueuse dès l’attaque, portée par des tanins fins et enveloppants. L’ensemble est profond et harmonieux, avec une belle expression du fruit. Finale persistante. À déguster avec des plats de caractère, à boire dans sa jeunesse ou après quelques années de garde.

90/100 – 10,90 euros – Garde, Coup de cœur

Château Camplazens,
La Réserve 2024,
la clape

Robe profonde aux reflets soutenus. Nez expressif et original, mêlant des arômes de pruneau, de fruits noirs et des notes de tapenade et d’olive verte. Bouche structurée et cohérente avec le nez, offrant une belle matière et une trame légèrement astringente. Finale longue, marquée par des notes fruitées et salines. À associer à des plats méditerranéens, idéal avec de l’agneau ou des plats aux olives.

90/100 – 16,00 euros – Table, Coup de cœur

Domaine Cailhol-Gautran,
Cuvée Villa Lucia 2023,
minervois

Robe brillante aux reflets profonds. Nez très expressif, offrant une belle palette aromatique. Bouche équilibrée et harmonieuse, avec une belle matière et une expression aromatique riche et bien intégrée. Finale marquée par des tanins présents mais agréables, apportant de la structure. À associer à des plats de caractère, idéal avec une viande grillée ou un plat en sauce.

88/100 – 16,00 euros – Table, Coup de cœur

Domaine Les Grandes Costes,
Les Grandes Costes 2021,
pic saint-loup

Robe brillante aux reflets intenses. Nez complexe et expressif, mêlant des arômes de fruits noirs, des notes épicées, empyreumatiques et de sous-bois. Bouche expressive et harmonieuse, offrant une belle gourmandise, de la profondeur et un bon équilibre. Finale longue et persistante, riche et structurée. À associer à des plats de caractère, idéal avec une viande rôtie ou un plat en sauce.

92/100 – 29,50 euros – Table, Coup de cœur

Domaine Naïs,
Collection de Naïs 2023,
coteaux d’aix-en-provence

Robe brillante aux reflets profonds. Nez complexe, mêlant des arômes de fruits noirs et rouges à des notes boisées, épicées et empyreumatiques. Bouche riche et veloutée, offrant une belle générosité, une structure solide et un équilibre harmonieux. Finale longue et persistante, pleine de caractère. À associer à des plats de caractère, idéal avec une viande en sauce ou du gibier.

89/100 – 20,40 euros – Garde, Coup de cœur

Terres des Templiers,
Ardent,
banyuls

Robe dorée, aux reflets scintillants. Nez expressif mêlant des arômes d’écorces d’agrumes confites, d’épices, de cannelle et des notes boisées. Bouche élégante et harmonieuse, avec une texture agréable. Les saveurs confites et épicées se déploient avec finesse, soutenues par une matière équilibrée. Finale persistante. À déguster avec des mets raffinés, des plats légèrement épicés ou des desserts aux agrumes.

93/100 – 26,00 euros – Terroir, Coup de cœur

Château de Mercuès,
6666 2022,
cahors

Nez révélant des arômes de fruits noirs, avec une belle densité aromatique. Bouche gourmande, marquée par une matière profonde, une belle mâche et une texture sapide, offrant un style solaire et généreux. Finale persistante, sur des notes de fruits noirs mûrs. À déguster avec des viandes grillées ou des plats en sauce, après quelques années de garde pour profiter de son potentiel.

93/100 – 48,00 euros – Garde, Coup de cœur

Clos des Quarterons – Domaine Amirault,
Vieilles Vignes 2022,
saint-nicolas-de-bourgueil

Robe brillante aux reflets rubis soutenus. Nez complexe et précis, mêlant des arômes de fruits rouges à des notes florales et de sous-bois. Bouche structurée, avec une matière dense et une belle évolution à venir. Finale persistante, sur des notes de fruits rouges et de sous-bois. Idéal sur du gibier, des plats en sauce ou des champignons et à attendre quelques années pour en apprécier toute la complexité.

92/100 – 21,20 euros – Terroir, Coup de cœur

Clos Léopold 2022,
gigondas

Robe brillante aux reflets profonds. Nez précis mêlant fruits noirs, minéralité et notes empyreumatiques. Bouche structurée et sapide, alliant puissance et finesse. Finale longue et éclatante. Grand vin de gastronomie.

93/100 – 30,00 euros – Garde, Coup de cœur

Domaine Giraud,
Tradition 2023,
châteauneuf-du-pape

Robe brillante aux reflets profonds. Nez raffiné sur les fruits rouges. Bouche délicate, avec des tanins fins et une belle élégance. Finale longue et persistante. Parfait sur des mets raffinés.

93/100 – 36,00 euros – Table, Coup de cœur

Bouvet Ladubay, l’effervescence depuis 1851

Juliette Monmousseau. Photo Leif Carlsson

La soirée, menée avec autant de pep’s que d’élégance par Juliette Monmousseau, avait de quoi réjouir les amateurs d’histoire et de bulles. L’actuelle directrice générale de la maison incarne la quatrième génération d’une dynastie installée à Saint-Hilaire-Saint-Florent depuis le rachat du domaine, en 1932, par son arrière-grand-père Justin-Marcel. Fondée en 1851 par Étienne Bouvet et Célestine Ladubay, la maison aura connu quelques remous, passant entre les mains de plusieurs acteurs majeurs du secteur (Taittinger, United Spirits, Diageo) avant que Juliette et son père Patrice ne la ramènent dans le giron familial en 2015.

Creusées dans le tuffeau, les caves souterraines de Bouvet Ladubay offrent des conditions naturelles idéales. Un dédale de galeries qui se visite à vélo. Photo Sophie Boursier

Aujourd’hui, six millions de flacons quittent chaque année les galeries saumuroises pour faire pétiller les tables de plus de cinquante pays. Un volume qui fait de la maison le leader des fines bulles de Loire. Patrice Monmousseau, artisan de la renaissance de la maison, ne manquait pas d’anecdotes pour retracer cette saga séculaire. Le grand moment ? Un banquet sous les voûtes souterraines, au milieu de plus de mille barriques de chêne où dorment les iconiques Trésor, Saphir, Ogmius… Pour l’occasion, deux cuvées d’exception étaient mises en lumière : le saumur brut vintage Saphir 2024, au muselet signé par l’artiste peintre Jean-François Dubreuil, et la version extra brut Instinct 2022, assemblage de chenin et chardonnay gourmand pour les fêtes.

Fidèle à sa devise, « le vin seul ne suffit pas à faire une grande maison », Bouvet Ladubay cultive aussi l’art de vivre et la création. Cet anniversaire était l’occasion de redécouvrir le Centre d’Art Contemporain, qui attire près de 40 000 visiteurs par an. Inauguré en 1992, il a vu passer César, Olivier Debré, Paul Jenkins, entre autres. Du 30 mai au 30 octobre, l’exposition « Ateliers et portraits d’artistes » y dévoile 157 clichés de Jean-Marie del Moral. À deux pas, le théâtre à l’italienne datant de 1904, voulu par Étienne Bouvet. Restauré en 1992, il accueille toujours spectacles et concerts, notamment lors du Festival d’Anjou.

Photo Pixim.

Ajoutons la collection d’attelages hippomobiles, capitale équestre oblige, la fabuleuse bibliothèque d’étiquettes dans les bureaux du XIXe siècle, et la célèbre traversée des caves à vélo vintage, lampe au front. Bref, 175 ans au compteur, une indépendance retrouvée, du goût, du style et pas l’ombre d’un coup de vieux. Une grande maison comme on les aime.

Marrenon vise le sommet

ACTEUR HISTORIQUE des vignobles du Sud, Marrenon s’aventure pour la première fois sur le segment du très haut de gamme avec sa nouvelle cuvée Arpegia. Cette dernière incarne la volonté de placer les vins du Luberon dans la conversation des grands vins du Sud. La coopérative s’est restructurée, a investi dans de nouveaux équipements, affiné son approvisionnement pour proposer des vins plus précis, plus proches de leur terroir. Fruit de cette ambition, Arpegia a été élaboré dans l’idée de surpasser les cuvées emblématiques existantes tout en respectant l’ADN de Marrenon. Il ne s’agissait pas de faire un coup, mais de rester sur une trajectoire. La production reste volontairement confidentielle, avec 3 000 bouteilles proposées autour de 150 euros, et repose sur une sélection parcellaire rigoureuse de vignes de syrahs âgées de 35 à 40 ans, plantées entre 450 et 500 mètres d’altitude sur des terroirs tardifs du nord et du sud du Luberon. Ces parcelles, historiquement intégrées aux grands assemblages de la maison, sont ici isolées, suivies et vinifiées à part. Travail des sols, ébourgeonnage, effeuillage et rendements maîtrisés, chaque geste vise à révéler le potentiel de ces vieilles vignes. À la cave, Philippe Tolleret a endossé pleinement son rôle d’œnologue jusqu’en juin 2026 avant de prendre sa retraite et de passer le relais à Antoine Robert. Trois millésimes sont élevés séparément et longuement en barriques, sans soutirage, dans un environnement volontairement réducteur. Un travail d’orfèvre. « À deux pour cent près, tout peut basculer », précise-t-il. Chaque fût est dégusté, retenu ou écarté jusqu’à trouver l’équilibre juste : subtilité, finesse et harmonie, avec un vrai travail sur le toucher de bouche. Arpegia illustre la maturité d’une coopérative structurée et exigeante, capable de viser l’excellence. « Toutes les marques ont besoin d’un vin qui brille », souligne Philippe Tolleret, convaincu que cette cuvée phare rayonnera sur l’ensemble de la gamme. Une première audacieuse, pensée non comme un aboutissement, mais comme le début d’un nouveau chapitre pour le monde coopératif.

Vignobles Marrenon, Cuvée Arpegia, luberon

Fruit d’un assemblage atypique et précis de trois millésimes, 2020 (18 %), 2021 (54 %) et 2022 (28 %), ce vin révèle une texture poudrée caressante, une matière dense et une longueur en bouche remarquable. Après une macération longue et passive de vingt à vingt-cinq jours à basse température et un élevage en barrique de deux à quatre ans, la syrah s’exprime avec précision : fruits noirs éclatants, notes poivrées, fraîcheur persistante et tanins patinés. Ce n’est pas une cuvée démonstrative, mais un vin qui apaise, qui tapisse
le palais, qui respire le terroir. Promis à un bel avenir.
94/100 – 150 euros


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Côtes-du-Rhône, notre sélection

Créée en 1937, l’appellation côtes-du-rhône s’étend aujourd’hui sur 172 communes réparties entre l’Ardèche, la Drôme, le Gard, la Loire, le Rhône et le Vaucluse. Dominée par les rouges (83 % de la production), elle puise sa personnalité dans une mosaïque de sols (galets roulés, calcaires, argiles, sables) et un climat méditerranéen. Cette diversité de terroirs et de cépages se traduit par une remarquable richesse de styles : rouges gourmands de plaisir immédiat, cuvées de gastronomie, vins de garde ambitieux, blancs tendus ou généreux, etc. Derrière une identité commune faite de générosité, de fraîcheur et d’équilibre, l’appellation propose aujourd’hui l’une des offres les plus variées et les plus cohérentes du vignoble français.

Les blancs


Pierre Amadieu, Roulepierre 2025

Les terroirs argilo-calcaires pauvres et caillouteux donnent à cet assemblage de clairette et de grenache blanc une belle ampleur. La vinification et l’élevage en cuve inox préservent un fruit éclatant, soutenu par une fraîcheur florale.
90/100 – 6,60 euros


Maison Brotte, Esprit 2025

La fermentation à basse température, sans fermentation malolactique, puis l’élevage sur lies fines ont permis à cet assemblage de clairette, grenache blanc et viognier de conserver de la tension. Un blanc frais et réussi.
90/100 – 9 euros


Le Clos du Caillou, Le Bouquet des Garrigues 2025

Les galets roulés et le sous-sol argileux du lieu-dit Les Garrigues impriment une belle tension à cet assemblage vinifié en cuve inox afin de préserver une expression minérale.
92/100 – 15 euros


Château des Coccinelles, côtes-du-rhône 2025

Plantés sur un sol de galets roulés, la roussanne et le grenache blanc qui composent cet assemblage affichent de la tension et de l’éclat. Bouche fraîche, avec des saveurs citronnées.
90/100 – 12 euros


Domaine des Escaravailles, La Ponce 2025

Un blanc franc et gourmand, porté sur le plaisir, issu de sols argilo-calcaires d’altitude qui lui apportent de la fraîcheur. Joli fruit, net et précis.
91/100 – 12 euros


Domaine Fond Croze, Confidence 2025

L’exposition nord-ouest et les coteaux argilo-calcaires ont permis à cet assemblage de conserver de la tension. Un blanc équilibré avec une belle persistance.
90/100 – 10 euros


Domaine Giraud, Les Sables D’arène 2025

La clairette apporte fraîcheur et élan, tandis que le grenache blanc donne de la chair à cet assemblage. La bouche offre un joli volume sans perdre en tension, dans un registre harmonieux.
92/100 – 18 euros


Maison Grandes Serres, côtes-du-rhône 2024

Un 100 % clairette plantée sur les coteaux argileux à silex et calcaires des Dentelles de Montmirail. Bouche ample avec du caractère.
91/100 – 11 euros


E. Guigal, côtes-du-rhône 2025

Le viognier donne le ton avec son expression aromatique. La fermentation à basse température et l’élevage en cuve inox ont permis à la matière de garder un bel équilibre et une expression précise.
90/100 – 8,50 euros


Vignobles Alain Jaume, Grand Veneur 2025

Expression fraîche et équilibrée qui illustre l’évolution de ce domaine vers des blancs plus précis, plus accessibles et contemporains.
90/100 – 8,80 euros


Domaine Montirius, La Muse Papilles 2023

Un blanc à la personnalité affirmée, entre notes de garrigue et d’herbes aromatiques. De la fraîcheur et de la pureté, avec un équilibre remarquable. Cette cuvée confirme le savoir-faire du domaine pour les blancs.
92/100 – 14,89 euros


Château Mont-Redon, côtes-du-rhône 2025

La roussanne trouve sur les calcaires urgoniens un terrain d’expression remarquable. L’élevage sur lies, sans fermentation malolactique, préserve une bouche racée, où les notes salines prolongent un équilibre de haut niveau.
93/100 – 14,30 euros


La Nerthe, Les Cassagnes 2024

Un blanc gras et expressif, qui conserve une fraîcheur salutaire. Un style affirmé, classique, mais toujours très gastronomique par sa présence et sa longueur.
93/100 – 24 euros


Domaine de l’Odylée, R de Roussanne 2024

La texture est ample et la matière profonde, sans rien perdre de sa précision. Un vin, fidèle au cépage, qui justifie son positionnement.
91/100 – 25 euros


Ogier, Artésis 2025

Expression herbacée, bouche nette et équilibrée, dans un registre simple et accessible, qui privilégie la fraîcheur et la buvabilité.
89/100 – 9,90 euros


Rhonéa, Légende des Toques 2025

Un blanc simple et direct, avec une fraîcheur préservée. La cuvée est cohérente dans cette gamme de prix.
89/100 – 7,50 euros


Domaine Saint Amant, La Borry 2024

Planté à plus de 500 mètres d’altitude, ce viognier minéral a été vinifié en majeure partie en cuve inox, sans fermentation malolactique, ce qui l’aide à conserver une fraîcheur remarquable. Très réussi pour ce niveau de prix.
91/100 – 13 euros


Château Saint Estève, Tradition 2025

Le viognier et la roussanne composent cet assemblage savoureux. La fermentation à basse température a permis de conserver un fruit expressif. Un blanc de table.
90/100 – 11,50 euros


Maison Sinnae, Eléments Terra 2025

Souple et portée par une bouche facile d’accès, qui s’appuie sur une bonne tension, cette cuvée bien construite brille par sa polyvalence et son rapport qualité-prix.
89/100 – 7 euros


Domaine la Soumade, côtes-du-rhône 2025

D’une fraîcheur remarquable, la matière affiche une belle profondeur et de la sève. Finale longue et racée, qui confirme la qualité de l’ensemble.
90/100 – 10,50 euros


Maison Tardieu-Laurent, côtes-du-rhône 2024

Grande personnalité pour cet assemblage fermenté et élevé en fûts, à la bouche racée. Déjà remarquable, il possède un potentiel d’évolution qui le mènera loin.
93/100 – 18 euros


Les rouges


Pierre Amadieu, Roulepierre 2025

Issu de terroirs argilo-calcaires pauvres et caillouteux, ce grenache-syrah affiche une belle densité, portée par une trame minérale et une fraîcheur préservée par l’élevage en cuve.
90/100 – 8 euros


Pierre Amadieu, Grande Réserve 2024

Le grenache, planté sur des sols d’argiles et d’éboulis calcaires, est bien équilibré par une syrah issue de coteaux caillouteux. Un vin de facture classique, d’un excellent rapport qualité-prix.
91/100 – 10 euros


Domaine Élodie Balme, côtes-du-rhône 2025

Les terroirs sablonneux et de grès caillouteux donnent un vin au nez complexe. Bel équilibre en bouche avec de la tension et des tannins enrobés.
91/100 – 10 euros


Domaine de Beaurenard, côtes-du-rhône 2025

Grenache et syrah, cultivés en bio et biodynamie sur des sols argilo-calcaires caillouteux, offrent ici une expression pure du fruit, portés par des tannins souples et une fraîcheur florale.
92/100 – 13,80 euros


Domaine A. Berthet-Rayne, Muses 2025

Le grenache, le carignan, le mourvèdre et la syrah trouvent sur ces sols argilo-calcaires une expression séveuse. Un vin de caractère.
89/100 – 11 euros


Château Bois d’Arlène, côtes-du-rhône 2023

Les galets, graviers calcaires et argiles brunes du plateau des Garrigues donnent à ce grenache-syrah du corps, une fraîcheur persistante, des tannins soyeux et une allonge élégante, dans un registre aérien.
90/100 – 12 euros


Domaine Boisson, côtes-du-rhône 2024

Les différents terroirs de Cairanne et Lagarde-Paréol sont ici assemblés pour donner un vin au fruité préservé par un élevage en cuve béton. Bouche fraîche, déliée et délicate.
91/100 – 8 euros


Domaine des Bosquets, Le Puits 2024

Le terroir de sable fin favorise une expression nuancée du fruit, tout comme l’extraction douce et l’élevage en béton et foudre. Texture suave, portée par une belle fraîcheur finale.
91/100 – 15 euros


Maison Brotte, Esprit 2023

La bouche se distingue par son équilibre entre fraîcheur et profondeur. Tonique et délicate, elle déploie une puissance soutenue par une belle énergie jusqu’à la finale.
90/100 – 9 euros


Domaine Brusset, Rubis Nature – Sans sulfites ajoutés 2025

Une légère réduction à l’ouverture demande un peu d’aération. Le fruit s’exprime ensuite avec franchise dans une bouche équilibrée. Un vin net et plaisant.
90/100 – 10 euros


Le Clos du Caillou, Le Bouquet des Garrigues 2024

Le terroir de galets roulés de Coudoulet permet de signer un joli vin, avec de l’éclat et du fruit, tandis que l’élevage en foudres et cuves bois affine des tannins déliés.
92/100 – 15 euros


Le Clos du Caillou, La Réserve 2023

La bouche séduit par sa délicatesse, sa sève et son équilibre. La matière gagne en profondeur au fur et à mesure que le vin s’ouvre. Finale tout en finesse.
93/100 – 28 euros


M. Chapoutier, Belleruche 2024

La bouche fluide et crémeuse est portée par un fruit généreux et une matière équilibrée. Cette cuvée plaira par son naturel et son accessibilité.
90/100 – 9,25 euros


M. Chapoutier, Aurado 2024

La dominante de syrah se retrouve dans le nez poivré et floral. Bouche distinguée, fine et fraîche. Une référence de l’appellation à ce niveau de prix.
91/100 – 9,80 euros


Domaine Clos Romane, côtes-du-rhône 2024

De la profondeur pour cet assemblage aux notes fumées qui ouvrent une bouche bien construite, avec de la présence et de la distinction.
91/100 – 8,50 euros


Château des Coccinelles, côtes-du-rhône 2023

La bouche offre un fruit net, une texture soignée et des tannins fins qui structurent l’ensemble avec justesse. L’équilibre de la matière donne naissance à un vin moderne.
89/100 – 10 euros


Dauvergne Ranvier, Vin Rare – 15 cépages 2025

L’assemblage de quinze cépages façonne un vin hors des sentiers battus, à la palette aromatique singulière. Une personnalité peu consensuelle, qui mérite de vieillir.
91/100 – 7,50 euros


Dauvergne Ranvier, Sans soufre ajouté 2025

La bouche affiche une belle densité, portée par une matière généreuse. La puissance reste bien maîtrisée et s’accompagne d’un fruité éclatant qui donne de la présence à l’ensemble.
90/100 – 8,30 euros


Maison Delas Frères, Saint-Esprit 2024

La diversité des terroirs rhodaniens se retrouve ici et apporte de la profondeur à cet assemblage dominé par le grenache. Un vin de bonne longueur.
91/100 – 10,50 euros


J.Denuzière, côtes-du-rhône 2023

La bouche révèle une matière savoureuse, qui s’étire avec élégance dans un registre précis, où la fraîcheur accompagne la finale.
90/100 – 10 euros


Domaine Corinne Depeyre, Style 2024

La bouche séduit par sa texture raffinée, son élégance et sa profondeur. Déjà harmonieuse, elle laisse entrevoir une évolution vers un registre floral.
91/100 – 20 euros


Domaine des Escaravailles, Les Antimagnes 2023

La bouche offre une matière enrobée, soutenue par une belle fraîcheur qui lui évite toute lourdeur. Élégante et équilibrée, elle conserve une belle vigueur jusqu’à la finale.
91/100 – 10 euros


Domaine des Favards, Les Bons moments 2024

La bouche tendue est portée par une belle fraîcheur et un corps élancé qui s’appuie sur une acidité intégrée et un boisé encore un peu présent.
89/100 – 10,30 euros


Domaine de la Ferme St Martin, Les Romanins 2024

La bouche affirme un caractère racé, porté par une expression pure du fruit et des notes épicées. La fraîcheur, la précision de la matière et la qualité des équilibres sont au rendez-vous.
89/100 – 10,50 euros


Domaine de Fontbonau, Les Chaux de Fontbonau 2023

Les vinifications parcellaires avec grappes entières donnent de la personnalité à cette cuvée. L’élevage réparti entre cuve, foudre et barriques apporte une présence affirmée, avec de fines notes boisées.
91/100 – 20 euros


Domaine de Fontbonau, côtes-du-rhône 2023

La bouche impressionne par son ampleur et son équilibre. La puissance s’exprime sans lourdeur, portée par une belle tension et une matière qui s’étire avec élégance.
93/100 – 30 euros


Maison Grandes Serres, Haute-Culture – Saint-Antoine 2021

Bouche déliée et agréable, portée par un fruit généreux et une légère sensation crémeuse qui accompagne une matière équilibrée, sans altérer le plaisir de l’ensemble.
93/100 – 15 euros


Domaine des Gravennes, Marie-Louise 2023

Le mourvèdre, issu de vieilles vignes conduites en bio, impose sa signature poivrée et sa présence. L’élevage soutient une bouche savoureuse, où le grenache et la syrah apportent équilibre et souplesse.
90/100 – 14 euros


E. Guigal, côtes-du-rhône 2023

La syrah majoritaire imprime une belle trame à cet assemblage, soutenue par des macérations longues et un élevage partiel en foudre. La bouche est déliée, sans lourdeur, témoignant d’un vrai savoir-faire de sourcing et d’élevage.
91/100 – 9 euros


Domaine de la Janasse, Tradition 2023

Les notes empyreumatiques dominent aujourd’hui une bouche qui associe finesse, fraîcheur et caractère. L’évolution laisse entrevoir un registre plus floral et racé.
92/100 – 10 euros


Domaine de la Janasse, Les Garrigues 2023

La bouche impressionne par sa délicatesse et son caractère racé. La matière, maîtrisée, gagne en complexité au fil de l’aération et s’étire sur une finale de grande distinction. Superbe.
93/100 – 25 euros


Vignobles Alain Jaume, Grand Veneur 2023

Plus moderne dans son expression que par le passé, il séduit par son équilibre. Les terrasses alluviales argilo-calcaires apportent du relief, tandis que l’élevage en cuve préserve un fruit net.
89/100 – 8,80 euros


Domaine Élodie Jaume, Coudoulet 2025

Trame généreuse, soutenue par des tannins enrobés. Une légère fermeté subsiste en finale, sans remettre en cause l’équilibre d’un ensemble moderne, frais et doté d’une belle buvabilité.
91/100 – 13 euros


Thomas Jullien, Boom 2023

Le fruit s’exprime avec sincérité dans une bouche équilibrée. L’ensemble privilégie la gourmandise et la facilité d’accès, avec une expression franche et un plaisir immédiat.
90/100 – 9 euros


LePlan-Vermeersch, Cuvée RS 2024

Les notes poivrées accompagnent une bouche équilibrée, portée par une belle matière et un boisé qui s’exprime encore à ce stade. Son intégration arrivera avec quelques années de garde.
89/100 – 8 euros


Mas de Libian, Khayyâm 2024

La bouche affirme une belle présence dès l’attaque. La matière, solidement construite, déploie du caractère, de la profondeur et une finale persistante.
92/100 – 17,50 euros


Domaine la Luminaille, Lunae 2025

Les jeunes vignes de La Luminaille livrent une cuvée au fruit éclatant et plein d’énergie. L’équilibre de la matière et la précision de la finale donnent du relief à cette cuvée.
91/100 – 13,50 euros


Château de Montfrin, À la rêverie 2025

Une interprétation classique de l’appellation, portée par une matière à la belle texture. Des nuances florales accompagnent une bouche équilibrée.
91/100 – 10,70 euros


Domaine Montirius, La Muse Papilles 2024

La bouche se distingue par sa finesse de texture et son caractère délié. Une finale saline prolonge cet ensemble élégant, qui exprime son origine avec justesse.
91/100 – 14,89 euros


Domaine Montirius, Serine 2019

Le fruit s’exprime avec netteté dans une bouche ciselée. La fraîcheur apporte de l’élan à une matière équilibrée, dont la buvabilité constitue l’un des principaux atouts.
92/100 – 22,89 euros


Château Mont-Redon, côtes-du-rhône 2025

Les galets roulés et les safres donnent à cette cuvée une matière profonde, marquée par des notes d’olive noire et de fruits noirs mûrs. La finale fraîche et minérale laisse entrevoir un beau potentiel de garde.
93/100 – 13,70 euros


Domaine de la Mordorée, côtes-du-rhône 2025

Le nez ample et généreux précède une bouche suave, au toucher soyeux. La matière a du fond et laisse entrevoir un réel potentiel d’évolution. Il se bonifiera avec quelques années de cave.
92/100 – 12,80 euros


Domaine d’Ourea – Adrien Roustan, côtes-du-rhône 2024

Palette aromatique complexe, matière pleine de relief et belle profondeur composent une bouche au style singulier avec beaucoup de personnalité.
91/100 – 13,50 euros


Domaine Pique-Basse, La Brusquembille 2025

Les sables et argiles alluvionnaires apportent une fraîcheur bienvenue aux notes légèrement empyreumatiques qui prennent le dessus sur le fruit. L’ensemble conserve une belle tension.
89/100 – 10 euros


Rhonéa, Légende des Toques 2025

La macération préfermentaire à froid met en valeur un fruit net et expressif, préservé par l’élevage en cuve. La bouche équilibrée offre une gourmandise immédiate.
89/100 – 7,10 euros


Domaine Marcel Richaud, Les Garrigues 2025

La vinification peu extractive et l’élevage en cuve béton préservent la pureté du fruit. Les notes de fruits noirs s’expriment dans une bouche suave, soutenue par une trame tannique fraîche.
92/100 – 15 euros


Domaine Roche, côtes-du-rhône 2024

La bouche offre une matière séveuse, fraîche et dessinée. Précise, équilibrée et d’une belle finesse de texture, cette cuvée affiche un niveau très convaincant.
91/100 – 10 euros


Domaine du Sablas, Romance 2024

Les nombreuses notes épicées et fumées apportent déjà beaucoup de caractère à une bouche de belle profondeur. Le boisé demande encore un peu de temps pour se fondre.
89/100 – 24 euros


Domaine Saint Amant, côtes-du-rhône 2023

L’altitude du vignoble dont est issue cette cuvée apporte une fraîcheur remarquable à un fruit qui s’exprime avec éclat dans une bouche soyeuse et équilibrée, portée par une belle énergie.
91/100 – 12 euros


Château Saint Estève, Mourvèdre 2022

La bouche offre un beau relief, portée par une matière déliée, souple et maîtrisée. Finesse, équilibre et harmonie s’expriment avec naturel dans un registre élégant et agréable.
90/100 – 15 euros


Domaine Saladin, Paul 2024

Voilà un vin complet, doté de corps, d’allonge et d’une belle finesse. Il conserve une élégance naturelle et un équilibre remarquable.
93/100 – 23 euros


Maison Sinnae, Enfant Terrible 2024

La bouche se distingue par son fruit éclatant, sa fraîcheur et son équilibre. Souple et accessible, elle offre une expression cohérente dans cette gamme de prix.
88/100 – 6,50 euros


Domaine la Soumade, côtes-du-rhône 2023

Fraîche, la bouche séduit par son profil délié et sa texture fine. L’ensemble affiche une agréable sensation de légèreté.
89/100 – 8,50 euros


Clos St-Antonin, Sans soufre ajouté 2024

Très frais, on le distingue pour son caractère délié, sa précision et la finesse de sa texture. L’ensemble avance avec naturel et équilibre, dans un registre harmonieux d’une belle justesse.
89/100 – 11 euros


Maison Tardieu-Laurent, côtes-du-rhône 2024

Vinifié sans soufre ni filtration, cet assemblage conserve une expression pure du fruit. La bouche se distingue par sa finesse et son équilibre. Une cuvée racée et dotée d’une belle longueur.
92/100 – 18 euros


Maison Tardieu-Laurent, côtes-du-rhône 2022

La forte proportion de crus déclassés lui apporte une profondeur remarquable. Pur et abouti, il séduit par sa matière patinée et ses saveurs qui gagnent en complexité au fil de l’aération.
93/100 – 18 euros


Xavier Vignon, Vieilles Vignes 2020

La bouche se montre généreuse, équilibrée et déjà accessible, avec une matière bien en place. Une cuvée aboutie, plaisante et prête à boire, qui privilégie le plaisir.
92/100 – 9,90 euros


Domaine Wilfried, L’Affable 2024

Des notes d’eucalyptus accompagnent une matière racée. L’élevage s’exprime encore un peu, mais la cuvée séduit par son caractère affirmé.
90/100 – 10 euros


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Isabel Gassier et la génération régénérée

Si les grands vins naissent des grands terroirs, Isabel Gassier a rapidement compris qu’ils ne pourront continuer à exister que si les territoires qui les portent conservent leur équilibre. À 31 ans, la benjamine de la cinquième génération prend progressivement les rênes du château de Nages et du domaine Gassier, en costières-de-nîmes, et y conduit aujourd’hui l’une des démarches de viticulture régénérative les plus abouties de France. C’est pourtant ailleurs que sa vision et son savoir-faire se sont affinés, au fil d’un parcours qui l’a menée bien au-delà des terres familiales. Diplômée de la très réputée école d’œnologie de Changins, en Suisse, Isabel Gassier a fait ses premières armes auprès de Philippe Cambie, consultant emblématique de la vallée du Rhône, artisan du renouveau des grands vins de Châteauneuf-du-Pape et figure majeure de l’œnologie contemporaine, disparu en décembre 2021. À ses côtés, elle participe à plusieurs missions aux États-Unis auprès de grandes propriétés de la côte Ouest. Et finit par s’installer en Californie. Pendant cinq ans, elle travaille avec Phil Coturri, pionnier américain de la viticulture biologique et régénérative, supervisant plus de 150 hectares de vignoble. Elle découvre aussi les travaux de John Kempf, spécialiste de la nutrition et de la santé des plantes, du microbiologiste James White, dont les recherches ont renouvelé la compréhension des relations entre les plantes et leur microbiote, ainsi que d’Amigo Bob Cantisano, l’un des précurseurs de l’agriculture biologique et régénérative dans la Napa Valley. Pour elle, les grands vins naissent de sols vivants.
C’est avec cette conviction qu’elle revient au château de Nages où elle retrouve un domaine qui fait figure de référence en appellation costières-de-nîmes. Créée en 1942, cette propriété familiale de 70 hectares, conduite en agriculture biologique depuis près de vingt ans, est dirigée par son père Michel Gassier. Figure visionnaire de l’appellation, il a largement contribué au renouveau qualitatif du vignoble des Costières dont les atouts climatiques sont nombreux, mais dont la notoriété reste à construire. S’appuyant sur une compréhension fine de leurs terroirs, Michel Gassier et ses équipes déploient depuis longtemps une viticulture exigeante qui vise à rechercher fraîcheur, précision et équilibre dans des vins au profil parfois soumis aux excès du climat méditerranéen. Là où le domaine raisonne à l’échelle de la vigne, le modèle proposé par Isabel élargit le regard à l’ensemble de l’écosystème. Produire de grands raisins ne suffit plus : il faut maintenant régénérer les sols, restaurer la biodiversité, recréer des continuités écologiques et replacer la vigne dans un paysage agricole plus vaste. Le changement est profond. Il ne consiste pas à ajouter quelques pratiques environnementales à un itinéraire technique existant. Il implique de revoir la manière de concevoir une exploitation viticole. Et de cesser de penser ce métier comme une monoculture organisée autour de sa seule production pour lui permettre de devenir un élément d’un territoire, où l’activité humaine, la flore (arbres, haies, fleurs, couverts végétaux) et la faune (insectes, oiseaux, animaux d’élevage) participent durablement au rétablissement d’un même équilibre.

Le vivant comme méthode
Pour Isabel Gassier, l’agriculture régénérative ne constitue pas une simple évolution de l’agriculture biologique. Si elle reconnaît que le bio était une étape, son projet repose sur l’idée plus ambitieuse de transformer une exploitation agricole en un écosystème capable de retrouver son autonomie. Là où l’agriculture conventionnelle cherche souvent à corriger les déséquilibres par des interventions extérieures, l’agriculture régénérative invite à recréer les interactions naturelles entre les sols, les plantes, les arbres, les animaux et les micro-organismes. Son objectif est de restaurer la fertilité des sols, favoriser la biodiversité et la séquestration du carbone atmosphérique dans les sols, renforcer la capacité de rétention de l’eau et rendre les cultures plus résilientes face aux dérèglements climatiques. « On ne corrige plus un déséquilibre. On recrée les conditions pour qu’il ne s’installe pas », précise la jeune vigneronne. Ainsi, au château de Nages, chacune des pratiques agronomiques est désormais pensée selon cette logique durable et chaque élément du vignoble doit remplir une fonction écologique. Les haies, le plus souvent plantées jusqu’ici pour délimiter les parcelles, doivent ainsi devenir des corridors écologiques reliant les bois environnants au vignoble. Plus de 2 400 arbres et arbustes ont été plantés ces dernières années et vingt-cinq essences méditerranéennes soigneusement sélectionnées pour offrir des ressources aux insectes pollinisateurs, nourrir les oiseaux, abriter les espèces auxiliaires ou assurer des refuges permanents à la faune. À cette diversification des actions s’ajoutent la mise en place de couverts végétaux permanents, d’une production de compost sur l’exploitation, de zones de pâturage, de nichoirs et de gîtes à chauves-souris, de lâchers de chrysopes (dont les larves régulent naturellement les principaux ravageurs de la vigne) et encore une gestion du carbone organique des sols, indicateur de leur vitalité biologique.
Tous ces leviers relèvent d’une même ambition : produire des raisins de grande qualité en s’appuyant davantage sur le fonctionnement du vivant que sur les intrants extérieurs. À Bellecoste, par exemple, une parcelle expérimentale de 2,5 hectares du domaine, située aux portes de la Camargue, donne corps à cette philosophie, avec un projet de vitiforesterie pensé dès l’implantation du vignoble. Y cohabitent désormais des arbres fruitiers (amandiers, figuiers, grenadiers, etc.), des pacaniers destinés à créer des zones d’ombre et des essences endémiques (mûriers, micocouliers, etc.) permettant de produire du bois raméal fragmenté (BRF). Obtenu à partir de jeunes branches broyées puis épandues, ce paillage permet de nourrir le sol, de stimuler son activité biologique et de limiter progressivement le recours aux fertilisants extérieurs. Pour Isabel Gassier, l’agriculture régénérative n’a de sens que si elle se traduit par des pratiques concrètes, reproductibles, économiquement viables et, à terme, déployables à grande échelle. Autrement dit, des pratiques capables de recréer les conditions naturelles qui permettront demain à la vigne de gagner en autonomie et en résilience. C’est notamment le cas des couverts végétaux (moutardes, légumineuses, fleurs sauvages, etc.) qui remplacent progressivement les sols nus, protègent les parcelles des fortes chaleurs, favorisent l’infiltration de l’eau, nourrissent les sols en matière organique et stimulent une intense activité biologique, créant un environnement propice au développement des vers de terre, véritables ingénieurs de la fertilité des sols.

La voix du terroir
La parcelle retrouve ainsi une diversité que plusieurs décennies de spécialisation agricole ont progressivement amoindrie. Grâce à ce seul fonctionnement biologique des sols, Isabel Gassier ambitionne de rendre les domaines familiaux autonomes en fertilisation. Cette révolution agricole trouve son prolongement naturel dans la cave. Plus la plante gagne en équilibre, moins le vin demande d’intervention. C’est tout le sens du travail conduit depuis plusieurs années : vendanges manuelles, fermentations spontanées en levures indigènes, suppression des sulfites à l’encuvage, utilisation croissante de la vendange entière, extractions plus douces, élevages peu marqués où béton, grands contenants et fûts préservent la fraîcheur et l’intégrité aromatique du fruit. Cette évolution trouve son expression la plus aboutie dans la cuvée Vox, produite en quantités confidentielles à partir des plus vieilles vignes, enracinées sur les vestiges d’un ancien vignoble gallo-romain. En blanc, la clairette et le carignan blanc dessinent un vin tendu, aérien, presque cristallin, à rebours des standards méridionaux. En rouge, l’assemblage de grenache, mourvèdre, syrah et carignan privilégie l’énergie à la puissance et la profondeur à la concentration, porté par une trame tannique d’une grande finesse. Cette cohérence entre la vigne et le vin constitue sans doute la véritable réussite du château de Nages et la pertinence de la vision déployée par Isabel. L’agriculture régénérative n’y est pas présentée comme une fin en soi ni comme un argument commercial, mais comme un moyen d’exprimer plus justement le terroir et de produire des vins digestes et identitaires. Le domaine est ainsi devenu la première exploitation viticole française à obtenir la certification internationale Certified Regenerative de l’organisme A Greener World (AGW). Une reconnaissance qu’Isabel Gassier considère moins comme une consécration que comme un levier pour diffuser ces pratiques. Pour elle, Nages est un laboratoire à ciel ouvert où les connaissances, les réussites et les échecs ont vocation à être partagés afin que cette approche puisse être déployée à grande échelle et produire un véritable impact. Cette détermination complète la rigueur scientifique qui guide le parcours de celle qui entend transmettre un territoire plus vivant que celui dont elle a hérité afin de permettre aux générations futures d’y produire, elles aussi, de grands vins dans cent ans.


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Taittinger, le vignoble pour horizon

La maison Taittinger possède 288 hectares de vignes en propriété, c’est l’un des plus importants vignobles en Champagne. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
C’est un grand et beau vignoble de famille d’abord, ce qui est rare dans l’appellation. Cette dimension familiale a toujours été très importante chez Taittinger, nous la retrouvons d’ailleurs à tous les niveaux de l’entreprise, à tous les échelons des équipes et des partenaires qui travaillent pour la maison.

Connaissez-vous toutes les parcelles de ces 288 hectares ?
C’est un vignoble très étendu, sur 37 crus, qui se répartit globalement en trois parties : montagne de Reims, côte des Bar et un dernier tiers dans la région d’Épernay au sens large, à partir de Hautvillers jusqu’à Sézanne en passant par la côte des Blancs. Nous sommes assez peu présents en vallée de la Marne. On connaît bien un tel vignoble en étant passionnée et en ayant l’amour du métier. Peut-être aussi parce qu’on possède le sens de l’observation, parce qu’on va à la rencontre des équipes. Je ne pourrais pas gérer ce vignoble sans aller sur le terrain quotidiennement, depuis les activités de taille jusqu’à la période de vendange.

Quelles sont les pratiques environnementales suivies par la maison Taittinger ?
Nous sommes très attachés au fait de faire ce que l’on dit et de dire ce que l’on fait. Nous sommes transparents parce que la traçabilité est fondamentale. La maison est certifiée Haute valeur environnementale (HVE) et Viticulture durable en Champagne (VDC) depuis 2017. Le vignoble était déjà très engagé avant même que le label VDC n’existe, dès la reprise de la maison par Pierre-Emmanuel Taittinger une dizaine d’années plus tôt. L’un de ses premiers messages avait été de stopper les herbicides. La question s’est ensuite posée de revendiquer toutes ces actions, c’est tout de même important d’avoir une reconnaissance par une certification. De même, nous avons cherché à étendre nos normes ISO 14001 à la partie vignoble, sur les problématiques de gestion des déchets, de nuisances causées par le bruit ou les odeurs. Est-ce que nos processus nous assurent que tous ces points auxquels nous sommes attentifs sont réellement maîtrisés au final ? Cela ne parle pas forcément au consommateur, mais ce sont des éléments importants, complémentaires aux certifications environnementales.

Quelle politique RSE suivez-vous ?
Il faut ancrer les valeurs de la maison dans toutes nos pratiques. Nos réflexions sont larges : un choix de matériel, une méthode nouvelle, des travaux à engager, etc. À chaque fois, il est nécessaire de se demander pourquoi nous le faisons et quelles peuvent en être les incidences sur les conditions de travail. Nos actions doivent intégrer la partie sociale et humaine, à tous les postes, jusqu’à nos 700 vendangeurs, recrutés chaque année pour la cueillette, la gestion de la récolte, le pressurage. L’entreprise compte déjà 75 salariés à l’année et jusqu’à 150 personnes avec les contrats de saisonniers.

Quels sont, d’après vous, les enjeux climatiques du vignoble champenois ?
Il s’agit d’abord de voir comment la vigne va supporter le réchauffement et quelles solutions nous pouvons mettre en place pour conserver la qualité et la typicité de nos vins. Pour l’instant, en Champagne, le réchauffement a plutôt amélioré la qualité du raisin. Nous sortons d’une série de beaux millésimes. En revanche, il y a un enjeu de rendement parce que le dérèglement climatique en général nous apporte de plus en plus d’aléas : gels de printemps, orages de grêle, canicules successives, comme cette année, avec un risque de blocage de la maturation et de faible poids des grappes. Nous devons mettre en place ce dont la vigne a besoin pour rester résiliente. En mauvaise santé, elle sera davantage impactée par le changement climatique.

Sur quels aspects intervenez-vous ?
Bien sûr, nous sommes toujours attentifs à la gestion du matériel végétal ou au choix des porte-greffes. Mais, par exemple, l’arrosage des plants est devenu nécessaire avec les conditions météo que nous avons connues ces derniers mois, sinon ils ne survivent pas. Au vignoble encore, il faut faire en sorte que les travaux en vert permettent que les grappes ne grillent pas. Et à l’inverse, réfléchir à la protection contre les gelées de printemps, par lesquelles nous sommes très concernés sur nos secteurs de la côte des Bar et près de Reims. Mais ces solutions de résilience doivent être évaluées dans le respect de l’environnement. Aujourd’hui, il faut s’adapter en permanence parce qu’il est devenu très difficile d’estimer les rendements ou la date optimale de vendange. Tous les scénarios peuvent se produire. À la base, le potentiel d’un millésime est toujours plutôt bon, mais nous ne savons plus comment il peut se terminer.

Y a-t-il également un enjeu humain ?
Oui, celui de la main-d’œuvre. Pour continuer à faire un bon travail viticole, il faut trouver une main-d’œuvre qualifiée. Aujourd’hui, Taittinger parvient encore à avoir des équipes 100 % maison. Demain, c’est peut-être moins sûr. Les prochaines générations seront-elles autant intéressées par nos métiers ? Je l’espère parce que la transmission de nos savoir-faire est un enjeu décisif, comme celle de l’histoire et des valeurs de la Champagne. C’est une terre de solidarité, d’échanges techniques permanents entre nous. Au-delà, il y a également un volet citoyen. Quelle image donnons-nous de la viticulture à nos concitoyens alors qu’il existe un respect des agriculteurs, mais un certain désamour de l’agriculture ? Il faut donner confiance à tous les gens qui sont autour de nous, leur montrer que nos vignes sont bien tenues. Et ne pas hésiter à les rencontrer, à lever les doutes s’il y en a. Notre viticulture mérite d’être défendue.​​​​​​​​​​​​​​​​


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Portrait : Pierre Rousseau et Pierre Maussire, le tandem de Laffitte Carcasset

Pierre Rousseau (à gauche), propriétaire du château Laffitte Carcasset, aux côtés de Pierre Maussire, son directeur.

Depuis 2016, année où Pierre Rousseau rachète Laffitte Carcasset, le cru change de dimension. À la tête du groupe familial Rapido, l’industriel n’est pas venu à Saint-Estèphe pour faire de la figuration. Son projet est clair : hisser les 35 hectares de Laffitte Carcasset parmi les grandes signatures de l’appellation. Pour y parvenir, il avance avec deux mots en tête : rénovation et innovation.

Très vite, il saisit l’opportunité d’acquérir la propriété voisine de Haut Beauséjour. Les deux hectares de vieux merlots, particulièrement qualitatifs, vont changer le visage du grand vin dès 2019. Dans le même temps, l’homme d’affaires engage un vaste programme de transformation : restauration de la chartreuse, création de cinq chambres d’hôtes et construction d’un nouveau cuvier, inauguré pour les vendanges 2020. Une façon très concrète de donner à sa vision les moyens de ses aspirations.

Mais Laffitte Carcasset ne se résume pas à ses investissements. Il y a un homme qui connaît chaque rang, chaque parcelle et chaque vendange : Pierre Maussire, directeur d’exploitation depuis 2007. En 2026, il fête sa vingtième vendange au domaine. Ce berrichon est devenu la mémoire vivante du cru, celui qui, saison après saison, observe la vigne, ajuste les gestes et trace le chemin entre les parcelles et le cuvier. À ses côtés, le travail évolue vers une viticulture toujours plus proche du vivant. La recherche qualitative se poursuit au chai.

Les vins racontent cette métamorphose. Le 2016, premier millésime de la nouvelle ère, donne le ton. Le 2019 franchit un cap avec un équilibre remarquable, le 2020, premier vin du nouveau cuvier, confirme la trajectoire. En 2023, Laffitte Carcasset devient cru bourgeois exceptionnel. Une distinction qui récompense moins un aboutissement qu’une dynamique : celle d’un propriétaire qui ose, d’une équipe qui sait faire et d’un terroir qui donne toute sa mesure.

Château Laffitte Carcasset, saint-estèphe 2019
Les nuances de sous-bois accompagnent un registre épicé tout en finesse. Les tannins soyeux, la fraîcheur et la fine salinité dessinent une bouche harmonieuse et persistante. Un Saint-Estèphe élégant et raffiné.
93/100 – 24 €
Vin de référence, Table

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