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Les nouveaux partenaires

© Thomas O'Brien

La trente-huitième édition du festival créé en 1981 sous l’impulsion de Jean-Paul Boutellier, devenu depuis le premier événement culturel de la région Auvergne-Rhône-Alpes et le sixième en France en terme de fréquentation (source), s’est ouverte hier à Vienne. Les milliers d’amateurs attendus ces deux prochaines semaines (4 scènes, 250 concerts de jour comme de nuit et 1 000 artistes au programme) pourront se donner rendez-vous au cœur du jardin de Cybèle autour du bar à vins* proposé pour la première fois par l’interprofession en charge des vins du Rhône (Inter Rhône).

Très présents lors d’événements culturels majeurs du sud de la vallée du Rhône (notamment à Avignon), ces producteurs, caves et maisons de négoce « ont à coeur de développer leur notoriété et visibilité sur le nord du vignoble », d’autant plus que le festival Jazz à Vienne leur permet de s’adresser à leur « cœur de cible, les épicuriens urbains. » Ce nouveau partenariat consistera en une déclinaison de plus de vingt-cinq cuvées “100 % Côtes du Rhône” (côtes-du-rhône, côtes-du-rhône villages et tous les crus du Rhône-nord : condrieu, cornas, côte-rôtie, crozes-hermitage, hermitage, saint-joseph, saint-péray) servies par les élèves du lycée hôtelier Bellerive de Vienne, formés à la dégustation pour l’occasion.

*Tarifs : de 3 à 8 euros le verre, de 18 à 48 euros la bouteille.

Priorité prévention

Au nom des 500 000 acteurs de la vigne et du vin en France et afin de répondre à ces deux enjeux que sont la protection des populations à risque (femmes enceintes, mineurs et jeunes adultes) et la responsabilité dans la consommation de vin, l’organisme Vin & Société a remis au président de la République sa contribution au plan national de santé publique “Priorité prévention”.

Nous reproduisons ci-dessous les principales mesures qui ont été construites de façon collective par l’ensemble des producteurs de boissons alcoolisées (vins, bières et spiritueux), « tous conscients de leur responsabilité sociétale et ne pouvant accepter le mauvais usage de leurs produits et les risques qui y sont associés. » Leur mise en œuvre opérationnelle nécessitera une coopération étroite avec les pouvoirs publics et la mobilisation par la filière de 2 millions d’euros en 4 ans (2019-2022).

Rappelant l’engagement de Vin & Société « dans une démarche volontariste et (…) dans une trajectoire de progrès pour lutter contre les dommages liés à la consommation excessive d’alcool », Joël Forgeau, son président, estime que la révolution de la prévention voulue par le président de la République « peut constituer une occasion unique de promouvoir un modèle équilibré, respectueux à la fois de la santé publique, d’un art de vivre à la française et de notre économie. »

Faire mieux respecter l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs :
Vin & Société s’engage à améliorer la formation des professionnels au respect de la règlementation interdisant la vente d’alcool aux mineurs. Ce travail s’effectuera en concertation avec la grande distribution et les professionnels en contact avec les consommateurs (CHR, commerces spécialisés).

Informer sur les risques liés à la conduite sous l’influence de l’alcool :
Partenariats avec la Sécurité et la Prévention routière, promotion du “conducteur désigné”, solutions alternatives pour le retour au domicile, outils de contrôle de l’alcoolémie, etc. Vin & Société renforce dès à présent son engagement pour la sécurité au volant. En 2021, des alcobornes seront mises en place lors des fêtes viticoles dans toutes les régions.

Intensifier la lutte contre le binge drinking :
Vin & Société souhaite mettre en place une charte nationale avec les écoles, universités et associations étudiantes pour établir les droits et les devoirs à respecter par les différents acteurs durant les soirées étudiantes. Elle sera proposée à toutes les académies, relayée par les influenceurs et opérationnelle dès le second semestre 2019.

Contribuer à la diffusion du message “zéro alcool” pendant la grossesse :
Vin & Société est favorable à l’amélioration de la visibilité du pictogramme “femme enceinte” et, au-delà, se tient prête à relayer ce message d’abstinence auprès des femmes pour toute la durée de la grossesse.

Promouvoir les comportements responsables auprès des consommateurs :
Vin & Société s’engage à diffuser un guide de la consommation responsable à travers toutes les interprofessions et les syndicats viticoles dès le second semestre 2018 et se rapprochera également des collectivités territoriales pour promouvoir la prévention au niveau local grâce à la réalisation d’un guide de bonnes pratiques opérationnel dans le courant du second semestre 2019.

Améliorer la connaissance et la mise en œuvre de la consommation responsable auprès des futurs professionnels :
– Création d’un label pour l’organisation de fêtes viticoles responsables à déployer fin 2019, en partenariat avec les interprofessions viticoles et Atout France.
– Diffusion dès 2020 de formations spécifiques à la consommation responsable et aux obligations règlementaires pour les futurs professionnels de la viticulture dans les établissements d’enseignement et de formations agricoles, ainsi que pour les futurs professionnels de l’hôtellerie et de la restauration.

Améliorer l’autorégulation en matière de publicité et favoriser les bonnes pratiques :
Vin & Société s’engage, d’une part, à signer le code déontologique de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) sur les publicités pour les boissons alcoolisées, et d’autre part, à délivrer des conseils juridiques auprès de ses adhérents pour renforcer le respect des bonnes pratiques au sein de la filière vitivinicole.

Le mardi 3 juillet à 18h, Vin & Société organise un débat intitulé « Peut-on faire de la prévention tout en valorisant la consommation modérée et responsable de vin ? » en présence de Pau Roca, secrétaire général de la Federación española del vino (FEV) et de Hubert Sacy, directeur général d’Educ’alcool au Québec. Les professionnels intéressés peuvent s’inscrire auprès du service de presse de Vin & Société.

L’été commence ce soir

Ce jeudi et tous les suivants jusqu’au 30 août, les œuvres monumentales installées entre les parcelles de vigne du domaine provençal des Peyre seront accompagnées par les accords de jazz d’un festival dirigé par le saxophoniste et compositeur Don Billiez (photo). Avec cette programmation hebdomadaire qui voyagera de la Nouvelle Orléans à la Méditerranée et déclinera toutes les influences du jazz (voir les dates ci-dessous), cette propriété située au cœur du Luberon, tout près de Gordes et de l’Isle-sur-la-Sorgue, proposera aux amateurs de découvrir ses vins ainsi que la cuisine essentiellement bio et toujours locale des Ethic Food trucks. Précisons que ce domaine viticole repris par Patricia Alexandre (ex-Gault Millau) et entièrement restauré en 2014 est doté de chambres d’hôtes et d’une piscine. Pour participer à l’une de ces soirées estivales (19 h-22 h 30, entrée : 10 euros ouvrant droit à un verre de rosé du domaine), il faut d’abord s’annoncer par téléphone ou par mail, tous les détails sont .

Les jeudis jazz du domaine des Peyre :
28 juin, Lou Jam soul 4tet. Musique soul (Ray Charles, Donny Hathaway, Marvin Gaye, Prince, etc.)
5 juillet, Soul Ayes 4tet. Jazz afro et latino (compositions et reprises de Gato, Barbieri, Dizzy Gillespie)
12 juillet, Lou Jam soul 4tet. Soul et funky jazz (musiques des années 80 à nos jours)
19 juillet, special guest. Lou Jam et le chanteur Atef.
26 juillet, special guest. Cartier, guitariste et chanteur rock & blues (Mississippi-Louisiane)
2 août, nouvel album de Don Billiez en live (modern jazz, six musiciens)
9 août, special guest. Pierre Sibille, chanteur, pianiste, harmoniciste (soul & blues songs)
16 août, le bal de l’été de Lou Jam.
23 août, Don Billiez & Friends
30 août, hommage à Sydney Bechet.
 

Dix-neuf cantons, treize catégories, une seule cave de l’année

L’association Vinea et la revue Vinum, qui organisent ensemble le Grand prix du vin suisse , annoncent la participation de plus de 2 860 vins à l’édition 2018 du concours, qui s’est ouverte lundi. Alors que le millésime 2017 a subi des épisodes de gel au printemps et de grêle en août, avec pour conséquence le plus faible niveau de récolte depuis 40 ans, cette compétition de référence accueille « avec un large sourire » une trentaine d’échantillons de plus que l’année dernière.

Le nombre de producteurs inscrits est également en augmentation et les 158 professionnels qui composent le jury de cette douzième édition, installé jusqu’à samedi à Sierre, vont déguster le travail de 525 caves dans 19 cantons viticoles et le noter selon les règles strictes de l’Union suisse des œnologues. La liste des vins médaillés dans les treize catégories du concours sera dévoilée en août, ainsi que celle des finalistes. Epilogue en octobre prochain lors du gala du vin suisse au Kursaal de Berne, soirée durant laquelle sera dévoilé le tenant du titre, très convoité, de “cave de l’année”.

La box du caviste

Outre ses récurrentes séances d’initiation et d’approfondissement consacrées à la dégustation ou à la compréhension du vignoble (l’agenda est ), l’historique caviste parisien Legrand Filles et Fils décline chaque mois à l’intention des amateurs – pas uniquement parisiens – un coffret composé de trois cuvées. Dans celui de juin, on trouve trois vins rouges arrivés à maturité : Mastrio 2014 (Domaine Paetzold), une cuvée du Roussillon 100 % issue du cépage carignan ; La Plante Gate 2009 (Domaine Saint-Nicolas), un pinot noir de Loire et enfin le gevrey-chambertin Ostrea 2014 du domaine Trapet (pinot noir de Bourgogne, donc). Pour recevoir chez soi la sélection de la maison Legrand, assortie d’un carnet de dégustation (notes sur les terroirs et les millésimes et accords mets-vins des sommeliers), l’inscription se fait en ligne et se renouvelle chaque mois ici. Tarif du coffret livré à Paris : 150 euros.

Bordeaux d’un œil neuf

Il a tranquillement consolidé une position enviable dans le monde secret de la place de Bordeaux. Entretien autour d’une bouteille de bourgogne de bonne provenance

Mathieu Chadronnier est négociant à Bordeaux, spécialisé dans les grands crus. Comprendre qu’il achète les vins des grands châteaux (pas seulement bordelais) et les met sur le marché à travers un réseau mondial extrêmement tenu. Il est le patron de CVBG, Maison de grands crus et partie du grand groupe Thiénot. Il a 40 ans tout juste et, déjà, seize d’expérience dans cette même maison. Après une année passée chez wineandco.com, site de vente de vin en ligne, « la technologie m’intéressait ». C’est au sortir de cette expérience qu’il décide que sa vie serait faite de vin et de grands crus. Il venait de donner un horizon à sa route professionnelle. Direction le bureau de son père qui dirige CVBG. Et qui l’engage. Mathieu peut-être assez irrésistible.
– Difficile de bosser avec Papa ?
– Pas du tout. On s’est découvert ces années-là. »
Zéro faute sur la ligne de départ.
Voyons la suite.

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Commencez par les meilleurs

Après avoir inauguré une dégustation ouverte au public des sakés en compétition (nous vous en avions parlé ici), le concours Kura Master poursuit sur cette lancée en ouvrant également aux amateurs les portes de sa cérémonie de remise de prix. Cette dernière se tiendra mardi prochain à 17 h à la maison de la culture du Japon à Paris, à la suite d’une conférence sur les accords entre saké et fromage donnée par la conseillère culinaire et blogueuse Marion Flipo et avant une dégustation sur le même thème autour des cent sakés médaillés lors de cette édition 2018 (tarif : 20 euros, la billetterie est ). Durant la cérémonie, le prix du président et le prix du jury parmi les douze meilleurs sakés issus des trois catégories (à découvrir ci-dessous) seront annoncés. Ces quatre sakés figureront sur la carte du restaurant L’Ecrin de l’hôtel de Crillon, où Xavier Thuizat, président de Kura Master, officie en tant que chef sommelier.

Kura Master 2018, catégorie Junmai
(60 % et plus de riz résiduel après polissage)

Jinyu Junmai, Nabedana Inc (Chiba)

Suginishiki Yamahai Junmai Tenpo 13, Sugii Syuzou (Shizuoka)

Shichihonyari Junmai Wataribune, Tomita Shuzo Inc. (Shiga) 

Fukucho Junmai Seaside, Imada Sake Brewery Co., Ltd (Hiroshima) 

Chiebijin Junmaishu, Nakano Shuzo Co., Ltd (Oita) 


Kura Master 2018, catégorie Junmai Daiginjo & Junmai Ginjo
(60 % et moins de riz résiduel après polissage)

Katsuyama Junmai Ginjo Ken, Katsuyama Supreme Sake Co., Ltd (Miyagi) 

Haneya Junmaiginjo Tominokaori, Fumigiku Sake Brewery (Toyama) 

Seiun Junmaidaiginjo, Goto Shuzojyo & Co., Ltd (Mie)

Junmaidaiginjo Shirasagi-no-shiro Arcadia of Sengoku “Kanbe Kuroda”, Tanaka Sake Brewery (Hyogo) 

Yamadanishiki Junmaidaiginjo Saika, Kokonoesaika Co., Ltd (Wakayama)

Kura Master 2018, catégorie Nigori
(saké semi-filtré soyeux et doux, mention sur l’étiquette “Saké Nigori” et sans mousse)


Bishonen Junmai Nigorishu, Bishonen Co., Ltd (Kumamoto) 

Yatsushika Nigorisake, Yatsushika Brewery Co., Ltd (Ooita)

Oxford, again

Hubert De Billy a remis un magnum de la cuvée Sir Winston Churchill 2006 à Clint Wong, étudiant d’Oxford vainqueur de l’épreuve individuelle lors de la finale internationale du concours de dégustation inter-grandes écoles organisé par la familiale maison champenoise.

Après la finale nationale remportée en mars dernier par l’association œnologique de l’Edhec (Dionysos), le concours de dégustation inter-grandes écoles Pol Roger – réplique du renommé Varsity Blind Wine Tasting Match que la maison champenoise sponsorise depuis plus de 25 ans outre-Manche – a organisé sa traditionnelle finale internationale début juin à Epernay.

Comme en 2017 face à l’université d’Edimbourg et à l’équipe de l’Essec Paris, les étudiants d’Oxford se sont à nouveau distingués cette année, en équipe comme en individuel (photo), face aux lauréats de la finale française, aux Ecossais et aux étudiants autrichiens de l’université de Vienne, accueillis pour la première fois par la compétition. Un doublé anglais qui fait certes suite à un doublé français, mais porte à neuf victoires contre sept la domination britannique depuis les débuts de cette compétition, en 2003.

Rappelons que le jury du concours inter-grandes écoles Pol Roger départage les étudiants sur leurs capacités à identifier six vins blancs et six vins rouges à l’aveugle (cépages, pays d’origine, région, appellation et millésime) et récompense également « leur aptitude à comprendre et analyser les vins qu’ils dégustent, à exprimer et décrire les émotions qu’ils ressentent. »

Classé et étoilé

A Margaux, au long d’une succession de trois millésimes (2013, 2014 et 2015), l’équipe de château Dauzac a collaboré avec la chef étoilée Stéphanie Le Quellec (La Scène, hôtel Prince de Galles) pour élaborer la cuvée ci-dessus, arrivée à maturité. A l’heure des présentations, Laurent Fortin, directeur de ce grand cru classé en 1855 (propriété de la Maif), revient sur l’expérience qui a donné naissance à ce vin baptisé Aurore de Dauzac. Morceaux choisis.

La genèse
« Au commencement, il y a l’envie, celle de faire naître un nouveau vin, de révéler une nouvelle expression des terroirs de Château Dauzac à partir d’une sélection parcellaire propre. Ensuite, il y a l’évidence, celle de lui donner une interprétation, une signature, une résonnance, d’apporter un regard neuf qui viendrait forcément de l’extérieur. »

Stéphanie Le Quellec
« A l’instar de la noblesse du produit qu’elle s’évertue à révéler au plus près dans l’assiette, sans le dénaturer ni le déposséder de son essence, elle a souhaité laisser parler la variété identitaire des terroirs de Margaux, y retrouver comme marqueur premier le fruit, une structure à la fois complexe, élégante et empreinte d’une belle minéralité. »

L’assemblage
« Chaque millésime raconte une histoire différente. Celle de la vigne, mais aussi celle de l’apprentissage d’un travail à plusieurs mains. Le cycle aura duré trois années, ce qu’il faut pour se jauger, collaborer et apprendre les uns des autres. (…) L’idée est de rechercher l’harmonie, de sortir le(s) lot(s) pouvant perturber l’équilibre de la trame souhaitée, de laisser parler les différents merlots, cabernets-sauvignons et jus de presse. »

Le directeur technique (Philippe Roux)
« Nous nous connaissions peu avec Stéphanie et nous nous sommes immédiatement retrouvés tous les quatre (le quatrième étant l’œnologue Eric Boissenot, ndlr) comme si nous avions toujours travaillé ensemble, le naturel était assez déroutant. Il y avait là quatre personnalités et autant de goûts propres qui ont raisonné à l’unisson, chacun a apporté sa pierre à l’édifice et le résultat est à la hauteur de nos attentes. »

Les vins
« 2013 fut l’année de la découverte et de l’apprentissage, celui du travailler ensemble. Pour Stéphanie Le Quellec s’y ajoute la confrontation à des sensations nouvelles. Ce millésime est plein de gourmandise et de fraîcheur. En 2014, l’équipe est repartie sur les fondations solides d’une belle collaboration. Le vin possède un style plus affirmé, plus tannique avec une belle complexité. Avec 2015, on se retrouve avec un immense plaisir, ravis de s’associer autour d’un très grand millésime. »

Château Dauzac, Aurore de Dauzac, 20 euros

Quand Thierry Desseauve parle rosé et appli Grand Tasting avec Edouard Baer à 8h30 sur Nova