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Le vin, le bois et les siècles


Le 21 janvier, dans les caves historiques des Hospices de Strasbourg, un vin considéré comme le plus vieux du monde a été transvasé dans un tonneau neuf réalisé par deux artisans de la Tonnellerie Radoux, Xavier Gouraud, double Meilleur Ouvrier de France, et Jean-Marie Blanchard, Compagnon du Devoir et Meilleur Ouvrier de France. Réplique à l’identique du fût abritant jusqu’alors ce vin de 1472, l’œuvre en photo ci-dessus – 450 litres, 1,17 m de long, et 97 cm de haut – a nécessité plus de 200 heures de travail. Il n’était évidemment pas question de démonter le tonneau original pour le copier, les deux maîtres tonneliers ont donc travaillé à partir de gabarits, d’un mètre et de photos. 

Pour ajouter à la complexité, le temps imparti à la réalisation de cet “œuf tranché” était très limité. La tonnellerie a fourni gracieusement les merrains de l’Allier de première qualité qui ont permis de construire cette pièce que tout un chacun peut venir admirer (cliquez pour plus d’infos). Le bois a subi plusieurs passages d’eau pour enlever le tanin et l’arôme afin qu’il soit le plus neutre possible et une chauffe très douce et très lente a été appliquée pour ne pas modifier le goût du précieux nectar. Ce très vieux vin a donc rejoint pour la troisième fois seulement de son histoire (la dernière c’était en 1718), un nouveau fût dans lequel il va pouvoir poursuivre sa maturation quelques siècles encore.

Domaine Gallety 2010, frais


 

Domaine Gallety en Côtes-du-Vivarais 2010

Le 2010 est parfait à boire, ses tanins sont arrondis et sa fraîcheur ressort.

14,5/20

CONTACTER LE PRODUCTEUR

Situé à Saint Montan en Ardèche, le domaine Gallety est un domaine familial de 15 hectares presque d’un seul tenant, sur une colline surplombant le Rhône. Alain Gallety et son fils David-Alexandre mènent le domaine en agriculture biologique avec un soin évident et avec l’ambition de réaliser des rouges très au-delà du standard de l’appellation. Les cépages rouges sont le grenache et la syrah. Ils composent pour moitié la cuvée du domaine. Elevée en fûts de plusieurs vins, elle est particulièrement gourmande et hautement recommandable.

cuvee-du-domaine-2010-domaine-gallety

Figeac 2014,un cabernet franc comme en 2010

De grains sains en tanins fins, des vendanges à l’élevage, l’équipe de Château-Figeac, premier grand cru classé de Saint-Emilion, livre ses premières informations sur son millésime 2014.
 
« Le mois de juin a fait la quantité de ce millésime, le mois de septembre sa qualité.
La floraison et la maturation ont bénéficié de conditions climatiques idéales. Juin a été doux et sec, septembre estival, offrant amplitude thermique, intensité lumineuse et durée d’ensoleillement propices à une concentration des raisins, un affinement des pellicules et une maturation optimale des pépins. Afin d’obtenir un équilibre entre la maturité technologique et phénolique et envisager des jus concentrés avec une très belle structure, nous avons décalé de plus de 10 jours la date de vendanges des merlots. Les cabernets ont suivi leur rythme de maturité classique. Ainsi, les vendanges ont débuté le 29 septembre pour finir le 12 octobre, programmées selon la nature des sols et les cépages.

Au chai, nous avons inauguré cette année un système gravitaire de remplissage de cuves par cuvons pour mieux respecter la matière première et préserver son intégrité. Ces petits contenants (voir photo ci-dessous) permettent de mieux réguler la température des raisins, favoriser et anticiper la macération à froid et mieux exploiter les complexes anthocyane-tanin des pellicules. Lors de la macération, les tanins diffusés sont les plus fins et participent largement à une structure soyeuse. Les anthocyanes libérées développent l’intensité colorante. Ces macérations permettent aussi l’extraction de nombreux précurseurs d’arômes. 
Fin octobre, la fermentation alcoolique terminée, les vins ont pris du volume lors de la macération post fermentaire à chaud. Cette macération rallongée grâce à notre technique d’extraction en marc immergé apporte finesse et complexité.

Après un écoulage échelonné dans le temps et réalisé avec précision grâce aux dégustations des équipes, les fermentations malolactiques, principalement réalisées en barriques neuves, ont débuté naturellement. A la mi-décembre, un premier soutirage a été réalisé avant le début de l’élevage. Une étude menée depuis 2 ans à partir de dégustations de tonneliers permet de préparer un plan d’entonnage précis : à chaque cépage correspond un type de barrique fabriqué selon des exigences spécifiques. Les dégustations d’assemblage ont débuté en début d’année, confirmant nos premières impressions. 2014 est un très bon millésime à Figeac. Le merlot révèle un fruit à la fois frais, précis et gourmand. L’attaque est délicate, la texture fine et soyeuse avec des tanins enrobants. Ce cépage offre beaucoup de volume au vin et une finale remarquablement rafraîchissante.

Le cabernet franc est la grande réussite du millésime, il développe des arômes de cerise et des notes de fleurs blanches. La belle trame, au toucher velouté, s’accompagne d’une texture ample. La qualité exceptionnelle de ces cabernet francs les place au niveau de ceux de 2010. Cueilli à parfaite maturité, le cabernet-sauvignon exprime des parfums de fruits noirs, de crème de cassis. La trame tanique qu’il apporte structure le vin élégamment. La longue persistance aromatique révèle une finale dominée par des fragrances de mûre. La grande intensité aromatique que l’on retrouve dans chaque cépage s’explique largement par le long processus de maturation et les conditions fraîches qui l’ont accompagné. Équilibre et fraîcheur, gourmandise, conjugués à la finesse des tanins, sont d’ores et déjà des marqueurs de ce millésime taillé pour la garde. »

©Chateau-Figeac

Une verticale de gruaud-larose et quelques gouttes de parfum

Mettre ensemble un grand vin et un grand parfum, l’idée n’est pas neuve. Je l’ai déjà fait deux fois pour Série limitée – Les Échos. Une première fois avec la journaliste Aymone Vigières d’Anval pour une rencontre entre Mathilde Laurent, « nez » des parfums Cartier et Véronique Drouhin, winemaker de Joseph Drouhin. La deuxième fois avec le journaliste Jean-Luc Barde entre Jean-Claude Ellena (« nez » des parfums Hermès) et l’œnologue Michel Rolland….lire la suite sur le blog bonvivant

Gérard Bertrand par lui-même

De ses années d’initiation par son père, il avait 10 ans pour sa première vinification, au regard qu’il porte, quarante ans après, sur son métier de vigneron-ambassadeur du Languedoc-Roussillon,
la « signature de l’année » du guide bettane+desseauve 2015 se livre. Le Vin à la belle étoile raconte aux amateurs (de viticulture, mais aussi d’entrepreneuriat, de nature, de rugby, de développement personnel) les convictions qui ont porté l’homme des Corbières et ses vins au niveau d’excellence qu’on leur connait aujourd’hui. Les droits d’auteur de cet ouvrage qui sort en librairie ce jeudi seront reversés à la fondation GoodPlanet.


Gérard Bertrand, Le Vin à la belle étoile. Editions de La Martinière, 16 €

Salon Millésime Bio,fréquentation en hausse

C’est sur un bilan très positif que les portes du rendez-vous avec la viticulture biologique qui s’est tenu à Montpellier du 26 au 28 janvier se sont refermées. Cette 22e édition a accueilli 4 800 visiteurs, soit une progression de près de 13 % par rapport à la session 2014. Les étrangers, principalement des professionnels du Bénélux, des Etats-Unis et du Canada, d’Allemagne et d’Asie, ont représenté 22 % des visiteurs. En tête des acheteurs de ce salon professionnel réservé aux vins certifiés AB issus des vignobles français, espagnol, italien, mais aussi autrichien ou chilien (14 pays étaient représentés cette année) se trouvent les cavistes (19 %), suivis des importateurs (13,5 %). Les journalistes ont élu les trois « coups de cœur de la presse » parmi les 85 vins médaillés d’or lors du Challenge Millésime Bio 2015 qui s’est tenu en novembre dernier (plus d’infos ici). En blanc, le pouilly-fumé « Aubaine » 2012 du Domaine Pabiot et le muscadet-sèvre-et-maine « Les Gautronnières » 2013 du Domaine Bonnet-Huteau. En rouge, le millésime 2011 de Château La Canorgue (AOC lubéron).

Le roi Chambertin : les propriétaires

Amalgaire, Claude Jobert, le docteur Marion, Napoléon et
les autres… La grande et la petite histoire de ce cru d’exception…


À LIRE >Le roi Chambertin >Les fondements de la qualité


À suivre >«Mes vins références» Michel Bettane…






Château Gruaud-Larose 2011, bien en place


 

Château Gruaud-Larose 2011

Le vin est désormais bien en place. Il ne jouera pas parmi les bodybuildés du millésime mais constitue une expression raffinée du superbe terroir de Saint-Julien.
On peut l’apprécier sur son fruité actuel mais il est bâti pour la longue garde. Une comparaison avec de grands millésimes anciens, 2001,1989 et 1964 montre la progression de la propriété en matière de délicatesse d’extraction des tanins.

17/20

ACHETER

Le vaste vignoble du château est situé sur l’un des plus somptueux et homogènes plateaux de graves profondes de tout le Médoc. Il produit grâce à cela une quantité importante de vins d’une régularité connue de tous. Le cru allie parfaitement force et finesse, et cache souvent en primeurs l’ampleur de sa charpente, qui ne se révèle pleinement qu’après vingt ou trente ans de garde. La sagesse de Jean Merlaut, administrateur du domaine, se sent dans l’évolution actuelle du cru, plus propre, plus précis que par le passé mais avec la même générosité de bouquet et le même charme de texture.

larose

Café de Mars


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Menus

Menus : 20€ et 24€ (au déjeuner)
Accueil : jusqu’à 22h45. Fermé 1 semaine à Noël et 3 semaines en Août.
11, rue Augereau – 75007
Métro : École Militaire
01 45 50 10 90
www.cafedemars.com
Pierre Marfaing, Gina Mc Lintock

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On y aurait vite ses habitudes dans ce bistrot qui fleure bon les années cinquante et propose une courte carte de plats bien de l’époque avec notamment un cheeseburger qui connaît ses fidèles. Il faut dire aussi que la chef est américaine. Accueil toujours aussi sympathique et bienveillant.

À LA CARTE:

  • Halloumi grillé, poivrons marinés et olives 8€
  • Chorizo et jambon de truie 10€
  • Trois huîtres, gelée de pamplemousse et piment 8€

 

  • Tagine d’agneau, citron confit, courgettes jaunes 16€
  • Filet de bœuf en croustade, purée maison 19€
  • Risotto à l’encre, calamars et sofritto 18€
  • Lieu jaune, bouillon, champignons 16€

 

  • Gâteau au chocolat du passeur 7€
  • Fraises, basilic and almond shortbread 7€

 

Notre sélection

  • Costières-de-nîmes 2009, Château Mourgues du Grés 22€
  • Haut-médoc 2007, Château Sénejac 30€
  • Menetou-salon 2010, Domaine Pellé 29€

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