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1 340 vins sélectionnés par Bettane+Desseauve que vous allez aimer

Lors de l’édition 2026 de La Sélection Bettane+Desseauve (20-21 mars 2026), près de 2 000 cuvées ont été dégustées à l’aveugle pendant deux jours par des jurys réunissant amateurs passionnés, consommateurs engagés et professionnels du vin. Parmi ces cuvées, 1 340 vins sélectionnés par Bettane+Desseauve ont été retenus, issus des principales régions viticoles françaises : Bordeaux, Bourgogne, Rhône, Loire, Alsace et bien d’autres.

Classés du Bon vin au Vin exceptionnel, et qualifiés par des catégories comme Plaisir, Table, Terroir, Caractère, Garde, Tendance ou Coup de cœur, ces vins composent un guide pratique pour choisir le vin français idéal selon ses envies et son goût de la découverte.

Cette sélection sera prolongée tout au long de l’année par des publications spécialisées, consacrées aux régions, aux styles, aux cuvées remarquées et aux grands enseignements de la dégustation. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de vins français qui souhaitent être guidés par des experts.

Blancs de Loire : 20 cuvées fraîches et expressives à découvrir

Caves de Pouilly-sur-Loire, Le Poirier Fou 2025, pouilly-fumé

Robe brillante aux reflets pâles. Nez agréable mêlant des notes d’agrumes, de fruits blancs et jaunes, avec une touche florale et végétale. Bouche vive et équilibrée, dans un style direct et plaisant. Finale nette et fraîche, sur des notes fruitées, florales et légèrement végétales. Idéal à l’apéritif, avec des poissons grillés, des fruits de mer, des salades fraîches ou des plats légers et estivaux.

13,70 euros


Château La Rabotine, sancerre 2024

Robe brillante aux reflets pâles. Nez élégant mêlant des arômes de fruits blancs et jaunes à des notes florales délicates. L’ensemble est harmonieux et agréable, dans un style accessible. Finale nette et persistante, sur des notes fruitées et florales. Idéal avec des poissons grillés, des fruits de mer, des volailles ou des plats légers et raffinés.

16,70 euros


Domaine Basse-Ville, Domaine Gilbert Bossard 2023, muscadet sèvre-et-maine

Robe brillante aux reflets dorés. Nez original, marqué par des arômes de fruits exotiques et une touche de noix de coco. Bouche franche, avec une matière ample. L’ensemble est équilibré, avec une belle intensité aromatique et une expression gourmande. Finale persistante sur des notes exotiques. À accorder avec des plats exotiques (cuisine asiatique, thaï, créole) ou des préparations légèrement épicées.

6,80 euros


Domaine Bonnigal Bodet, Huis Clos 2024, touraine amboise

Robe brillante et lumineuse, aux reflets pâles. Nez frais et expressif, dévoilant des arômes de fruits blancs et d’agrumes, accompagnés de notes florales et d’une touche végétale. En bouche, l’attaque est vive et équilibrée, avec une expression fruitée gourmande. Finale fraîche et persistante. À apprécier avec des fruits de mer, des poissons grillés ou des plats légers.

37 euros


Domaine Bourillon-Dorléans, L’Origine 2024, vouvray

Robe brillante aux reflets pâles. Nez délicat et expressif, mêlant des arômes de fruits blancs et jaunes à des notes florales. Bouche légère, équilibrée et harmonieuse, portée par une belle fraîcheur et une matière fluide. Finale nette et fraîche, sur des notes fruitées et florales, avec une bonne buvabilité. Pour vos plats d’été.

20 euros


Domaine de Beauclair, La Dame des Champs 2023, vouvray

Robe brillante aux reflets pâles. Nez gourmand et expressif, mêlant des arômes de fruits mûrs à une touche sucrée. Bouche fruitée et harmonieuse, offrant une fine sucrosité bien intégrée qui apporte de la rondeur sans alourdir l’ensemble. Finale douce et gourmande. À associer à un dessert, idéal avec une tarte tiède pomme-poire.

9,50 euros


Domaine des Hauts-Baigneux, Blanc Chenin 2024, touraine azay-le-rideau

Robe brillante aux reflets pâles. Nez marqué par des notes d’agrumes et une touche florale délicate. Bouche légère, avec une matière fluide et une belle fraîcheur, dans un style simple et rafraîchissant. Finale nette et vive, sur des notes citronnées et florales, avec une persistance modérée. Idéal pour des plats estivaux simples.

21,20 euros


Domaine des Tilleuls, Vallet 2022, muscadet sèvre-et-maine

Robe brillante aux reflets clairs. Nez frais et fruité, marqué par des notes de fleurs blanches apportant délicatesse et finesse. Bouche vive à la matière équilibrée, avec une finale nette et persistante, sur des notes fruitées et florales, avec une sensation de fraîcheur. Pour des plats végétariens délicats.

15 euros


Domaine Éric Louis, pouilly-fumé 2025

Robe brillante aux reflets pâles. Nez simple et frais, dominé par des notes d’agrumes et de fruits blancs et jaunes, dans une expression directe et agréable. Bouche vive, portée par une belle fraîcheur et une matière légère. Finale nette et fraîche, sur des notes citronnées et fruitées, avec une persistance modérée. Idéal à l’apéritif, avec des fruits de mer, des salades fraîches, des poissons grillés ou des plats légers.

20 euros


Domaine Fournier Père et Fils, Terres Blanches 2022, sancerre

Robe brillante aux reflets pâles. Nez expressif et original, marqué par une légère note pétrolée, complétée par des arômes fruités. Bouche agréable, gourmande et équilibrée, avec une belle matière et une texture harmonieuse. Finale persistante, sur des notes fruitées et légèrement musquées. En accompagnement de plats à base de fromage de chèvre ou une cuisine estivale et aromatique.

32 euros


Domaine Henri Bourgeois, Le Cotelin 2022, sancerre

Robe or aux reflets verts. Nez expressif, mêlant des arômes de fruits blancs et jaunes à une touche florale. Bouche ample, avec une matière généreuse, soutenue par une minéralité bien présente. Finale persistante, sur des notes fruitées et minérales, avec une puissance maîtrisée. Idéal avec des poissons en sauce, des crustacés, des volailles ou des plats à base de légumes rôtis.

47,40 euros


Domaine Hubert Brochard, Terres de Silex 2024, sancerre

Robe brillante, aux reflets pâles. Nez fin et expressif, marqué par des arômes d’agrumes et de fruits blancs, accompagnés de notes florales et d’une belle minéralité. En bouche, l’attaque est vive et précise, portée par une belle pureté aromatique. Finale longue, saline et persistante, soulignant le caractère du terroir. À apprécier avec des huîtres, des fruits de mer ou des poissons grillés.

29 euros


Domaine J. de Villebois, Vignes de Tréleau 2023, pouilly-fumé

Robe brillante et lumineuse, aux reflets pâles. Nez expressif et typé, mêlant des arômes d’agrumes et de fruits blancs à des notes fumées. En bouche, l’attaque est vive et précise, avec une belle minéralité. Finale nette, saline et persistante sur les agrumes. À apprécier avec des huîtres, des fruits de mer ou des poissons grillés.

41 euros


Domaine Jean-Max Roger, La Côte du Bué 2022, sancerre

Robe brillante. Nez discret, dévoilant de délicates notes de fruits à noyau. En bouche, l’attaque est légère et souple, avec une expression fine de fruits blancs qui privilégie la subtilité et la fraîcheur. Finale nette et légère, sur les fruits à noyau. À apprécier avec des salades, des poissons blancs ou des plats légers.

30 euros


Domaine Joseph Mellot, Domaine des Émois 2025, sancerre

Robe brillante aux reflets pâles. Nez délicat mêlant des arômes d’agrumes, de fruits blancs et jaunes, avec une touche florale. Bouche équilibrée, avec une belle fraîcheur. La trame saline apporte du relief. Finale sur des notes fruitées, florales et légèrement salines. Idéal à l’apéritif, avec des fruits de mer, des coquillages, des poissons grillés ou des plats légers.

26 euros


Domaine Ménard-Gaborit, Contre-Courant 2024, muscadet sèvre-et-maine

Robe brillante et lumineuse. Nez expressif et original, évoquant des notes de pomme et de poire, gourmand. En bouche, l’attaque est fraîche et agréable, portée par une belle vivacité, avec une expression fruitée marquée. À apprécier avec des salades, des fromages frais ou des plats légers.

15 euros


Domaine Poiron-Dabin, Vieilles Vignes 2025, muscadet sèvre-et-maine

Robe brillante aux reflets pâles. Nez agréable et expressif, offrant une aromatique fraîche et séduisante. Bouche vive, portée par une belle fraîcheur et une bonne tension. Finale nette et fraîche, sur des notes fruitées et légèrement salines, avec une bonne persistance. Idéal avec des fromages, des fruits de mer, des poissons grillés ou des plats simples et conviviaux.

6,50 euros


Domaine Serge Dagueneau et Filles, Tradition 2025, pouilly-fumé

Robe brillante aux reflets pâles. Nez dominé par des notes d’agrumes. Bouche vive, portée par une belle acidité et une fraîcheur marquée. Finale nette et fraîche, sur des notes citronnées et légèrement amères, avec une bonne vivacité. Idéal à l’apéritif, avec des fruits de mer, des poissons grillés, des salades fraîches ou des plats légers et estivaux.

18 euros


Lionel Gosseaume, Les Sauterelles 2025, touraine

Robe brillante. Nez expressif mêlant des notes d’agrumes à des arômes de fruits blancs et jaunes, accompagnés d’une touche florale et minérale. En bouche, la matière est fine et saline, avec une finale marquée par une légère amertume qui apporte du relief. À apprécier avec des fruits de mer, des poissons grillés ou des plats légers.

9,50 euros


Vignobles Günther-Chéreau, Château-Thébaud 2020, muscadet sèvre-et-maine

Robe brillante aux reflets pâles. Nez frais et fruité, dévoilant des arômes de fruits blancs et jaunes dans une expression gourmande. Bouche équilibrée portée par une belle fraîcheur, avec une vraie personnalité malgré sa facilité d’accès. Finale persistante sur des notes fruitées, avec une sensation de plaisir immédiat. Idéal à l’apéritif, avec des fruits de mer, des poissons grillés, des salades fraîches ou des plats simples et conviviaux.

16,50 euros


La Loire selon Louis-Benjamin Dagueneau

Photo Leif Carlsson.

Avec un prénom tout droit tiré d’un roman du XIXe siècle, des vins dont la réputation le précède et une méfiance assumée à l’endroit des journalistes, Louis-Benjamin Dagueneau fait partie de ces rencontres qui exigent une attention au moindre détail, et suscitent une certaine appréhension. De prime abord, on pourrait le croire distant. Quelque chose dans sa manière de vous accueillir, entre le détachement et l’agitation, avec une économie de mots qui tient davantage de la pudeur que de la véritable austérité. Arrivé en 2008 à la tête du domaine créé par son père en 1982, il a su consolider ce lourd héritage tout en imposant sa propre philosophie, basée sur un savant mélange de rigueur et d’expérimentations, avec toujours une pointe de désinvolture. Son père – qu’il désigne pudiquement par son prénom, Didier – avait déjà posé les bases d’une approche qui n’entrait pas dans les canons des années 1980 et Louis-Benjamin se plaît à rappeler que le domaine n’a pas toujours eu le succès qu’on lui connaît aujourd’hui. « Nous avions interdiction de présenter nos sauvignons aux commissaires agricoles en raison de nos élevages sous bois, qui étaient jugés atypiques », se souvient-il. « Nous faisions de petits salons, de petits trucs pour nous faire un peu connaître. » Tout comme les vins d’Anselme Selosse à ses débuts, il était alors possible de trouver certaines cuvées vendues pour quelques francs et en direct sur les marchés, ce qui aura fini de nous conforter dans l’idée de n’être pas nés à la bonne époque.

À sa mesure
À 43 ans, Louis-Benjamin Dagueneau règne à ce jour sur onze hectares répartis entre Saint-Andelain, la côte des Monts Damnés en sancerre et un vignoble dans le Jurançon, Les Jardins de Babylone, où petits et gros mansengs d’une finesse inouïe s’alignent délicatement sur des terrasses accrochées aux contreforts des Pyrénées. De l’encépagement (réintroduction de cépages oubliés ou sous-cotés parmi lesquels le fié gris et le petit meslier) aux contours des étiquettes en passant par l’origine des fûts, la sélection des levures et la sélection massale, rien n’est laissé au hasard. Et sa pensée se déploie en flux continu à une vitesse vertigineuse : « Tout ce qui est entrepris sur le domaine est le fruit d’une longue réflexion. Il y a eu des essais, des tentatives. Mais je sais où l’on va, et comment ». En cave, les traditionnels demi-muids du Val-de-Loire côtoient de plus inhabituels « cigares » de 300 litres, dont la forme plus allongée permet d’obtenir des vins moins austères, ainsi que quelques wine globes venant satisfaire ses ambitions de transparence. Après deux ans d’élevage sous bois qui ont pour fonction de « dépouiller le vin d’un côté trop primaire pour tendre vers quelque chose de plus minéral », ses sauvignons passent ensuite un an en cuve avant d’être commercialisés, exclusivement sous allocation, dans le monde entier. Taillés pour la garde, des millésimes aussi jeunes et retors que 2021 et 2024 se révèlent déjà tous d’une complexité exquise, au-delà des cuvées de légende de la maison que sont Pur Sang et Silex. « Je ne fais pas mes vins pour les gens, je les fais d’abord pour moi et je travaille pour atteindre un certain niveau », affirme-t-il avec une douce insolence.

L’étiquette comme manifeste
Son exigence ne se limite pas au contenu, mais s’étend jusqu’à leur enveloppe. Le long des étagères sont ainsi alignées des bouteilles dont chaque étiquette a été pensée dans ses moindres détails, parfois au prix de quelques insomnies. « Aujourd’hui, cela paraît commun, mais Didier a été le premier à faire des étiquettes hors standards, où l’on ne retrouvait pas le motif de l’église ou de la petite parcelle de vigne », précise-t-il. En 2018, pour les dix ans de la disparition de son père, il crée la cuvée Memento Mori dont le symbole (deux M inversés se reflétant comme à la surface de l’eau) s’avérera correspondre par hasard à l’emblème de la divinité scandinave dont dérive son nom de famille. « Je voulais quelque chose de graphique, un symbole, qui évoque un sablier et le temps qui passe. Ce n’est qu’après que j’ai découvert cette coïncidence extraordinaire. » En 2021, face à un gel dévastateur qui ravage différentes zones de son vignoble, il réunit l’intégralité de sa récolte dans une cuvée unique baptisée XXI, en chiffres romains découpés à même l’étiquette, un pochoir blanc laissant apparaître le verre par transparence, fruit d’une obstination qui faillit rendre fou son imprimeur. « On m’a dit que ce n’était pas réalisable, qu’il fallait changer de concept. Le lendemain matin, j’ai compris qu’il fallait prendre le problème à l’envers. » Le résultat, lui, est saisissant de beauté. S’il parvient à catalyser une partie de son énergie au travers d’une âme d’esthète, c’est aussi grâce à l’équitation qu’il semble trouver un certain équilibre. Avec, là encore, une incapacité formelle à se satisfaire d’une pratique amateure. Après avoir voulu aller trop vite en se lançant dans les compétitions sans entraînement préalable, il achète des purs-sangs et se forme aux côtés d’un instructeur, jusqu’à faire l’acquisition d’une propriété en lisière de forêt où il peut désormais s’entraîner en parallèle de son activité au domaine.

L’art des croisements
Mais l’on aurait tort de croire que Louis-Benjamin Dagueneau se borne à faire cavalier seul. « Je suis très loyal en amitié. J’aime imaginer des collaborations avec des vignerons qui partagent une philosophie commune. » Il s’est ainsi lancé dans la réintroduction du petit meslier, un cépage oublié qui peuplait la région avant le phylloxéra. « Face au réchauffement climatique et au fait que les vins montent en degrés, il y a deux options possibles : soit du bricolage en cave, soit un travail sur le matériel végétal. Nous avons choisi la seconde. » Les premiers pieds plantés en 2002 ont donné naissance à un pétillant élaboré avec François Chidaine, laissé dix ans sur lattes, dont la pureté n’est pas sans évoquer celle des plus grands champagnes. S’ensuivra une collaboration avec Pascal Agrapart sur le millésime 2022 et un plus audacieux « croisement » avec Thibaud Boudignon, vigneron-star de Savennières. « Nous avons échangé des raisins issus de nos deux parcelles emblématiques, Clos de la Hutte pour lui, Silex pour moi, et avons chacun vinifié à notre façon. Cela donnera naissance à un coffret rassemblant les deux cuvées qui porteront le nom de Croisé, disponible au printemps », annonce-t-il avec fierté. « C’est intéressant de voir la lecture d’un terroir par un autre vigneron qui a une sensibilité proche, mais personnelle ». Au fil de la dégustation, l’atmosphère se fait plus joueuse et l’on découvre que derrière une rigueur quasi-militaire se cache en réalité un vigneron qui ne s’interdit aucune fantaisie. Ici, un riesling issu de quelques rangs de vignes de chez Marc Kreydenweiss replantés par son père en 1989 et là, décorant une cuvée de fié gris, cette étonnante étiquette au format rond d’un rose poudré, réalisée en clin d’œil à ce sauvignon rose. Dégustés sur fût ou en bouteille, le constat est sans appel, il y a dans les vins de Louis-Benjamin Dagueneau ce point d’équilibre où l’on se tient un seul instant, un éclat qui vous laisse doucement nostalgique et cette sensation de saisir la quintessence d’une appellation dont il a préféré s’extraire. En reprenant le chemin de la gare, c’est avec l’émotion des premières fois que l’on réalise avoir enfin compris un cépage dans sa plus pure expression, et qu’il aura fallu en passer par un vin de France épris de liberté pour se réconcilier durablement avec les pouilly-fumés.

Chapoutier dans ses œuvres

Photo Leif Carlsson.

On doit à Michel Chapoutier, figure incontournable de la vallée du Rhône, la belle ascension de la maison du même nom, établie à Tain-L’Hermitage, près de Valence, en 1808. Plus importante propriétaire de la colline de l’Hermitage, la maison Chapoutier est également active dans toute la vallée du Rhône, des différents crus de la partie septentrionale (Condrieu, Cornas, Côte Rôtie, Crozes-Hermitage, Saint-
Joseph, Saint-Péray) à Châteauneuf-du-Pape. Aujourd’hui, Michel Chapoutier est épaulé par ses enfants, Mathilde et Maxime, avec la complicité en cave du talentueux Clément Bärtschy. La gamme, très vaste, se décline en deux grandes familles : d’une part, les cuvées issues du négoce qui permettent d’explorer la diversité de la vallée du Rhône et, d’autre part, celles provenant des vignobles de la maison. Au sommet de cette architecture viticole se hissent les sélections parcellaires, toujours monocépages et originaires de vignes cultivées en biodynamie. Nous présentons ici essentiellement des cuvées plus abordables en termes de prix, en majorité fruits du négoce, mais aussi des vins élaborés dans les parcelles du domaine. Les notes de dégustation sont tirées du Guide Bettane+Desseauve 2026, accompagnées des verbatims de Maxime Chapoutier, responsable technique de la maison, qu’il dirige aux côtés de sa sœur Mathilde et de leur père Michel.

La dégustation

Les rouges
La Bernardine 2022, châteauneuf-du-pape
« La synthèse des terroirs de l’appellation, avec une approche propre à la maison, monocépage ou presque. » Un fruité rouge et noir légèrement confit (confiture de fraise), une pointe d’épices douces et l’ampleur attendue de cette grande appellation du sud de la vallée.
92/100

Pie VI 2022, châteauneuf-du-pape
« C’est la mise en avant des parcelles de grenache du domaine, avec une pointe de syrah, sur les quartiers sud de l’appellation. » Un grand volume en bouche pour une texture onctueuse et veloutée, une belle fraîcheur qui conclut sur des nuances d’épices douces, gourmandes et fondantes. Stylé.
94/100

Les Arènes 2022, cornas
« Des coteaux historiques de l’appellation, avec une synthèse de ces différents terroirs. » Ferme et musclé dans son tannin, sérieux mais pas austère, il doit patienter encore un peu, mais offre déjà de gourmands parfums de fruits noirs mûrs.
90/100

Temenos 2022, cornas
« Le trait d’union entre les deux histoires de Cornas, l’une passée et présente sur les coteaux, et le futur sur les plateaux. » Assemblage de deux secteurs, Les Reynards (cœur du coteau) et Saint-Pierre (plateau). Fidèle à l’esprit de Cornas, mais comparé à la cuvée Les Arènes, le tannin est plus élégant, plus suave, plus harmonieux. Un vin supérieur en ampleur et en longueur.
92/100

Les Bécasses 2022, côte-rôtie
« Une syrah plus aérienne que ce que l’on peut faire en appellation crozes-hermitage ou saint-joseph. » Une belle fraîcheur équilibrante permet d’apprécier cette cuvée aux tannins encore un peu fermes, à la bouche dense et aux parfums gourmands de fruits noirs.
91/100

Quatuor 2022, côte-rôtie
« Une approche stylistique personnelle à la maison, à partir de quatre terroirs d’exception. » Assemblage de quatre secteurs. Derrière le tannin musclé se déploient un velouté et une chair gourmande. Finale tout en finesse.
92/100

Petite Ruche 2023, crozes-hermitage
« Une synthèse de l’appellation. » Gourmand, rond en bouche, un fruité mûr, mais sans l’excès du confit. Parfaite idée d’une belle syrah dans la générosité de l’appellation crozes.
88/100

Les Meysonniers 2023, crozes-hermitage
« On se concentre sur la partie sud de l’appellation, les terrasses iséroises. » Un fruité pur et confit, plus encore que dans la cuvée précédente, mais en bouche une fraîcheur et un équilibre supérieur, avec une finale suave et brillante.
90/100

Sicamor 2022, crozes-hermitage
« Un crozes-hermitage qui laisse entrevoir le côté Hermitage de son nom. Ce sont les grands terroirs de Crozes. » Assemblage de parcelles de propriétés qui entourent l’Hermitage. Le fruité est mûr dans ce millésime, mais avec une pointe de raideur dans le tannin.
89/100

Monier de La Sizeranne 2022, hermitage
« C’est la carte d’identité de la maison Chapoutier, notre vision personnelle de l’Hermitage. On renoue avec la tradition d’y faire de grands vins d’assemblage. » Dans ce vin au degré d’alcool maîtrisé, l’équilibre est la clef du plaisir en bouche. Il ne fatigue pas, même si ici encore on devine une pointe de fermeté tannique qui ne se fondra jamais complètement.
91/100

Deschants 2023, saint-joseph
« C’est un jeu d’assemblage des terroirs et ce que doit être un saint-joseph d’après notre sensibilité vigneronne, avec une certaine fermeté des tannins. » Expression florale prononcée, délicate, élégante, qui donne du relief aux senteurs de fruits mûrs. Une pointe de salinité dans l’expression du tannin en bouche.
88/100

Les Granilites 2022, saint-joseph
« Une approche croquante du saint-joseph, principalement issue des terroirs granitiques un peu plus frais de l’appellation. » Une texture suave avec un tannin mûr, ce qui n’était pas si évident dans le millésime. Belle rondeur et crémosité en bouche.
91/100

Les blancs
La Bernardine 2023, châteauneuf-du-pape
« C’est l’ambition récente de la maison que de se réapproprier une histoire châteauneuvoise, avec la conviction ferme qu’il reste de belles choses à y écrire en blanc, avec un cépage maître qui sera la clairette. » De l’épaisseur en bouche et des parfums élégants de fruits frais et de fleurs, ce châteauneuf dynamique, porté par la clairette, offre vivacité et élan, avec des amers prononcés et une pointe de sel en finale.
91/100

Combe Pilate – Chasselas 2023, IGP collines-rhodaniennes
« Le chasselas, c’est d’abord l’histoire de la passion de Michel pour ce cépage. La marsanne est portée par une amertume, une texture. Le chasselas est peut-être un peu neutre, mais avec une expression umami en bouche intéressante, que l’on voulait exprimer sur un terroir rhodanien. » Des parfums de raisin bien mûr et de fruits exotiques (mangue), une bouche plus saline, vive, un vin gourmand et intéressant pour une vigne plantée en 2019.
88/100

Invitare 2023, condrieu
« Une interprétation de Condrieu sur la fraîcheur, sur la finesse. » Un fruité fin et pur, abricot frais et pêche blanche, gourmand, une sensation que l’on retrouve en bouche, avec un équilibre brillant et digeste.
91/100

Petite Ruche 2023, crozes-hermitage
« Une expression traditionnelle de l’appellation, de ce que peut donner la marsanne ici. » Le fruité reste frais et les amers salivants. Une cuvée dont la longueur gagne beaucoup à l’aération.
87/100

Les Meysonniers 2023, crozes-hermitage
« Une expression de maturité plus aboutie, toujours en crozes-hermitage, toujours en marsanne, avec un triptyque des terroirs Pont-de-l’Isère, Mercurol, Larnage. » Un fruité plus confit que dans la cuvée Petite Ruche et une touche miellée pour ce vin qu’il convient d’apprécier jeune.
86/100

Sicamor 2023, crozes-hermitage
« Une expression des grands terroirs de blancs qui embrassent et entourent l’Hermitage, et peut-être même y puisent leur inspiration, en termes de complexité. » Premier millésime et première réussite pour cette cuvée, où les granites du nord de l’appellation brillent en blanc. Les parfums de fruits se trouvent vivifiés par la touche saline de la bouche.
90/100

Chante-Alouette 2023, hermitage
« Chantal, comme on la surnomme, c’est l’étiquette iconique de la maison, le mariage heureux, harmonieux et complémentaire des grands terroirs de blanc de l’appellation. » Élégant et frais, une belle synthèse entre puissance et énergie pour cette cuvée d’assemblage convaincante et très digeste, tirée par de fins amers en finale.
93/100

Deschants 2023, saint-joseph
« Une cuvée historique, car c’est là que l’histoire de la maison Chapoutier en saint-joseph commence. Aujourd’hui, c’est une synthèse en blanc des terroirs de l’appellation. Vaste programme. » Bel équilibre en bouche entre fruité gourmand et nuances plus salines qui reflètent bien les granites du coteau. Un style en dentelles plus qu’en puissance.
89/100

Les Granilites 2023, saint-joseph
« On est sur les terroirs sudistes de l’appellation, sur les piémonts du coteau de Saint-Joseph : des secteurs iconiques de Mauves et de Tournon. Le bon compromis entre la concentration et la fraîcheur. » Plus de profondeur et de puissance que dans la cuvée Deschants, une ampleur harmonieuse et une finale sur fond de fruits blancs et jaunes frais, sans lourdeur ni excès de maturité.
91/100

Les Tanneurs 2023, saint-péray
« Le mariage des terroirs de l’appellation, granites et argilo-calcaires. » Équilibre harmonieux entre le fruité du cépage et le sel du sol, bouche agréable, équilibrée et bien en place.
88/100

Haut Chamblard 2023, saint-péray
« C’est une expérience assez personnelle, car c’est la première parcelle que j’ai contribué à planter à mon retour. Une parcelle d’avenir pour Saint-Péray, en altitude. » Un beau fruité gourmand (pêche blanche), savoureux, une chair fondante en bouche et beaucoup de charme pour cette cuvée lumineuse et pimpante.
89/100

Lieu-dit Hongrie 2023, saint-péray
« Un terroir historique de la maison à Saint-Péray. Une marsanne plus arienne, tout en finesse, sur les argilo-calcaires de l’appellation. » Le plus salin et le plus concentré de tous les saint-péray du domaine, une bouche énergique, élancée et à l’équilibre tonique.
92/100

En primeur 2025 : Bordeaux change de langage


Consultez toutes nos notes, dégustations et analyses du millésime Bordeaux En Primeur 2025
dans notre dossier spécial primeurs.


L’histoire retiendra peut-être 2025 comme l’un des premiers grands millésimes pleinement contemporains de Bordeaux. Dans une année chaude et sèche, le vignoble bordelais est parvenu à préserver dans ses vins rouges et blancs de la fraîcheur, de la précision et de la lisibilité, loin des profils démonstratifs autrefois produits dans ce type de climat. Des pratiques culturales plus fines, des vendanges mieux maîtrisées et des extractions plus douces permettent aujourd’hui aux terroirs de s’exprimer avec davantage de netteté.

Le triomphe du « Bordeaux contemporain »
Un mot revient constamment dans nos dégustations : tactile. Les grands 2025 impressionnent moins par leur puissance que par leur texture et leur équilibre. Les tannins apparaissent satinés à Pomerol, crayeux à Saint-Émilion, suaves à Margaux, minéraux à Pauillac ou encore salins à Pessac-Léognan. Ce vocabulaire nouveau illustre parfaitement l’évolution stylistique des vins de Bordeaux, dont les vins profitent d’une viticulture plus précise, d’élevages plus intégrés, au profit d’expressions de terroirs toujours plus lisibles. Les blancs secs comptent également parmi les grandes réussites du millésime, avec des profils frais, salins et de plus en plus identitaires.

Des crus intermédiaires en pleine ascension
Le paradoxe de 2025 est peut-être là. Alors que Bordeaux produit certains des vins les plus raffinés de son histoire récente, de nombreux crus intermédiaires restent largement absents du véritable marché des primeurs. Certains atteignent pourtant des niveaux de précision et d’émotion qui auraient largement justifié, il y a vingt ans, une tout autre reconnaissance commerciale. Plusieurs livrent aujourd’hui des vins dont l’équilibre, la profondeur et le potentiel de garde rivalisent parfois avec des signatures beaucoup plus établies. Et pourtant, une large partie de ces vins demeure absente de la mécanique réelle du marché des primeurs Pourtant, le marché continue de concentrer l’essentiel de son attention sur une poignée d’étiquettes mondialement installées, laissant de côté des propriétés qui incarnent pourtant le cœur vivant de la progression qualitative bordelaise. Certes, la Place de Bordeaux n’a pas vocation à vendre artificiellement des vins que le marché refuse. Mais elle pourrait sans doute, de manière raisonnable et financièrement mesurée, parier davantage sur ces crus intermédiaires qui portent aujourd’hui une part essentielle du renouveau stylistique du vignoble.

Les primeurs face à une nécessaire mutation
Longtemps, le système des primeurs a reposé sur un contrat implicite simple : le consommateur acceptait d’acheter un vin avant sa livraison parce qu’il y trouvait un avantage économique réel. Le primeur était alors à la fois un pari de passionné et un achat rationnel. On achetait plus tôt parce qu’on achetait moins cher. Il doit désormais retrouver davantage de cohérence tarifaire dans un contexte marqué par le ralentissement du marché mondial, la baisse de consommation des vins et l’évolution des usages. Et pourtant, ce système conserve une réelle utilité lorsqu’il retrouve sa logique d’origine. Les campagnes tarifaires intelligentes observées sur certains millésimes récents ont montré qu’un repositionnement restait possible. Lorsqu’un cru revient à un niveau de prix en phase avec la réalité économique du marché, le consommateur répond présent. Évidemment, cette cohérence doit bénéficier à la fois au consommateur, aux intermédiaires et à la propriété elle-même afin celle-ci puisse continuer à investir dans ses outils fondamentaux : le vignoble, les équipes, la notoriété.

Pourquoi 2025 peut devenir un millésime charnière
Le consommateur d’aujourd’hui achète moins pour spéculer que pour boire, transmettre ou vivre une émotion culturelle. Superbe et en parfaite résonance avec les attentes des amateurs qui découvriront ces vins dans quelques années, le millésime 2025 offre au vignoble bordelais un levier précieux pour accompagner l’évolution nécessaire de certains mécanismes historiques. Il incarne surtout, avec éclat, la profonde mutation stylistique engagée par Bordeaux au service de la qualité, de la netteté et du plaisir du goût.

À propos de notre notation
Les vins de cette campagne 2025 ont été dégustés à plusieurs reprises, à l’aveugle puis à étiquette découverte, lors des présentations officielles mais aussi directement dans les propriétés, par une équipe réunissant Michel Bettane, Thierry Desseauve, Denis Hervier, Hélène Durand, Jiayin Liu, Pierre Alain Robert et moi-même. Cette pluralité de regards constitue un élément essentiel de notre méthode afin d’affiner collectivement la hiérarchie qualitative du millésime. Elle permet de confronter les sensibilités, de limiter autant que possible les biais liés aux réputations et surtout d’affiner collectivement la hiérarchie qualitative d’un millésime.
Nous faisons également le choix de n’attribuer qu’exceptionnellement 100 points en primeurs. Les vins sont encore en élevage et demeurent, par nature, inachevés. Les notes publiées aujourd’hui ne constituent donc pas des verdicts définitifs, mais des repères destinés à éclairer la compréhension du millésime. Entre un 95 et un 96, l’écart réel peut être infime, parfois lié à une émotion particulière, à une vibration de terroir, à une profondeur tactile, à une promesse de garde ou simplement à la sensibilité du dégustateur lui-même, qui n’a heureusement rien d’infaillible. Tous les vins présents dans ce compte rendu méritent une place dans votre cave ou, dans quelques années, à votre table. Tous portent une vision, un terroir, un engagement humain et une émotion potentielle. Certains impressionnent par leur grandeur, d’autres séduisent par leur sincérité, leur énergie ou leur justesse émotion-prix.
Nous ne pouvons évidemment pas tout goûter dans un vignoble aussi vaste. Pourtant, même si l’exercice des primeurs n’est peut-être plus attendu avec la même ferveur qu’autrefois, nous continuerons à défendre cette mosaïque unique de crus et de sensibilités. La grandeur de Bordeaux repose sur la vitalité de l’ensemble de son tissu viticole, des propriétés les plus prestigieuses aux plus confidentielles. C’est précisément cette richesse qui permet à la civilisation du vin de demeurer une culture vivante capable de nous rassembler.


Consultez toutes nos notes, dégustations et analyses du millésime Bordeaux En Primeur 2025
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Bordeaux en primeur 2025 : les plus grands vins du millésime


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Margaux


Château Margaux

Le bouquet floral si caractéristique du château s’exprime ici avec beaucoup de pureté et de raffinement. Le corps admirable, les tannins délicats et la parfaite maturité du raisin en font l’un des vins du millésime.

97-98


 

Pauillac


Château Lafite-Rothschild

D’une très grande finesse, magistrale par la perfection de son équilibre et l’intégration déjà remarquable du boisé. Le terroir s’exprime ici avec une rare évidence dans un style d’une immense distinction.

98


Château Latour

Admirable de maîtrise dans ce millésime chaud, il combine puissance, fraîcheur et équilibre avec une évidence impressionnante. L’expression du terroir atteint ici un niveau exceptionnel, faisant de ce vin l’un des sommets du Médoc cette année.

99


Château Mouton-Rothschild

Superbe nez de cabernet-sauvignon parfaitement mûr, oscillant entre baies noires et rouges. Le corps ample et la finale éclatante impressionnent déjà. Grand vin qu’il faudra attendre patiemment.

97-98


 

Pessac-léognan


Château Haut-Brion

Porté par un grand volume et une matière impressionnante, son caractère aromatique exprime la race du cru, même si l’élégance habituelle demande encore à se révéler pleinement.

97


 

Pomerol


Château La Conseillante

La puissance du millésime a été parfaitement contenue. Fruits noirs mûrs, fleurs et poivre de Sichuan composent un grand vin identitaire, satiné, tendu, profond, d’un raffinement exceptionnel.

98


Le Pin

Fruits bleus mûrs, chocolat noir et poivre de Kampot annoncent une sève sensuelle qui tapisse le palais. La finale menthée ajoute fraîcheur et plénitude à ce grand vin vertigineux.

97-98


Petrus

Pour préserver la fraîcheur, le cru a réduit les remontages. Bourgeon de cassis, iris et violette précèdent une bouche incroyablement veloutée, intense, structurée par des tannins fondus et énergiques. Majestueux.

99


Château Trotanoy

Fruits noirs, graphite, cèdre et cacao précèdent une bouche profonde et harmonieuse. Puissant, sensuel et racé, il évoluera de la plus belle des façons.

97


Château La Violette

Mûre sauvage et pivoine précèdent un toucher de tannin en cachemire. Dense, fondu et grandiose en finale, il tapisse le palais avec une plénitude rare.

97-98


 

Saint-Émilion


Château Angélus

Assemblé à parts égales de cabernet franc et de merlot, cet Angélus relève de la haute couture. Grain de tannin brillant, fleurs poivrées, fruit pur et finale aérienne composent un grand vin émouvant.

98


Château Ausone

Avec son assemblage inédit, cet Ausone marque un tournant. Pivoine, fraise des bois, poivre de Kampot et expression calcaire composent un grand vin délicat, crayeux, soyeux et taillé pour une longue garde.

99


Château Canon

Le grain de tannin, brillant du toucher à la finale, explose au cœur de bouche avec une rare subtilité. L’étirement semble infini : il comptera parmi les sommets du millésime.

97


Château Cheval Blanc

La contrainte hydrique a réduit les volumes mais construit la matière. Cabernet franc et cabernet-sauvignon apportent concentration et éclat, le merlot le soyeux. Mûre, fleurs séchées, pivoine et iris prolongent une bouche d’une grâce constante.

97-98


Château Figeac

Un Figeac d’une précision remarquable, entre notes de myrtille, pivoine et pierre chaude qui précèdent une bouche concentrée, ciselée et interminable. Grandiose !

98


Château Larcis-Ducasse

La concentration des raisins et le terroir donnent une expression juste des tannins et des arômes. Le cabernet franc sublime une finale poivrée, florale et très prometteuse.

97


Château Pavie

Majestueux et porté par un assemblage inédit, il offre une sensation de grandeur du début à la fin de bouche. Puissant, satiné et raffiné, il constitue l’un des sommets du millésime.

98


Château Troplong-Mondot

Cassis, cèdre et fumé ouvrent un bouquet intense. La bouche concentrée se met en place avec grâce, dans une plénitude parfaitement aboutie. Grande réussite dans ce millésime.

97


Château Trottevieille

Iris, myrtille et minéralité composent un nez profond. Le toucher de tannin, soyeux et énergique, magnifie les grands cabernets dans une finale époustouflante.

98-99


Château Valandraud

Profondeur vertigineuse au nez, attaque crémeuse et satinée, tannin profond et frais : il assume son style hédoniste tout en gagnant en raffinement.

97-98


 

Saint-Julien


Château Ducru-Beaucaillou

La sélection drastique opérée cette année donne naissance à Ducru-Beaucaillou puissant et parfaitement défini dans son style classique marqué par le cèdre. L’avenir s’annonce immense.

97-98


Château Gruaud-Larose

Superbe dans son aromatique comme dans sa texture, il impressionne par l’harmonie de sa matière. Une nouvelle priorité d’achat grâce à son niveau exceptionnel et à une politique tarifaire toujours mesurée.

97-98


Château Léoville-Barton

Exceptionnel dans ce millésime, associant un corps parfait, une densité impressionnante et des progrès remarquables dans l’intégration du bois. Une priorité absolue pour les achats en primeurs.

97-98


Château Léoville Las Cases

Très proche de la perfection par son harmonie, la noblesse de son toucher et l’intégration magistrale du boisé. Le millésime semble parfaitement taillé pour le cru.

98-99


Sauternes


Château Suduiraut

Somptueusement constitué, il déploie une longueur impressionnante et toute la profondeur aristocratique propre au cru.

97


 

Vin de France


Château Lafleur

Vibration florale profonde, vitalité aromatique, tannin ultra-racé et matière noble composent un modèle de raffinement et de fraîcheur. Finale infinie, à la hauteur de la réputation du cru.

98-99


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