Le parcours de land art inauguré fin juin au château Smith Haut Lafitte est une exposition en plein air d’œuvres de jeunes artistes contemporains, en majorité Bordelais, qui « sont exposées aux éléments et “vivent” avec la nature, en totale communion pour certaines, ou au contraire pour d’autres en opposition créatrice. » Inscrite dans le cadre de « la manière de faire et de penser » qui a cours dans ce grand cru classé de Graves, c’est-à-dire dans le respect de l’environnement et de la diversité, cette exposition donne l’occasion à ses visiteurs de regarder autrement la nature, de l’écouter, la toucher, la sentir, la “goûter” au long d’une promenade d’une à deux heures dans cette “forêt éveillée” jalonnée par une vingtaine de “pauses esthétiques” (prévoir de bonnes chaussures).
La Forêt des 5 sens, Château Smith Haut Lafitte
Du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h 15 (dernière entrée)
Tarif : 25 euros, gratuit jusqu’à 12 ans. Réservation au 05 57 83 11 22
Le parcours de land art inauguré fin juin au château Smith Haut Lafitte est une exposition en plein air d’œuvres de jeunes artistes contemporains, en majorité Bordelais, qui « sont exposées aux éléments et “vivent” avec la nature, en totale communion pour certaines, ou au contraire pour d’autres en opposition créatrice. » Inscrite dans le cadre de « la manière de faire et de penser » qui a cours dans ce grand cru classé de Graves, c’est-à-dire dans le respect de l’environnement et de la diversité, cette exposition donne l’occasion à ses visiteurs de regarder autrement la nature, de l’écouter, la toucher, la sentir, la “goûter” au long d’une promenade d’une à deux heures dans cette “forêt éveillée” jalonnée par une vingtaine de “pauses esthétiques” (prévoir de bonnes chaussures).
La Forêt des 5 sens, Château Smith Haut Lafitte
Du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h 15 (dernière entrée)
Tarif : 25 euros, gratuit jusqu’à 12 ans. Réservation au 05 57 83 11 22
Repris en 2013 par Frédéric Biousse et Guillaume Foucher, le domaine de Fontenille a été restructuré (une nouvelle cave dotée d’un matériel de haute technologie a été construite en 2015), agrandi et patiemment converti au bio, puis à la biodynamie, un engagement exigeant accompagné par les conseils de l’œnologue Laurence Berlemont (Cabinet d’agronomie provençale) : « Ce terroir est magnifique. Les années passant, les jeunes vignes vont acquérir des équilibres de plus en plus puissants et ainsi accompagner petit à petit les vieux ceps et permettre l’élaboration d’assemblages complexes et pleins. Pour vraiment le comprendre et lui permettre d’exprimer tout son potentiel, un vignoble s’accompagne pendant des années. Nous nous laisserons aussi guider par ce qu’il nous offre chaque année. Ce vignoble, par son histoire ancienne, nous permet déjà de créer des cuvées superbes. Au fil des ans, nous explorerons de nouveaux univers, et les cuvées deviendront magiques. »
Alors que ce processus arrive à maturité (la prochaine vendange sera exclusivement bio), cette typique bastide du XVIIe siècle située entre Luberon et Durance invite l’amateur à venir découvrir ses vins rouges, blancs et rosés dans différents cadres. Outre son vignoble de 40 hectares, Fontenille déploie un hôtel quatre-étoiles, un restaurant gastronomique étoilé au Michelin (Le Champ des lunes), un bistrot et une galerie d’art. Cet été, pour la première fois, cet accueil sera assorti d’un programme œnotouristique imaginé par les équipes du domaine qui s’adresse aussi bien aux connaisseurs qu’aux novices. Déclinés en trois approches (Du Chai à la bouche ; Œnologie et connaissance du vin ; Balade en vigne), les ateliers de dégustation complètent l’offre culturelle de Fontenille (Musique en chai ; Jazz en terrasse) et ses rendez-vous réguliers, comme les soirées qui ont lieu chaque mardi dans les jardins (Les Apéros Lavoir) et les activités proposées aux enfants chaque dernier dimanche du mois (Les Après-midi des petits).
Michel Bettane a assisté en direct à l’épisode climatique détestable de l’autre jour en Beaujolais. Il était aux premières loges. Voilà ce qu’il en dit.
« Ce lundi 10 juillet, vers 17 h, un terrible orage de grêle reprenant en grande partie le trajet de celui, dévastateur, de l’an dernier, a ravagé de nombreux hectares de vignes sur les crus du nord de l’appellation. Cruellement touchés à nouveau, les secteurs de la Chapelle des Bois et du centre de Fleurie, d’une grande partie de Moulin-à-Vent (les Vérillats, la Tour du Bief et les Carquelins), de Chiroubles et des hauteurs proches (Corcelette) à Morgon et à Chénas vers les Jean Loron, ne produiront rien ou presque rien pour la deuxième année consécutive. On imagine l’impact désastreux sur l’équilibre financier des exploitations et la tristesse des vignerons qui comptaient tant sur ce millésime si bien parti en quantité et en qualité. Cette catastrophe naturelle pose à nouveau la question de la protection des vignes contre la grêle et du recours à des techniques employées dans de nombreux vignobles étrangers, comme les filets de protection. Il faut absolument mettre fin au conservatisme stupide, aussi bien local que national, de ceux qui ont la charge de gérer et de défendre notre viticulture. »
Jean-Louis Piton, si tu nous regardes…
Pour info, Jean-Louis Piton est le président de l’Inao. Il est aussi vigneron à Apt et il préside aux destinées de la réunion de coopératives Marrenon, un producteur à succès.
Nos amis du Château du Moulin-à-Vent ont également été victimes de la grêle. Voilà le communiqué et la vidéo qu’ils nous ont adressé.
« Comme vous l’avez vu, Lundi 10 Juillet, un épisode de grêle d’une grande violence et d’une ampleur inédite a frappé les vignobles de Régnié, Morgon, Chiroubles, Chénas, et plus particulièrement ceux de Fleurie et Moulin-à-Vent.
Nous n’y échappons pas. Aux environs de 16h30, une tornade s’est subitement abattue sur les hauteurs de Moulin-à-Vent, comme l’illustre la vidéo ci-dessous. Les vents violents ont transformés les grêlons de taille relativement petite (<1cm) en un instrument destructeur, cinq minutes durant. Un laps de temps suffisant pour détruire la majeure partie de la végétation et de la vendange. »
Ce qu’il fait là
Un cahors (un cador ?) a sa place dans tous les bons journaux du vin. Depuis plusieurs années déjà, c’est toute une appellation qui revit en assurant la pédagogie de son cépage-roi, le malbec. Et en rappelant au monde que l’Amérique du Sud n’en a ni l’origine, ni l’exclusivité.
Pourquoi on l’aime
La cuvée Prince Probus rend un hommage lointain à l’empereur qui fit replanter des vignes dans le Quercy dès le IIIe siècle de notre ère. On l’aime aussi parce qu’un cahors de 1998, c’est un vin apaisé des exigences de la prime jeunesse.
Editeur bordelais historique, Féret confiait au XIXe siècle la fabrication de ses ouvrages, notamment son célèbre guide Bordeaux et ses vins, à Henry Gounouilhou, un imprimeur qui était également propriétaire du château Climens, à Barsac. Juste retour du balancier de l’histoire, le premier ouvrage de la nouvelle collection “Châteaux et Domaines” de la maison Féret, « des livres de petite taille à collectionner pour les professionnels et amoureux du vin », est consacré à ce premier cru classé en 1855. Abondamment illustré, le livre raconte l’histoire de la propriété et la genèse et l’épanouissement du style de ce grand vin. « L’histoire (heureuse), la nature (atypique), la culture et le savoir-faire des hommes sont contés avec vivacité, permettant de se glisser dans l’intimité de ce cru discret et fascinant, ô combien singulier. »
Acteur majeur de la filière vitivinicole présent dans le monde entier via deux métiers complémentaires, le bouchage (avec la fabrication et la commercialisation de bouchons en liège technologique Diam et de bouchons traditionnels Piedade) et l’élevage du vin avec la tonnellerie Seguin Moreau et la société de conseil et de recherche et développement Vivelys, le groupe Oeno annonce « une évolution interne de son management opérationnel » menée sur proposition de son directeur général, Nicolas Hériard Dubreuil. Elle concerne sa division élevage, dont Nicolas Mähler-Besse (photo), directeur général de Seguin Moreau depuis 2011, assurera désormais la direction générale.
« Cette nomination entre parfaitement dans la stratégie du groupe qui vise à renforcer pleinement les synergies entre les marques et à accélérer le développement d’une offre globale à forte valeur ajoutée, unique sur le marché, auprès des viticulteurs du monde entier. » Tout en continuant à piloter le développemment de Seguin Moreau, première marque mondiale en tonnellerie, Nicolas Mähler-Besse, qui fait partie du groupe Oeno depuis 1998, a désormais en charge le management opérationnel des activités Vivelys et Boisé France, secondé par le directeur général adjoint du groupe Vivelys.
Grand cru de Saint-Emilion dont la qualité des vins a été consacrée par le classement de 2012, le château de Ferrand a plusieurs fois été récompensé pour la qualité de son offre œnotouristique lors des Best of Wine Tourim : en 2013, 2015 et 2017 dans la catégories “Architecture et Paysage” et en 2014 dans la catégorie “Découverte et Innovation”. Dans cette propriété au patrimoine architectural valorisé, où les vignes encadrent un château datant du XVIIe siècle, où les bois très anciens ont été préservés et où la vue s’échappe vers la vallée de la Dordogne, tout est fait « pour contenter l’amateur comme le professionnel ou le simple visiteur. »
Dernière en date parmi les propositions imaginées par l’équipe du château, la visite gourmande baptisée “Caviar” est une promenade d’une heure suivie de la dégustation de deux millésimes de Ferrand accompagnés de caviar d’Aquitaine de la maison Neuvic. Tarif de l’expérience gustative, 29 euros par personne. On pourra pousser un pas plus loin la compréhension des saveurs d’un vin en découvrant l’assemblage lors d’un atelier dédié (et ludique) suivi d’une dégustation et d’un déjeuner baptisé “La Pièce du boucher” (au menu, entre autres, une pièce de boeuf grillée aux sarments de vignes de la propriété). Tarif : 97, 20 euros par personne.
Pour l’une ou pour l’autre de ces visites, la réservation est impérative et se fait par mail, c’est par là.
Jusqu’au 28 septembre, le Buddha-Bar accueille les vins de Château Minuty dans le cadre d’un bar à rosés aux couleurs de ce domaine situé sur la presqu’île de Saint-Tropez mené par la famille Matton depuis plus de 80 ans. Un coin de Provence où l’amateur parisien pourra déguster les cuvées emblématiques de la maison : “Prestige”, “Rose et Or” et “281”, le dernier-né de ces rosés d’AOC côtes-de-provence. Il pourra aussi goûter aux cocktails “Buddha-Bar & Minuty” créés pour l’occasion par Jean Munos, le bartender de ces lieux. Une expérience de mixologie déclinée en quatre propositions à base de pamplemousse, cointreau, cassis, mangue et autres rafraîchissants ingrédients.
Buddha-Bar Paris
8-12, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris
Tél. : 01 53 05 90 00
Marque de reconnaissance de l’Etat créée en 2005 et visant à distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire d’excellence, le label Entreprise du patrimoine vivant (EPV) vient d’être décerné par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, à la maison familiale et indépendante Champagne Louis Roederer. Ce label vient récompenser son attachement à l’héritage familial « d’une exigence et d’une recherche perpétuelle de la qualité », aujourd’hui porté par Frédéric Rouzaud, le représentant de la septième génération à la tête de cette maison fondée à Reims en 1776.
Ce dernier a déclaré que cette notion de “patrimoine vivant” convenait très bien au travail quotidien mené par Champagne Louis Roederer « dans les vignes et dans les caves » et auprès des autres propriétés de l’entité Domaines Louis Roederer * : « Un travail qui mêle le respect et la poursuite d’un savoir-faire d’excellence issu d’une lignée de vignerons passionnés, et un défi constant d’évoluer dans le monde qui nous entoure, dans un esprit d’innovation et d’intelligence de son temps. »
* Champagne Deutz ; Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande (grand cru classé de Pauillac) ; Châteaux Haut-Beauséjour et Pez (Saint-Estèphe) ; Maison Descaves (Bordeaux) ; Domaines Ott* (Provence) ; Maison Delas Frères (Vallée du Rhône) ; Roederer Estate, Scharffenberger et domaine Anderson (Californie) ; Porto Ramos Pinto (Portugal).
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