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Vieux millésimes de bordeaux

Basé sur un stock de trois millions de bouteilles achetées directement aux propriétés et gardées dans des conditions optimales, le site de vente en ligne exclusivement dédié aux vins de Bordeaux lancé à l’automne 2016 par Philippe Castéja, président de la maison de négoce Borie-Manoux, organise pour les fêtes de fin d’année une vente de flacons d’exception qui démarre la semaine prochaine. Amateurs et collectionneurs de vins rares et anciens découvriront ici une sélection de près de cent étiquettes, dans différents formats (bouteille, magnum et jéroboam), au rang desquelles figurent les premiers grands crus classés en 1855, les premiers grands crus classés de Saint-Emilion et des icônes du genre Petrus.

Les millésimes disponibles vont de de 1937 (Château Montrose, 1 200 euros la bouteille) aux années 2000 (Château Mouton Rotschild, 21 000 euros le jéroboam). Ces trésors seront proposés par La Grande cave, en quantité limitée, à partir de lundi et les expéditions débuteront mi-décembre. Propriétaire d’une dizaine de domaines, dont trois grands crus classés (châteaux Batailley, Lynch-Moussas et Trotte Vieille), et de trois maisons de négoce établies il y a plus de 150 ans, la famille Castéja entend déployer un peu plus son expertise du terroir bordelais et sa volonté « d’être au plus près des consommateurs et d’appréhender au mieux leurs besoins » avec l’ouverture en 2018 d’une boutique à Pauillac.

Viticulture responsable d’Occitanie

D’après les estimations du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation*, plus de mille exploitations françaises seront certifiées “Haute Valeur Environnementale” (HVE) au 1er janvier 2018 au terme d’un exigeant processus en trois niveaux en faveur de la biodiversité (aménagements visant à protéger la faune auxiliaire et les paysages agricoles), de la protection des cultures (enherbement, travail du sol, fréquence de traitement, etc.) et d’une meilleure gestion de la fertilisation, de l’irrigation et des intrants.

Face à la demande croissante de la distribution et des consommateurs pour des vins qui répondent à ces exigences **, l’interprofession des vins d’IGP pays-d’oc (Inter Oc) et la fédération des Vignerons indépendants d’Occitanie (au nombre de 4 000) se sont associées pour proposer un programme de “formation à la HVE” dont l’objectif est de faciliter l’engagement des professionnels de la filière dans ce processus. Dès aujourd’hui et jusqu’au 13 décembre, dans l’Aude, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales, les démarches exigées par ce label public créé en 2011 seront détaillées au fil de différentes sessions.

« La compréhension et la traduction, par un formateur, de ces indicateurs de performance environnementale peuvent éviter certains écueils comme la confusion entre les niveaux de la certification environnementale ou l’attente de résultats économiques immédiats », explique Linda Filone, responsable RSE chez Inter Oc, syndicat engagé dès 2009 dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises. Cette formation permettra aussi aux vignerons qui atteindront ensuite le niveau d’excellence HVE de mieux communiquer sur leurs pratiques auprès du grand public.
 
* Au 1er janvier 2017, 503 entreprises étaient certifiées HVE (niveau 3), dont 40 % d’exploitations viticoles, et 10 000 étaient engagées dans le niveau 2 (Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation).

** Selon le sondage sur l’alimentation publié le 10 octobre dernier par WWF, 70 % des Français sont prêts à changer leur consommation pour des produits plus responsables et 40 % d’entre eux sont déjà passés à l’acte.

Vinexpo Paris

Déjà présent à Bordeaux (2 300 exposants de 40 pays producteurs et 40 000 acheteurs de 150 nationalités), Hong Kong et Tokyo, Vinexpo sera aussi à New York en mars prochain et à Paris en 2020. Le rendez-vous bordelais est avancé dans la saison.
On les voit rarement ensemble, mais Patrick Seguin, le président de la chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux (CCI), actionnaire majoritaire de Vinexpo, et Guillaume Deglise, son directeur général, ont dévoilé comme un seul homme la nouvelle configuration de Vinexpo. « Tout va bien, Vinexpo est rentable, avec 16 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 pour Bordeaux, et 85 millions de retombées économiques, et 10 millions pour Hong Kong. » Les bénéfices ne sont pas communiqués. « Nous sommes le leader mondial des salons dédiés aux vins et aux spiritueux et nous le resterons. » Mais pour contrer l’érosion de la fréquentation du salon, en baisse depuis les deux dernières éditions, et distancer l’allemand Prowein, son principal concurrent (plus de 6000 exposants), en plus de Vinisud, Vinitaly et The London Wine Fair, Vinexpo passe la surmultipliée. Bordeaux demeurera “le navire amiral” de la manifestation, qui y a vu le jour en 1981. « Nous restons présents au cœur du plus prestigieux vignoble du monde tout en étant le seul salon présent sur trois continents avec Hong Kong, Tokyo et, dès mars 2018, New York », précise Guillaume Deglise. « A partir de janvier 2020, nous nous dédoublerons au niveau national avec une édition parisienne qui fera de Vinexpo le premier événement du calendrier professionnel du secteur. Nous serons en tête dans l’agenda des acheteurs qui pourront mieux planifier leurs commandes. »

La date choisie coupe l’herbe sous le pied à Prowein qui se tient en mars et n’entre pas en conflit avec la semaine des Primeurs qui a lieu à Bordeaux début avril. Sis dans le nouveau Paris Convention Center (pavillon 7 du parc des expositions de la porte de Versailles), Vinexpo Paris cible les marchés nord-européens traditionnels et matures, Royaume-Uni, Benelux, Suisse (« l’Europe représente 60% de la consommation mondiale ») ainsi que les acheteurs rencontrés sur les autres déclinaisons de Vinexpo, à Hong Kong et Tokyo, « pour lesquels il est plus facile ou plus efficient de venir à Paris qu’à Bordeaux. » Plus court — il se tiendra sur trois jours, du 13 au 15 janvier 2020 — le salon parisien sera organisé en alternance avec le rendez-vous bordelais qui est quant à lui avancé d’un mois par rapport aux dates habituelles (13-16 mai 2019). En juin, il coïncidait avec la fête de la Fleur et permettait aux happy few de s’égayer après le business dans de très chics soirées dans les châteaux. Ce privilège de l’édition bordelaise a hélas pâti lui aussi de la canicule lors des dernières éditions. Bordeaux toujours Bordeaux, donc, pour paraphraser la maxime locale. Mais pas que. « Paris est neutre (clin d’oeil aux exposants champenois ou bourguignons qui pourraient trouver Bordeaux trop bordelais) et convient bien aux spiritueux qui ont le vent en poupe et qui représentent 10 à 15 % des exposants du salon. »

Concernant les critiques récurrentes faites à Vinexpo à propos de son prix, son directeur général tempère : « Vinexpo n’est pas plus cher que les autres, même s’il l’a été. Et il ne faut pas raisonner uniquement en coût au mètre carré du stand (le premier prix est de 3 000 euros pour six 6 m2), mais en terme d’expérience. Les initiatives pro-business lancées lors des deux dernières éditions, telles les One to Wine Meetings, mise en contact direct acheteurs-exposants, les Wine Explorer où l’on emmène cent des plus gros acheteurs découvrir une région productrice, le programme étoffé de conférences ou le Wow, salon dans le salon consacré aux vins bio et biodynamiques. » Reste à améliorer significativement l’accueil (transports, hôtellerie, connectivité, signalétique), l’une des faiblesses pointées par l’étude commandée par la CCI au cabinet AMR International auprès de soixante acteurs-clés. Toutes choses qui n’avaient évidemment pas échappé à l’œil international de Christophe Navarre, ex-PDG de Moët Hennessy élu en avril à la tête du conseil de surveillance de Vinexpo SAS et de Vinexpo Overseas. Et à établir le cahier des charges de ce nouveau Vinexpo Premium.

Par Béatrice Brasseur

Il fabriquait des petrus avec du fombrauge

C’est Bernard Magrez qui, avec beaucoup d’humour, m’a fait parvenir cette coupure du quotidien Sud-Ouest. Il faut dire que l’affaire est énorme. Un margoulin de petit calibre au passé guère reluisant, s’est fait serrer par la police. Il vendait de faux pétrus au prix des vrais. Pour sa défense, il a fait valoir qu’il emplissait les bouteilles avec du saint-émilion château-fombrauge et du saint-julien château-talbot. Ce qui fait beaucoup rire Bernard Magrez qui précise avec une certaine jubilation :

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In vino, 700e ce dimanche


Seul programme en France entièrement consacré au monde du vin et des spiritueux (et seul au monde en langue française), l’émission de radio créée par Alain Marty en 2004 déroulera son 700e opus dimanche 5 novembre à 12 h 30 sur Sud Radio.

Très attachée à la notion de terroir, que viennent illustrer les nombreux vignerons invités, In vino décrypte l’actualité du vin à l’intention des « passionnés néophytes et experts de cet univers » et aborde pour cela des sujets variés, l’implication du vin dans la politique, les enjeux de l’œnotourisme, l’économie des vignobles, les ventes aux enchères, mais également des thèmes relevant du quotidien de l’amateur (choisir son vin bio, accorder un plat avec un vin, servir ce dernier à la bonne température, etc.).

Co-animée depuis l’origine par Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde (Rio de Janeiro 1992) et David Cobbold, « le plus français des journalistes anglais », co-fondateur de l’Académie du vin de Paris, l’émission d’Alain Marty – il en est le producteur – possède le ton et le style de ce « grand défenseur du monde du vin », petit-fils de vigneron, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet (notamment Ils vont tuer le vin français !, aux éditions Ramsay) et par ailleurs président-fondateur du Wine & Business Club. Initialement programmée sur BFM Business, In vino est diffusée depuis janvier dernier sur Sud Radio (samedi et dimanche à 12 h 30) et sur invinoradio.fm (le lundi à 10 h).

Epaulés par trente-six experts tenant chronique, tel Enrico Bernardo, meilleur sommelier du monde (Athènes 2004), Manuel Peyrondet, meilleur sommelier de France (2008) ou encore le docteur en œnologie Fréderic Brochet, les trois animateurs d’In vino (photo) reçoivent chaque semaine à leur table un invité qui vient partager son expérience du vin avec les auditeurs. Pour la 700e, Alain Marty, Philippe Faure-Brac et David Cobbold recevront Claude Sérillon, journaliste et ancien présentateur de 20 heures (sur Antenne 2 et sur la Une) et proposeront un entretien exclusif du sommelier argentin Andrès Rosberg, élu président de l’Association de la sommellerie internationale au printemps dernier.

Accords à l'américaine

Vente privée des vins du domaine, démonstrations culinaires, accords mets-vins, visite des coteaux de Cornas, découverte du métier de vigneron (travail au cheval de trait), atelier d’apiculture, la septième édition du festival œno-gastronomique organisé chaque automne par la famille Colombo et parrainé depuis l’origine par Paul Bocuse offrira bien des bonheurs à l’amateur (vendredi de 17 h à 21 h et samedi de 10 h à 18 h, dimanche réservé aux professionnels). Après la Méditerranée des origines, le Paris des amis et le Lyon de “Monsieur Paul”, cette session 2017 fera la part belle à la gastronomie d’outre-Atlantique en accueillant de grands « chefs et sommeliers du paysage culinaire américain. »

Véritable “fête de famille” pour Jean-Luc, Anne et Laure Colombo, qui réunissent à cette occasion leurs amis chefs, sommeliers et gastronomes, Les Automnales sont cette année marquées par une célébration supplémentaire, celle des 30 ans de ce domaine créé en 1987. Une verticale de cornas Les Ruchets sera orchestrée par Anne Colombo (sur réservation), une dégustation d’un millésime ancien des Ruchets sera organisée au cœur de la parcelle historique et le millésime 2015 sera présenté en avant-première. La participation au festival est de 10 euros, déductible dès 100 euros d’achat (10 % de réduction supplémentaire vendredi soir). Plus de renseignements sur le site du domaine, c’est par ici. 




colombo-automnales

Accords à l’américaine

Vente privée des vins du domaine, démonstrations culinaires, accords mets-vins, visite des coteaux de Cornas, découverte du métier de vigneron (travail au cheval de trait), atelier d’apiculture, la septième édition du festival œno-gastronomique organisé chaque automne par la famille Colombo et parrainé depuis l’origine par Paul Bocuse offrira bien des bonheurs à l’amateur (vendredi de 17 h à 21 h et samedi de 10 h à 18 h, dimanche réservé aux professionnels). Après la Méditerranée des origines, le Paris des amis et le Lyon de “Monsieur Paul”, cette session 2017 fera la part belle à la gastronomie d’outre-Atlantique en accueillant de grands « chefs et sommeliers du paysage culinaire américain. »

Véritable “fête de famille” pour Jean-Luc, Anne et Laure Colombo, qui réunissent à cette occasion leurs amis chefs, sommeliers et gastronomes, Les Automnales sont cette année marquées par une célébration supplémentaire, celle des 30 ans de ce domaine créé en 1987. Une verticale de cornas Les Ruchets sera orchestrée par Anne Colombo (sur réservation), une dégustation d’un millésime ancien des Ruchets sera organisée au cœur de la parcelle historique et le millésime 2015 sera présenté en avant-première. La participation au festival est de 10 euros, déductible dès 100 euros d’achat (10 % de réduction supplémentaire vendredi soir). Plus de renseignements sur le site du domaine, c’est par ici. 




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554 jours sous terre

Vus du ciel, le mont Brouilly et sa chapelle. ©Louis Deschampt Photographies

A la mi-octobre, trois pièces de 228 litres de vin enfouies en avril 2016 au sommet du mont Brouilly, à 440 mètres d’altitude, ont été sorties de terre, donnant naissance à des cuvées baptisées Dormance 554.

Basée sur d’antiques traditions ayant cours chez les peuples nomades d’Asie mineure et de Géorgie, qui enterraient le vin de l’année pour le conserver, et sur une géologie particulière, marquée notamment par la présence de diorite, une roche âgée de 400 millions d’années, cette expérience d’élevage a été menée avec « le fabuleux millésime 2015. » Si les vignerons étaient « un peu anxieux de découvrir de l’eau ou de la moisissure », les fûts de chêne qui ont été récupérés à 2,5 mètres sous terre se sont révélés en parfait état. Présents lors de la “mise en dormance”, les sommeliers Christian Martray et Baptiste Charretier ont été les premiers à déguster ce gamay à son réveil : « On a l’intensité, le juteux du fruit, le vin a conservé sa fraîcheur et sa jeunesse a été préservée, une nouvelle dimension, magnifique. »

Disponibles à partir du 6 décembre après leur mise en bouteille fin novembre, les vins issus de ces trois fûts sont un côte-de-brouilly issu de l’assemblage de quatre domaines (Père Benoit, Franck Tavian, Michel Aubry et Patrice Monternier) révélant selon Christian Martray « plus de finesse et d’élégance que le témoin resté en cave » et deux brouillys, celui de la cave des vignerons de Bel Air (Vinescence), « ample et complexe, doté de fruits noirs et de fines épices », et celui du château de Pierreux, « dense, profond, épicé, de grande élégance. » Ils sont habillés d’une étiquette dessinée à la main (un travail signé par la graphiste Mrs Frog) et leur vente se fera au profit d’une œuvre du Rotary pour les enfants hospitalisés. Prix : 50 euros (caisse bois), réservation possible dès à présent en cliquant .

Un nouveau chai à Patache d’Aux

En décembre dernier, Antoine Moueix Propriétés – qui fait partie de la “maison de vins et vignobles” Advini – a fait l’acquisition des domaines Lapalu et porté par le même occasion à 400 hectares la superficie totale de ses vignobles. Parmi les propriétés dites phares qui sont désormais à sa charge, le château Patache d’Aux, cru bourgeois du Médoc déroulant 70 hectares de vignes, a inauguré avec les vendanges 2017 un tout nouveau chai de vinification, ultra-moderne, « qui portera haut la qualité des vins de ce vignoble au terroir unique. » Directeur général d’Antoine Moueix Propriétés, Thibaut de la Haye explique que lorsqu’on représente presque 7 % de la superficie des crus bourgeois, il est indispensable de segmenter son offre : « Il y a les locomotives, sur lesquelles nous investissons car nous pensons qu’elles répondent aux exigences des nouveaux marchés que l’on cible, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse, et nos autres propriétés, plus secondaires, qui suivent la même démarche qualitative, mais sans investissement significatif dans le vignoble et le chai. »

Lancé au printemps dernier sur la base d’un investissement de plus de trois millions d’euros, qui sera déployé jusqu’en 2019, ce projet confié à l’architecte Michel Delplace comprend 36 cuves béton (75 hectolitres pour les plus petites), une cuverie d’assemblage plus spacieuse et une double zone de réception de vendanges. Comme à Capet-Guillier, le béton en petite contenance a été préféré, notamment pour une meilleure sélection parcellaire. Les choix les plus techniques (grands orifices de pigeage, travail par gravité, etc.) ont été effectués en concertation avec Stephane Derenoncourt et son équipe, qui interviennent depuis le millésime 2015 sur les propriétés d’Antoine Moueix. D’un point de vue esthétique, ce nouvel ensemble est caractérisé par une structure en acier avec une charpente métallique visible (style Eiffel) et des matériaux traditionnels (pierre, enduits à la chaux, bardage bois). La direction technique de Patache d’Aux (et de la partie médocaine des propriétés d’Antoine Moueix) a été confiée à Lucie Lauilhé, ingénieur diplômée de Supagro et anciennement consultante pour Sovivins.