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Mes magnums (58), un sauternes adorable et pas hors de prix pour ce que c’est

Château Lafaurie-Peyraguey,
premier cru classé, sauternes 2013

Ce qu’il fait là
Parce que Silvio Denz, le nouveau propriétaire, est un as du renflouement de vignobles. Il a déjà quelques réussites à son actif, à Saint-Émilion comme en Italie. Ici, sur les 36 hectares du domaine, il a bien l’intention de faire un très grand vin et de conjurer le mauvais sort qui s’acharne sur l’appellation. Lui, il ne voit pas le problème et il a bien raison.

Pourquoi on l’aime
Sa richesse somptueuse qui ménage toute la place à la finesse attendue, la persistance interminable, l’exercice de style dans sa perfection.

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Les grands bordeaux au resto à prix cadeau

Tous les ans, le groupe Duclot propose aux amateurs d’aller au restaurant et de s’offrir un grand bordeaux sur table à prix caviste. C’est l’opération Carte sur Table. On a goûté les vins. On vous dit tout.

Carte sur Table, c’est tous les ans. Cette année ça sera du quinze mars au quinze avril. Le principe est simple : le négociant bordelais Duclot choisit quinze bordeaux qu’il propose à prix coûtant dans trente restaurants partenaires. Les vins changent tous les ans, et les restaurants aussi, même si on retrouve quelques valeurs sûres. Cette opération à succès est une excellente occasion d’aller découvrir des établissements. Certains sont prestigieux, d’autres sont tendance. Il y en a pour toutes les bourses. Il en va de même avec les vins. On peut ainsi se payer un mouton-rothschild ou un lafite-rothschild à des tarifs inespérés sur table. Mais on peut aussi se faire plaisir avec des châteaux plus accessibles, puisque le premier prix est de cinquante-cinq euros. Globalement la sélection est montée en gamme cette année. Même si les restaurants sont surtout situés à Paris, le reste de la France n’est pas totalement oublié. On trouve cinq adresses du côté de Bordeaux et deux dans les Alpes (Megève et Tignes). Si vous êtes du côté de La Rochelle ou de Gigondas, vous n’avez aucune raison de manquer l’opération cette année. Sinon, ça vous fait une raison supplémentaire de venir faire un tour à Paris. Pour vous aider dans vos choix, trois membres de l’équipe Bettane & Desseauve ont pu goûter les vins. L’occasion de vous donner nos coups de cœur parmi les quinze vins de l’opération et de vous aiguiller vers les établissements où les chefs ont choisi un plat signature pour les mettre en valeur.

 

Survolez chaque adresse pour connaître nos choix

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Si vous ne visualisez pas la carte nos choix sont :

 

Le choix de Thierry Desseauve

1/Château Saint-Pierre 2012
À 55 euros on peut se faire plaisir sans se ruiner avec ce saint-julien à dominante de cabernet sauvignon (78 %) : « Profond, solide, racé, tarif imbattable, pour accompagner une grande viande rouge. » Ça tombe bien, la viande c’est la spécialité de La Maison de l’Aubrac, un des restaurants les moins chers de la sélection.

2/Château Malescot Saint-Exupéry 2002
Voilà un margaux« de grand style à prix d’ami », parfaitement à maturité, qu’on peut s’offrir pour 70 euros seulement. Le Relais Louis XIII de Manuel Martinez propose un accord audacieux avec des ravioles de homard et foie gras et leur sauce aux cèpes.

3/Château La Mission Haut-Brion 2008.
« Exceptionnel, assurément l’un des plus grands vins du monde dans ce millésime. Le prix, pour élevé qu’il soit, est très étudié. » 280 euros c’est effectivement une somme, mais le vin les vaut largement. On peut se l’offrir avec de la cuisine bourgeoise au traditionnel restaurant Allard d’Alain Ducasse sur la rive gauche.

Le choix d’Alain Chameyrat

1/Château Mouton-Rothschild 2008
Ce n’est pas un grand vin pour rien et Alain trouve qu’il domine la sélection. À 540 euros, c’est évidemment cher et c’est finalement pas cher pour le boire au restaurant. Qui dit grand vin, dit grande table. Pourquoi pas aller le déguster chez Eric Fréchon, au Bristol, ou chez Pierre Gagnaire ?

2/Château Lafite-Rothschild 1999
Évidemment il répond présent. 590 euros, c’est son prix. Et au Clover Grill, Jean-François Piège se fera un plaisir de vous le servir avec une côte de bœuf de Salers.

3/Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 2009
L’année où la proportion de cabernet-sauvignon a augmenté (75 %) sous la direction du nouveau propriétaire, Roederer. On peut le boire pour 280 euros au tout nouveau restaurant de l’Hôtel des Grands Boulevards où Giovanni Passerini vous le conseille avec ses côtelettes d’agneau rôties et leur jus corsé de romarin.

Le choix de Gilles Durand-Daguin

1/Château Palmer 2006
Dans la même gamme de prix que La Mission Haut-Brion, il ne faut pas passer à côté de Palmer. Avec une forte proportion de merlot (48 %), il s’ouvre sur un nez puissant et compact que vient contredire une bouche extrêmement onctueuse et fondue. Les aventuriers du goût peuvent aller le déguster au Royal Monceau. Le chef Hideki Endo vous propose de le marier avec des sashimi scallops new style. Saint-Jacques et margaux ? Il paraît que c’est divin.

2/Château Beychevelle 2006
Pas le vin le plus flamboyant de la sélection, mais peut-être le plus évident. Un joli nez délicat, avec une bouche dans le même registre, tout en souplesse. Pour 125 euros, c’est un choix consensuel. Quatre chefs l’ont choisi pour accompagner leur plat signature. À déguster sur un canard au restaurant Le Corot, un pigeon au Mon Paris, des noix de ris de veau au Crom’Exquis ou une selle d’agneau au Bristol.

3/Rieussec 2003
Ce premier cru classé de Sauternes est parfait à quinze ans. Et pour sortir des sentiers battus, 55 euros c’est un cadeau. Thierry Desseauve dit que « si vous ne vous remettez pas au sauternes avec ce vin, c’est à désespérer. » Une excellente occasion de tester de nouveaux accords mets-vins avec une langue de bœuf lucullus à la crème moutardée chez Benoît près de la Bourse.

Retrouvez tous les vins, tous les restaurants et toutes les informations sur le site de l’opération : www.cartesurtable.fr

Par Gilles Durand-Daguin

Récompenser l’innovation(appel à candidatures)

Constituée de personnalités du monde du vin, l’académie Amorim fondée en 1992 décerne chaque année un grand prix “Science & recherche” d’une valeur de 5 000 euros à « un chercheur ou une équipe de chercheurs ayant soutenu une thèse, publié des travaux ou des ouvrages, permettant d’améliorer les conditions d’élaboration et de conservation du vin. » Lancé en 2016 et organisé tous les deux ans en partenariat avec le salon Vinitech-Siefel, son grand prix “Innovation & Développement” a quant à lui pour mission de distinguer un projet « dans des domaines touchant à la production, à l’environnement, aux technologies, à la communication, aux aspects culturels ou à la commercialisation. »

Premier récipiendaire de ce prix contribuant à l’émergence des innovations dans le monde du vin, Alexandre Bastard (VitaVinum) avait été récompensé pour son projet de borne tactile en libre accès permettant de conseiller la clientèle des commerçants disposant d’une large gamme de vins. Pour participer à la session 2018, les entrepreneurs* souhaitant présenter un projet susceptible d’intéresser « le monde de la sommellerie, de l’œnologie, des cavistes, de la grande distribution ou encore le grand public » sont invités à déposer leur dossier de candidature avant le 15 avril. Le comité de sélection est présidé par Ophélie Neiman. Le règlement du concours et le dossier d’inscription sont ici.

* Le concours est ouvert aux porteurs de projet et créateurs dont l’entreprise a moins de trois ans d’existence au 1er janvier 2018.

WineLab 2018,Le rendez-vous des experts du vin

Pour sa 5e édition, le WineLab est plus que jamais le rendez-vous des pros du vin.
Toute l’équipe bettane+desseauve s’est pliée en quatre pour permettre aux professionnels de la filière (restaurateurs, cavistes, hôteliers, e-marchand, etc.) de rencontrer des talents émergents, de découvrir des vins au rapport qualité-prix remarquable, de repérer facilement des références validées par nos experts et ce, dans les meilleures conditions possibles.
Les trois espaces du Pavillon Wagram accueilleront 80 vignerons de toute la France, sélectionnés par Michel Bettane et Thierry Desseauve. L’occasion de découvrir des pépites parmi les 300 vins qui seront à la dégustation.

 

Au programme de cette édition 2018 :

  • Trois chronolabs de 45 minutes animés par Michel Bettane, Thierry Desseauve et Guillaume Puzo, le meilleur de la Champagne, l’excellence de l’Alsace à Bordeaux, et le Sud dans tous ses états.
  • Un bar des vins étrangers pour déguster des vins du Portugal, d’Italie, mais aussi d’Afrique du Sud et de Nouvelle-Zélande.
  • Et pour ne pas perdre une minute, les parcours thématiques pour aller à l’essentiel.

 

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à prendre contact avec nos équipes :

[email protected] ou à consultez le site : bdwinelab.com

Belles récoltes à Stellenbosch

Si 2018 restera dans les mémoires comme l’une des années les plus sèches de l’histoire de la viticulture dans la région, la gestion méticuleuse de l’eau et des vignes a permis aux maisons de vins sud-africaines d’Advini (L’Avenir, Le Bonheur et les vignobles Ken Forrester) d’obtenir des rendements de qualité.

Spécialiste du pinotage et du chenin blanc, en plus d’être un paradis pour l’œnotourisme, le vignoble de L’Avenir (27 hectares) devrait voir sa production diminuer de 10 %. Mais le vigneron Dirk Coetzee estime que de plus petites baies, des grappes lâches et des raisins sains donnent des saveurs très riches. Sur ce terroir de Glenrosa, situé dans le “triangle d’or” des vignobles d’Afrique du Sud, des initiatives de conservation de l’eau à long terme ont été entreprises, notamment le défrichement de la végétation exotique, une étude appropriée de l’écoulement de l’eau sur le domaine et la construction de nouveaux barrages et canaux d’eau. « Cela signifie que nous avons des ressources hydriques supplémentaires pour l’irrigation, que nous gérons très soigneusement », précise Dirk Coetzee.

Responsable de production des vignobles Ken Forrester, situés sur les pentes des montagnes Helderberg, Pieter Rossouw estime que la clé de ce millésime 2018 a été la patience. « Nous avons consacré beaucoup d’efforts à un bon tri et nous attendons une très bonne qualité à tous les niveaux. En fait, je pense que nous avons appris à quel point les vignes peuvent vraiment résister à la sécheresse. » Au Bonheur, enfin, propriété déroulant ses 163 hectares, dont 72 en vignes, sur les flancs des collines de Klapmuts, la récolte s’annonce plus importante que l’année dernière et « une gestion viticole adéquate a été récompensée avec une qualité très prometteuse. » Le winemaker du domaine, William Wilkinson, se dit « particulièrement impressionné par la concentration des saveurs, l’équilibre et la fraîcheur » des chardonnays.

Les pesticides, la télé à scandale et une réponse cash

–> Ce mardi 27 février 2018, a été diffusé sur France 2, Cash Impact,
« Pesticides : notre santé en danger ». Je n’ai pas vu l’émission, pas voulu m’énerver devant ma télé, autre chose à faire, la vie, quoi. Plus tard, je reçois un communiqué de presse en provenance de la filière des vins de Bordeaux, présidée par Allan Sichel. Je trouve cette réponse particulièrement bien argumentée et très juste dans ses précisions face aux approximations d’une télé à scandales.
On lit attentivement :

« − Cash Impact aurait pu dire que des molécules de produits interdits depuis plus de 10 ans peuvent encore laisser des traces dans l’environnement, c’est pour cela qu’ils ont été interdits.
− Cash Impact aurait pu révéler que le Diuron, bien qu’interdit depuis 10 ans en agriculture, est toujours autorisé pour d’autres usages, notamment le bâtiment (peintures et anti mousses de façades)…

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Grandes écoles et grands vins

Sortie vainqueur début février de l’étape lyonnaise du concours de dégustation inter-grandes écoles organisé par la maison de champagne Pol Roger (dont la finale nationale se tiendra ce vendredi à Epernay), l’équipe de dégustateurs de l’EM Lyon a également remporté la troisième édition du X-WineContest, la compétition orchestrée par les élèves de Polytechnique. Les épreuves se sont tenues le 24 février dernier dans le cadre du château Figeac, premier grand cru classé de Saint-Emilion, et ont vu s’affronter des équipes issues des plus grandes écoles françaises et internationales (AgroParisTech, Copenhagen Business School, école hôtelière de Lausanne, école Polytechnique, EM Lyon, ENS Ulm, ESSEC, ESTP, University of Oxford, Science Po Paris, ENSTA Paris Tech, University of Cambridge).

Questions théoriques et dégustations à l’aveugle ont départagé les participants avant une finale qui a opposé Oxford, l’ENSTA ParisTech et l’EM Lyon dont les dégustateurs ont dû découvrir deux vins à l’aveugle, puis proposer un commentaire de dégustation. C’est grâce à « la qualité et l’originalité de ses commentaires de dégustation ainsi que sa proposition d’accords mets et vins (y compris musicaux !) » que l’EM Lyon est arrivée en tête du classement général. Le jury était composé de Philippe de Cantenac (La Revue du vin de France), d’Antoine Lepetit de la Bigne, consultant vigne & vin et formateur en biodynamie et de Cécile Loqmane, responsable marketing et communication du château Figeac.

De la vigne au cognac


Parcours évolutif qui changera au rythme des saisons et de l’élaboration des eaux-de-vie, la nouvelle visite privée proposée par la maison Hennessy permet à l’amateur de découvrir les lieux les plus secrets de son berceau cognaçais, habituellement fermés au public. Du vignoble à la distillerie, cette expérience d’un genre unique vient enrichir l’offre existante, éventail allant de la simple visite-découverte d’une heure à la demi-journée d’immersion (tous ces parcours sont à découvrir et réserver ici), sans oublier la boutique ouverte chaque jour*, seul espace au monde à réunir autant de collections, dont certaines éditions non commercialisées en France.

Après un accueil personnalisé à la Richonne, siège de la maison situé au bord de la Charente, la visite commence dans le chai des Pavillons, sur l’autre rive du fleuve. Là, on découvre l’histoire de la maison, ses savoir-faire séculaires et son rayonnement planétaire. Ensuite, selon la saison et les cycles du travail des hommes, le visiteur découvrira ce qu’est la bonne chauffe à la distillerie du Peu, « haut-lieu de l’élaboration des eaux-de-vie, faite de cuivre, de bois, de brique et de feu » (automne-hiver) ou se verra expliquer par un guide, dans les vignes du domaine de la Bataille, les sols, les crus et les cépages du vignoble de Cognac (printemps-été).

Ce beau programme décliné en six langues (français, anglais, espagnol et chinois toute l’année, allemand et russe d’avril à octobre) se poursuit là où vieillissent les eaux-de-vie, au chai de la Faïencerie qu’on rejoint en bateau. Enfin, la maturation et l’art de l’assemblage sont abordés lors de la dégustation, dans un salon privé, d’eaux-de vie en cours de vieillissement et de deux des cognacs les plus emblématiques de Hennessy : XO et Paradis. Tarif de ce parcours “De la vigne au cognac”, 250 euros par personne. Plus de détails et réservation en cliquant .

* De 9 h 45 à 19 h d’avril à octobre et de 10 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 45 à 18 h de novembre à mars.

Grêle, la solution Laïco

Issu du partenariat entre la société Selerys, fournisseur de solutions de prédiction des risques météo dont nous vous avions parlé ici, et la société Lacroix, leader des services et solutions pyrotechniques, Laïco est un système de lutte anti-grêle associant la détection en amont des cellules orageuses et la diffusion de ballons gonflés à l’hélium sur lesquels sont embarquées des torches chargées de sels hygroscopiques permettant de transformer les grêlons en fines gouttes de pluie. En 2017, ce nouvel outil a notamment été utilisé en Bourgogne, dans la vallée du Rhône et dans les Bouches-du-Rhône.

Alors que les phénomènes de grêle s’intensifient et se multiplient (augmentation de 350 % des épisodes orageux au cours des dix dernières années), l’ingénieux système Laïco se veut être “la” solution pour protéger les cultures et en finir avec les conséquences désastreuses de la grêle pour les viticulteurs, maraîchers et arboriculteurs (et toute autre activité météo-dépendante). On pourra se faire une idée précise du fonctionnement de ce procédé innovant permettant de ne rater aucun orage à risque et de mettre en œuvre au bon moment une lutte active, efficace et non polluante en regardant cette vidéo.

Où en est l’Europe ?

Evénement saisonnier lancé en 2010 afin de réunir professionnels et passionnés autour de la question de l’impact du digital et des nouvelles technologies sur la filière vin, Vinocamp déroulera sa sixième édition parisienne (il y en a eu une quinzaine d’autres ailleurs) le 5 mars prochain à la Maison des Métallos (75011), en partenariat avec Vin & Société. Les fidèles et les nouveaux-venus au sein de cette communauté qui regroupe plus de 2 000 participants et contributeurs réguliers (vignerons, journalistes, blogueurs, start-up, coopératives, étudiants, interprofessions, communicants, entrepreneurs) sont attendus à partir de 9 heures pour échanger autour du thème “Vin, communication, innovation : où en est l’Europe ?” et décrypter de façon collective et participative les enjeux de communication, d’influence, de business-models, d’innovation, d’éducation et de formation qui sont à l’œuvre au niveau européen en matière de vin. Tous les détails de cette journée sont ici. Entrée libre sur inscription.