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Château Pape David


En 1992, Bernard Magrez, propriétaire de Château Pape Clément (et de quarante propriétés viticoles en France et dans le monde), a créé une distinction qui fait chaque année d’une personnalité combinant « remarquables qualités humaines » et « attachement à la vigne et au vin » l’ambassadeur exceptionnel du grand cru classé de Graves. Après le pape des mots (Depardieu, en 2007), le pape de la musique (Rostropovitch, en 1994), le pape de l’information (Poivre d’Arvor, en 2004) ou encore celui de la gastronomie (Robuchon, en 2010), la lignée inclut désormais un pape de l’oncologie. Ce titre symbolique a été remis mardi au professeur David Khayat, qui se consacre depuis plus de 30 ans à la lutte contre le cancer, au sein de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, auprès d’instances nationales et internationales et via sa fondation,dont on pourra découvrir les missions (amélioration de la qualité de vie des patients, recherche médicale, mobilisation de la communauté internationale) en cliquant ici.

Le professeur Khayat est né en 1956 à Sfax en Tunisie et a effectué ses études à l’université de Nice. Docteur en médecine en 1985, il obtient en 1988 son doctorat en sciences dans le domaine de l’immunologie. En 1990, il est nommé professeur de médecine à l’université Pierre et Marie Curie (Paris VIII), médecin des Hôpitaux de Paris et chef du service d’oncologie médicale du groupe hospitalier Pitié Salpêtrière-Charles Foix. Auteur de nombreux ouvrages, médicaux, de fiction ou de recettes de cuisine, et membre des plus grandes sociétés américaines de cancérologie (American Association for Cancer Research, American Association of Immunologists), le professeur Khayat a été élu en 2013 membre du conseil d’administration de l’American Society of Clinical Oncology, société savante de référence pour la cancérologie dans le monde. Il est également conseiller du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Saga Autriche : six vignerons au top

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À LIRE > Saga Autriche : Kamptal et Kremstal, les soeurs du Danube
> Saga Autriche : le Heiligenstein, une île exceptionnelle
> Saga Autriche : une anthologie de grüner veltliner

 

À SUIVRE > Mercredi 2 décembre : 6 vignerons au top

 


Lesehof Stagard, à Stein, DAC Kremstal

Les jumelles ont quelques semaines et remplissent à peine leurs babygros. Le couple pose avec fierté, chacun une fillette dans les bras, devant la porte de la propriété familiale acquise aux moines en 1786. Nous sommes à Stein, un village dans la prolongation de Krems. C’est en 2006 qu’Urban Stagard et sa femme Dominique ont repris l’affaire familiale.
Né en Suède en 1978 d’un père suédois et d’une mère autrichienne, Urban est un accro des selfies. Dominique, responsable grands comptes chez Canon Autriche, rejoint son époux en 2010. De 4,5 ha en 2008, le couple supervise aujourd’hui 15 ha, ne vend ni raisin, ni vrac, que des bouteilles, passées de 6 000 à 60 000 exemplaires aujourd’hui. Trois personnes travaillent dans le vignoble : « Je passe ma vie sur le tracteur… et sur Face Book », sourit le sémillant papa. Sa production est sold out. Pour expliquer son succès, il avance la combinaison « nom suédois, travail en bio, belles étiquettes, et communication ».


Grüner Veltliner Handwerk 2013

Robe claire, nez très aromatique, voire explosif. Attaque citronnée et propre, équilibre délicieux. 8,50 €

Le Grüner Veltliner Steinzeug Maischevergoren (vin orange)

Mérite l’attention pour son côté original dû à l’élevage en vieille cuve de céramique. 25 €

 


Walter Buchegger, à Dross, DAC Kremstal

Son père avait la vigne comme dada et vendait les raisins à la coopérative. Il passait ses week-ends à carresser les rangs, de quoi dégoûter ses enfants, encore trop jeunes pour apprécier le sens de la terre. Pour séduire l’un d’entre eux, il promit une Fantic, plus parlante. La carotte eut son effet. Walter mordit dedans jusqu’à fréquenter l’école de viticulture de Krems et se former chez Willi Brundelmayer pendant deux ans, un des porte-drapeaux de l’Autriche. « J’ai compris chez lui que de bons vins étaient plus faciles à vendre. » Aujourd’hui, Walter gère 19 hectares, achète aussi des raisins pour produire 150 000 bouteilles, et vient d’engloutir un million d’euros dans un chai dernier cri.


Grüner Veltliner Holzgasse 2013

12,5 % d’alcool, vin agréable et léger issu des premiers raisins qu’il ramasse. 7 €

Grüner Veltliner Kremstal DAC Gebling 2013

Issu d’un de ses plus vieux vignobles sur un des sols les plus intéressants de Kremstal , il a un nez de pain grillé, un corps riche et une belle acidité finale.
9 €

Grüner Veltliner Kremstal DAC Reserve Leopold 2013

Vinifié en foudre de chêne allemand et autrichien de 2 500 litres, il est gras et ample, offre un bon fruit, de la clarté de la gourmandise. 18 €

Riesling Kremstal DAC Gebling 2013

Vin minéral à la belle acidité et au joli croquant. 11 €

Riesling Kremstal DAC Moosburgerin Reserve 2013

Joli vin au léger sucre résiduel. 19 €


Martin Nigl, à Senftenberg, DAC Kremstal

Martin Nigl fait partie des figures incontournables de l’appellation Kremstal. C’est sa femme Christine Nigl qui nous reçoit dans leur hôtel-restaurant dont le bâtiment récemment restauré aurait plus de huit siècles. Ce Lesehof est au coeur des vignes, au pied du lieu dit Senftenberg. Les Nigl supervisent une trentaine d’hectares et produisent entre 100 et 150 000 bouteilles annuelles, essentiellement vinifiées et élevées en cuve inox. Toute la production est en capsule à vis, rouges et liquoreux compris.


Grüner Veltliner Freiheit 2013

Issu de terrasses de loess, le vin d’entrée de gamme de Nigl est déjà très gras et dense pour son prix. 8,30 €

Grüner Veltliner Senftenberger Piri 2013

Issu de roches primaires, il présente un beau nez aromatique, une attaque ample, une belle longueur minérale et salée. Un très beau vin structuré.

Grüner Veltliner Privat 2012 Senftenberger Pellingen 1er Cru 2012

Nez intense, douceur en bouche, rondeur en finale. 24 €

Riesling Hochäcker 1er Cru 2012

On change de registre avec les riesling. Ramassés mi-novembre, les raisins mûrs sont perceptibles dans ce vin riche et intense, presque un peu chaud en finale. 23,80 €

Riesling Rehberger Goldberg 2012

Ce terroir volcanique donne un vin plein de finesse et d’élégance avec une touche de réglisse en finale. 35 €

Sauvignon Blanc 2013

Issu de vignes plantées sur loess, ce sauvignon a un nez très prononcé, très typé du cépage. Très beau vin en marge des classiques du coin. Les Nigl en ont planté un hectare. 15,70 €

Grüner Veltliner Eiswein 2012

Robe dorée claire, une gourmandise d’ananas et salade de fruits frais, amusant pour découvrir ce cépage sous une autre forme. 17,30 € les 37,5 cl


Rainer Wess, à Krems, DAC Kremstal

« A Traisental, la région où j’habite, je n’aurais pas eu la même chose. Kremstal, Kamptal, Wachau, le long du Danube, la diversité des sols, les terrasses, le climat, le tout très bourguignon comme approche… » Rainer Wess a longtemps tourné dans le monde du vin, entre Lenz Moser, Robert Mondavi et le domaine Wachau, avant de se lancer dans l’achat de vendange, en 2003. Il savait qu’il se poserait ici, nulle part ailleurs. Blindé de patience, il finit par mettre la main sur une cave étonnante dans un ancien monastère au milieu du cru Sandgrube à Krems.
Rainer propose une dégustation comparative de terroirs de la Wachau et de Kremstal. Sa gamme est marquée par la finesse, l’élégance et la minéralité.


Grüner Veltliner Kremstal DAC 2013

Nez expressif, vin magnifique. Macération à froid dans la presse pendant une à deux heures. 8,20 €

Grüner Veltliner Wachau 2013

Gras et élégance, une très belle longueur. 9,10 €

Grüner Veltliner Kremstal DAC Stein-und-Krems 2013

Vieilles vignes sur loess. Nez de miel et d’acacia, notes d’agrumes en bouche, belles puissance et longueur. 13,50 €

Grüner Veltliner Kremstal DAC Pfaffenberg 1er Cru 2012

Terroir de gneiss pour ce vin de cru au délicieux crémeux et à la belle amertume en finale. 19 €

Grüner Veltliner Kremstal DAC Steiner Kögl 1er Cru

Terroir de schiste pour ce vin aux notes plaisantes de réglisse et à la finale tendue. 19 €

Riesling Kremstal DAC Stein-und-Krems 2013

Robe dorée, nez minéral intense, bouche grasse et précise. 13,50 €


Sepp Moser, à Rohrendorf, DAC Kremstal

C’est Kathi Moser qui nous reçoit, l’aînée des cinq enfants de Nicki et Andrea Moser. Elle n’a que 21 ans et interrompt ses études pour « filer un coup de main » en lieu et place de la directrice export. En l’absence des parents, l’étudiante prend en main la visite et la dégustation comme si elle avait vingt ans d’expérience. Son grand-père, Sepp Moser, subit comme bien d’autres l’écroulement de la production autrichienne en 1985. L’entreprise familiale, qui s’appelait alors Lenz Moser, fut vendue au groupe VOG. Sepp put, après le tumulte, racheter quelques bonnes parcelles et étoffer son domaine en quelques années seulement : 24 hectares à Kremstal, 27 ha dans le Neusiedlersee. Son fils Nicki reprit en 2000. Les caves ont été agrandies, très pratiques, une pour les rouges, une pour les blancs. Le grüner veltliner et le zweigelt font 40 % du volume. Le domaine ici à Kremstal répond aux règles Demeter dans son ensemble.


Grüner Veltliner Kremstal DAC Von den Terrassen 2013

Fraîcheur et légèreté. 9 €

Muscat Ottonel 2013

Notes fraîches de salade de fruit, bon représentant du cépage. 8 €

Grüner Veltliner Kremstal DAC Breiter Rain 1er Cru Reserve 2012

Robe doré vif, nez intense, boisé, bouche pleine pour ce vin resté sur lies pendant neuf mois, mais légèrement chaude en finale. 16 €

Grüner Veltliner Minimal 2011

Non filtré, non clarifié, non soufré, la version Groovy minimaliste offre un nez plaisant de coing, de cuisine, de gâteau, et une bouche sacrément longue et intense. Pour amateurs de vins « ni ni ni » et pour l’expérience. Certainement intéressant à table. 30 €


Salomon, à Stein, DAC Kremstal

Les Salomon ont construit le domaine sur les traces des Capucins, à qui ils ont repris l’exploitation à partir de 1792. Bert et Gertrud représentent la septième génération. Les vignes sont situées à l’ouest de l’appellation Kremstal, vers les limites de la Wachau, sur des sols de gneiss, de granite et de schiste.

Grüner Veltliner Kremstal DAC Wachtberg 1er Cru 2014

Un nez d’herbe, une pointe acidulée et épicée pour ce vin léger et frais, très plaisant.

Riesling Kremstal DAC Pfaffenberg Stein 1er Cru 2011

Vin effilé et minéral, d’un bel équilibre.


Château Montrose : une viticulture durable

Le virus vertueux de l’innovation semble avoir gagné Montrose, désormais voué au développement durable. Les terres ont été remises en culture traditionnelle. Contre la flavescence dorée, le traitement est obligatoire, mais le tracteur ne passe qu’une fois, et dose en fonction des pièges à cicadelle, cet insecte suceur qui dessèche les bois. Cette approche sur mesure se retrouve dans les installations haute couture entièrement rénovées. Si le cuvier inox construit en 2000 n’a pas nécessité une rénovation complète, il a bénéficié d’une nouvelle isolation. Il a également été équipé d’une vingtaine de cuves supplémentaires, de petites tailles, qui permettent plus de précision dans le travail du parcellaire. Enfin, sa toiture porte une partie des 3 000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques, invisibles de l’extérieur, qui équipent l’ensemble des bâtiments. Invisible, aussi, “la centrale de géothermie qui assure à Montrose une signature carbone quasi nulle, nous permettant de diviser par deux la consommation d’énergie”, ajoute Hervé Berland avec une pointe de fierté. Un tracteur électrique a même fait ses premiers essais, et bientôt l’observation par drone permettra d’affiner la mesure des maturités.

Finalement, lorsque la famille Charmolüe a mis fin à plus d’un siècle de présence à Saint-Estèphe, c’est Montrose qui en est sorti grand gagnant. Ses tanins légendaires, ses arômes de fruits noirs, et son côté salin, presque maritime, que l’on attribue à sa proximité avec l’Atlantique, ont dorénavant trouvé un écrin à sa mesure. Les élégantes arcades de pierre blonde du grand chai, qui évoquent celles du Grand théâtre de Bordeaux, accueillent ainsi en majesté les 60 % de barriques neuves du grand vin.
Martin et Olivier Bouygues ont même acquis en 2006, les 30 hectares de Tronquoy Lalande, un autre Saint-Estèphe, promu Cru Bourgeois supérieur trois ans auparavant. Le directeur Yves Delsol y réalise un travail de précision, en ligne avec celui des équipes de Montrose. Tout en apportant à la table des Bouygues une vraie gourmandise, un hectare de vin blanc à base de sémillon, et 40 % de sauvignon gris.

 


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Tous les liens du vin

Application pour smartphone dédiée au vin lancée en 2013 et permettant à l’origine aux amateurs de “taguer” les bouteilles et les lieux qui leur plaisent (nous vous en avions parlé ), Tag-a-wine a élargi peu à peu son champ d’action, qui s’étend aujourd’hui à 50 000 étiquettes et 6 000 professionnels du vin, producteurs, cavistes et sites de vente en ligne (parmi eux, Millésima, iDealwine, Vinatis, Wine Republik, Cdiscount et Crus).

Outre les “bons plans” régulièrement annoncés par ces différents professionnels aux 165 000 utilisateurs de l’application (qu’on peut télécharger gratuitement ici et ), Tag-a-wine organise désormais avec eux des ventes événementielles de vins « à des prix très concurrentiels, qui pourront être achetés directement via l’application. » La première vente poposait, entre autres bouteilles, des vins de Paul Jaboulet Ainé (Vallée du Rhône) : côtes-du-rhône Parallèle 45, rouge 2013, à 6,90 euros et hermitage La Chapelle 2004 à 115 euros.

En ce moment, place aux champagnes et aux bordeaux (voir ici).
 

La Dominique, retour sur 2015

Débourrement : 15 avril. Fleur : 27 mai. Véraison : 1er août. Vendanges : du 18 au 30 septembre (merlots) et du 1er au 7 octobre (cabernets) »

« La particularité de ce millésime repose sur des conditions climatiques remarquables d’avril à juin. Après un hiver plutôt classique (un peu de pluie, des températures dans les normales de saison), le printemps s’ouvre sur un mois d’avril exceptionnel, avec des températures déjà estivales (le 13 avril, on enregistre 28°C) qui courent ainsi jusqu’au 1er mai. Cet été très précoce, qui va crescendo jusqu’au mois de juillet, favorise une floraison rapide et homogène.

Le mois de juillet est inédit : la chaleur (10 à 15 jours consécutifs à 35°C), conjuguée à une sécheresse caractérisée (24 mm tombés sur tout le mois de juillet), provoquent un stress hydrique conséquent. L’enracinement en profondeur de nos vignes et la régulation hydrique de nos sols argileux, se révèlent un atout considérable dans ce contexte de sécheresse prononcée. Le travail de restructuration de notre vignoble porte ses fruits cette année plus que jamais, et nous permet de traverser cette période avec une grande sérénité.

Le mois d’août a été plus classique avec une alternance de très beau et quatre principaux épisodes de pluie (le 4 août, il tombe 20 mm ; le 8, 28 mm ; le 13, 18 mm et le 14 août 13 mm) qui ont permis de débloquer les évolutions de la plante au moment opportun. L’arrêt de croissance de la vigne a été précoce, et très marqué. Le mois de septembre s’est écoulé sous une excellente météorologie, avec un éclairement et une amplitude thermique importants qui offrent des conditions de maturation optimales. Le soleil d’automne a permis un ramassage des merlots à la carte, et d’attendre idéalement les cabernets. »

Pour l’histoire de La Dominique, c’est un moment important : les cabernets issus de la sélection massale sont de toute beauté, avec une maturité et une qualité jamais observées jusqu’ici. »

©ladominique-chai

« Avec un état sanitaire des raisins remarquable et une maturité des pépins qu’on n’avait pas constatée depuis 2009 et 2010, on peut sans difficulté parler de belle maturité phénolique. En cuve, l’extraction de la couleur est rapide et très intense. La nouvelle cuverie permet cette année plus encore une extraction très douce (avec une température à 28°C environ), avec une longue phase de macération (autour de 4 semaines). Les premiers jus écoulés laissent apparaître des merlots très doux, avec une trame tannique très fine. Les cabernets tiennent toute leur promesse, avec beaucoup de croquant et une tension inconnue jusqu’ici. »

Les femmes d’affaires selon Clicquot

Depuis 1972, année de célébrations du bicentenaire de la maison Veuve Clicquot, un prix récompense chaque année l’esprit d’entreprise de« femmes d’exception », manière de rendre à la première d’entre elles, Madame Clicquot, « qui a su s’imposer en tant que grande figure féminine dans le monde des affaires. » L’héritière de la “grande dame de Champagne” distinguée cette année s’appelle Stéphanie Wismer Cassin. Elle a fondé le premier réseau social dédié à l’initiative, l’entraide et l’entreprenariat des femmes (biilink.com). Ce projet totalement autofinancé par le groupe Jador qu’elle dirige est devenu en mai dernier une market place mondiale de la nouvelle économie tout en continuant d’œuvrer pour l’entreprenariat féminin à travers des concours dédiés et des conférences. On pourra découvrir en vidéo le portrait de la lauréate 2015 du prix Veuve Clicquot de la femme d’affaires sur la chaîne youtube de la Maison, cliquer .

Prix Clémentine 2015

La deuxième édition du prix qui porte le nom de la fille de Madame Clicquot et récompense « celles qui représentent aux yeux de la Maison la future génération des femmes d’affaires » a été remis à Alice Zagury, diplômée d’un master en management (EM Lyon) qui a rejoint l’association Silicon Sentier en 2008 pour monter l’incubateur art et technologie du 104 et lancer, en 2010, le premier accélérateur de startups en France. Désireuse de lancer sa propre entreprise, elle a cofondé en 2013, avec Oussama Ammar et Nicolas Colin, la société privée d’investissement The Family afin de s’attaquer de front aux problèmes de l’écosystème entrepreneurial et aider les jeunes startups à se lancer avec une ambition internationale. La société en accompagne aujourd’hui plus de 300 et travaille à son développement en Europe du sud.


Ci-dessus de gauche à droite, Chantal Gaemperle (LVMH, directrice ressources humaines et synergies), 
Erika Batista, qui représente d’Alice Zagury (The Family, cofondatrice et PDG), Stéphanie Wismer Cassin (fondatrice de Biilink) et 
Jean-Marc Gallot, président de Veuve Clicquot. Photo 
©David Atlan
Ci-dessus de gauche à droite, Chantal Gaemperle (LVMH, directrice ressources humaines et synergies), 
Erika Batista, qui représente d’Alice Zagury (The Family, cofondatrice et PDG), Stéphanie Wismer Cassin (fondatrice de Biilink) et 
Jean-Marc Gallot, président de Veuve Clicquot. Photo 
©David Atlan


Baron Edmond de Rothschild, une nomination et une distinction

Depuis début novembre, la compagnie vinicole Baron Edmond de Rothschild (CVER) a un nouveau directeur général. Désormais en charge de l’ensemble des activités vinicoles du groupe, présent à Bordeaux avec Château Clarke et Château des Laurets, mais aussi en Afrique du Sud (Rupert & Rothschild Vignerons), en Argentine (Flechas de los Andes), en Espagne, en partenariat avec Vega Sicilia (Macàn), en Nouvelle-Zélande (Rimapere) et en Champagne, aux côtés des deux autres branches de la famille Rothschild (Champagne Barons de Rothschild), Boris Bréau a démarré sa carrière chez Vranken Monopole en 1996. Diplômé du master international en management du vin de l’OIV et de l’executive MBA de HEC Paris, il a 33 ans lorsqu’il rejoint Baron Philippe de Rothschild en 2004 en tant que “directeur de zone export”. En 2010 lui est confiée la direction internationale, « où il participe au développement significatif des exportations du groupe. » Depuis 2013, il était directeur général de la branche sud-ouest d’AdVini (Antoine Moueix, Rigal), en charge du développement des activités du groupe pour la région bordelaise et le sud-ouest.

Prix Baron Edmond de Rothschild du jeune sommelier 2015

Début novembre, la CVER a remis à une jeune sommelière de 24 ans le prix créé en 1998 en hommage au baron Edmond de Rothschild, banquier, entrepreneur, philanthrope et collectionneur passionné par le vin et la vigne disparu en novembre 1997. Empli d’un grand respect pour les hommes qui cultivent la vigne, Edmond de Rothschild s’est impliqué dans ses propriétés vinicoles de 1973, c’est l’achat de Château Clarke, jusqu’à sa mort. Son fils, le baron Benjamin, et sa femme Ariane poursuivent depuis le développement des domaines familiaux en France et dans le monde. Organisé avec le concours de l’association des sommeliers de Paris, le prix qui porte son nom récompense chaque année un jeune talent de la sommellerie. C’est Vinciane Lefevre, qui travaille à La Table du Lancaster** qui a été distinguée cette année « pour sa connaissance experte des vins et de leur dégustation. » La lauréate a reçu ce prix, qui s’accompagne d’une bourse d’étude et de voyage dans les vignobles français et européens, des mains du président du directoire de la holding regroupant l’ensemble des activités non financières du groupe Edmond de Rothschild, Alexis de la Palme.

Le Montrachet


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10 place du Pasquier de la Fontaine,
21190 Puligny-Montrachet

Tel. : 03 80 21 30 06

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Bien campé sur la place de Puligny, voici un restaurant qui impose le respect dans le monde de la gastronomie bourguignonne. Luc Filoé incarne le classicisme et l’application. De chaque plat on peut dire qu’il s’accorde merveilleusement bien avec les crus de la Côte de Beaune et de Puligny en particulier. La cuisine est ici un lien tissé entre un plat, un vin, un convive et l’endroit qui les porte. La texture sensuelle de la volaille prend de la saveur dans un vol au vent qui appelle un Puligny Champ Canet 2013 du Château de Meursault.
Fondant et ferme le jambon à la chablisienne apprécie la compagnie d’une endive braisée. Le banoffe caramel et son sorbet banane apporte une touche d’originalité finale de bon aloi. Tarifé 32 euros, le midi, ce menu est bien placé dans les additions de Côte d’Or. Pour les vins au verre, il convient de privilégier le vigneron du mois. Pour la circonstance les crus de François Carillon jouaient les premiers de cuvée avec le Saint-Aubin, premier cru 2013 « Murgers Dents de Chiens » à 10,50 euros, le Puligny Enseignières 2013 à 17 euros et le Beaune rouge, premier cru 2010 Hospices de Beaune, Cuvée Guigone de Salins à 15 euros, un rapport qualité/prix bien calibré.

RÉSERVER

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Et vous, au Grand Tasting, vous faites quoi ?

La plupart des Masterclass les plus « évidentes » sont archi-bookées, ce qui ne signifie pas que celles où il reste des places soient des Masterclass « moins ». Les voies de l’amateur sont parfois impénétrables.

Voilà les Masterclass où nous avons une chance de nous croiser, le plaisir d’enfin se rencontrer, on se chuchotera des drôleries pendant que Bettane parle, nan, j’déconne…

lire la suite ici sur le blog bonvivant


COP 21, et l’agriculture ?

A quelques jours de l’ouverture de la conférence sur le climat à Paris (COP 21), l’association Slow Food, qui fédère un million de personnes dans le monde autour d’une « alimentation bonne, propre et juste » à travers un réseau de 100 000 membres, s’inquiète de l’absence du mot “agriculture” dans le texte des négociations, qui fait 54 pages (à lire ), alors même que le thème de la sécurité alimentaire y est largement évoqué.

Ne pas reconnaître l’importance du rapport entre alimentation et climat est une grave erreur »

« L’absence de ce terme revient à reléguer en marge de la discussion une question au contraire centrale, à savoir le rapport entre alimentation et climat. Suivant le système de référence, l’agriculture, l’élevage et la production de nourriture peuvent représenter plusieurs choses : à la fois l’une des principales causes du changement climatique, à la fois l’une de ses principales victimes ou encore l’une des solutions possibles. Le fait que toute l’attention ne soit dirigée que sur les secteurs de l’énergie, de l’industrie lourde et des transports est une négation du rôle clé de l’agriculture. »



Il est de plus en plus urgent de restituer sa valeur à la nourriture, en réduisant le gaspillage, en promouvant des pratiques agroécologiques et en encourageant les filières courtes »

C’est pour remette l’agriculture au centre des débats que Slow Food a décidé de faire parvenir aux représentants des pays et des institutions internationales réunis à Paris son appel « Ne dévorons plus le climat » que tout un chacun peut signer ici.

Par ailleurs, et par la voix de son président, Carlo Petrini, l’association soutient la pétition lancée à la suite de l’annulation par les autorités publiques de la Marche pour le Climat prévue le 29 novembre à Paris (voir ici) afin que puisse s’exprimer « par la mobilisation du peuple sur la place publique, l’exigence de lutter contre l’injustice, la pauvreté, l’inégalité et le désastre écologique, causés en partie par le changement climatique qui est au centre des discussions de la COP 21. »