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Droit de réponse de la société 1855

Monsieur,
Vous avez fait paraître sur votre site internet le 4 juin 2013 dans le site internet de « mybettanedesseauve.fr » un article intitulé reprenant « Le site 1855.com vend un Château Yquem 2012, un vin qui n’existe pas ».

La société 1855, que je représente, tiens à exercer un droit de réponse dans les conditions prévues par l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881. Le texte du droit de réponse est le suivant :

« Droit de réponse de la société 1855
Suite à l’article paru sur votre site internet, la société 1855 tient à préciser les points suivants.
1855 n’a jamais mis en vente le château d’Yquem 2012 : aucun prix de vente n’a jamais été annoncé, aucune possibilité d’acheter ce produit n’a été proposée au client, et bien évidemment, aucune bouteille n’a été vendue.

Seule la possibilité de se tenir informé en cas de disponibilité était accessible à nos clients. 1855 regrette vivement que votre collaborateur n’ait pas souhaité contacter l’entreprise préalablement à la parution de son article, cette erreur de compréhension aurait été facilement évitée ».

Je vous remercie, conformément aux dispositions précitées, de bien vouloir faire paraître ce droit de réponse de manière intégrale, sans omission ni ajout, à la même place et en mêmes caractères que l’article que vous avez publié. Cette parution devra intervenir dans le numéro qui suivra le surlendemain de la réception de la présente lettre.

Sincères salutations,

Emeric Sauty de Chalon
Président

Château l'Arrosée vendu au Domaine Clarence Dillon

C’est un véritable coup de maître. Déjà présent à Saint-Émilion par le biais de Quintus (ex Tertre-Daugay), la société familiale Domaine Clarence Dillon vient d’acquérir le Château l’Arrosée, voisin de Quintus. Il s’agît d’une acquisition fondamentale dans la célèbre appellation pour le propriétaire du Château Haut-Brion.
La renaissance de l’Arrosée date de 2002 avec l’arrivée conjointe de Roger et Jean-Philippe Caille à la tête de la propriété. Le cru est superbement situé sur la côte de Saint-Émilion.

Voici le communiqué dans son intégralité :

« Les familles Caille et Dillon sont heureuses d’annoncer l’accord de vente et d’acquisition de Château l’Arrosée, Grand Cru Classé de Saint-Emilion.
La famille Dillon se réjouit de continuer l’excellent travail effectué dans ce vignoble par Mr Roger Caille et sa famille depuis leur arrivée dans ce vignoble exceptionnel en 2002.
La Promesse fut signée le 29 mai dernier par la famille Caille et Prince Robert de Luxembourg, Président de Quintus SAS. Quintus SAS est une filiale de la société familiale Domaine Clarence Dillon (Château Haut-Brion et Château La Mission Haut-Brion), et détient et exploite le vignoble voisin, Château Quintus à Saint-Émilion. »

Les millésimes du Château l’Arrosée :

2002. Le vin est intense et riche, volumineux, brillant, long, de grande réserve mais le tanin pourrait être plus fin. 15/20

2003. Vin ample, profond, au tanin moins fin que dans les millésimes suivants, mais parfaitement construit, racé et fin. 16/20

2004. Le vin brille par sa fraîcheur et surtout par sa grande distinction de tanins, qui lui transmet une élégance aérienne et une sapidité parfaite. Excellent fruit, grande finale.
17/20

2005. Grande dimension de corps et de profondeur, texture ultra fine, race incontestable, allonge splendide : le millésime est celui d’une consécration. 18/20

2006. Robe sombre, toast très présent, saint-émilion moderne et confortable, avec de la structure, de la chair et un caractère aromatique immédiatement séduisant. Beaucoup de longueur. 17/20

2007. Le cru exprime à nouveau parfaitement sa race naturelle : fruit rouges précis, long, velouté, fin, aucune rudesse mais beaucoup de profondeur. 17/20

2008. Volume gras, riche, svelte et serré, à la profondeur fruitée, doté d’un excellent tanin fin et serré, allonge. De la classe. 17/20

2009. Dimension intense en attaque avec un corps gras et une incontestable générosité en alcool, mais le fruit est sans lourdeur et profond, la finesse s’impose en finale. Grand avenir. 17/20

2011. Droit, sans fioritures mais de grande tenue. Allonge persistante avec un tanin surfin. Il y a de la race. 17/20

Le Bon Pasteur vu par Thierry Desseauve

Nous vous annoncions hier l’acquisition de la majorité des parts de Bon Pasteur, propriété familiale de Michel Rolland, par Pan Sutong, un financier hongkongais, client de Michel Rolland pour sa propriété de la Napa Valley. Les Rolland ont opté pour cette solution afin de mettre un terme à l’indivision entre Michel Rolland et sa famille.
Les équipes restent en place.
Voici ce que Thierry Desseauve disait de Château Le Bon Pasteur en 2010.

« Propriété pomerolaise de la famille Rolland, le Bon Pasteur vit dans une certaine discrétion, certainement due au fait que l’immense notoriété de Michel Rolland en tant que consultant international a occulté son travail dans ses propres crus, réalisé là aussi avec la complicité très active de son épouse Dany. Michel vinifie pourtant Bon Pasteur depuis 1978 et ces trois décennies à la tête du cru justifiait amplement ce regard rétrospectif, d’autant qu’il éclaire nécessairement aussi les convictions de l’œnologue conseil qu’il a été tout au long de la période.
Dans le terroir très limité en surface de Pomerol, Le Bon Pasteur apparait dans une situation excentrée : il se situe dans le secteur de Maillet, c’est-à-dire au sud-est de l’appellation, à la fois proche de la Barbanne, ce ruisseau qui limite l’appellation Pomerol de celle de Lalande de Pomerol, des secteurs du plateau de Saint-Emilion (Corbin) mais aussi de crus célèbres de Pomerol tel Gazin. Son terroir reflète cette position : une partie sur un sol de graves et d’argile, une seconde sur des terroirs plus légers.
Si le cru porte en lui, tout au long des millésimes dégustés, tout autant la « patte » de Michel Rolland que celle de son terroir, c’est-à-dire un caractère charnu, généreux, rond et aromatique, il n’en a pas moins beaucoup évolué. La dégustation verticale réalisée à Paris au printemps dernier montre ainsi les fruits des améliorations tant au vignoble qu’au chai apportées par les Rolland au fur et à mesure. Globalement, on pourrait distinguer trois époques qui sont autant de pierres de touche pour le cru :

De 1978 à 1985, c’est un vin encore paysan mais fichtrement séduisant : s’il ne possède pas l’éclat aromatique et la fraîcheur des aristocrates de Bordeaux, il garde, dans la maturité actuelle de ces millésimes, une rondeur, une gourmandise et souvent un caractère presque rôti immédiatement séducteur.
De 1986 à 1997, on perçoit parfaitement que le cru et ses propriétaires veulent grimper dans la hiérarchie de l’époque : le tanin s’affine, l’éclat aromatique émerge, le cru s’émancipe de sa rusticité originelle.
De 1998 à 2008, le cru a clairement défini sa personnalité contemporaine : celle d’un vin plus musclé que gras, assurément moderne dans sa conception (maturité du fruit, suavité des tanins, soutien joliment intégré de l’élevage en barriques), intégrant avec une réelle sagesse les forces et les limites du terroir comme du millésime.
Ce parcours passionnant d’un cru bien dans son terroir et dans son époque décrit aussi, on l’a dit, l’œuvre d’un des grands hommes du vin contemporain. Sur ce registre, le Bon Pasteur apparait en total accord avec les principes de Michel Rolland, sans jamais verser dans la caricature. »

Thierry Desseauve

1978
Robe sombre aux reflets ambrés. Nez classique sous-bois, champignons, écorce d’orange, bouche ample, gourmande, tanins assez secs mais l’ensemble est plaisant et gourmand. 15

1979
Robe sombre et vive, nez plus métallique que le 1978 mais la bouche est tendre et fraîche, caractère un rien pointu en finale. 14

1980
Vin un peu fatigué. La robe, sombre, a des reflets bruns et le tanin est plus sec. Reste toujours la rondeur du cru et de la fraîcheur. 13,5

1981
La bouteille n’est pas parfaite et limite le potentiel aromatique d’un vin par ailleurs charnu. Finale végétale. 12

1982
Belle robe profonde aux reflets ambrés brillants, nez épanoui, truffé et roti, charnu, gourmand, hédoniste. La trame n’est pas serrée, encore moins rigide, mais le vin est long, gras, persistant : l’un des milestones du style Rolland. 17

1983
Plus ferme que le 1982, moins charmeur aromatiquement, mais d’une structure enrobée harmonieuse. Belle longueur. 16

1984
Robe moins profonde que les millésimes voisins mais encore juvénile, nez plus métallique, moins fruit et plus oxydé que les autres, bouche plus mince aussi : pourtant l’ensemble n’est pas désagréable car il y a de la fraîcheur et un équilibre sympathique. 13

1985
Robe profonde, nez de prunes et de confiture de prunes, charmeur en bouche, rond, finale moyenne cependant. 15

1986
Un grand velouté de tanin donne au cru une dimension supplémentaire, plus fraîche, plus élancé. Au charme rôti et truffé du cru s’ajoutent une vraie persistance et une allonge brillante. 17,5

1987
La robe est peu fatiguée et le nez associe des petites notes végétales à la truffe blanche ; mais l’ensemble possède une fraîcheur finement épicée et des tanins également fins. 14,5

1988
Robe sombre, bouquet moins épanoui qu’en 1986, moins noble aussi ; l’ensemble est charnu, structuré, mais sans le charme qu’on est habitué à rencontrer avec le Bon Pasteur. 14,5

1989
Robe très profonde et d’une jeunesse rubis étonnante. Bouquet très fin, sur les petits fruits rouges d’un Evangile ou un Gazin des grands jours. Le cru dépasse largement son rang habituel, pour s’affirmer avec une racé finement épicée et un éclat aromatique brillantissime comme un vin de référence. 18

1990
Robe élégante, brillante, rubis aux reflets ambrés. Nez truffé, vin corsé, mais profond et d’une grande richesse de sève. Très « Rolland », générosité, charme et tanins suaves. 17,5

1992
De la fluidité certes, mais aussi de la rondeur et une réelle fraîcheur aromatique. Les tanins sont fins et sans le moindre caractère végétal. 15,5

1993
Robe sombre, plus terne que les millésimes précédents et suivants. Cette impression austère se confirme au nez associant la prune à des notes végétales. La bouche est solide. 13

1994
Robe brillante, bouquet associant le bois, le fruit confituré et le végétal, charnu, large mais manquant sérieusement d’éclat. 14

1995
Style svelte, fruits rouges, allonge sur le cuir, tanin solide mais non dénué de finesse. Pourtant, l’ensemble manque actuellement un peu de classe (on penche vers Lalande plus que vers les grands terroirs). 15

1996
Robe brillante, nez de fruits rouges, intensité et fraîcheur. Plus solide que raffiné, mais incontestablement profond. 15,5

1997
Brillante couleur, caractère ferme, charnu et long, d’une fraîcheur limitée mais volume sérieux. 15

1998
Robe très profonde et juvénile, nez de fruits murs mais frais, havane, allonge profonde, chair, grands tanins fins, caractère épicé qui est celui du cru dans les grands millésimes, allonge et potentiel certain. 18

1999
Registre séducteur, gourmand et velouté : pas de dureté, profondeur suave, pruneau, allonge fruitée et fraîche. Grand charme. 16,5

2000
Robe très jeune et profonde, boisé encore présent, enserrant encore une bouche charnue, tannique, profonde et épicée. Sur la réserve encore mais potentiel incontestable. 17

2001
Robe sombre, fruits noirs confits et prune, bouche ample, pleine de sève et de muscle, intensité, volume, en devenir. 17

2002
Très jeune ! Robe grenat brillante, nez truffé, ample et séveux, longueur épicé. Belle réussite. 16,5

2003
Robe profonde et juvénile. Si le vin n’est pas très expansif aromatiquement, sa tension (caractère assez rare à Bon Pasteur), sa profondeur, les tanins serrés et veloutés, la longueur en font un vin étonnant et brillant, de très grand potentiel. 17

2004
Robe juvénile mais peu profonde, nez gentiment poivronné, souple et flatteur mais limité. 14

2005
Grande robe juvénile, fruit noir et chocolat fin, gras, ample, raffinement de la structure tannique, allonge brillante et fraîcheur. 18

2006
Coloré, boisé truffé, solide et ferme, belle allonge avec un fruit moins pur qu’en 2005. Profond, assez sévère. 16

2007
Confiture de mûres, gras et suave, tanin souple, générosité, dans le style du millésime, retour au charme hédoniste des jeunes années du cru. 16

2008
Coloré et profond, dimension aromatique séduisante sur la mûre et le chocolat avec une touche de menthol, gras et plutôt intense, bon volume suave. 16,5

L'Arrosée et Le Bon Pasteur changent de main

Un financier hongkongais, Pan Sutong, a acquis la majorité des parts de Bon Pasteur, propriété familiale de Michel Rolland. Les Rolland ont opté pour cette solution afin de mettre un terme à l’indivision entre Michel Rolland et sa famille. Les équipes restent en place.
Les Domaines Clarence Dillon, propriétaire notamment de Haut-Brion et Mission Haut-Brion à Pessac-Léognan, ont acheté les châteaux L’Arrosée et L’Armont à Jean-Philippe Caille. L’info vient de tomber. Ceci fait suite à la fois à la performance gustative de L’Arrosée qui de très bon était devenu franchement excellent et brillait au firmament de toutes les dégustations.
Nous reviendrons dès demain sur ces deux propriétés et leur changement de propriétaire.

Yquem 2012 existe, je l’ai rencontré

Pierre Lurton, le célèbre patron du château d’Yquem, a décidé de ne pas millésimer yquem 2012,
faute « d’excellence ». Dans la foulée, Rieussec et quelques autres ont fait de même.
C’était sans compter sur la sagacité de quelques fins limiers du Net et, particulièrement, de l’inénarrable équipe de 1855. Elle annonce sur son site la disponibilité prochaine d’yquem 2012. C’est fort, c’est très fort. Je suis sûr qu’il y a quelques gogos qui attendent anxieusement l’annonce d’un prix pour se jeter dessus.
Cela dit, le peu de vin produit par Yquem et déclassé a du atterrir quelque part, chez un négociant tenu au secret…lire la suite

Droit de réponse de la société 1855 :

Monsieur,
Vous avez fait paraître sur votre site internet le 4 juin 2013 dans le site internet de « mybettanedesseauve.fr » un article intitulé reprenant « Le site 1855.com vend un Château Yquem 2012, un vin qui n’existe pas ».

La société 1855, que je représente, tiens à exercer un droit de réponse dans les conditions prévues par l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881. Le texte du droit de réponse est le suivant :

« Droit de réponse de la société 1855
Suite à l’article paru sur votre site internet, la société 1855 tient à préciser les points suivants.
1855 n’a jamais mis en vente le château d’Yquem 2012 : aucun prix de vente n’a jamais été annoncé, aucune possibilité d’acheter ce produit n’a été proposée au client, et bien évidemment, aucune bouteille n’a été vendue.

Seule la possibilité de se tenir informé en cas de disponibilité était accessible à nos clients. 1855 regrette vivement que votre collaborateur n’ait pas souhaité contacter l’entreprise préalablement à la parution de son article, cette erreur de compréhension aurait été facilement évitée ».

Je vous remercie, conformément aux dispositions précitées, de bien vouloir faire paraître ce droit de réponse de manière intégrale, sans omission ni ajout, à la même place et en mêmes caractères que l’article que vous avez publié. Cette parution devra intervenir dans le numéro qui suivra le surlendemain de la réception de la présente lettre.

Sincères salutations,

Emeric Sauty de Chalon
Président

Château Haut-Brion : la chasse au trésor

Il y a 10 ans une mention* du Château Haut-Brion, datée de 1660, a été découverte dans le livre de cave du roi Charles II d’Angleterre. C’est Charles Ludington, professeur d’Histoire à l’université de Caroline du Nord (Etats-Unis) qui a fait cette découverte alors qu’il travaillait sur sa thèse, Politics and the Taste for Wine in England and Scotland, 1660-1860. Cette citation contribua a établir la réputation du premier grand cru classé comme l’une des premières marque de luxe au monde.

Aujourd’hui, afin de poursuivre les recherches sur les grands vins de Bordeaux et l’Histoire de Château Haut-Brion, Domaine Clarence Dillon offre une récompense (lot de vins d’une valeur de 37 000 euros HT) à quiconque, chercheur, professionnel ou amateur, découvrira une mention…lire la suite

Le (très) beau mardi de Legrand





Difficile de faire plus prestigieuse dégustation que celle qui aura lieu ce mardi soir chez Legrand Filles & Fils. Vignoble d’une seule parcelle de 7,53 hectares situé sur le finage de Morey-Saint-Denis en Côte de Nuits, le Clos de Tart est la propriété, en monopole, de la famille Mommessin. Depuis sa création, ce clos n’a jamais été morcelé et il est devenu le plus “vaste” monopole bourguignon classé en grand cru. Le talentueux régisseur des lieux, Sylvain Pitiot, sera présent pour commenter une verticale unique de clos-de-tart 2011, 2010, 2009, 2006, 2005, 2003 et 2002. Participation, 350 euros. On réserve tout de suite au 01 42 60 07 12 ou par mail à [email protected]

In the mood for Rhône





Après avoir été les partenaires des James Beard Awards, surnommés les “Oscars” de la restauration, important événement pour la communauté foodies & wines qui s’est déroulé à New-York au début du mois de mai, les vins
de la vallée du Rhône ont proposé aux américains un concept original de dégustation. C’est dans un appartement typique reconstitué pour l’occasion que les journalistes et professionnels ont pu découvrir les différents “moments” qui conviennent à la dégustation d’un vin du Rhône, illustration en live de la signature de la campagne publicitaire américaine, always right. En français, ça dirait qu’on ne se trompe jamais en servant un vin de la vallée du Rhône, quelle que soit l’occasion. Mais en France, comme chacun sait, on ne fait pas de publicité sur le sujet. Le Rhône n’en a pas encore fini avec l’Amérique où commence la Restaurant Wine Week, soit une dizaine de jours consacrés à la dégustation de vins dans les restaurants et à la mise en avant, via un menu, de références venues de la vallée du Rhône.

Bon Pasteur acquis (pour partie) par un Chinois

Ci-dessous, dans son intégralité, le communiqué de la SCEA des Domaines Rolland, à Pomerol, à propos de la prise de participation de la société Goldin Group de Hong Kong :

“La SCEA des Domaines Rolland, à Pomerol, vient de conclure un accord pour une prise de participation majoritaire de la société Goldin Group de Hong Kong, déjà propriétaire en Californie de Sloan Estate, dont Michel Rolland est le consultant (un vin culte de Napa Valley).

Cela concerne les vignobles :

Château Le Bon Pasteur, Pomerol (6.62 hectares)

Château Rolland Maillet, Saint-Emilion (3.35 hectares)

Château Bertineau Saint-Vincent, Lalande de Pomerol (5.5 hectares)

M. Pan Sutong, entrepreneur de renom et Chairman de cette société, est un passionné de vins, bien connecté dans le milieu des vins de Bordeaux et prêt à tous les efforts pour valoriser les crus, le nom et pérenniser l’histoire dans le respect de la tradition familiale.

Ainsi, l’équipe technique actuelle reste en place sous la direction de Dany et Michel Rolland pour assurer le suivi des domaines dans cet esprit-là.”

Qu'est-ce qu'on fait ce week-end ?



Ce vendredi et jusqu’à dimanche, 2 300 parcs et jardins publics ou privés ouvrent leurs portes au public dans
toute la France pour la 11e édition des Rendez-vous aux Jardins organisés par le ministère de la Culture et de
la Communication, dont la Maison Moët Hennessy est l’un des mécènes. A cette occasion, deux manifestations auront lieu dans les parcs habituellement fermés de deux de ses domaines. A Epernay, des acteurs de la Comédie-Française liront des textes et des poèmes sur les jardins et la nature. Il faut réserver au 03 26 51 33 39 si l’on souhaite voir se produire Muriel Mayette, administratrice générale de la Comédie-Française, Catherine Salviat, Christian Blanc et Bruno Raffaelli dans l’Orangerie de la Résidence de Trianon. En Charente, à Cognac, la société Jas Hennessy & Co respecte à la lettre le thème de l’année, Le jardin et ses créateurs, en invitant le public à bénéficier des conseils horticoles de jardiniers professionnels dans le parc du château de Bagnolet.

Depuis 1989, Jean-Michel Cazes, amateur et passionné d’art contemporain, convie chaque année un artiste
de renommée internationale à exposer ses oeuvres au château Lynch-Bages. Ces dernières années, les anciens chais de la propriété ont ainsi accueilli Arnulf Rainer, Günther Förg, Hervé Di Rosa, Ryan Mendoza, James Brown, Antoni Tàpies et Emilio Perez, l’année dernière. Depuis la fin avril et jusqu’en octobre, on peut y découvrir une sélection de peintures et de sculptures de Paul Rebeyrolle (1926-2005), artiste engagé dont l’œuvre, organisée
en séries réalisées sur plusieurs décennies, dénonce la société et ses travers, l’exclusion, la politique, le pouvoir
et l’injustice et magnifie la nature, les paysages de terre et d’eau, les animaux, qu’il aimait tant. Tous les jours,
de 9 h 30 à 13 h et de 14 h à 18 h 30, plus d’infos ici.

On vous l’a dit déjà, cette semaine est consacrée aux climats de Bourgogne et à leur inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco. Parmi les différentes manifestations organisées dans ce cadre, celle qui aura lieu demain dans les carrières de Comblanchien, habituellement fermées au public, est la plus attendue. Sur ce site unique, toujours en exploitation, Les climats on the Roc propose d’explorer le lien entre les climats et la pierre calcaire
de Bourgogne dont on a fait des maisons, des églises, des caves, mais aussi des murets pour délimiter les clos et, bien entendu, des monuments (Hospices de Beaune, Palais des Etats de Dijon). Fruit d’un savoir-faire ancestral,
et partie intégrante du patrimoine viticole, cette pierre qui nourrit la vigne donne aux appellations leur place dans la hiérarchie des crus. Tous les renseignements concernant les ateliers de l’après-midi et le spectacle son et lumière qui aura lieu à 21 h, sont . Si l’entrée est libre, il faut quand même s’annoncer en s’inscrivant ici.