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Les lundis œnologiques de Fabien Guillemot

Donner la parole à un vigneron, le temps d’une soirée où son vin joue les premiers rôles, « mis en scène à travers quatre plats spécialement élaborés par le chef Eric Frechon avec la collaboration du chef Jean-Charles Cauquil », c’est tout l’objet des lundis œnologiques organisés au Bristol par Fabien Guillemot, le sommelier du 114 Faubourg (tarif : 130 euros par personne, plus de renseignements et réservation ici). Ce rendez-vous inaugure ce soir sa sixième saison avec Chablis et un vignoble inscrit « dans l’histoire et la grande tradition de la Bourgogne viticole », celui du château de Béru et plus précisément le « terroir unique, clos de murs historiques érigés au 13e siècle » de Clos Béru.

La saison 2016-2017 se poursuivra le 7 novembre avec le domaine Jean Macle (Jura) qui perpétue depuis 1850 « la tradition d’un des plus grands vins jaunes de Château-Chalon » puis avec le domaine Bernard Millot (Meursault), le 5 décembre. Février fera la part belle aux vins du domaine Thibaud Boudignon, installé depuis 2008 à Savennières, mars sera consacré aux champagnes de la maison Dehours et fils, et mai aux vins issus du « terroir d’arènes granitiques de la vallée du Taravo, tout au sud de l’appellation Ajaccio » du domaine de Vacelli (Corse). Enfin, le 12 juin 2017, c’est avec la dégustation des vins du domaine Georges Vernay (Condrieu) que se clôturera cette sixième édition. Chacun des vins mis à l’honneur lors de ces soirées le sont également à la carte du 114 Faubourg, durant un mois.

Cinq blancs craquants pour l’apéro

[Tapis rouge] Ils sont frais et toniques, ils aiment à peu prêts tout, les fromages, les tapas, et toutes les petites bouchées apéritives. De vrais caméléons dont se délecter à partir de 3,69 € !

  1. Languedoc Domaine Villa Noria Sauvignon Blanc 2015 (Biocoop)
  2. Côtes de Gascogne Pyrène 2015 (Lidl)
  3. Hautes Côtes de Nuits Bernard Loiseau 2014 (Carrefour)
  4. Petit Chablis William Fèvre 2014 (Leclerc)
  5. Vouvray Pétillant Brut Cuvée Ronsard (Auchan)

Découvrez le podium complet en téléchargeant GT :

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Trésor de Bordeaux à 20 €

C’est le second vin du château Calon-Ségur, magique cru classé du Médoc (rive gauche). Autant dire un pedigree de pur sang. Ce rouge flamboyant est à boire dans deux à trois ans ou à garder. Le vrai bordeaux à partager sur une bonne viande. Découvrez-le sur Grand Tasting !

Saint-Estèphe Marquis de Calon-Ségur 2014

Retrouvez la fiche complète, des suggestions d’accord et de service en téléchargeant GT :

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Carafera, carafera pas…

Un bon coup de carafe permet de réveiller les vins jeunes. Ils dégagent ainsi plus d’arômes et sont plus épanouis. Ne secouez pas trop les vieux, ils sont fragiles : passez-les en carafe une à deux heures avant de passer à table ou ôtez-leur juste le dépôt s’ils ont atteint un âge canonique. Retrouvez plus d’astuces et de conseils sur GT.

Téléchargez la nouvelle version :

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Voulez-vous rencontrer vingt-trois vignerons ?

Basée dans un premier temps sur le même principe que les autres rendez-vous que ce caviste donne régulièrement aux amateurs (boutique parisienne de La Madeleine, de 19 h 30 à 21 h 30, 20 euros de participation remboursés dès 50 euros d’achat le soir même, inscription ), la dégustation dédiée aux vins du monde que Lavinia organise le mardi 11 octobre prendra un tour nouveau en seconde partie de soirée. En effet, il sera possible de dîner avec les vignerons venus de quatorze pays présents ce soir-là (voir la liste de domaines ci-dessous). Pour cela, il faut réserver dès à présent ici, le nombre de places étant évidemment extrêmement limité. Tarif : 59 euros.

Vins du monde chez Lavinia, les domaines :

Hartenberg Estate, Afrique du Sud
Dr Loosen, Allemagne
Achaval-Ferrer, Argentine
Altos Las Hormigas, Argentine
Catena Zapata, Argentine
Maverick, Australie
Inniskillin, Canada
Errazuriz, Chili
Valdivieso, Chili
Bodegas Tradicion, Espagne
Portal del Priorat, Espagne
Vega Sicilia, Espagne
Hahn Winery, Etats-Unis
Ravenswood, Etats-Unis
Oremus -Vega Sicilia, Hongrie
Planeta, Italie
Villa Bucci, Italie
Château Marsyas, Liban
Barbeito, Portugal
Malhadinha Nova, Portugal
Kim Crawford, Nouvelle-Zélande
Michael Seresin, Nouvelle-Zélande
Bargylus, Syrie

Alice, proprio du bio ?

Dans le numéro 04 d’En Magnum, l’équipe Bettane+Desseauve a pris une position fine et mesurée sur la viticulture bio et biodynamique. Nous avons ouvert le débat, mais c’était sans compter avec les gardiens du temple bio, furieux de se sentir dépossédés d’une philosophie dont ils pensent être les exclusifs détenteurs. Et, du coup, follement agressifs. Voici la réponse de Michel Bettane.

cover_EM4La violence et l’ineptie des réactions de certains fanatiques du vin « nature » sur leurs blogs à la lecture du numéro 04 de En Magnum tiennent sans doute à ce que nous les avons pris à contre-pied. Elles montrent aussi combien ces donneurs de leçons, et de leçons de démocratie en particulier, sont eux-mêmes peu démocrates. Il faut convenir que ce doit être assez énervant pour eux, qui se définissent comme propriétaires exclusifs d’un concept et d’un combat, d’apprendre qu’alors que beaucoup étaient en culottes courtes, un journaliste accompagnait le travail dans les vignes et dans les cuviers des meilleurs vignerons français. Ceux-là même qui sont devenus leurs idoles. Et même souvent avant que ces idoles ne convertissent leurs vignes à des pratiques biologiques. Plus irritant encore, le fait que ce journaliste les ait soutenus à de nombreuses reprises pendant leur conversion. Et désespérément rageant d’imaginer les relations d’amitié et de confiance nouées à ces moments-là, indépendamment de tout contexte commercial, bien sûr. Faut-il rappeler à ce sujet que beaucoup de ces fanatiques ont fait de leur propagande pour ce type de vin leur fonds de commerce, au sens premier du terme et sans la moindre honte ?
Mais quand une Alice Feiring, austère passionaria du bio, c’est-à-dire de ce qu’elle imagine être une réunion parfaite du beau, du bon et du vrai en matière de vin, nous traite de brexiteurs, de trumpistes, voire de lepénistes, pour la plus grande joie de ses lecteurs, il n’y a plus matière à rire. C’est toute une vision du monde qui s’exprime par ces insultants raccourcis qui ne sont que le miroir d’esprits faibles et troubles. Troublante similitude, en effet, pour lui retourner ses compliments, dans son rapport à la démocratie et à ses expressions légitimes avec un national-socialisme italien ou allemand de mauvaise mémoire, leur façon d’insulter leurs ennemis et même de les supprimer quand ils en ont eu le pouvoir. Sans parler de son analphabétisme ou, pour être indulgent, de sa mauvaise foi quand elle commet des contresens d’interprétation sur des textes pourtant clairs, aussi bien dans leur original français que dans leur traduction anglaise, volontairement tronquée.
Mes collaborateurs et moi-même n’avons jamais exclu aucune école de vinification, aucun modèle de viticulture, si la fidélité à ce que nous pouvons savoir de l’expression juste d’un millésime et d’une origine sont au rendez-vous. Nous n’avons jamais prétendu qu’il fallait, par exemple, exclure les vins « nature » des appellations d’origine. Nous avons depuis longtemps inclus dans nos guides et défendu ceux que nous jugeons les meilleurs d’entre eux. Nous avons simplement rappelé pour les plus mauvais d’entre eux, et ils sont encore nombreux, comme pour ceux qui sont rejetés après dégustation par la communauté démocratique des producteurs, parce que selon eux ils font du tort à la marque collective dont ils assurent la protection, qu’ils peuvent toujours rejoindre la famille des vins de table, ce qui n’est en aucune façon une honte ou une déchéance, sauf pour des anti-démocrates primaires.
Et au cas où on aurait du mal avec une longue phrase comme la précédente, on a encore le droit démocratique de dire, dans une phrase encore plus longue, que certaines pratiques rendues nécessaires par les principes (non encore officiellement codifiés, hélas) de ces mêmes vins « nature » conduisent à des dérapages dangereux dans le secteur de l’environnement ou du développement durable, bref de la véritable écologie, comme une consommation supplémentaire d’énergie, la création de résidus au moins aussi dangereux que d’autres dans le sol ou dans l’atmosphère (multiplication des particules fines nées de la sublimation des produits de traitement) ou la présence de molécules aussi cancérigènes que d’autres (amines biogènes) dans le vin. Bon, la vie est dangereuse, nous n’avons rien inventé, mais la stupidité de certain(e)s peut être encore plus dangereuse.

Mes magnums (21) un provence rosé et bio

Château Gassier, Le Pas du Moine,
côtes-de-provence sainte-victoire 2015

Ce qu’il fait là
Quand on n’est pas un gros contributeur au développement du rosé en France, mais qu’on en boit, on choisit soigneusement ses vins.

Pourquoi on l’aime
Une belle propriété d’un seul tenant au pied de la Sainte-Victoire, ce gros éléphant de pierre, tombée dans le giron du groupe Advini et qui s’est pliée à la règle. Et chez Advini, le bio est la règle.

Lire la suite ici sur le blog bonvivant

Les merlots de Smith Haut Lafitte

Après les vendanges des blancs débutées le 5 septembre avec les jeunes parcelles de sauvignon et menées au cœur des vieilles vignes de la propriété entre le 15 et le 22 septembre, le château Smith Haut Lafitte a démarré la récolte de ses rouges dans de « superbes conditions », évoquées ci-dessous par son directeur technique, Fabien Teitgen.

« Un début octobre avec des nuits froides (9°C, ce 4 octobre au matin) et des journées lumineuses et ensoleillées, que demander de mieux pour des vendanges ? Celles des rouges ont débuté il y a une semaine avec les jeunes vignes de merlot, des petits raisins très aromatiques, mais qui avaient souffert de la sécheresse et que nous allons vinifier sur leur fruit et leur rondeur. Ces lots seront parfaits pour les seconds vins. Le 29 septembre, nous avons commencé les ramassages des merlots de Smith Haut Lafitte, de très jolis raisins, avec un délicieux gout de fruit frais dans les pulpes, des pépins bruns croquants parfaitement mûrs, des peaux affinées, délicates, délicieuses, de jolis équilibres (13,5 % vol, pH 3,6). Nous travaillons avec un nouvel érafloir, le Dream, qui comme son nom l’indique fonctionne à merveille (…). Peu de fragmentations de rafles, très peu de jus perdu, ce que l’on demande à ce type de machine pour obtenir 100 % de baies entières dans nos petites cuves bois. Comme vous le constatez, l’optimisme est là. De très bons raisins et une météo superbe remontent le moral des vignerons après une année assez tendue entre gel (pas sur SHL heureusement), orage et sécheresse. »

L’IGP vaucluse est à Paris

Depuis 2013, les vins bénéficiant de l’indication géographique protégée (IGP) vaucluse sont présents chaque année lors de la traditionnelle fête des vendanges de Montmartre. L’édition 2016 qui démarre aujourd’hui ne fait pas exception et c’est sur le “parcours du goût” de l’événement (cliquez pour découvrir tous les exposants) que les amateurs pourront découvrir jusqu’à dimanche une sélection de dix-huit cuvées originales de vaucluse qui illustreront « la prospérité des vins d’IGP dans un département où le nombre d’AOC est très important. »

Si cette diversité est là pour faire la preuve des qualités de la production issue de cette IGP, elle a aussi pour but de mettre en valeur de façon plus générale le signe de qualité « trop peu connu en France » qu’est l’indication géographique protégée. Président de l’IGP vaucluse*, viticulteur et président de la cave de Grambois, au sein de laquelle il a été « l’un des pionniers de la valorisation des vins de pays (l’ancien nom des IGP, ndlr) », Joël Reynaud (photo) estime en effet que l’IGP est un cadre idéal, en terme de qualité comme de performance commerciale et d’innovation.

Outre la possibilité de promouvoir des cépages originaux (il a été l’un des premier à planter merlot et pinot dans la région, sur les hauteurs du Luberon) et de s’adapter aux contraintes du réchauffement climatique, par exemple en s’essayant à des cépages moins sensibles à la sécheresse, l’indication géographique protégée permet également de préserver les savoir-faire viticoles locaux, dans le Vaucluse, « où l’existence d’un segment IGP reconnu et de qualité est vital quant à la survie d’une viticulture en coteaux, traditionnelle et familiale », comme ailleurs en France.

« Face aux vins de marques souvent composés d’assemblages de vins de l’Union européenne et aux vins sans indication géographique produits à très fort rendement, l’IGP offre aux consommateurs la possibilité de découvrir des vins de qualité, produits avec un vrai savoir-faire vigneron, à des prix très raisonnables. »


joelreynaud-igpvaucluse
* Parmi les vins produits dans le Vaucluse, 513 220 hectolitres bénéficient de l’IGP méditerranée et 103 540 hectolitres (dont 60 % de rouge) de l’IGP vaucluse. Dans leur ensemble, les vins d’IGP produits dans le Vaucluse représentent environ 27 % de la production totale issue des différentes indications géographiques protégées du sud-est.

L'IGP vaucluse est à Paris

Depuis 2013, les vins bénéficiant de l’indication géographique protégée (IGP) vaucluse sont présents chaque année lors de la traditionnelle fête des vendanges de Montmartre. L’édition 2016 qui démarre aujourd’hui ne fait pas exception et c’est sur le “parcours du goût” de l’événement (cliquez pour découvrir tous les exposants) que les amateurs pourront découvrir jusqu’à dimanche une sélection de dix-huit cuvées originales de vaucluse qui illustreront « la prospérité des vins d’IGP dans un département où le nombre d’AOC est très important. »

Si cette diversité est là pour faire la preuve des qualités de la production issue de cette IGP, elle a aussi pour but de mettre en valeur de façon plus générale le signe de qualité « trop peu connu en France » qu’est l’indication géographique protégée. Président de l’IGP vaucluse*, viticulteur et président de la cave de Grambois, au sein de laquelle il a été « l’un des pionniers de la valorisation des vins de pays (l’ancien nom des IGP, ndlr) », Joël Reynaud (photo) estime en effet que l’IGP est un cadre idéal, en terme de qualité comme de performance commerciale et d’innovation.

Outre la possibilité de promouvoir des cépages originaux (il a été l’un des premier à planter merlot et pinot dans la région, sur les hauteurs du Luberon) et de s’adapter aux contraintes du réchauffement climatique, par exemple en s’essayant à des cépages moins sensibles à la sécheresse, l’indication géographique protégée permet également de préserver les savoir-faire viticoles locaux, dans le Vaucluse, « où l’existence d’un segment IGP reconnu et de qualité est vital quant à la survie d’une viticulture en coteaux, traditionnelle et familiale », comme ailleurs en France.

« Face aux vins de marques souvent composés d’assemblages de vins de l’Union européenne et aux vins sans indication géographique produits à très fort rendement, l’IGP offre aux consommateurs la possibilité de découvrir des vins de qualité, produits avec un vrai savoir-faire vigneron, à des prix très raisonnables. »


joelreynaud-igpvaucluse
* Parmi les vins produits dans le Vaucluse, 513 220 hectolitres bénéficient de l’IGP méditerranée et 103 540 hectolitres (dont 60 % de rouge) de l’IGP vaucluse. Dans leur ensemble, les vins d’IGP produits dans le Vaucluse représentent environ 27 % de la production totale issue des différentes indications géographiques protégées du sud-est.