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Calon-Ségur en verticale

Demain soir, le caviste parisien Legrand Filles et Fils dédiera sa dégustation du mardi aux vins de Calon-Ségur, grand cru de Saint-Estèphe classé en 1855 dont la direction technique est assurée depuis 2006 par Vincent Millet. Le directeur du château depuis 2012, Laurent Dufau, sera présent pour commenter cette verticale 2011-1989 qui rendra compte de l’évolution du « plus septentrional des crus classés du Médoc et l’un des plus réputés de son appellation », une propriété qui revient sur le devant de la scène un peu plus à chaque millésime, tous les moyens ayant été mis en œuvre pour la hisser à nouveau à la hauteur de son histoire. Tarif 160 euros le dîner-dégustation, menu, renseignements et réservation ici.



Les vins :
Château Capbern Gasqueton 2011
Le Marquis de Calon 2011
Château Calon Ségur 2011
Château Calon Ségur 2008
Château Calon Ségur 2005
Château Calon Ségur 2001
Château Calon Ségur 1998
Château Calon Ségur 1989

Les Trente Glorieuses du champagne ÉPISODE 1 : 1985-1995, la révolution du capital

De 1985 à aujourd’hui, la Champagne et le champagne ont vécu une période extraordinaire d’une histoire pourtant déjà riche en épisodes glorieux. Alliant transformation économique et structurelle, perfectionnement technique, arrivée de nouveaux consommateurs et succession de millésimes brillants, ces trois décennies laissent une empreinte forte que nous avons choisi de raconter tant sur le plan de son histoire que sur celui, inédit, de ses plus grands vins.
Retrouvez l’intégralité de l’article de Thierry Desseauve dans EN MAGNUM #06 (pages 52 à 63).


Une dégustation inoubliable

Revivre aujourd’hui trente ans d’histoire du champagne et plus de vingt millésimes, c’est possible verre à la main. Nous avons demandé aux plus grands producteurs champenois de choisir sur chacune des trois décennies (1985-1995, 1995-2005, après 2005) la cuvée millésimée de leur production qui caractérise selon eux le mieux cette époque. Ces 127 cuvées, nous avons eu le privilège de les déguster une à une les 11 et 12 octobre 2016. 

ÉPISODE 1 : 1985-1995, la révolution du capital

ÉPISODE 2 : 1995-2005, l’effet Millenium (vidéo à venir)

ÉPISODE 3 : 2005-2015, retour à la terre  (vidéo à venir)

Gérard Bertrand, le bio-man du Languedoc

L’homme fort du pays est aussi très fort en bio. Avec les trois quarts de son vignoble en bio ou  biodynamie, il est mieux que la moyenne

Sa haute stature et son air détendu très sudiste pourraient laisser croire à de la nonchalance. Mais non. Il est clair, net et précis autant qu’il est possible. Il s’y applique, soucieux qu’il est de convaincre et de transmettre une sorte de message. Gérard Bertrand est un passionné et un « partageux ». Son implication de longue date dans une viticulture la plus propre possible ne constitue pas un axe de communication, c’est plus personnel. Pour autant, il n’invoque pas la conservation de la planète de ses enfants ou, a contrario, les obligations faites par le grand commerce global. Non, du bio et de la biodynamie, il expose les contraintes et les résultats sans effet ni extase, plutôt froidement. Les faits, rien que les faits. On évite ainsi les incantations, pas mal.

Il a choisi la biodynamie
Il faut dire qu’il n’est pas au bout du processus, mais son but est fixé : « 30 % de nos vins sont aujourd’hui bio ou en biodynamie, notre objectif est de passer à 50 % d’ici 2020 et 70 %, voire 80 %, en 2025. » Lui, il a choisi la biodynamie. Sur les 600 hectares de ses domaines et châteaux, 450 sont certifiés ou en cours de conversion. On sent que c’est pour lui une démarche majeure, un engagement sûrement, mais pas une prise de tête. Pour être un vigneron passionné, il est aussi un chef d’entreprise qui fait attention à ce qu’il fait. Et 250 collaborateurs, c’est une responsabilité dont il a une conscience certaine. Alors, pour assurer le développement, Gérard Bertrand, la marque, c’est aussi 2 500 hectares de vignes sous contrats, ce qu’on appelle ailleurs des approvisionnements, dont plus de la moitié est conduite en bio. « Cette transition est au cœur de notre histoire », assure-t-il avant de développer.

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Le château La Dominique s’invite au musée


Le musée des Arts décoratifs de Paris consacre au mobilier et aux objets de l’architecte Jean Nouvel une exposition qui présente depuis hier et jusqu’au 12 février 2017 plus de cent de ses créations. Parmi elles, on pourra découvrir « le majestueux lustre » qui orne le château La Dominique, pièce unique installée à la propriété depuis l’hiver 2015. Clin d’oeil habile de la part de celui qui a signé le “chai d’œuvre” de ce grand cru classé de Saint-Emilion, « quelques globes du lustre sont posés sur un tapis de galets de verre rouge qui ont fait de la terrasse du cuvier de La Dominique un lieu d’exception. »

Le château La Dominique s'invite au musée


Le musée des Arts décoratifs de Paris consacre au mobilier et aux objets de l’architecte Jean Nouvel une exposition qui présente depuis hier et jusqu’au 12 février 2017 plus de cent de ses créations. Parmi elles, on pourra découvrir « le majestueux lustre » qui orne le château La Dominique, pièce unique installée à la propriété depuis l’hiver 2015. Clin d’oeil habile de la part de celui qui a signé le “chai d’œuvre” de ce grand cru classé de Saint-Emilion, « quelques globes du lustre sont posés sur un tapis de galets de verre rouge qui ont fait de la terrasse du cuvier de La Dominique un lieu d’exception. »

Les deux étiquettes de Philippe Bascaules

Récemment nommé à la direction générale de Château Margaux, Philippe Bascaules, ingénieur agronome qui fut le directeur d’exploitation de la propriété entre 1990 et 2011 sous la houlette de Paul Pontallier, y retrouvera en mars prochain Aurélien Valance, directeur général adjoint présent à Margaux depuis quinze ans, Sébastien Vergne, agronome et œnologue nouvellement promu directeur d’exploitation et Olivier Pinon, directeur général, basé au siège social parisien depuis 1983. Par ailleurs, suite à un arrangement unique, Philippe Bascaules reste en charge des vinifications au domaine d’Inglenook, propriété de la Napa Valley fondée en 1879 et appartenant à Francis Ford Coppola.

« Avec son approche audacieuse et novatrice de la vinification et sa conception à long terme de la conduite du vignoble, Bascaules a entrepris de replanter plusieurs parcelles et travaille actuellement à la conception d’un nouveau chai, ceci dans le cadre du plan sur 50 ans qu’il a élaboré lors de son arrivée. Il continuera à diriger ces projets », annonce la propriété. Philippe Bascaules s’est déclaré ravi de pouvoir poursuivre sa mission sur ce « terroir exceptionnel » sur lequel les fruits de son travail sont déjà visibles, le style des vins d’Inglenook ayant « remarquablement » évolué (Rubicon et Cask Cabernet Sauvignon d’Inglenook, notamment, ont été salués par la critique pour leur fraîcheur et leur élégance).

« Le dévouement de Philippe pour Inglenook en a fait une propriété que nous pouvons transmettre à nos enfants et à leurs enfants. Château Margaux étant son alma mater, il nous paraît logique et compréhensible qu’il soit fait appel à lui suite à la disparition prématurée de l’exceptionnel Paul Pontallier. Nous sommes très heureux que ce retour à Château Margaux se soit accompagné du souhait de sa part de travailler
des deux côtés de l’océan. »

Francis Ford Coppola

Vallée du Rhône : douze vins de plaisirs


Voici des vins offrant le meilleur rapport prix-plaisir. Affichant tous un tarif public compris entre 3,50 et 11,90€, ils ont été dégustés par des jurys de lecteurs du guide bettane+desseauve et sélectionnés parmi les vins présentés au concours Prix Plaisir 2016.


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[su_tab title= »VIN 1″]

amedeeAmédée – AOP Luberon, Aiguebrun 2015 (rouge)

3,50 euros

04 90 07 40 65 – www.les-vins-amedee.fr

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[su_tab title= »VIN 2″]

dauverge-ranvierDauvergne Ranvier – AOP Côtes du Rhône, Vin Rare 2013 (rouge)

6,90 euros

04 66 82 96 57 – www.dauvergne-ranvier.com

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[su_tab title= »VIN 3″]

domaine_de_la_mordoreeDomaine de la Mordorée – AOP Tavel, La Dame Rousse 2015 (rosé)

11,90 euros

04 66 50 00 75 – www.domaine-mordoree.com

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[su_tab title= »VIN 4″]

joncierDomaine du Joncier – AOP Côtes du Rhône, L’O de Joncier 2014 (rouge)

9 euros

04 66 50 27 70 – www.domainedujoncier.com

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[su_tab title= »VIN 5″]

domaine_jaumeDomaine Jaume – AOP Vinsobres, Référence 2013 (rouge)

12,50 euros

04 75 27 51 01

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[su_tab title= »VIN 6″]

chateau_d_aqueriaJean Olivier – AOP Tavel, Château d’Aqueria 2015 (rosé)

11 euros

04 66 50 04 56 – www.aqueria.com

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[su_tab title= »VIN 7″]

domaine_remejeanneLa Réméjeanne – AOP Côtes du Rhône, Les Arbousiers 2015 (blanc)

9,50 euros

04 66 89 44 51 – www.remejeanne.com

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[su_tab title= »VIN 8″]

famille_perrinPerrin & Fils – AOP Cairanne, Peyre Blanche 2013 (rouge)

9,20 euros

04 90 11 12 00

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[su_tab title= »VIN 9″]

vignerons_ardechoisU.V.I.C.A. – Vignerons Ardéchois – IGP Ardèche, Orélie 2015 (rosé)

4 euros

04 75 39 98 00 – www.vignerons-ardechois.com

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[su_tab title= »VIN 10″]

Union des Vignerons des Côtes du Rhône – AOP Côtes du Rhône, Signature Cellier des Dauphins – Vieilli Fût de Chêne 2015 (rouge)

4,15 euros

04 75 96 20 00

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[su_tab title= »VIN 11″]

vidal_fleuryVidal-Fleury – AOP Côtes du Rhône Villages Cairanne, Cairanne 2012 (rouge)

10,90 euros

04 74 56 10 18 – www.vidal-fleury.com

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[su_tab title= »VIN 12″]

vignerons_du_mont_ventouxVignerons du Mont Ventoux – IGP Méditerranée, Viognier 2015 (blanc)

6,90 euros

04 90 12 88 07 – www.bedoin.com

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#2016, le millésime des extrêmes

Il n’est pas rare dans la viticulture de voir s’enchaîner deux millésimes exceptionnels. Il n’est pas rare non plus de constater que les conditions de leur naissance le furent tout autant. 2016 semble être de ceux-là : un millésime issu d’un climat extrême, après un superbe 2015.

Il faudra sans doute trouver des synonymes, mais l’hiver 2016 fut extrêmement doux et pluvieux : le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, avec un écart de 2,5°C en moyenne par rapport aux normales saisonnières. Mais ce fut aussi un hiver particulièrement humide ; de janvier à juin 2016, le pluviomètre enregistre 750 mm de précipitations, peu ou prou l’équivalent de ce qui est tombé pour toute l’année 2015. Si les conditions étaient alors plutôt alarmantes, il faut reconnaître que ces pluies ont permis de reconstituer les réserves hydriques des sols qui avaient été très sollicités en 2015 (et qui le seront pendant l’été 2016), et à la vigne de se développer rapidement.

Dès la mi-juin, un changement heureux et radical intervient. La pluie abondante laisse place à un exceptionnel ensoleillement, caractérisé par trois épisodes de canicule : les 17-19 juillet, les 13-16 août (on enregistre 36°C le 15 août à La Dominique) et les 23-27 août (37°C le 23 août). De fait, le vignoble connaît alors une sécheresse historique pendant 80 jours (seuls 13 mm de pluie sont répertoriés entre le 24 juin et le 12 septembre).

Tandis que le rythme de maturation est nettement ralenti, la pluie tant espérée arrive à point nommé : le 14 septembre, il tombe 20 mm à La Dominique. La teneur en sucres et en acides des baies s’équilibre, le raisin continue de mûrir grâce à des températures toujours estivales (1,5°C de plus que la moyenne des températures de septembre). Plus que jamais, l’enracinement profond de la vigne et les sous-sols argileux permettent de passer cette période sans blocage, sans décrochage et d’attendre la maturité optimale des raisins.

Les vendanges démarrent le 29 septembre à La Dominique, avec le ramassage des jeunes plantes de merlot. C’est un ramassage à la carte, à la parcelle, au rang, au gré des avancées de maturité, pour s’adapter aux sept unités de terroirs qui caractérisent la propriété. On poursuit la récolte début octobre, puis on s’arrête, pour reprendre autour du 10 octobre et ramasser les merlots des terroirs les plus argileux. Les cabernets sont vendangés une semaine plus tard, les 17 et 18 octobre, qui sonnent la fin des vendanges.

En cuve, ce sont des raisins d’une superbe maturité qui se présentent. La couleur et la matière s’extraient très facilement et très rapidement, sans intervention. Les équilibres – structure, sucre, acidité – sont enthousiasmants : les tannins sont de grande qualité, souples et soyeux.
Il n’est pas rare enfin de comparer les millésimes entre eux. Bien entendu, c’est toujours un peu prématuré. Pourtant, l’intensité, la complexité et les équilibres font déjà penser aux 2009 et 2010. Deux très grands millésimes.

Jean-Myrtil Laurent, directeur général du château La Dominique et des autres vignobles Fayat.

Un château classé or

Depuis que Saint-Emilion fait partie de la liste du patrimoine de l’humanité, Pauline Bich et sa famille ont beaucoup développé l’accueil dans leur château de Ferrand, l’une des plus anciennes propriétés de l’appellation dont l’origine remonte au XVIIe siècle. Cet engagement qui a nécessité de mener, parallèlement à la progression de la conduite du vignoble de ce grand cru classé, d’importants travaux visant à « développer de façon professionnelle et humaine une dimension de tourisme œnologique originale sous la conduite d’un sommelier diplômé » a été récompensé par un premier prix dans la catégorie « Architecture et Paysages »* lors de la dernière édition des Best Of Wine Tourism, concours créé en 2002 pour distinguer les sites les plus remarquables en matière d’œnotourisme.

Après trois précédents “best of” lors des éditions 2013 (catégorie « Architecture et Paysages »), 2014 (catégorie « Découverte et Innovation ») et 2015 (« Architecture et Paysages ») de ce même concours, cette dernière distinction qui vient saluer « la création d’une salle de dégustation, vaste et lumineuse, surplombant le magnifique chai à barriques et prolongée d’une terrasse dominant les vignes », point d’orgue d’un parcours désormais complet autour du vin, permet au château de Ferrand d’entrer en lice pour l’édition internationale des Best Of Wine Tourism, aux côtés de six autres lauréats bordelais. Cette seconde étape du concours étend la compétition à l’ensemble des lauréats du réseau des Capitales de grands vignobles récipiendaires d’un premier prix dans leur catégorie.

* Cette catégorie concerne les sites présentant des caractéristiques architecturales particulières et les propriétés situées au coeur de paysages offrant une expérience significative au visiteur. Il peut s’agir de parcs, de jardins, d’un environnement paysager remarquable ou offrant un point de vue panoramique exceptionnel sur le vignoble ou les paysages alentours. Les propriétés offrant l’accès à des bâtiments et espaces d’architecture contemporaine peuvent également concourir. Le patrimoine naturel ou bâti doit être valorisé et promu auprès des visiteurs afin d’en exposer l’histoire et les éléments notables.

Vacances de la Toussaint à la Cité du vin


Comprendre ce qu’est le goût, approcher de façon ludique la grande histoire de la viticulture ou s’amuser à dessiner une étiquette, le musée bordelais dédié aux civilisations du vin accompagne les enfants durant ces vacances scolaires.

Tous les goûts sont permis, de 6 à 18 ans.
Expériences tactiles, olfactives et gustatives pour comprendre l’origine du goût
et les facteurs qui influent sur notre perception des aliments (durée 1 h 30). 

Chaque jour à 15 h, 17 euros pour un enfant + un adulte.

Les goûts et les couleurs, de 4 à 7 ans.
Visite ludique du musée spécialement organisée pour les tout petits,
accompagnés par un médiateur culturel (durée 1 h 30).
Chaque jour à 11 h, 9 euros le billet.

L’étiquette à la loupe, de 8 à 11 ans.
Atelier dirigé par un médiateur culturel au cours duquel les curieux apprendront
tout sur les étiquettes, même à créer la leur (durée 2 h).

Chaque jour à 11 h, 9 euros le billet.

Plus de détails sur ces ateliers sur le site de la Cité du vin, c’est ici.