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Glaçons en granit rose


Coffret “Pierres à vin” OnTheRocks, ©ThierryEstadieu

Faits pour rafraîchir les rosés de votre été sans que l’eau ne vienne altérer le vin, voire le noyer, les “glaçons” en photo ci-dessus sont en fait des cubes de granit rose de Bretagne. Solution inédite et made in France, ces pierres à vin 100 % naturelles taillées dans la roche de Perros-Guirec, puis polies selon un procédé unique qui leur permet d’accumuler le froid et de le restituer lentement, s’inspirent des techniques ancestrales des Vikings. Il suffit simplement de les conserver au congélateur avant de s’en servir pour maintenir à sa température idéale un vin blanc ou rosé servi frais.

Pierres à vin “On The Rocks”, 9,95 euros les six et 21,95 euros le coffret en photo ci-dessus.

Export, la voie verte



Projet de la maison de négoce Portfranc, qui exporte au Canada des produits français, « la première ligne commerciale transatlantique éconeutre du XXIe siècle » est inaugurée aujourd’hui à La Rochelle. A bord de la goëlette Avontuur, voilier construit en 1920, récemment restauré et équipé de panneaux solaires et d’éoliennes, une cargaison de champagnes Nicolas Feuillatte s’apprête à faire une traversée d’une cinquantaine de jours pour rallier Montréal. À leur arrivée sur la terre ferme, ces caisses de champagne seront distribuées par camions électriques pour parfaire ce voyage sans empreinte carbone.

La première exportation en voilier entre La Rochelle et Québec a eu lieu à l’été 2016 et son succès a permis la création en mars dernier de la société de transport commercial éconeutre Portfranc Logistique. « Très en phase avec la démarche éco-citoyenne du projet », la marque n°1 des champagnes en France, incarnation de « l’engagement et la passion » des 4 500 vignerons de l’union de coopératives CV-CNF (ce qui représente plus de 2 150 hectares, parmi lesquels 13 des 17 grands crus et 33 des 44 premiers crus de Champagne) est engagée depuis de nombreuses années « dans une démarche éthique et une perspective de progrès collectif. » Outre la participation à cette voie maritime verte sans pétrole entre l’Europe et l’Amérique du Nord, le dernier chantier de Nicolas Feuillatte est la construction de nouveaux bâtiments « conçus selon des règles environnementales ambitieuses. »

Les vins et le miel de Dauzac

A vingt minutes de Bordeaux, le château Dauzac, grand cru classé de Margaux en 1855, propose cet été aux amateurs une offre œnotouristique entièrement revisitée. La visite de la propriété se décline en trois thèmes : L’expression du terroir (1 h 30, 20 euros) est une promenade guidée, dédiée à la biodiversité, dans les parcelles et le parc du château ; assortie d’une dégustation, La découverte (40 minutes, 10 euros) rend compte de l’histoire et des spécificités de Dauzac ; enfin, Les secrets d’un millésime (1 h 30, 20 euros) est une dégustation à l’aveugle.

A l’aveugle encore, l’expérience conçue pour les amateurs de chocolat dans le cadre des ateliers œnologiques, dégustation de trois vins assortis de cinq arômes (Douceurs millésimées, 1 h 30, 26 euros). On pourra également tenter l’alliance entre vin, charcuterie et fromage autour de trois millésimes (2 heures, 45 euros) ou le mariage du bœuf Wagyu avec de vieux millésimes (2 heures, 77 euros).

Deux ateliers ponctuels sont également proposés durant la saison estivale. Celui consacré à l’assemblage se déroule en présence du directeur technique de Château Dauzac, Philippe Roux (Œnologue d’un jour, 60 euros). Enfin, et cela devrait plaire aux petits comme aux grands, l’atelier dédié à la découverte de la ruche en compagnie de l’apiculteur du château permet d’assister à l’extraction du miel et de repartir avec un pot de cette récolte (1 h 30, 25 euros). Plus de détails et réservation sur le site de la propriété, c’est par .

L’AOC grignan-les-adhémar reçoit tout l'été

Outre le rendez-vous donné chaque jeudi au caveau de Grignan pour une dégustation commentée de cinq vins accompagnés d’une assiette du terroir (19 à 21 h, 10 euros, sur réservation au 04 75 49 42 99), les vignerons de l’AOC grignan-les-adhémar invitent les amateurs tout l’été dans leurs propriétés. Pique-nique, déjeuner dans les chais, dîner à la belle étoile, atelier culinaire, le programme complet de ces “instants” dédiés aux vins rosés, rouges et blancs de cette appellation est à découvrir . Ce soir, demain et après-demain, sur sa terrasse avec vue sur le Ventoux et le château de Grignan, la ferme-auberge du domaine Guiton proposera à ses hôtes « une cuisine vigneronne avec marinades et fruits au vin élaborée à partir des produits de l’exploitation ou de ceux des voisins. » En option, brouillade aux truffes. Menu à partir de 19 euros, renseignements et réservation au 04 75 46 54 12.

L’AOC grignan-les-adhémar reçoit tout l’été

Outre le rendez-vous donné chaque jeudi au caveau de Grignan pour une dégustation commentée de cinq vins accompagnés d’une assiette du terroir (19 à 21 h, 10 euros, sur réservation au 04 75 49 42 99), les vignerons de l’AOC grignan-les-adhémar invitent les amateurs tout l’été dans leurs propriétés. Pique-nique, déjeuner dans les chais, dîner à la belle étoile, atelier culinaire, le programme complet de ces “instants” dédiés aux vins rosés, rouges et blancs de cette appellation est à découvrir . Ce soir, demain et après-demain, sur sa terrasse avec vue sur le Ventoux et le château de Grignan, la ferme-auberge du domaine Guiton proposera à ses hôtes « une cuisine vigneronne avec marinades et fruits au vin élaborée à partir des produits de l’exploitation ou de ceux des voisins. » En option, brouillade aux truffes. Menu à partir de 19 euros, renseignements et réservation au 04 75 46 54 12.

La Champagne, côté sud

Le vignoble de la Côte des Bar, vous préférez le découvrir d’en haut, au fil de l’eau, à vélo ? Toutes ces propositions sont faites à l’amateur venu visiter la partie méridionale du vignoble champenois, dans le département de l’Aube. Côté baptême de l’air, on pourra opter pour un dîner-dégustation dans une montgolfière ou un survol des vignes dans un avion piloté par un vigneron (plus de renseignements ici et ). Les amateurs de terre ferme pourront hésiter entre une visite du vignoble à segway au long de différents circuits (Les cadoles aux Riceys, Chemin des vignerons à Celles-sur-Ource) ou une randonnée à vélo au départ de Bar-sur-Aube. Autre route s’empruntant en canoë, la rivière Aube permet de visiter le Barrois viticole en compagnie des martins-pêcheurs (plus de détails ici). Enfin, on ne négligera pas ce classique de l’œnotourisme qu’est la visite d’une propriété avec dégustation commentée du travail mené par la maison. Par exemple dans la vallée de l’Arce où la cave Rémy Massin propose de découvrir sept cuvées autour d’un pique-nique préparé par un chef (plus de renseignements en cliquant ).

Jazz in Marciac et à Saint-Mont

C’est une édition anniversaire du festival né en 1978 sous l’impulsion de Jean-Louis Guilhaumon qui démarre ce vendredi avec à l’affiche de très grands noms de la scène jazz : Norah Jones, en ouverture, Dee Dee Bridgewater, George Benson ou encore Ihrahim Maalouf. Très attachés depuis toujours à cet événement qui accueille aujourd’hui 250 000 visiteurs venus du monde entier, les vignerons de Plaimont Producteurs seront évidemment de cette quarantième édition.

Outre différents espaces de dégustations de ses vins tout au long du festival et la possibilité donnée aux amateurs de parrainer des pieds de vignes sur la colline de Biste, où chaque rang porte le nom d’une sommité du jazz (voir photo ci-dessous), l’emblématique coopérative parrainera deux concerts (DhaferYoussef et ChuchoValdés, le 2 août ; Youn Sun Nah et Joshua Redman, le 9 août, en partenariat avec France Inter) et accueillera le “Jazz au cœur des vignes” comme chaque année depuis 2012.

Ce concert gratuit qui se déroulera dans le parc du château de Sabazan le mardi 8 août sera suivi d’un pique-nique champêtre fait de produits locaux et de vins d’appellation saint-mont.

Jazz in Marciac, du 28 juillet au 15 août. Programme et billetterie ici.

plaimontproducteurs-rangsdevigne

dom-pérignon 2000, deuxième plénitude

Dix-sept ans après l’élaboration de ce champagne millésimé et neuf ans après la déclaration, en 2008, de sa première expression (dite P1), la maison Dom Pérignon a déclaré atteinte la deuxième plénitude de son millésime 2000, une étape de vieillissement dont on comprendra mieux les caractéristiques ici. « Dans l’intervalle de cette maturation supplémentaire (…), le champagne s’est affirmé, précisé, densifié, il s’est approfondi, avec cet élément de révélation, de surprise, de cohérence et d’harmonie », explique Richard Geoffroy, le chef de cave de la maison. « L’énergie de la deuxième plénitude ne fait que magnifier les traits les plus saillants du champagne. Dom Pérignon P2 2000, c’est l’insolence d’une cohérence à la fois évidente et insaisissable. »

Nouvelle perspective sur le projet mené par Dom Pérignon de révéler un millésime plusieurs fois, ce P2 révèle une autre facette de ce dom-pérignon 2000 issu d’une année marquée par l’alternance d’épisodes froids et pluvieux puis chauds et orageux et par un été incertain, resté maussade jusqu’aux derniers jours d’août. Si sa première plénitude aurait pu être qualifiée de classique « tant elle semblait porter la signature intemporelle de Dom Pérignon : complet, tactile, équilibré », la maison précise que le vin se révéla d’emblée plus ambivalent, suggérant une profondeur importante : « Il offrait deux facettes sans cesse changeantes, la fraîcheur et la maturité, la précision et l’austérité. » Encore grandi, ce millésime 2000 est « plus complet, plus abouti, plus cohérent, plus harmonieux, plus complexe. »

Champagne Dom Pérignon P2 2000,
350 euros en coffret à La Grande Epicerie de Paris, La Cave du Lafayette Gourmet et chez Lavinia,
à partir de 78 euros à la coupe à Paris à l’hôtel Plaza Athénée, au Crillon et au Meurice.

Retour des vignes à Chauvigny

Avec 43 963 hectares recensés en 1882, la Vienne fut un véritable bassin viticole. Peu à peu désertée par la vigne, la région n’avait pas connu de plantations depuis 50 ans avant qu’Ampelidae ne décide de créer une parcelle de trois hectares baptisée “Le Moulin des Dames” dans l’historique cité médiévale de Chauvigny (photo) et de lui adjoindre une unité de production dédiée, un investissement qui s’inscrit dans la continuité des actions menées par ce domaine pour « replacer sur la carte des vins » les terroirs oubliés de la Vienne et leur rendre « leur dynamique d’antan. »

Créé en 1995 par l’œnologue Frédéric Brochet sur la base de 49 ares hérités, Ampelidae s’attache à « utiliser les outils du monde moderne pour sublimer l’expression aromatique des cépages, notamment le sauvignon. » Mené en bio, attaché aux bonnes pratiques environnementales certifiées, mais également à celles qui sont « éclairées par le savoir et tournées vers demain » (cépages résistants, vins sans sulfites, vegan), le domaine Ampelidae compte aujourd’hui une centaine d’hectares en production et accueille volontiers les amateurs pour leur faire découvrir son travail et ses vins (plus de détails ici).

Située en surplomb du cours de la Vienne, la parcelle de vignes de Chauvigny bénéficiera d’une exposition parfaite, sera intégralement plantée en sauvignon blanc et sera évidemment cultivée en bio.

Deux vignobles historiques changent de main

Domaine de Nalys, ©Jean-Luc Abraïni.


A propos du domaine de Nalys, l’une des plus anciennes propriétés de l’appellation châteauneuf-du-pape (elle est mentionnée au cadastre communal dès le XVIIe siècle) qu’elle vient tout juste d’acquérir, la maison rhodanienne dirigée par la famille Guigal évoque « un véritable coup de cœur » et « le rêve de trois générations ». Reconnu pour la qualité exceptionnelle de ses blancs, ce domaine de plus de 50 hectares qui regroupe trois grands îlots de tailles similaires, Nalys (lieu-dit cadastré Grand Pierre), le bois Sénéchal (lieu-dit Séneseau) et le terroir de la Crau, fut la propriété du docteur Dufays jusqu’en 1975. Il fut ensuite cédé aux Assurances mutuelles agricoles, Groupama, son propriétaire jusqu’alors.

Rappelant que la maison Guigal « élève et sélectionne des vins de Châteauneuf-du-Pape depuis 1946 », Marcel Guigal estime tout naturel que la famille intègre aujourd’hui cette « prestigieuse appellation historique. » Petit-fils du fondateur de la maison, Philippe Guigal se réjouit de cette acquisition : « Nous avons hâte de nous mettre au travail et d’apporter notre contribution pour porter au plus haut les couleurs de cette appellation emblématique de la vallée du Rhône méridionale. » Enfin, le président de Groupama Méditerranée, Amaury de Cornut-Chauvins, a déclaré que le groupe était ravi que ce domaine détenu par Groupama depuis 1976, « soit repris par une maison aussi prestigieuse que Guigal qui, en apportant tout son savoir-faire, assurera à coup sûr un avenir radieux aux vins de Nalys. »

Par ailleurs, une autre acquisition notable a eu lieu dans le vignoble bourguignon, où Pierre-Henry Gagey a annoncé que la maison Louis Jadot avait racheté Prieur-Brunet, domaine créé au début du XIXe siècle par Claude et Jean Prieur et resté dans la même famille depuis. Ce vignoble de 18 hectares mené par Dominique Prieur et son fils Guillaume, représentant de la huitième génération aux commandes, est composé de parcelles situées en appellation santenay (village et 1ers crus “Maladière”, “Comme”, “Clos Rousseau”, “Clos Faubard”), bâtard-montrachet, chassagne-montrachet (1ers crus “Morgeot”, “Embazées”), meursault (village, “Chevalières” et 1er cru “Les Charmes”), volnay (1er cru “Santenots”), pommard (1er cru “Les Platières”) et beaune (1er cru “Clos du Roi”). La maison Louis Jadot compte s’inscrire « dans la continuité du travail réalisé par la famille Prieur pendant toutes ces années. »