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Les qualités d’accueil de Rhonéa

Déjà très active en matière de développement durable et de préservation de son patrimoine viticole (en lire plus ici), l’union des vignerons des caves de Vacqueyras et de Beaumes-de-Venise, soit 236 domaines et 2 000 hectares de vignes, vient d’être saluée pour ses compétences en matière de tourisme viticole.

Décernée par l’interprofession des vins d’AOC côtes-du-rhône et de la vallée du Rhône (Inter Rhône), dont le cahier des charge comporte quarante points de vigilance sur la qualité de l’accueil et les prestations offertes aux visiteurs du vignoble (langues étrangères parlées et affichées, dégustation commentée, présentation des sommeliers conseils, etc.) évalués par un cabinet d’audit externe, la distinction ci-dessus vise à récompenser les caveaux dont l’offre va au-delà de la visite de la cave.

Ces dernières années, les artisans-vignerons de Rhonéa se sont attachés à mettre en place de nombreuses animations proposées tout au long de l’année, des balades à cheval dans le vignoble aux découvertes du terroir, en passant par des soirées accord mets-vins ou encore des expositions. La reconnaissance de ce travail d’équipe vient confirmer « la position de leader œnotouristique dans la vallée du Rhône » de Rhonéa, dont on pourra se faire une idée précise en visitant le site dédié, c’est par .

The Winemaker's Collection, épisode 1 : Zelma Long

The Winemaker’s Collection, épisode 1 : Zelma Long

Nouvelle direction pour Lavinia


Dans la lignée de ce qui avait été décidé par son président-fondateur, Thierry Servant, auquel sa fille Charlotte a succédé en janvier 2016, le groupe Lavinia voit sa gestion familiale renforcée.

En conséquence, le directeur général de Lavinia, Yannick Branchereau, quittera ses fonctions dans quelques semaines : « Charlotte Servant remercie Yannick Branchereau d’avoir accompagné la famille depuis 2002 et permis à Lavinia d’être devenu aujourd’hui un acteur incontournable de la distribution de grands vins en France, en Espagne et en Suisse. » Charlotte Servant va désormais co-gérer l’entreprise avec son mari, Matthieu Le Priol, et poursuivre la construction du groupe créé par son père en 2002 sur la base des valeurs qui le fondent : « Le respect du produit et le partage de la passion des vignerons. »

Avec Yannick Branchereau, nous avons tourné de belles pages du grand livre du vin. Nous ne doutons pas qu’il saura donner à sa carrière un nouvel élan couronné de succès. À très vite, Yannick.
N.R.

Chais d'œuvre, la box qui fait le trou

Manuel Peyrondet, prince de la sommellerie parisienne, a décidé de voler de ses propres ailes, il a monté sa boîte avec une box et, tiens, ça marche à fond. Pourquoi ?

C’est François Mauss qui m’a prévenu il y a déjà quelque temps, « Tu le connais, Peyrondet ? Il fait fort avec sa box. » Je m’en moquais fort de la box d’un sommelier, fût-il de haut niveau. Erreur. Un ou deux coups de klaxon supplémentaires venus d’ici ou de là ont fini par me convaincre qu’il se passait quelque chose avec ce Manuel Peyrondet. J’ai été voir. C’est rue de Chateaudun, le quartier de

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Chais d’œuvre, la box qui fait le trou

Manuel Peyrondet, prince de la sommellerie parisienne, a décidé de voler de ses propres ailes, il a monté sa boîte avec une box et, tiens, ça marche à fond. Pourquoi ?

C’est François Mauss qui m’a prévenu il y a déjà quelque temps, « Tu le connais, Peyrondet ? Il fait fort avec sa box. » Je m’en moquais fort de la box d’un sommelier, fût-il de haut niveau. Erreur. Un ou deux coups de klaxon supplémentaires venus d’ici ou de là ont fini par me convaincre qu’il se passait quelque chose avec ce Manuel Peyrondet. J’ai été voir. C’est rue de Chateaudun, le quartier de

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Bienfaisante vente aux enchères

Mardi dernier, la maison de champagne Vincent d’Astrée, fondée à Pierry (Marne) en 1956 par une poignée de vignerons, organisait au profit de la Maison de Solenn une vente aux enchères de plusieurs millésimes issus de son œnothèque, dont certains n’avait jamais été commercialisés, ce qui constitue une première pour une maison champenoise. Exclusivement issues du cépage chardonnay et du terroir de Pierry, classé premier cru, ces rares cuvées – par exemple, des jéroboams et mathusalems des millésimes 90, 95, 96, 97, mais aussi une soixantaine de bouteilles d’une production confidentielle (900 bouteilles) née de l’assemblage des vins de la décennie 1990-1999 – ont permis de récolter 20 000 euros, sous la houlette du commissaire-priseur Pierre Cornette de Saint Cyr. Commentant cette vingtaine de lots proposés aux amateurs par Champagne Vincent d’Astrée, le journaliste et dégustateur Bernard Burtschy a expliqué qu’ils représentaient « une expression très originale, comparable à nulle autre. »

Rappelant les origines de « cette structure destinée à venir en aide aux adolescents en détresse », imaginée avec sa femme Véronique et avec Bernadette Chirac au lendemain de la disparition volontaire de sa fille, Patrick Poivre d’Arvor, parrain de la vendange 2016 de la maison Vincent d’Astrée, a quant à lui remercié les organisateurs tout autant que les acheteurs de cette vente aux enchères : « Solenn serait si heureuse de jouer avec vous ce soir, de chanter, de pétiller et de voir son prénom associé à une cuvée prestigieuse, celle d’un grand champagne, Vincent d’Astrée, auquel me lient une amitié et une remontée de souvenirs venus de mon enfance dans ces coteaux champenois. (…) Depuis la construction de cet hôpital pas comme les autres – et visité par des personnalités du monde entier – des milliers de jeunes filles et de jeunes gens, parfois très jeunes, ont pu être sauvés, guéris ou apaisés. Merci pour ce que vous avez fait pour eux, en mémoire de Solenn. »

Patrick Poivre d'Arvor s'adresse aux invités de cette soirée caritative présidée par Patrick Boivin, qui dirige la maison Vincent d’Astrée. De nombreuses personnalités du monde des affaires, des médias ou de la politique étaient présents ce soir-là au Manko, ancienne salle des ventes Drouot située avenue Montaigne, à Paris. ©MichelJolyot
Patrick Poivre d’Arvor s’adresse aux invités de cette soirée caritative présidée par Patrick Boivin, qui dirige la maison Vincent d’Astrée. De nombreuses personnalités du monde des affaires, des médias ou de la politique étaient présents ce soir-là au Manko, ancienne salle des ventes Drouot située avenue Montaigne, à Paris. ©MichelJolyot

« Alain Senderens est mort et c'est une affreuse tristesse qui m'étreint »

Alain fut un extraordinaire chef, hanté par la précision du goût juste, pour reprendre l’expression parfaite de notre ami Jacques Puisais. Alain est éternel, en ses qualités comme en ses défauts. Eternel insatisfait et éternel créateur, éternel jusqu’auboutiste et éternel inspiré, toujours sur la brèche entre les succès les plus éclatants et le désespoir le plus aigu. D’une immense générosité et capable de caprices de légende, le ying de l’artiste absolu et le yang du doute permanent.

De mes mille souvenirs de dix ans de travail incroyable avec lui, de séances pendant lesquelles nous recherchions, avec Michel Bettane et notre gourmet photographe Fabrice Leseigneur, l’accord parfait entre le met et le vin, j’ai aujourd’hui tant de flashs si vivaces. La gourmandise infernale qui nous tenaillait en commençant la séance, vers onze heures du matin, quand Bertrand Guéneron, son merveilleux second, commençait à envoyer les premiers plats devant s’accorder avec les dizaines de crus que nous avions sélectionnés, la gourmandise épuisée, qui nous menait encore, lorsque nous finissions vers 18 heures cette incroyable agape, et entre cette fin et ce début une extraordinaire comédie humaine où tout se succédait et se mélangeait, rires, engueulades, émotions, saveurs, érudition, et, au final (mais pas toujours) l’incroyable bonheur de l’accord parfait entre le verre et l’assiette.

Cet accord, c’était, pour Senderens, comme pour nous, l’essence même de la gastronomie. Étonnamment, cette évidence est plus partagée par les gastronomes que par ses confrères chefs ou par les vignerons. Les uns voient le vin comme une substance étrangère à leur art, les autres considèrent les mets comme des concurrents en matière de saveur. Senderens, qui pourtant ne manquait pas d’égo, se révélait d’une extraordinaire humilité devant le génie d’une roussane vieilles vignes de Beaucastel ou celui d’un chambertin de Rousseau, ou même -autour d’une simple tartelette aux tomates dont j’ai le succulent goût dans ma bouche rien qu’en écrivant ces mots- d’un rosé juteux du Mourgue du Grés.

On a tant écrit sur l’accord des mets et des vins : j’ai compris avec lui qu’il n’y avait pas d’accord qui tienne à demi. Seul existe l’accord parfait. Il n’arrive quasiment jamais, sauf lorsque Senderens s’en occupait. Il cherchait, dégustait, s’enquérait auprès de nous, et quand le plat ne correspondait pas, souvent, son visage s’illuminait soudain. « Appelez moi Bertrand! » tonnait-il (plus tard ce fut Frédéric Robert). Bertrand, en plein coup de feu, montait ventre à terre des cuisines du Lucas Carton jusqu’au petit salon du premier étage, et prenait la dictée d’une recette improvisée par le maître. Quelques minutes après arrivait cette création, imaginée pour un seul vin qui avait eu l’heur d’émouvoir Alain et le miracle de l’accord parfait entre le verre et l’assiette se produisait. Cette scène s’est trop reproduite dans nos séances mensuelles pour n’y voir que l’effet d’un talent mâtiné de hasard gustatif.

Non, cet homme avait le goût juste, comme d’autres ont l’oreille parfaite ou la bosse des maths. Il avait transformé ce don en art et cet art en exigence. Cette exigence demeure aussi fondamentale pour la gastronomie moderne et l’on percevra avec le temps et, peut-être, un jour, avec d’autres chefs qui sauront s’inspirer de sa quête, à quelle point elle est moderne et essentielle à la gastronomie d’aujourd’hui et de demain.
En écrivant ces mots, je pense aussi à Eventhia, qui était là, attentive et précise, et je pense à elle et à sa douleur aujourd’hui.

Par Thierry Desseauve

« Alain Senderens est mort et c’est une affreuse tristesse qui m’étreint »

Alain fut un extraordinaire chef, hanté par la précision du goût juste, pour reprendre l’expression parfaite de notre ami Jacques Puisais. Alain est éternel, en ses qualités comme en ses défauts. Eternel insatisfait et éternel créateur, éternel jusqu’auboutiste et éternel inspiré, toujours sur la brèche entre les succès les plus éclatants et le désespoir le plus aigu. D’une immense générosité et capable de caprices de légende, le ying de l’artiste absolu et le yang du doute permanent.

De mes mille souvenirs de dix ans de travail incroyable avec lui, de séances pendant lesquelles nous recherchions, avec Michel Bettane et notre gourmet photographe Fabrice Leseigneur, l’accord parfait entre le met et le vin, j’ai aujourd’hui tant de flashs si vivaces. La gourmandise infernale qui nous tenaillait en commençant la séance, vers onze heures du matin, quand Bertrand Guéneron, son merveilleux second, commençait à envoyer les premiers plats devant s’accorder avec les dizaines de crus que nous avions sélectionnés, la gourmandise épuisée, qui nous menait encore, lorsque nous finissions vers 18 heures cette incroyable agape, et entre cette fin et ce début une extraordinaire comédie humaine où tout se succédait et se mélangeait, rires, engueulades, émotions, saveurs, érudition, et, au final (mais pas toujours) l’incroyable bonheur de l’accord parfait entre le verre et l’assiette.

Cet accord, c’était, pour Senderens, comme pour nous, l’essence même de la gastronomie. Étonnamment, cette évidence est plus partagée par les gastronomes que par ses confrères chefs ou par les vignerons. Les uns voient le vin comme une substance étrangère à leur art, les autres considèrent les mets comme des concurrents en matière de saveur. Senderens, qui pourtant ne manquait pas d’égo, se révélait d’une extraordinaire humilité devant le génie d’une roussane vieilles vignes de Beaucastel ou celui d’un chambertin de Rousseau, ou même -autour d’une simple tartelette aux tomates dont j’ai le succulent goût dans ma bouche rien qu’en écrivant ces mots- d’un rosé juteux du Mourgue du Grés.

On a tant écrit sur l’accord des mets et des vins : j’ai compris avec lui qu’il n’y avait pas d’accord qui tienne à demi. Seul existe l’accord parfait. Il n’arrive quasiment jamais, sauf lorsque Senderens s’en occupait. Il cherchait, dégustait, s’enquérait auprès de nous, et quand le plat ne correspondait pas, souvent, son visage s’illuminait soudain. « Appelez moi Bertrand! » tonnait-il (plus tard ce fut Frédéric Robert). Bertrand, en plein coup de feu, montait ventre à terre des cuisines du Lucas Carton jusqu’au petit salon du premier étage, et prenait la dictée d’une recette improvisée par le maître. Quelques minutes après arrivait cette création, imaginée pour un seul vin qui avait eu l’heur d’émouvoir Alain et le miracle de l’accord parfait entre le verre et l’assiette se produisait. Cette scène s’est trop reproduite dans nos séances mensuelles pour n’y voir que l’effet d’un talent mâtiné de hasard gustatif.

Non, cet homme avait le goût juste, comme d’autres ont l’oreille parfaite ou la bosse des maths. Il avait transformé ce don en art et cet art en exigence. Cette exigence demeure aussi fondamentale pour la gastronomie moderne et l’on percevra avec le temps et, peut-être, un jour, avec d’autres chefs qui sauront s’inspirer de sa quête, à quelle point elle est moderne et essentielle à la gastronomie d’aujourd’hui et de demain.
En écrivant ces mots, je pense aussi à Eventhia, qui était là, attentive et précise, et je pense à elle et à sa douleur aujourd’hui.

Par Thierry Desseauve

L’exigence liège

L’étude récemment conduite par l’institut de sondage Opinion Way pour le compte de la filière des professionnels du liège* confirme que les amateurs de vin ont une nette préférence pour le bouchon de liège, « irremplaçable marqueur de qualité. »

Si 87 % des personnes interrogées associent le liège à un vin de qualité, cette évaluation de la valeur d’un vin via la façon dont est bouchée sa bouteille est encore plus nette chez les amateurs de vin qui sont 93 % à associer liège et vin de qualité supérieure.

Les Français ne sont pas les seuls à afficher cette préférence puisque « 93 % des consommateurs américains considèrent le bouchon de liège comme un marqueur de qualité du vin et 84 % des Chinois disent préférer acheter un vin bouché au liège. »

* Sondage Opinion Way pour les professionnels du liège réalisé du 3 au 5 mai 2017 sur un échantillon de 1 058 personnes représentatif de la population française.