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La dégustation de jeudi

Ce 11 décembre à 20 h, dans le cadre d’un atelier intitulé “Les vins de légende”, Bruno Quenioux accueillera un nombre limité d’amateurs pour déguster les vins suivants : Silex 2012, Domaine Didier Dagueneau – Le Bourg 2010, Clos Rougeard – Chambertin Grand Cru 2010, Domaine Trapet – Clos des Lambrays Grand Cru 2011, Domaine des Lambrays – Clos de la Roche Grand Cru 2010, Domaine Armand Rousseau. « De vrais grands crus, pas des vins qui cherchent à décrocher une note de dégustation, non, seulement le terroir sublimé par le savoir-faire de très bons vignerons. »

Pour découvrir Philovino, la cave à vins en ligne de Bruno Quenioux (il y a aussi boutique dans le 5e arrondissement de Paris), cliquez ici. Pour lire un portrait de Bruno Quenioux, c’est par . 190 € la soirée, plus de renseignements et réservation ici.

Restaurants + cartes des vins,les menus parisiens

Le dernier opus du Lebey, guide des restaurants de Paris et sa proche banlieue vient
de paraître dans ses différentes éditions, papier (492 pages, 15,90 €) et digitales (lebey.com et application « Les 3 Lebey »). Cette version 2015 répertorie 850 tables, soit 10 de plus que l’an dernier. Tous les restaurants mentionnés ont été (re)visités cette année, c’est une des spécificités de ce guide qui propose également en supplément une sélection des meilleurs bistrots à la fin des pages consacrées à chaque arrondissement.

« Paris n’a jamais connu autant de nouvelles adresses ni autant de soubresauts dans ses fourneaux. Cette année, c’est presque le monde entier qui semble avoir jeté son dévolu sur la capitale et ses restaurants. » C’est avec un même plaisir que le Lebey défend depuis 1987 les nouveautés et les valeurs sûres. La précision est également de mise, les vingt enquêteurs du guide commentant « aussi » la qualité du pain, du café et du vin, toutes choses qui sont loin d’être des détails. Michel Bettane et Thierry Desseauve ont à nouveau été sollicités pour sélectionner les bonnes affaires sur les carte des vins.

« Cartes par arrondissement, sélection d’établissements à proximité des monuments touristiques ou des gares, adresses ouvertes après 23 heures ou le week-end, proposant un brunch, privilégiant une cuisine française ou étrangère, etc. », les différents outils d’aide à la recherche du restaurant idéal sont assortis d’un annuaire des chefs et responsables de chaque établissement permettant aux amateurs de « suivre la carrière de professionnels de plus en plus médiatisés. » Rappelons que les enquêteurs du guide règlent leurs repas et que le Lebey s’interdit toute publicité ou relation commerciale avec les restaurants, ce qui explique sans doute qu’il soit le plus vendu de sa catégorie.

Depuis plus d’un mois, nous vous présentons des adresses de la sélection Lebey.
Pour les découvrir, cliquer ici.

Larrivet + Pierre Frey

Le coffret de Noël proposé aux amateurs par le château Larrivet Haut-Brion a été conçu pour avoir deux vies. La première évidemment consacrée à la dégustation, puisque cet « objet de collection d’inspiration Art Déco “mobilier français” » proposé en édition limitée contient « deux des plus belles références du Château Larrivet Haut-Brion » sélectionnées par Emilie Gervoson. « Avec ses expressions caractéristiques du terroir de Pessac-Léognan, le rouge 2009 se présente ainsi comme un grand vin de garde, déjà accessible. De son côté, le millésime blanc 2012 charmera tout autant avec sa robe brillante, son nez puissant, ainsi que sa belle présence en bouche. »

Leur luxueux écrin, dessiné par Constance Gennari (auteur du blog The Socialite Family), habillé par les tissus de la Maison Pierre Frey et façonné dans l’atelier tapissier MD2, pourra ensuite être rempli de « correspondances, de bijoux ou encore de mots doux. » A propose de cette collaboration avec Larrivet, Pierre Frey, petit-fils du fondateur de la maison du même nom, évoque un mélange des savoir-faire et un résultat « très luxe et artisanal » (une fois les bouteilles dégustées, il compte utiliser ce coffret pour y ranger ses cravates). Ravie d’avoir travaillé avec « deux très belles maisons familiales qui (…) symbolisent l’excellence à la française », Constance Gennari compte offrir le coffret qu’elle a imaginé « à une personne raffinée, sensible et aimant les saveurs du vin. »


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Coffret Noël Château Larrivet Haut-Brion, 150 € (boutique du château, tél. : 05 56 64 99 87).

Il était une fois Bettane (Michel) et Desseauve (Thierry) à Tokyo

À l’invitation de Vinexpo, Michel et Thierry se sont rendus à Tokyo pour organiser une dégustation dans le cadre de Vinexpo Nippon. Sur le thème des bordeaux 2010, « a journey to legendary vineyards and vintage », ils ont présenté à un parterre de Japonais passionnés les vins de Beychevelle, Léoville Barton, Palmer, Pontet Canet et, comme un bonheur ne vient jamais seul, ils ont bouclé la dégustation avec le vin d’or de Bérénice Lurton, le grand climens.
Les quarante dégustateurs se sont déclarés fascinés par le côté didactique et historique d’une dégustation qui ne se voulait pas trop académique. Nos vieux amis de Wine Kingdom, le magazine référent de cet univers également éditeur du Guide Bettane+Desseauve en japonais, et nos nouveaux amis de Pieroth, acteur majeur sur le marché japonais qui a fourni les vins, ont clairement compris l’intérêt de ce genre d’événement très exclusif. Le french flair a de beaux jours devant lui.

Michel et Thierry remercient très chaleureusement l’équipe de Dourthe-Thiénot à Hong Kong pour leur aide, mieux : leur soutien.

Nos chères syrahs


Comme on l’aime ce cher Rhône-nord. Avec un prix d’appel à 50 euros et des sommets à 400 euros, pas sûr que ces syrahs soient à la portée de tous. Mais c’est une réalité du marché qu’il est bon de ne pas oublier.


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Domaine de Bonserine

La Garde 2010 50 euros 18/20

Grande expression du secteur de la Blonde, magnifique parfum de violette, tannin élancé, belle suite en bouche, grand avenir.
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crédits photo d’ouverture : http://centenaire14camillevernet.fr/wp/?attachment_id=955

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M. Chapoutier

L’Ermite 2012 236 euros 19/20

Sublime finesse aromatique, et expression juste d’un terroir vraiment exceptionnel. Peu de 2012 en France peuvent prétendre rivaliser…
CONTACTER LE PRODUCTEUR

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Domaine Jean-Louis Chave

L’Ermitage 2011 245 euros 18/20

Grande noblesse aromatique, parfait équilibre, naturel exemplaire, encore une fois la référence !
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colombo

Jean-Luc Colombo

Le Vallon de l’Aigle 2010 210 euros 18/20

Une splendeur malgré la jeunesse des vignes, harmonie totale entre corps, tannin et fruit, générosité étonnante de matière, un futur vin culte qui n’existera pas en 2012.
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cornas

Domaine Yves Cuilleron

Les Vires 2012 51 euros 17,5/20

Somptueuse syrah à la texture voluptueuse à souhait, associant au plus haut degré puissance et finesse, avec toute la force d’expression d’un terroir de très vieilles vignes (certaines centenaires).
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Delas

Les Bessards 2012 120 euros 17,5/20

Grande robe, corps complet, texture ample, droiture habituelle du tannin (qui peut apparaître à certains un brin austère), mais excellent pour la garde !
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ermitage

Ferraton Père & Fils

Le Méal 2012 NC 17/20

Beaucoup de finesse, de race et de complexité aromatique, finale élancée, une syrah aristocratique.
CONTACTER LE PRODUCTEUR

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E. Guigal

La Landonne 2010 399 euros 19/20

Personnalité aromatique inoubliable avec des notes de poivron rouge mûr façon cabernet-sauvignon idéal. Corps monumental, éclat intense en rétro-olfaction, un chef d’œuvre insurpassé dans ce millésime.
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Domaines Paul Jaboulet Aîné

La Chapelle 2012 151,67 euros 18/20

Grande couleur, nez magnifique de mûre et de myrtille, superbement typé méal, tannin remarquablement enveloppant, la plus complète des cuvées la-chapelle depuis bien longtemps.
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fortis

Domaine du Monteillet

Fortis 2012 41,90 euros 17,5/20

Réussite considérable et vin vraiment expressif de ce qu’on attend de l’appellation, la beauté et la complexité du nez, la sensualité de la texture, la longueur, avec un boisé enfin parfaitement réglé. Hautement recommandé !
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helene

Domaine Michel et Stéphane Ogier

La Belle Hélène 2011 Environ 230 euros 17,5/20

Nez magnifique, ampleur, race, finesse et velouté très appréciables dans ce millésime intermédiaire, peu d’autres cuvées la surpasseront.
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gréal-hrmitage

Domaine Marc Sorrel

Le Gréal 2012 152 euros 18/20

Monumental, étonnante concentration de matière mais sans lourdeur, fraîcheur du tannin marqué par la rafle mûre du raisin, race exceptionnelle.
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Trévallon, ça se voit

Les vins de Trévallon, en rouge comme en blanc, sont un cadeau du ciel que chaque amateur de grands vins se doit d’avoir goûté au moins une fois dans sa vie. En fait, mille fois est mieux. Je le sais parce que moi, je n’ai pas encore dépassé la trentaine de fois, mais j’y travaille. Ce merveilleux vignoble de Saint-Étienne-du-Grès dans les Alpilles, à quelques minutes de Saint-Rémy-de-Provence, est une invention récente (1973) que l’on doit au talent, mais surtout à la ténacité d’Éloi Dürrbach.

Depuis 1996, chaque étiquette est différente. Elles sont l’œuvre de René Dürrbach, un artiste, peintre de renom, ami de Picasso, Fernand Léger et d’autres de ce milieu de siècle si prolifique. Au soir de sa vie, alors qu’il avait cessé de peindre et s’ennuyait sans doute un peu au milieu des cigales et des lavandes, son fils Éloi a fait l’emplette d’une boîte de couleurs et lui a demandé de styliser les étiquettes du domaine. Il en a réalisé une cinquantaine, quatorze ont déjà été éditées, il en reste encore pour plus de trente millésimes, ce qu’on appelle une idée durable. Et un bel hommage d’un fils à un père….lire la suite sur le blog bonvivant

L'or de Bordeaux

Mais que se passe-t-il à Sauternes ? Convenons que Bernard Magrez, les associés Bernard-Neipperg-Peugeot-Planty ou Silvio Denz ne sont pas des perdreaux de l’année. Quelle drosophile culottée les pique soudain ? Voilà qu’ils investissent à Sauternes. Bernard Magrez a acquis Clos Haut-Peyraguey, le quatrième cru classé de sa collection. Stephan von Neipperg, Olivier Bernard et Robert Peugeot ont volé au secours de Xavier Planty en reprenant Guiraud avec lui et Silvio Denz est venu de Saint-Émilion pour ajouter le château Lafaurie-Peyraguey à son portefeuille pendant que le même Olivier Bernard créait trois blancs secs dans un domaine sauternais qu’il a repris et baptisé le Clos des Lunes.
Quelle activité.
Pour l’instant, ce faisceau de bonnes volontés est à l’envers de toutes les tendances. N’importe quel banquier de succursale vous le dira : « un sauternes, ça se vend pas. » C’est un problème, un gros. Il y va très simplement de la survie d’une appellation majeure. Le sauternes, c’est le rhinocéros blanc, il en reste très peu et tout le monde s’en moque. Pourtant, les grands liquoreux de Bordeaux (sauternes et barsac pour l’essentiel) sont des vins miraculeux. On ne va pas entrer dans le détail très compliqué de l’élaboration, mais il suffit de savoir deux choses. Le rendement d’un vignoble de Sauternes se situe entre 7 et 17 hectolitres à l’hectare quand ceux des châteaux du Médoc dépassent régulièrement les 45 hl/ha. Qu’on y ajoute la grande retenue tarifaire des vins de l’appellation et l’on comprend sans difficulté l’équation impossible (pas assez de vin vendu pas assez cher), l’engrenage fatal, la gestion tirée par les cheveux, la pente douce qui mène à la cession de certains domaines.

Aujourd’hui, ces vins d’or ne rencontrent pas leur public, exception faite d’une poignée de grands amateurs dans le monde entier. Eux savent tout des complexités infinies, des douceurs qui vous enveloppent les épaules, du très haut niveau de ces vins prodigieux. Et si mal compris et tant ignorés. Leur teneur en sucre est pour beaucoup dans cette désaffection qui les renvoie tout droit au rayon des produits qui font grossir. Et aussi, c’est plus grave, le manque d’enthousiasme des tenants de la gastronomie française pour marier ces nectars avec leur cuisine de haute volée quand ils ne vous glisse pas mezzo voce que ce sont des vins de vieux. Ou encore la méconnaissance du public sur ces capacités de conservation, bouteille ouverte dans le frigo, trois semaines de bonheurs quotidiens, gorgée après gorgée. Les responsables de l’appellation et quelques propriétaires ont beaucoup œuvré pour installer leurs vins dans le sillage de la cuisine asiatique. À raison, sans doute, puisque les accords sont très convaincants.

Il est temps, peut-être, de rappeler aussi qu’une belle poularde de Bresse, des huîtres chaudes, un jambon persillé, un bleu bien goûteux sont les amis des vins d’or depuis le début. Dire aussi que les vins ont changé, qu’ils sont plus légers, plus fins, plus rieurs, plus étincelants. D’une très récente conversation avec le grand œnologue Denis Dubourdieu, conseil de Silvio Denz à Lafaurie-Peyraguey, il apparaît que le sauternes, vu de leur fenêtre, a toutes ses chances. Ah. Ils en font et ils y croient. Et on peut compter sur Bernard Magrez pour ne pas être en reste, tout comme le quatuor de Guiraud.

Denis Dubourdieu, chercheur, universitaire, vigneron, consultant a mille vies et assez peu d’idées toutes faites. C’est un observateur d’une grande sensibilité et un très fin connaisseur des terroirs sauternais. On l’écoute.
« Le vin n’est pas une affaire d’artiste, c’est une histoire de gourmandise. »
« Quand on fait un vin, on veut faire planer l’amateur. Pas lui balancer un uppercut. »
« Pour éviter la lassitude des amateurs, il faut simplement faire quelque chose de stupéfiant à chaque millésime. »
« On définit l’esprit français en disant “Jamais ennuyeux”. À Sauternes, c’est un sacré challenge. Traduire la liqueur en légèreté. Parce que le sauternes, doit être un vin parfait de légèreté, d’équilibre et de brillance. Ou c’est rien. »
À propos d’un lafaurie-peyraguey aux nuances d’acajou qui tourne dans son verre, il dit :
« Ce vin me fait penser à l’adage des alchimistes “Solva et Coagula”. Il est indescriptible, on ne peut pas gloser. »
Il évoquera quand même « Les arômes aboutis, de figue et de cerneaux de noix, la fraîcheur encore, l’incroyable élégance. »
Dans un château voisin, à Fargues, Alexandre de Lur-Saluces s’alarme de l’état de l’appellation. Il publie une lettre ouverte très engagée. Il dit qu’il a vu trop de vignes pas vendangées et que la production de vin blanc sec n’est pas une solution. Lui, il veut les vins nobles, comme ceux que nous citions plus haut. Après avoir réalisé tant de millésimes au château d’Yquem, il veut l’excellence, rien d’autre. Sans doute, mais pour nombre de propriétaires, le blanc sec est une issue. Ces assemblages de sauvignon et de sémillon font des vins élégants, frais et nets, le public en raffole, c’est beaucoup plus facile à vendre qu’un liquoreux et tous les grands châteaux en font, Yquem le premier. On voit bien ce qui mène les nouveaux arrivants dans l’appellation. Ils se disent avec infiniment de simplicité que si le public boude le sauternes, ils vont faire des sauternes encore plus aboutis, encore plus fins, encore meilleurs. Et quand on regarde le parcours de chacun de ces magiciens des vins de luxe, on ne doute pas que Sauternes a une nouvelle chance.

Cet article a été publié sous une forme différente dans Mes Dimanches Spécial Vin, le supplément mensuel du Journal du Dimanche.

BEAUCOUP


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Menus : 15€ (enfant) et 21€ (au déjeuner, en semaine)
Formule à 16€ (au déjeuner, en semaine)
Brunch à 35€
Accueil : jusqu’à 22h30. Terrasse.
Ouvert tous les jours.

7 rue Froissart – 75003
Tel : 01 42 77 38 47
Métro : Filles du Calvaire ou Saint-Sébastien-Froissart
Julien Fouin
www.beaucoup-resto.com

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Entre le concept store à la mode du boulevard Beaumarchais et la très branchée rue de Bretagne, une adresse version loft new-yorkais qui vaut le détour pour son volume et sa décoration à mi-chemin entre style nordique et industriel. La carte, plutôt courte ce qui est rassurant, fait la part belle aux plats proposés à la plancha ou à la rôtissoire. En entrée, préférez une belle planche de charcuteries à partager et oubliez les desserts, notamment le cheese-cake qui n’en est pas un… Sympathique carte de cocktails et sélection de vins percutante et abordable. Une table « facile à vivre » et à recommander pour les tablées entre amis.

À LA CARTE:

  • Rillettes de porc artisanales de Mayenne 6€
  • Céviche de maquereau, salade croquante de radis et groseille 8€
  • Tataki d’espadon aux deux sésames, sauce yakitori 13€

 

  • Croustillant de volaille d’Aubrac mariné à la sauce aigre-douce, risotto de petit épeautre 22€
  • Gigot d’agneau, haricots verts, pois gourmands, légumes verts 28€
  • Côte de cochon élevé sur une paille de M.Meignan, beurre de barbecue, pommes de terre à la cendre 28€

 

  • Demi homard grillé, beurre vanillé, légumes d’été 26€

 

  • Fraîcheur de fruits rouges 12€
  • Millefeuille abricot melba, glace au lait d’amande 12€
  • L’isma, tarte sablée, pistachine, fraises, sorbet yaourt basilic, coulis de fruits rouges 12€

 

Notre sélection

  • Côtes-du-rhône, Domaine La Cabotte (le verre) 5€
  • Alsace Riesling Grand Cru Schlossberg 2011, Domaine Albert Mann (le verre) 7€
  • Condrieu 2011, André Perret (le verre) 7€

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DÉCOUVREZ LA SÉLECTION LEBEY

LOGO-LEBEY

 

Le côtes-du-rhône est-il une drogue ?

Non, monsieur, il n’y a jamais de hasard. Que les pète-sec de l’ANPAA(1) attaquent une organisation professionnelle au moment où la France entière vibre au son des verres qui tintent et des bouchons qui sautent ne surprendra personne. Le vice quand il vous tient, ne vous lâche pas comme ça. Les grands salons de vins (Vignerons indépendants, Grand Tasting), les petits salons de vins (Vin sur Vin et les autres, à Paris et en province) et la multitude d’événements qui les accompagnent à raison ont fait le plein pendant la dizaine de jours passés. Et hop, après la grande maison Taittinger et le CIVB(2), c’est au tour d’Inter-Rhône de voir sa campagne de pub attaquée en justice par les prohibitionnistes. Il faut voir les images pour le croire, on est loin des pochtrons. Les autorités des appellations du Rhône ont choisi une campagne poétique avec un ballon rouge en gimmick, à la Mary Poppins comme autrefois, nous voilà dans l’allégorie la plus mignonnette, vraiment pas de quoi donner envie à quiconque de boire une bouteille de la-chapelle 61 au goulot, mais ce n’est sans doute pas le sujet. Non, disons-le, cette campagne aura beaucoup moins d’effet sur l’alcoolisme que les campagnes des boissons énergisantes associées à de la vodka. Mais c’est déjà bien trop pour les organisations prohibitionnistes.
Alors quoi ?
Sûrs de leur bon droit et n’en déviant jamais, forts des dollars des contribuables, les prohibos de l’ANPAA multiplient les coups de guerilla contre le monde du vin. Parfois, quand ils vont trop loin, ils accusent une erreur de copier-coller et font machine arrière, mais quand ça marche, ils ramassent la monnaie devant un tribunal. Ils poussent tant qu’ils peuvent, sans cesse. Ce faisant, ils instaurent une sorte de terreur à la EI (toutes proportions gardées, bien sûr) qui incitent les éditeurs de presse à pratiquer une auto-censure sans objet, mais bon, les services juridiques des grands groupes ne sont pas connus pour leur audace, le plus souvent.
Le pire réside dans le fait que, de droite comme de gauche, pas un gouvernement, pas un seul, n’est jamais revenu sur cette fâcheuse Loi Évin ni n’a coupé les crédits aux associations qui vivent grassement des flous de ce texte stupide.
Pourtant, la ministre Touraine veut économiser un milliard d’euros sur les allocations familiales (des riches, hein). Et si elle commençait par récupérer les 200 millions sottement distribués à quatre ou cinq bandes d’intégristes ? Sans compter le manque à gagner en emplois et en richesses de toutes sortes. Ces gens, qui tentent de mettre la viticulture française à genoux pour le plus grand profit de l’industrie pharmaceutique, ont fait bien assez de mal comme ça. Les crédits à eux distribués sont dégagés pour lutter contre l’alcoolisme. Le vin n’a plus rien à voir là-dedans depuis très longtemps. Le vin n’est pas concerné par les comportements à risque de ceux qui s’adonnent au binge-drinking, pratique que le magot de l’ANPAA n’a jamais su endiguer. Que ces gens s’occupent de la tabagie, aussi, il y a du boulot. Et qu’ils foutent la paix à l’une des très, très rares filières exportatrices et grande pourvoyeuse de devises (deuxième poste après l’aéronautique) d’un pays qui en a le plus grand besoin tout de suite, maintenant.
Et, d’ici là, faisons claquer un bouchon ou deux, histoire de se souvenir de quelle belle émotion est constitué un bon vin, oui, même avec cette pointe d’alcool qui fait les conversations plus amusantes et les tablées, plus jolies. Il faudra bien que l’un de nos fins lettrés l’écrive, cet « Éloge de l’ivresse ».

(1)ANPAA : Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie
(2)CIVB : Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux

Campagne Inter-Rhône 2014

Les Français et le vin


Selon le dernier baromètre IFOP / Vin & Société, 86 % des Français interrogés pensent que le vin permet de passer un bon moment et 69% qu’il rend le quotidien plus agréable et plus festif. Le vin, et avec lui l’art de vivre à la française, est source de partage, de plaisir et de convivialité. Réjouissons-nous une bouffée d’optimisme souffle sur nos tables !


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