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Voyage autour de ma cave par Thierry Desseauve – Jour 38

Voyage autour de ma cave, ou la chronique quotidienne d’un amateur pas désespéré par temps de confinement. Aujourd’hui, pour fêter le déconfinement, Thierry Desseauve passe chez le caviste, rend visite à des amis, déniche, ouvre et raconte une bouteille mémorable.

Jour 38 : Guilhem et Jean-Hugues Goisot, bourgogne côtes d’auxerre 2018

Un dîner secret

Il fallait fêter dignement notre sortie de prison patriotique. J’avoue ne pas avoir complètement respecté le règlement, je ne dirais pas comment. En revanche, je ne cacherai pas les héros du festin, tous un peu liés à ma déjà longue carrière. Le champagne non photographié (étiquette illisible) venait de chez mes amis Égly à Ambonnay, un des premiers assemblages de blanc de noirs de Francis, doré, mielleux à souhait, de ce miel frais typique des grands pinots de son village, une splendeur. Je suis heureux d’avoir un peu contribué à sa création. Le vin suivant était ma dernière bouteille et mon dernier souvenir reconnaissant des incomparables 1983 de Vincent Leflaive. Dans cette année qui avait tourné à la pourriture, il avait eu le flair de vendanger tôt et de vinifier des vins de grande intensité à la naissance, qu’il aurait d’ailleurs complètement négligé de faire vieillir, tant il buvait ses vins jeunes. Mais à plus de trente-cinq ans, ces Pucelles restent juvéniles, onctueuses à souhait, avec de très délicates et subtiles nuances tertiaires et cette harmonie incomparable liée au terroir. Bref, un grand chardonnay bourguignon d’avant le covid, euh pardon, d’avant le premox (oxydation prématurée, NDLR). J’aimerais rendre obligatoire un confinement de cinq ans avant commercialisation de ce type de grand vin et d’interdire leur réanimation à l’acide tartrique ou à la gomme arabique. Je rêve. Les rouges qui ont suivi étaient du même niveau. Le plus grand, et aussi le plus vieux par la force de son âge, un des chefs d’œuvre de l’esthétique médocaine mise au point par Émile Peynaud, château-giscours 1982. Ce millésime m’a fait naître et connaître comme critique de vin, parallèlement à mon ami Robert Parker. J’avais eu la chance de passer l’été 1982 en Médoc et de voir début septembre les raisins, récolte magnifique, abondante, idéalement mûre et saine, ce que je n’ai jamais cessé de faire depuis. L’harmonie, l’équilibre, le fondu des tannins, la classe du terroir, le naturel de la vinification et, surtout, les capacités de vieillissement ont rempli tous les espoirs placés en eux depuis leur mise sur le marché comme tous les vins vinifiés par le Maître. Tant pis pour l’idiotie de leurs détracteurs, qui ont d’ailleurs souvent moins vécu que ce giscours. Deux bourgognes enfin, jeunes, du même millésime souvent décrié, 2007 (les très vieux et rares sommeillent dans la craie de ma cave des bords de Seine), splendides représentants du style moderne de vinification du pinot noir, bien mûrs, non acidifiés, très colorés et intenses dans leur milieu et fin de bouche, un échezeaux du domaine des Perdrix et un gevrey-chambertin Clos Saint-Jacques de Sylvie Esmonin. Bertrand Devillard fut un des rares négociants bourguignons à défendre ma liberté de ton à mes débuts et protéger une célèbre revue française de la fronde de ses collègues, aussi médiocres que vindicatifs. Je suis ravi que ses enfants continuent dans le même esprit que lui à gérer leurs propriétés de Mercurey et ce beau domaine de la côte de Nuits. Quant à Sylvie Esmonin, j’ai pu suivre son évolution professionnelle et personnelle, depuis sa brillante intégration à L’Ensa de Montpellier et sa sortie sur- diplômée par rapport à la moyenne des petits maîtres actuels à la mode à Hong Kong, jusqu’aux vins si généreux et complexes, qu’elle produit depuis une vingtaine d’années, après avoir eu le courage de changer radicalement ses vinifications et ses élevages. Oui, dans les millésimes intermédiaires, les grands terroirs bourguignons bien cultivés produisent souvent des vins plus artistes que dans les « grandes années » si aimées du négoce spéculatif. Mon seul regret, mes convives n’aimant pas le sucre, je fus privé de grand liquoreux. Mais je prendrai ma revanche un de ces jours.

Champagne Egly-Ouriet, blanc de noirs grand cru
Domaine Leflaive, puligny-montrachet, les pucelles 1983
Château Giscours, margaux 1982 
Domaine des Perdrix, échezeaux 2007 
Domaine Sylvie et Michel Esmonin, gevrey-chambertin, clos-saint-jacques 2007

Voyage autour de ma cave par Thierry Desseauve – Jour 37

Voyage autour de ma cave, ou la chronique quotidienne d’un amateur pas désespéré par temps de confinement. Aujourd’hui, pour fêter la fin du confinement, Thierry Desseauve descend dans sa cave, déniche, ouvre et raconte une bouteille mémorable. Jour 37 : Champagne Jacquesson, cuvée n°736, dégorgement tardif, extra-brut

Voyage autour de ma cave par Michel Bettane #28

Notre ami et collaborateur, remarquable photographe, œnophile averti et excellent vigneron en Minervois, Fabrice Leseigneur, s’est régalé il y a peu d’un splendide vieux morgon 1990 de Marcel Lapierre. Il est vrai que les morgons vieillissent admirablement comme cet exceptionnel et rarissime 1911 qui a étonné plus d’un de mes amis et voisins viticulteurs, chez moi, il y a quelques années. Cela m’a donné envie d’ouvrir une bouteille bien moins rare, mais la plus vieille que j’avais en cave à Rochegrès, un côte-de-py 2001. La côte de Py est le climat mythique de l’appellation, mais tellement largement délimité qu’on n’y comprend plus rien. Une grande partie est composée d’un sol plus schisteux et métamorphique que le granit, de couleur gris bleu prononcée, qui lui donne une typicité qui fait qu’on dit qu’un morgon bien né « morgonne ». Mais les expositions varient beaucoup. Et, sur une sous-division de plus en plus réputée et revendiquée, Javernière, ce schiste se graisse d’argile, qui donne à la vigne un tout autre comportement en année sèche où elle souffre moins. Le vin, en toute logique, s’allonge, et prend de la chair tout en enveloppant son tanin.
Ce 2001 vient de la partie d’origine, celle qui possède les roches les plus « pourries », comme on dit sur place, tout autour de la croix dédiée au général Sauzey dont la famille, qui fut actionnaire du Cognac Delamain, est toujours propriétaire de la vigne et Jean-Marc Burgaud, son remarquable métayer. À dix-huit ans, on se régale de la finesse du nez qui joue sur un développement très précis de notes de violette sur fond minéral. Rien de ce qu’on appelle « morgonner » et plus proche, sans doute, de ce qu’on attend d’un pinot noir de côte d’Or. Sa fin de bouche d’une rare fraîcheur repose sur des nuances acidulées qui durcissaient le vin à sa naissance et font son charme aujourd’hui. Nous sommes aux antipodes du vin facile à la mode aujourd’hui. Il lui faut de la nourriture pour s’épanouir, en l’occurrence ma désormais célèbre côte de porc braisée, avec son ragoût de pâtes au sarrazin et aux cèpes. La farce de cèpes apporte du moelleux et finit de rappeler le moindre souvenir du boisé de l’élevage, assez asséchant à l’origine. Grande leçon donc, se méfier des premières impressions qui font dire et croire beaucoup de bêtises et garder ou retrouver confiance en la côte de Py pour l’extraordinaire longévité de son vieillissement en bouteille.
Domaine Jean-Marc Burgaud, morgon côte-de-py, cuvée fût de chêne 2001

Voyage autour de ma cave par Thierry Desseauve – Jour 36

Voyage autour de ma cave, ou la chronique quotidienne d’un amateur pas désespéré par temps de confinement. Aujourd’hui, Thierry Desseauve reçoit la famille Brunel propriétaire de Château de la Gardine à Châteauneuf-du-Pape qui déniche, ouvre et raconte une bouteille mémorable de sa cave.
Jour 36 : Château de la Gardine, cuvée des générations, châteauneuf-du-pape 2018

Voyage autour de ma cave par Michel Bettane #27

Faute de pouvoir faire déguster en primeur leur 2019, les Bordelais sont bien malheureux, surtout d’ailleurs ceux qui, très minoritaires, produisent des vins chers, ceux qui peuvent intéresser le marché en étant commercialisés avant leur mise en bouteille. Avec de moins en moins de succès d’ailleurs, les acheteurs précoces ne voyant pas flamber les prix des mêmes vins mis sur le marché trois ans plus tard. Acheter en primeur est un acte de soutien beaucoup plus utile pour un nombre de plus en plus important de crus de qualité qui s’offrent à des prix accessibles, sans équivalent dans le monde à ma connaissance, pour leur niveau. Certains crus non classés du Médoc travaillent avec la même discipline que les crus classés. C’est le cas de Château Malescasse.

Situé sur les excellents sols de graves qui prolongent à Lamarque le plateau du Grand Poujeaux, il appartient aux domaines Austruy qui ont pris comme conseiller Stéphane Derenoncourt et, depuis quelques années, sa qualité a beaucoup progressé. Dans le remarquable millésime 2016, on pouvait l’acheter pour une vingtaine d’euros, ce que j’ai fait, d’ailleurs, et dont je me félicite. Bien entendu, dans son état actuel, le vin se présente avec l’intensité de sa jeunesse. Il lui faut au moins une demi- heure pour commencer à s’ouvrir sur les notes désormais classiques des hautes maturités de raisin actuelles. Le poivron, même rouge, a disparu. Place aux fruits noirs, à la prune, avec un corps onctueux en phase avec ce nez. Le premier sentiment est de le trouver un peu lourd quand même, d’autant que le boisé moins fin que le vin tend à couvrir le fruit. Le Bordelais aime peut-être ce caractère, mais il empêchera beaucoup d’amateurs de l’apprécier. En se montrant patient et en accordant une heure de plus au vin, les choses changent. Le fruit mûr reprend le dessus et, surtout, le corps du vin, ce qu’on appelait à mes débuts la « sève », et j’aimais le mot, se développe. Intensité sans vulgarité, sensations tactiles nobles et, surtout, un début de sensation plus mentholée, plus fraîche, plus racée que communique ce type de terroir que j’apprécie tant. L’acidité est suffisante pour équilibrer l’alcool et le tanin et tout semble en place pour un long vieillissement, malgré un bouchon liège d’un aspect et d’une densité disons… perfectibles. Mon conseil : vendez le vin un euro de plus et bouchez mieux.

Château Malescasse, haut-médoc 2016 

Voyage autour de ma cave par Michel Bettane #26

Le village de Calce en Roussillon est une sorte de fief indépendant, qui n’aime guère se mêler au reste de la vie régionale et fier de l’originalité de son terroir calcaire, pour l’essentiel, de ses vignerons d’élite et de la reconnaissance d’une petite communauté d’amateurs et de cavistes aussi dévoués à sa cause que les supporters de l’OM à leur équipe de foot. Les vins blancs, par la nature de leur terroir, ont davantage vocation à l’universalité, mais sur place on aime et on boit surtout les rouges. La famille Gauby y a joué depuis trente ans un rôle de pionnier. D’abord, en créant un vin rouge d’exception par sa qualité et son prix, la célèbre cuvée Muntada, puis en modifiant considérablement son style. Le climat chaud, en effet, favorise une teneur en sucre naturel élevé dans la vendange et la tentation de rivaliser avec les grands vins du Rhône ou les grands crus italiens à la mode a fait abuser du bois neuf avec, à la clé, des vins excessifs. Le vinificateur étant le premier consommateur de son vin et devenant incapable de le boire a donc cherché à lui rendre une plus grande buvabilité, en densifiant la plantation et en recherchant une maturité moins riche du raisin. En 2002, cette recherche commençait à donner ses fruits.

La cuvée Vieilles vignes doit cet équilibre spécifique à son encépagement complexe et à une partie de son terroir plus schisteux que calcaire. Mourvèdre et syrah diminuent le degré d’alcool donné par les grenaches et de très vieux carignans plus que centenaires apportent une acidité bienvenue, qui peut choquer en vin jeune. À presque vingt ans d’âge, ce 2002 montre une évolution certaine de la couleur vers le brun, un nez encore puissant et vigoureux, un début de rancio amer type gentiane, mais aussi de plantes aromatiques de la région et une bouche sans sucrosité, encore nerveuse, peu complexe. Le vin se métamorphose dès que je l’associe au ragoût de pâtes bleues et à ma côte de porc braisée. L’amer se change en réglisse, le vin prend de la profondeur, s’allonge. Il ne gagnera pas en finesse ou en subtilité, mais sa texture plutôt souple, son délié sont très agréables et surprendront en bien ceux qui boivent ce type de vin avant sa cinquième année. Je continue à penser que les vins blancs de ce secteur ont plus de personnalité.

Domaine Gauby, vieilles vignes, côtes-du-roussillon-villages rouge, 2002  

Voyage autour de ma cave par Thierry Desseauve – Jour 35

Voyage autour de ma cave, ou la chronique quotidienne d’un amateur pas désespéré par temps de confinement. Thierry Desseauve déniche, ouvre et raconte une bouteille mémorable de sa cave.
Jour 35 : Château de Sannes, cuvée 1603, rosé 2019

10 abonnements à gagner pour fêter nos 10 000 followers

Pour fêter le passage de la barre symbolique des 10 000 abonné(e)s à notre compte Instagram BettaneDesseauve et vous remercier de votre soutien et votre fidélité, nous vous proposons de gagner dix abonnements au magazine En Magnum (1 an, 4 numéros) + 1 pass pour Le Grand Tasting Paris + le nouveau Guide Bettane+Desseauve. *

Depuis le début de cette période si particulière, Thierry Desseauve vous fait partager les pépites de sa cave dans des vidéos « confinées » quasi quotidiennes. Pour jouer, il faudra nous dire quelle est votre cuvée préférée parmi toutes celles que Thierry Desseauve a souhaité mettre en avant.

Toutes les vidéos sont en ligne sur notre site (rubrique Films, Voyage autour de ma cave, sur notre chaîne YouTube Bettane Desseauve, et évidemment sur nos comptes Instagram et Facebook @bettanedesseauve).

Pour participer, c’est très simple :

Rendez-vous sur notre compte Instagram, likez le post « 10 000 abonnés » et en commentaire, dites-nous quelle vidéo « Voyage autour de ma cave » vous avez préférée + taguez un ami(e) fan de vin.

*Ce jeu est réservé aux nouveaux abonné(e)s qui n’ont pas encore souscrit d’abonnement chez Bettane+Desseauve. Pour participer, vous devez être majeur. Valeur de l’abonnement : 59 euros TTC.
Fin du jeu : dimanche 10 mai à 23h59. Tirage au sort le lundi 11 mai 2020.

Six chenins à travers la Loire

C’est une vallée que le monde nous envie. Occasion formidable, bon gré mal gré, le fleuve royal se donnera cet été à tous les vacanciers heureux (pour les plus chanceux) de redécouvrir les formidables paysages de notre douce France. Avec la Loire, ses châteaux, son vignoble et son cépage emblématique, le chenin. En voici six belles expressions, à moins de 25 euros.

Château de Saint-Louans, chinon blanc 2018
La propriété est située sur le terroir originel de l’appellation. Référence historique, elle se hisse, millésime après millésime, au premier plan des producteurs qui comptent. Une progression permise par le travail méticuleux des équipes en place qui signent ce 2018 au fruit éclatant. Classique certes mais aussi complexe et structuré. L’élevage l’arme pour la garde. Si elle est maîtrisée, ce sera un jour un grand chinon blanc. Ils sont rares.
23 euros
Disponible sur le site

Château du Hureau, Argile, saumur 2018
Le domaine est plus connu pour ses rouges de cabernet franc et moins pour sa production de chenin. Ça n’empêche pas Philippe Vatan, épaulé par sa fille Agathe, de se rapprocher, quand le millésime le permet, du top niveau de l’appellation. Dans cette gamme recommandable, les cuvées Foudre et Argile étonnent par leur amplitude en bouche et par leur plénitude. Pour ce 2018, une fraîcheur saline étire la richesse du fruit. Indispensable.
15 euros
Disponible chez Pépites de Loire

Domaine Romain Guiberteau, saumur 2018
C’est l’un des vignerons les plus talentueux de sa génération et une signature du Saumurois dont il faut goûter le travail. Sur 17 hectares dont quelques parcelles au sein des grands terroirs ligériens (brézé, clos-des-carmes), tout ce que fait Romain Guiberteau est d’une justesse peu commune. Surtout, il propose une gamme où les premiers blancs se dégustent bien dans leur jeunesse, sans jamais rien concéder à la minéralité et à cette pureté aromatique caractéristique du domaine.
22 euros
Disponible chez Idealwine

Domaine Arnaud Lambert, Clos de Midi, saumur 2019
Comme ses étiquettes reconnaissables parmi toutes, le travail d’Arnaud Lambert sort du lot. Engagé dans des démarches proches de la biodynamie, il recherche pour ses chenins de la finesse et du raffinement. Ce clos-de-midi 2019 a en plus un volume et une tension en bouche singulière. Une belle introduction aux vins d’un domaine qui ne cesse de progresser tout en restant accessible et bien distribué. Réjouissons-nous de ces prix sages.
12,90 euros
Disponible chez Vinatis

Château de la Mulonnière, L’Effet Papillon, savennières 2014
Ce n’est pas le savennières le plus connu des amateurs. Voyons-le comme une chance. L’immense renommée de l’appellation implique qu’elle ait son lot de vignerons charismatiques et volubiles et que parmi ses meilleurs vins, certains soient difficilement accessibles. Cette propriété discrète acquise par la maison Saget signe, sur des sols de spilite et de schiste, un chenin droit, puissant, plus fruité que floral, dans un style à l’aise à table.
17 euros
Disponible chez Vinatis

Domaine Huet, Cuvée H, vouvray pétillant brut 2014
Parmi les vins de méditation de l’Hexagone, il y a ceux du domaine Huet à Vouvray. Les meilleures cuvées du domaine, riches et complexes, méritent votre attention. Mais, secret bien gardé, la propriété sait aussi bien jouer le registre de la légèreté avec cette bulle élaborée en méthode traditionnelle. De jolies notes d’agrumes et d’épices portées par une tension apéritive et salivante. Digeste et légère, c’est la bulle qu’on veut tous sous le soleil. Une seule bouteille ne suffira pas et à 18 euros, il faut en prendre au moins deux. Coup de cœur absolu.
18 euros
Disponible chez Idealwine

Photo : ©Interloire