C’est en présence de la présidente de la maison Krug, Maggie Henriquez, que se tiendra vendredi soir au restaurant de l’hôtel**** Cordeillan-Bages (Pauillac) un dîner sur-mesure qui fera dialoguer la cuisine du chef doublement étoilé Jean-Luc Rocha avec différentes cuvées de champagne Krug sélectionnées par le sommelier des lieux, Arnaud Le Saux. Ces deux-là « se sont consacrés avec passion à un jeu de matières et de saveurs, qu’ils souhaitent avant tout pur, vif, structuré et élégant » (leur proposition est à découvrir là). Pour parfaire cette expérience, l’amateur peut envisager de se reposer ensuite dans l’une des chambres de cette chartreuse girondine du XVIIe siècle, membre du réseau des Relais & Châteaux.

Soirée Krug au château Cordeillan-Bages
Dîner seul 289 euros, dîner + une nuit côté jardin avec petit-déjeuner buffet et visite et dégustation de Château Lynch-Bages, à partir de 419 euros par personne, sur la base d’une occupation double. Réservation au 05 56 59 24 24
Des étoiles et des bulles
10 chefs d'œuvre récents du riesling
1990-2013, l’éventail n’est pas très large et pourtant voici dix préférés qui n’ont rien d’autre que le riesling en commun.
Domaine Zind-Humbrecht,
Clos Saint Urbain, alsace grand cru Rangen 2008
Le grand terroir volcanique du sud de l’Alsace, aux pentes impressionnantes, doit sa renaissance à la fin des années 1970 à l’intuition étonnante de Léonard Humbrecht, le père d’Olivier, qui le vinifie depuis 1986. Sa partie haute convient parfaitement à la production d’un vin de type sec, moins sensible au botrytis que la partie basse, près de la rivière, et très corsé, d’une rare capacité à se dépasser encore après dix ans de bouteille. Ungehauer, aurait dit Bismarck (« immense » en français) comme le cru du même nom en Palatinat.
Domaine Kientzler,
alsace grand cru Geisberg 2008
Une parfaite exposition plein sud, tout en petites terrasses soigneusement entretenues, le Geisberg est une des perles absolues du vignoble alsacien. Son sol riche en fossiles et en magnésium est idéal pour le riesling qui part dans la vie discret et fluide, comme l’eau minérale de la source Carola qui naît à ses pieds et, peu à peu, prend des nuances d’un raffinement extrême. Depuis plusieurs générations, les Kientzler en exaltent l’élégance naturelle, dans un type sec, mais sans amertume ni dureté.
Domaine Pfister,
alsace grand cru Engelberg 2007
Les vignobles du Bas-Rhin, plus proches de Strasbourg et de ses évêques, grands connaisseurs en vin, ont connu la gloire et le riesling sans doute bien avant le secteur de Colmar, mais n’ont pas eu la chance de connaître des vignerons et des négociants pour être appréciés à l’étranger. Une nouvelle génération, dont Mélanie Pfister est l’une des plus brillantes représentantes, leur rend enfin justice et on peut admirer toute la finesse d’expression et la subtile minéralité de terroirs marno-calcaires en tout point dignes de leurs homologues du sud.
Domaine Weinbach,
alsace grand cru Schlossberg 2012
Le fameux granit à deux mica donne à de nombreux grands crus proches de Colmar une souplesse et un fruité prestigieux qui les fait admirer à tout âge. Colette Faller et sa fille Catherine ont raffiné à un degré remarquable les techniques de vinification à partir d’un vignoble respectueusement travaillé, et laissent à Théo, fils de Catherine, un patrimoine dont il doit se montrer digne.
Domaine Trimbach,
alsace Clos Sainte-Hune 2005
Le clos Sainte-Hune fait partie intégrante du grand cru Rosacker, mais son nom l’avait rendu célèbre à travers la planète avant la création des grands crus d’Alsace. Sa longévité, sa race, son éclat, sa grande finesse et, évidemment, une extraordinaire série de millésimes très bien vinifiés par deux générations de la famille Trimbach, en font le vin alsacien le plus recherché dans le monde.
Domaine Hugel & Fils,
alsace Vendange Tardive 1998
Le regretté Jean Hugel, oncle d’Étienne et de Marc, a largement contribué à définir les critères de production des vendanges tardives et des sélections de grains nobles alsaciennes. Pour le riesling, les vendanges doivent être manuelles, le vin non chaptalisé et le moût supérieur à 220 grammes de sucre (13 à 13,5 % d’alcool potentiel). Chez Hugel, comme chez tous les bons producteurs, les normes sont encore plus sévères et souvent les VT dépassent 15 % d’alcool potentiel, sous l’effet de l’augmentation de la richesse en sucre par le passerillage ou le botrytis et, évidemment, des vendanges retardées. Le vin provient toujours du grand cru Schoenenburg de Riquewihr, marno-calcaire et gréseux, tardif, très sujet au botrytis, qui confère une extraordinaire race aromatique au bouquet du vin où l’on croit percevoir souvent une note de quina ou d’orange amère qui équilibre à merveille la forte acidité et le sucre résiduel. 2008, parfaitement à point aujourd’hui, est un modèle du genre.
Weingut (domaine) Von Bühl,
Forster Ungeheuer 2013
L’Ungeheuer, cousin allemand du Rangen de Thann, se situe en Palatinat. Il produit un des rieslings les plus corsés d’Allemagne. L’Alsacien Mathieu Kauffmann, après Bollinger à Aÿ où il avait produit de glorieux millésimes, a rejoint le domaine en 2013. Premier millésime et coup de maître ou comment conduire un moût de riesling proche de 14 degrés sans sucre, sans lourdeur et sans amertume et d’une extraordinaire amplitude de texture.
Weingut Georg Breuer,
Rüdesheimer Berg Schlossberg 2008
Voilà plus de dix ans que Bernhard Breuer nous a quittés. Ses brillantes intuitions et son don de vinification ont inspiré toute une nouvelle génération dont sa fille Térésa, aussi volontaire et perfectionniste que lui. L’imposant coteau du Berg, avec ses larges terrasses qui surplombent le Rhin, au confluent de la Nahe, mérite sa notoriété. Le sol de schistes rouges du Schlossberg donne le vin le plus racé, où l’on retrouve parfois l’orange amère du Schoenenburg alsacien.
Weingut Dr. Loosen,
Wehlener Sonnenuhr Auslese 2008
Le coteau d’ardoises bleu-noir du Sonnenuhr (qui signifie « cadran solaire » en allemand) de Wehlen incarne toutes les qualités de finesse et d’harmonie du cœur de la Moselle allemande. On y trouve beaucoup de vieilles vignes non greffées en très haute densité de plantation (pas de phylloxera sur l’ardoise locale). Ernie Loosen reste fidèle à des vins classiques avec un équilibre idéal. Son 2008 est d’un fruité et d’une harmonie fascinants.
Weingut Egon Müller,
Scharzhofberger Beerenauslese 1990
Le vin le plus légendaire et le plus coûteux d’Allemagne. Petite quantité et 25 ans de vieillissement l’ont rendu encore plus rare tout en affirmant sa finesse et son éternelle jeunesse. Egon Müller sait comme nul autre favoriser le développement de la pourriture noble sur le coteau schisteux pentu surplombant la Sarre. Il sait aussi prendre des risques en limite nord de la culture de la vigne pour obtenir la maturité qui exprime son terroir.
10 chefs d’œuvre récents du riesling
1990-2013, l’éventail n’est pas très large et pourtant voici dix préférés qui n’ont rien d’autre que le riesling en commun.
Domaine Zind-Humbrecht,
Clos Saint Urbain, alsace grand cru Rangen 2008
Le grand terroir volcanique du sud de l’Alsace, aux pentes impressionnantes, doit sa renaissance à la fin des années 1970 à l’intuition étonnante de Léonard Humbrecht, le père d’Olivier, qui le vinifie depuis 1986. Sa partie haute convient parfaitement à la production d’un vin de type sec, moins sensible au botrytis que la partie basse, près de la rivière, et très corsé, d’une rare capacité à se dépasser encore après dix ans de bouteille. Ungehauer, aurait dit Bismarck (« immense » en français) comme le cru du même nom en Palatinat.
Domaine Kientzler,
alsace grand cru Geisberg 2008
Une parfaite exposition plein sud, tout en petites terrasses soigneusement entretenues, le Geisberg est une des perles absolues du vignoble alsacien. Son sol riche en fossiles et en magnésium est idéal pour le riesling qui part dans la vie discret et fluide, comme l’eau minérale de la source Carola qui naît à ses pieds et, peu à peu, prend des nuances d’un raffinement extrême. Depuis plusieurs générations, les Kientzler en exaltent l’élégance naturelle, dans un type sec, mais sans amertume ni dureté.
Domaine Pfister,
alsace grand cru Engelberg 2007
Les vignobles du Bas-Rhin, plus proches de Strasbourg et de ses évêques, grands connaisseurs en vin, ont connu la gloire et le riesling sans doute bien avant le secteur de Colmar, mais n’ont pas eu la chance de connaître des vignerons et des négociants pour être appréciés à l’étranger. Une nouvelle génération, dont Mélanie Pfister est l’une des plus brillantes représentantes, leur rend enfin justice et on peut admirer toute la finesse d’expression et la subtile minéralité de terroirs marno-calcaires en tout point dignes de leurs homologues du sud.
Domaine Weinbach,
alsace grand cru Schlossberg 2012
Le fameux granit à deux mica donne à de nombreux grands crus proches de Colmar une souplesse et un fruité prestigieux qui les fait admirer à tout âge. Colette Faller et sa fille Catherine ont raffiné à un degré remarquable les techniques de vinification à partir d’un vignoble respectueusement travaillé, et laissent à Théo, fils de Catherine, un patrimoine dont il doit se montrer digne.
Domaine Trimbach,
alsace Clos Sainte-Hune 2005
Le clos Sainte-Hune fait partie intégrante du grand cru Rosacker, mais son nom l’avait rendu célèbre à travers la planète avant la création des grands crus d’Alsace. Sa longévité, sa race, son éclat, sa grande finesse et, évidemment, une extraordinaire série de millésimes très bien vinifiés par deux générations de la famille Trimbach, en font le vin alsacien le plus recherché dans le monde.
Domaine Hugel & Fils,
alsace Vendange Tardive 1998
Le regretté Jean Hugel, oncle d’Étienne et de Marc, a largement contribué à définir les critères de production des vendanges tardives et des sélections de grains nobles alsaciennes. Pour le riesling, les vendanges doivent être manuelles, le vin non chaptalisé et le moût supérieur à 220 grammes de sucre (13 à 13,5 % d’alcool potentiel). Chez Hugel, comme chez tous les bons producteurs, les normes sont encore plus sévères et souvent les VT dépassent 15 % d’alcool potentiel, sous l’effet de l’augmentation de la richesse en sucre par le passerillage ou le botrytis et, évidemment, des vendanges retardées. Le vin provient toujours du grand cru Schoenenburg de Riquewihr, marno-calcaire et gréseux, tardif, très sujet au botrytis, qui confère une extraordinaire race aromatique au bouquet du vin où l’on croit percevoir souvent une note de quina ou d’orange amère qui équilibre à merveille la forte acidité et le sucre résiduel. 2008, parfaitement à point aujourd’hui, est un modèle du genre.
Weingut (domaine) Von Bühl,
Forster Ungeheuer 2013
L’Ungeheuer, cousin allemand du Rangen de Thann, se situe en Palatinat. Il produit un des rieslings les plus corsés d’Allemagne. L’Alsacien Mathieu Kauffmann, après Bollinger à Aÿ où il avait produit de glorieux millésimes, a rejoint le domaine en 2013. Premier millésime et coup de maître ou comment conduire un moût de riesling proche de 14 degrés sans sucre, sans lourdeur et sans amertume et d’une extraordinaire amplitude de texture.
Weingut Georg Breuer,
Rüdesheimer Berg Schlossberg 2008
Voilà plus de dix ans que Bernhard Breuer nous a quittés. Ses brillantes intuitions et son don de vinification ont inspiré toute une nouvelle génération dont sa fille Térésa, aussi volontaire et perfectionniste que lui. L’imposant coteau du Berg, avec ses larges terrasses qui surplombent le Rhin, au confluent de la Nahe, mérite sa notoriété. Le sol de schistes rouges du Schlossberg donne le vin le plus racé, où l’on retrouve parfois l’orange amère du Schoenenburg alsacien.
Weingut Dr. Loosen,
Wehlener Sonnenuhr Auslese 2008
Le coteau d’ardoises bleu-noir du Sonnenuhr (qui signifie « cadran solaire » en allemand) de Wehlen incarne toutes les qualités de finesse et d’harmonie du cœur de la Moselle allemande. On y trouve beaucoup de vieilles vignes non greffées en très haute densité de plantation (pas de phylloxera sur l’ardoise locale). Ernie Loosen reste fidèle à des vins classiques avec un équilibre idéal. Son 2008 est d’un fruité et d’une harmonie fascinants.
Weingut Egon Müller,
Scharzhofberger Beerenauslese 1990
Le vin le plus légendaire et le plus coûteux d’Allemagne. Petite quantité et 25 ans de vieillissement l’ont rendu encore plus rare tout en affirmant sa finesse et son éternelle jeunesse. Egon Müller sait comme nul autre favoriser le développement de la pourriture noble sur le coteau schisteux pentu surplombant la Sarre. Il sait aussi prendre des risques en limite nord de la culture de la vigne pour obtenir la maturité qui exprime son terroir.
Nuits de Champagne
Jusqu’au 29 octobre, la ville de Troyes accueille la 29e édition du festival de musique Nuits de Champagne, dont le programme est à découvrir ici. Partenaire-fondateur de l’événement dès 1988, Champagne Devaux, maison située dans le vignoble de la côte des Bar qui vient de présenter son dernier champagne millésimé Sténopé 2009, créé avec Michel Chapoutier, poursuit cette année encore cette collaboration caractérisée « par le partage d’objectifs communs basés sur la singularité et l’excellence. »
Ci-dessus, le manoir Devaux à Bar-sur-Seine, accueille les amateurs.
Détail des visites et ateliers en cliquant là.
Languedoc, la cuvée de la solidarité
Alors que la zone d’appellation pic-saint-loup devait vendanger son premier millésime sous ce nom (nous vous en avions parlé ici), l’orage de grêle qui s’est abattu sur le sud de la France en août dernier notamment a détruit une grande partie de la production des vignerons.
Dans un élan de solidarité, de nombreux viticulteurs du Languedoc se sont mobilisés pour créer une cuvée spéciale qui sera embouteillée mercredi à Cabrières. Les bénéfices de la vente de ces 12 à 20 000 bouteilles permettront de soutenir financièrement les vignerons touchés.
Souhaitant s’associer à cette démarche collective, le fabricant de bouchons de liège Amorim fournira gracieusement pour l’occasion 6 000 bouchons naturels marqués « Solidarité Languedoc » qui permettront à cette cuvée particulière « de s’exprimer et d’évoluer au mieux une fois mise en bouteille. »
« Saluons le formidable élan de solidarité des vignerons du Languedoc qui viennent soutenir cette toute jeune AOC dans l’épreuve. Amorim France est heureux de participer à cette démarche en offrant ses bouchons en liège naturel, emblème de longévité et d’excellence. »
Christophe Sauvaud, directeur général d’Amorim France
La cuvée Solidarité Languedoc est d’ores et déjà disponible en pré-vente ici (10 euros).
Rien que Bordeaux
Réaffirmant par là « sa volonté d’être au plus près des consommateurs et d’appréhender au mieux leurs besoins », la famille Castéja vient de lancer un site de vente en ligne unique en son genre puisqu’il est exclusivement dédié aux vins du Bordelais, des plus accessibles aux plus grands, crus classés et vins de légende. Ce vaste éventail de propositions issues des stocks des trois maisons de négoce de la famille (Borie-Manoux, Grands Vins de Gironde et Mähler-Besse) est assorti d’outils offrant à l’amateur « un véritable voyage à travers le vignoble bordelais » à la découverte de ses propres préférences. Acquis directement auprès des propriétés, ces vins qui feront régulièrement l’objet d’offres spéciales (millésimes d’exception, bouteilles à l’unité, ventes thématiques) ont été conservés uniquement dans leurs châteaux d’origine et dans les chais de La Grande cave, ce qui garantit leur authenticité.
Directeur commercial de Borie-Manoux, Frédéric Castéja explique que ce site émanant d’un acteur historique de la place de Bordeaux (les Castéja sont viticulteurs, vinificateurs, éleveurs) est basé sur la même charte de qualité qui guide la maison depuis des générations : « Notre approche du e-commerce est complémentaire de notre activité de négoce. » Aux commandes du site avec lui, Franck Autard, par ailleurs directeur général de Grands Vins de Gironde, annonce que « La Grande cave devrait renouveler les codes du e-commerce par le nombre de ses innovations et la qualité de son ergonomie. (…) Notre clientèle est demandeuse d’informations en permanence et elle veut avoir accès à une qualité de services premium, que ce soit pour l’achat de grands crus ou pour des vins plus accessibles. L’exigence de service est la même et nous l’avons entendue, tout comme le désir d’en savoir plus sur la culture du vin. »
« Notre volonté est d’ouvrir
au grand public les portes de
tous les vins de Bordeaux,
en mettant à leur service notre expertise et nos conseils,
tout en valorisant le travail
des vignerons »
Philippe Castéja, président de la maison Borie-Manoux et gérant du site lagrandecave.fr
Cette interface intuitive où chaque grand cru classé bénéficie d’une page personnalisée « pour un effet immersif et onirique » et où l’on peut découvrir Bordeaux autant que les bordeaux est à découvrir ici.
C’est les vacances !
Outre le fait de proposer des tarifs spéciaux aux familles qui choisiraient de séjourner dans l’un des ses grands crus classés durant ces vacances scolaires et long week-end de la Toussaint (trois nuit pour le prix de deux avec un lit supplémentaire offert pour un enfant de moins de 16 ans, plus d’infos ici), l’équipe dédiée aux expériences œnotouristiques dans les propriétés bordelaises de Bernard Magrez organise jeudi prochain à Pape Clément une animation à destination des plus jeunes. Ils sont attendus dès 14 h 30 dans le potager du château pour y sculpter des citrouilles, y fabriquer des épouvantails et déguster un goûter accompagné de jus de raisin. Plus de renseignements et réservation en cliquant là.
Jardins d’automne de Pape Clément, le 27 octobre 2016
Tarif de la visite : 15 euros pour un adulte accompagné d’un enfant.
Cavistes à domicile
Leader historique de la vente de vin par correspondance en France via son catalogue L’Etiquette, le Club français du vin « poursuit sa dynamique de croissance » avec la reprise d’une start-up créée en 2012 à Angers dont le succès est illustré par une croissance annuelle à trois chiffres depuis trois ans.
Service proposant des séances de dégustation-vente au domicile de particuliers, “Mon Caviste à la maison” organise des réunions d’une douzaine de convives autour de cinq vins apportés par l’un des 400 cavistes-ambassadeurs formés par la société. La dégustation se fait à l’aveugle « afin d’éviter tout à priori et de se focaliser sur le plaisir ressenti. »
Après l’ouverture récente d’un magasin parisien (nous vous en avions parlé ici), cette activité vient compléter l’offre du Club à destination de ses membres, proposition constituée, outre la vente de vins « au meilleur prix » (sur catalogue, par abonnement ou sur internet), de cours d’œnologie, de programmes d’e-learning, de dégustations animées par des sommeliers et d’événements œnotouristiques
« Nous sommes heureux de pouvoir offrir aux amateurs de vin une expérience unique à 360°, de la vigne au verre. à l’heure de la dématérialisation et du tout virtuel, nous voulons tisser de belles et vraies relations humaines avec nos clients, en propriété viticole, dans notre concept-store et maintenant à leur domicile. »
Alban de Belloy, président du Club français du vin.
Le rendez-vous de ce soir
Association de sept viticultrices champenoises fondée en 2014, les Fa’Bulleuses de Champagne seront ce soir à Paris à l’occasion de la septième édition du Champagne Day. Et c’est dans le cadre d’un lieu fondé par une passionnée de la question, Fanny Heucq, fille aînée d’une famille de récoltant-manipulants, que Claire Blin, Hélène Beaugrand, Sophie Milesi, Mathilde Bonnevie-Bocart, Laureen Baillette-Prudhomme, Florence Duchêne et Charlotte De Sousa présenteront leurs cuvées.
Pour l’occasion, les Fa’Bulleuses ont également réédité en cinquante exemplaires le coffret en photo ci-dessous, une sélection de sept cuvées qui rend compte du travail de ces sept vigneronnes et de la typicité des différents terroirs champenois, de l’Aube à la côte des Blancs et de la montagne de Reims aux vallées de la Marne et l’Ardre. Il sera proposé aux Dilettantes, où les professionnels sont attendus de 15 h 30 à 17 h 30 et le grand public de 18 h à 21 h, en s’annonçant là.

« J’ai grandi au rythme des saisons champenoises sur l’exploitation viticole de mes parents. J’ai créé Dilettantes pour pouvoir, au cœur de Paris, faire découvrir et apprécier des champagnes rares, authentiques, de haute qualité, dans des gammes de prix très raisonnables, et ainsi mettre l’honneur des véritables artisans-vignerons, fiers de leur terroir et passionnés par leur métier. »
Fanny Heucq, fondatrice de Dilettantes, la maison du champagne

Dilettantes, la maison du champagne : 22, rue de Savoie 75006 Paris.
2016 en Beaujolais
Comme partout en France, le millésime a mené la vie dure aux vignerons dès le printemps, une météo capricieuse « exigeant une présence accrue dans les vignes et une vigilance de tous les instants. » Ce qui n’a pas toujours permis d’éviter de priver certains de leur récolte, le vignoble ayant subi des épisodes de grêle. Au bout de cette année difficile, une belle vendange que l’interprofession du Beaujolais détaille ci-dessous.
« Le retard (tout relatif) du cycle végétatif de la vigne associé à un contexte météorologique chaotique n’ont eu aucune incidence sur le potentiel qualitatif du millésime 2016 qui s’annonce d’ores et déjà très prometteur. En effet, l’été était au rendez-vous et avec lui des conditions de maturation idéales. Les semaines précédant les vendanges, le vignoble a ainsi bénéficié d’un temps chaud et sec permettant aux ceps comme aux hommes de retrouver un peu de sérénité.
Une maturation tardive avec des nuits déjà plus fraîches associée à de belles journées ensoleillées et chaudes ont permis à la vendange d’atteindre une maturité idéale tout en conservant une agréable fraîcheur laissant présager un très beau millésime. Les vendanges se sont ensuite déroulées sous le soleil comme si Mère Nature voulait se faire pardonner en offrant au vignoble un bel été indien. Et à en juger par la qualité des raisins récoltés il semble qu’elle n’ait pas lésiné sur les moyens.
En bouche, les premières dégustations révèlent un millésime séducteur, avec des tanins fins, souples et de beaux fruits. “Les 2016 misent plus sur l’élégance que sur la puissance et conservent un parfait équilibre entre acidité, fruits et structure, entre fraîcheur et gourmandise”, constate Bertrand Chatelet, directeur de la Sicarex (Institut de recherche viticole et œnologique du Beaujolais, implanté à Villefranche-sur-Saône).
En volume, en dehors des zones grêlées au printemps (environ 2 200 hectares ont été touchés à 50 % ou plus), la récolte sera supérieure à la moyenne de ces cinq dernières années (+ 40 % environ) et permettra au Beaujolais de renouer avec une récolte « classique » située entre 750 et 800 000 hectolitres. En 2016, le Beaujolais fait donc figure d’exception dans un paysage viticole français qui annonce une baisse globale de plus de 10% en volume. »









