C’est la seconde fois que j’y vais. Tout a changé. Ou va changer. Engins de chantier, fenêtres percées, poussière sur les chaussures. L’admirable chartreuse n’est qu’un vaste chantier, elle n’est pas au bout de ses peines. Je me souviens y avoir bu du champagne dans une coupe avec madame Gasqueton, une fois, une seule fois, dans ce salon, les tapisseries d’Aubusson, les marqueteries des tables de bridge, les motifs usés des tapis (toute l’histoire est ici, clic). Il y avait aussi le regretté Michel Creignou, drôle et distingué, nous nous étions arrêtés chez un charcutier de Pauillac de sa connaissance pour acheter du grenier médocain. Côté chais, en revanche, tout est en place. Cuvier et chai à barriques (de la place pour plus de mille barriques), nickel. Galerie des vieux millésimes enfermés dans des cellules monacales
Hommage à dom Ruinart
Après la plongée au cœur de ses crayères proposée par le photographe Erwin Olaf (nous vous en avions parlé ici), la dernière collaboration artistique de Ruinart donne corps à une figure majeure de l’histoire de la maison, dom Thierry Ruinart. Si l’on sait que ce grand érudit devina avant tout le monde le bel avenir qui attendait le “vin de mousse” produit sur les terres qui l’avait vu naître et inspira à son neveu Nicolas la création en 1729 de la première maison de champagne, on sait moins que ce théologien et historien passionné par l’Antiquité grecque fut nommé maître es Art en 1674, à 17 ans. C’est cette passion-là, cette profusion de savoirs et de curiosité pour le monde qui infuse la maison Ruinart avant même sa naissance, qui est à l’origine de l’œuvre signée par le sculpteur catalan Jaume Plensa.
« Pour aborder dom Thierry Ruinart, il nous fallait choisir un artiste capable de retranscrire sa philosophie, sa culture, ses textes polyglottes. (…) Au-delà d’une pure relation écriture-peinture, nous avons cherché un artiste capable d’exprimer le langage, certes, mais aussi et surtout, les alphabets, les cultures du monde, leurs spiritualités, leurs transmissions. »

Né en 1955 à Barcelone où il vit et travaille, Jaume Plensa garde de son enfance auprès d’un père passionné de littérature et de musique le souvenir ému de « certains ouvrages du XVIIe siècle, composés de merveilleuses estampes, illustrant la circulation des fluides à l’intérieur du corps ou le fonctionnement des muscles » qu’il passait des heures à feuilleter. Subjugué par le corps humain, il a d’abord voulu devenir médecin, puis écrivain, puis musicien, avant que la sculpture ne vienne finalement réunir toutes ces aspirations. Jouant sur le rapport entre les mots, les signes et le corps humain, son travail s’intéresse à la « condition biologique du langage », les lettres formant les cellules permettant d’assembler des mots, puis des textes, comme dans un organisme vivant (voir la vidéo ci-dessous).
« Jaume Plensa est aujourd’hui connu et reconnu pour ses silhouettes de corps humains assis ou agenouillés qui semblent scruter l’horizon de façon méditative, tels des penseurs contemporains. C’est sous cette forme allégorique qu’il a souhaité évoquer l’esprit de la maison Ruinart et de celui qui en est à l’origine, dom Thierry Ruinart. Témoin silencieux, ancré au sol comme l’est la vigne. »

Beaujolais, les chiffres 2016
« Après une décennie de baisse des chiffres » et cinq ans d’investissement consentis sur ce secteur (animations, cross-marketing, etc.), l’interprofession du Beaujolais annonce une belle progression des ventes de ses vins en grande et moyenne surfaces, « dans un contexte national plutôt morose. » Toutes appellations confondues, le vignoble affiche une hausse de 2 % en volume et de 4 % en valeur, ce qui le place sur la deuxième marche du podium des régions viticoles ayant connu une progression de leurs ventes en 2016. La première place est tenue par la Bourgogne (+ 4,5 % en volume et + 4,9 % en valeur) et la troisième, par la Corse (+ 1,8 % en volume, + 3,8 % en valeur).
Cette progression des ventes s’accompagne d’un élargissement de l’offre en linéaire. Si tous les beaujolais – hors primeurs – ont été plébiscités par les consommateurs, la performance la plus notable est le fait des “villages” et des crus. Ces derniers, qui représentant 42 % du volume des ventes de beaujolais (54 % en valeur), ont enregistré une croissance de 9,3 % et même de près de 20 % dans les magasins de proximité (inférieurs à 400 m2). Dans les périodes spécifiques des foires aux vins, les ventes de beaujolais ont également légèrement progressé (+ 127 000 litres, soit 169 000 bouteilles) quand l’ensemble de la catégorie “rouge” affiche une baisse de 6 %.
Rhonéa bouscule l'étiquette
La gamme de cuvées Les Confidences produite par l’union de producteurs œuvrant sous la bannière collective Rhonéa (issue de l’union des caves de Vacqueyras et de Beaumes-de-Venise) a revêtu des habits neufs qui rendent hommage aux moments de partage qui vont avec le vin. Destinées à la grande distribution et aux cavistes, ces joueuses étiquettes dont les messages vont du compliment à la promesse, en passant par la gentille moquerie de nos hésitations au moment de choisir un vin, sont vendues entre cinq et six euros.
Rhonéa bouscule l’étiquette
La gamme de cuvées Les Confidences produite par l’union de producteurs œuvrant sous la bannière collective Rhonéa (issue de l’union des caves de Vacqueyras et de Beaumes-de-Venise) a revêtu des habits neufs qui rendent hommage aux moments de partage qui vont avec le vin. Destinées à la grande distribution et aux cavistes, ces joueuses étiquettes dont les messages vont du compliment à la promesse, en passant par la gentille moquerie de nos hésitations au moment de choisir un vin, sont vendues entre cinq et six euros.
Et conquérir l'Amérique
Déjà présent en Europe et en Asie, le groupe Vinexpo annonce le lancement d’un nouveau salon qui se tiendra à New York, sur deux jours, en mars 2018. Porte ouverte sur un marché qui est le premier consommateur de vins au monde, cette édition américaine qui s’inscrit dans une nouvelle dynamique du groupe basée sur la capitalisation de son savoir-faire et de ses connaissances est le fruit d’une longue analyse des attentes des producteurs comme des acheteurs.
Selon l’étude IWSR-Vinexpo, les Etats-Unis importent 1,1 milliard de bouteilles de vins par an et la perspective de croissance de ce marché d’ici 2020 est de 6,9 %. Côté spiritueux, le marché américain est « le moteur de la croissance mondiale » avec 1,2 milliards de bouteilles importées chaque année. Guillaume Déglise, directeur général de Vinexpo, estime que si le fait de proposer aux exposants « un tremplin pour le succès sur ce marché porteur » était une évidence, il s’agissait de se lancer en étant certain de pouvoir garantir efficacité et réussite. « Aujourd’hui, nous sommes prêts ! »
Contrairement aux autres rendez-vous de la marque qui sont organisés tous les deux ans (à Bordeaux les années impaires, en Asie les années paires), Vinexpo New York sera organisé tous les ans au cœur de Manhattan en association avec la société américaine Diversified Communications, l’un des leaders de l’événementiel aux Etats-Unis.
« L’attractivité de la marque Vinexpo auprès des acheteurs américains déjà nombreux à Bordeaux va nous permettre d’assurer la présence des principaux importateurs, distributeurs et détaillants du marché. Notre objectif s’étend au-delà de la côte Est, puisque nous ciblons les Etats qui, ensemble, réalisent 80 % des volumes de vins importés. »
Guillaume Deglise, directeur général de Vinexpo.
Et conquérir l’Amérique
Déjà présent en Europe et en Asie, le groupe Vinexpo annonce le lancement d’un nouveau salon qui se tiendra à New York, sur deux jours, en mars 2018. Porte ouverte sur un marché qui est le premier consommateur de vins au monde, cette édition américaine qui s’inscrit dans une nouvelle dynamique du groupe basée sur la capitalisation de son savoir-faire et de ses connaissances est le fruit d’une longue analyse des attentes des producteurs comme des acheteurs.
Selon l’étude IWSR-Vinexpo, les Etats-Unis importent 1,1 milliard de bouteilles de vins par an et la perspective de croissance de ce marché d’ici 2020 est de 6,9 %. Côté spiritueux, le marché américain est « le moteur de la croissance mondiale » avec 1,2 milliards de bouteilles importées chaque année. Guillaume Déglise, directeur général de Vinexpo, estime que si le fait de proposer aux exposants « un tremplin pour le succès sur ce marché porteur » était une évidence, il s’agissait de se lancer en étant certain de pouvoir garantir efficacité et réussite. « Aujourd’hui, nous sommes prêts ! »
Contrairement aux autres rendez-vous de la marque qui sont organisés tous les deux ans (à Bordeaux les années impaires, en Asie les années paires), Vinexpo New York sera organisé tous les ans au cœur de Manhattan en association avec la société américaine Diversified Communications, l’un des leaders de l’événementiel aux Etats-Unis.
« L’attractivité de la marque Vinexpo auprès des acheteurs américains déjà nombreux à Bordeaux va nous permettre d’assurer la présence des principaux importateurs, distributeurs et détaillants du marché. Notre objectif s’étend au-delà de la côte Est, puisque nous ciblons les Etats qui, ensemble, réalisent 80 % des volumes de vins importés. »
Guillaume Deglise, directeur général de Vinexpo.
Ouvrage de printemps
Initialement parue chez Hachette, la savante et monumentale somme de données réunie par Pierre Galet depuis les années 50 (celui qui est considéré comme le père de l’ampélographie moderne a aujourd’hui 94 ans) était introuvable depuis de nombreuses années quand sa réédition a été rendue possible via un appel aux dons lancé par les éditions Libre & Solidaire dont nous vous avions parlé ici.
Résultat d’une vie passée à identifier plus de 10 000 cépages en France et dans le monde – Pierre Galet se dit « trouveur » plutôt que chercheur – afin que les pépiniéristes, les viticulteurs et toute la filière du vin, amateurs compris, puissent disposer d’informations fiables, cet « outil fondamental et exhaustif, unique en son genre » déroule sur 1 200 pages plus de 3 000 photographies et plus de 1 000 dessins.
Récompensé lors de l’édition 2016 des prix de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (Grand prix attribué « à Pierre Galet pour l’ensemble de son œuvre et à l’ouvrage représentant sa carrière d’auteur), ce livre est disponible en pré-commande ici.







