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Beaujolais, premiers coups de sécateurs

Sur les 16 500 hectares de vignes situés entre Lyon et Mâcon, les vendanges ont débuté en blanc comme en rouge, dans les secteurs les plus précoces du vignoble. L’interprofession (Inter Beaujolais) annonce que « 50 000 coupeurs et porteurs vont animer les rangs serrés de gamay et de chardonnay » pendant un mois, le Beaujolais étant le seul vignoble français, avec la Champagne, où les vendanges manuelles sont généralisées.

Les conditions printanières idéales de ce millésime « ont permis le bon déroulement de la floraison », et si les températures fraîches de l’été ont ralenti la maturation des raisins, « elles n’ont aucunement porté préjudice à la récolte ». L’état sanitaire du vignoble est bon et la maturation s’achève dans de parfaites conditions dans les zones les plus tardives. Le soleil de cette fin d’été permet d’envisager « une belle qualité de raisins » pour cette récolte 2014, dont le volume devrait être « légèrement supérieure à la moyenne de ces cinq dernières années. »

Crédit photo : Daniel Gillet, Inter Beaujolais.

Vignobles André Lurton,une nouvelle ambassadrice

Les vendanges sont en cours depuis le 3 septembre dans les vignes des différentes propriétés
d’André Lurton en appellation pessac-léognan. C’est le moment choisi par le groupe pour accueillir officiellement Christine Lurton-de Caix, fille d’André, en tant que nouvelle collaboratrice du projet de développement du pôle « grands crus » de l’entreprise, initié en 2012. Après avoir dirigé pendant neuf ans un grand cru classé de Margaux, Christine Lurton-de Caix représentera désormais les châteaux Couhins-Lurton et La Louvière en France et à l’étranger, notamment lors des différents déplacements de l’Union des grands crus de Bordeaux, de l’Union des crus classés de Graves et du Conseil des vins de Graves. Les œnologues en charge de la vinification pour ces propriétés sont Denis Dubourdieu pour les blancs et, depuis 2013, Michel Rolland pour les rouges.

En direct des vendanges au Clos des Fées

Le vigneron Hervé Bizeul est également le généreux auteur de ce blog où il raconte le quotidien de son domaine du Clos des Fées (Roussillon). La période des vendanges est une belle occasion de découvrir, entre Ronsard ici et Satan, , l’esprit de l’homme et la réalité du métier.

On en lira plus ici sur Bizeul, son domaine et ses vins.

Eat Brussels, Drink Bordeaux

Après Hong Kong et Québec, « Bordeaux fête le vin » se délocalise en Belgique, 3e marché à l’export. Le maire Alain Juppé, et son adjoint Stephan Delaux qui dirige l’événement, décryptent la success story de la plus importante manifestation œnotouristique d’Europe.

« Bordeaux fête le vin » a accueilli 500 000 visiteurs cet été sur les quais de la ville. Quand vous avez créé cet événement en 1998, vous aviez l’intuition qu’il manquait à l’aristocratique vin de Bordeaux une dimension populaire ?

Alain Juppé : Ma première constatation a été qu’il ne se passait rien étrangement, dans la ville, qui soit lié au vin. Des fêtes dans les châteaux, oui. Mais non accessibles aux Bordelais. Les gens du vin n’ont pas été immédiatement enthousiastes, on me disait « non, les Bordelais ne descendront pas dans la rue pour déguster. » Je sentais intuitivement le contraire. Et dès la première année, cela a très bien marché.

Les clés de ce succès ?

Stéphane Delaux : Découvrir, déguster et discuter avec les vignerons. C’est un événement populaire et culturel, élégant et de qualité.

Après Hong Kong, voici Bruxelles, deux marchés importants pour Bordeaux. L’événement est un booster d’affaires ?

S.D. : Il suffit de dire que la Société des Alcools du Québec, qui détient le monopole des importations, a enregistré une hausse de 17 % des ventes de vins de Bordeaux dans l’année suivant la manifestation. Que, lorsque Hong Kong nous a sollicité pour recevoir « Bordeaux fête le vin », un événement a été spécialement créé pour cela, le Wine and Dine Festival. Et qu’aujourd’hui Bruxelles l’inclut dans son festival gastronomique qui devient « Eat Brussels, Drink Bordeaux ».

Cet événement, ici ou à l’export, sert-il aussi à ré-ancrer Bordeaux dans l’esprit des amateurs de vins, toujours plus sollicités par une offre désormais mondiale ?

A.J. : Beaucoup de vins de qualité ont émergé partout dans le monde, donc il faut absolument que le rayonnement de Bordeaux se maintienne. Aussi bien avec Vinexpo pour les professionnels qu’avec « Bordeaux fête le vin » pour le grand public.
S.D.: Toute la diversité des vins de Bordeaux est représentée, toutes les appellations, les trois couleurs, les vins tranquilles et effervescents, les vins modestes et les grands crus via les master classes. Peter Lam, homme d’affaires hongkongais qui possède l’une des plus belles caves au monde, s’est régalé d’un Bordeaux à 8 euros, château Marjosse (NDLR : le vin personnel de Pierre Lurton, gérant d’Yquem et de Cheval Blanc).

L’implication de la profession ?

S.D.: Mille viticulteurs ont participé à la dernière édition du 26 au 29 juin. Une centaine est présente sur les déclinaisons à l’étranger. Des leaders comme Castel et Baron Philippe de Rothschild sont avec nous depuis l’origine. « Bordeaux fête le vin » est pour eux un terrain d’observation et de promotion privilégié, en direct avec les consommateurs.

Les retombées économiques?

S.D. : Nous les estimons à 20 millions d’euros. Une analyse d’impact sur tous les secteurs est en cours.
A.J. : Elles vont bien au-delà des 2 millions d’investissement.

La prochaine édition, en 2016, s’annonce particulière.

A.J. : Le vin est un élément de culture et de civilisation, c’est tout l’esprit de notre future Cité des civilisations du vin, dont l’ouverture est prévue au printemps 2016, quelques mois avant la 10e édition de « Bordeaux fête le vin » qui sera très internationale. Je souhaite qu’on puisse mobiliser à cette occasion le réseau des Great Wine Capitals qui regroupe dix grandes villes du vin* dans le monde, dont Bordeaux, et qui pourrait donner encore plus de retentissement à l’événement.

Propos recueillis par Béatrice Brasseur
Photo : Jean-Luc Barde

* Bordeaux, Porto, Florence, San Francisco, Le Cap, Mendoza, Valparaiso, Christchurch, Mendoza, Mayence.

Rhône, c'est parti pour les vendanges

Après « une année sans réelle contrainte hydrique » et sur la base d’un développement équilibré de tous les cépages, l’interprofession des vins des côtes du Rhône et de la vallée du Rhône* (Inter Rhône) attend une belle récolte, en termes de quantité comme de qualité. Les vendanges de blancs ont déjà démarré et celles des rouges les plus précoces devraient commencer dès demain dans les parties les plus méridionales. Elles s’échelonneront ensuite en remontant le long du Rhône. Dans la partie septentrionale du vignoble, « les vendanges pourraient débuter autour du 20 septembre. »

La météo
« Selon les dernières observations, les conditions climatiques de cette fin d’été, du beau temps associé au mistral, assurent un bon état sanitaire du vignoble tandis que les nuits fraîches conduisent à une maturation lente mais régulière tout en favorisant la maturité phénolique. L’hiver très humide a permis de faire le plein de réserves d’eau avant un printemps très beau et très sec. Le débourrement s’est fait très tôt, la floraison s’est déroulée dans des conditions idéales, la nouaison a été excellente, notamment au niveau des grenaches. »

La maturité
« En dehors de zones très localisées, la vallée du Rhône a été relativement épargnée par la grêle. L’été frais a ralenti la maturation et les vignes, dont le développement avait démarré très tôt au printemps et qui avaient trois semaines d’avance en début de campagne, n’ont plus qu’une semaine d’avance sur 2013. Les degrés restent dans la normale mais les niveaux d’acide malique élevés assurent une bonne réserve de maturation. La véraison précoce, homogène et rapide des grappes offre une matière première d’excellente qualité. »

* Produits sur 6 départements, 70 014 hectares et 5 500 exploitations viticoles, les vins de la vallée du Rhône représentent la première activité économique de la région avec 400 millions de bouteilles commercialisées dans 159 pays en 2012-2013 (1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires). 46 000 emplois directs ou induits font de la filière vitivinicole le premier employeur de la vallée du Rhône.

Crédit photo : Christophe Grilhé.

The Balvenie aime les artisans

Pour la deuxième année consécutive, la marque de whisky The Balvenie organise un tour de France qui rend hommage au savoir-faire des artisans. Si leurs métiers (chocolatier, maroquinier, archetier, encadreur, fleuriste ou encore apiculteur) font appel à des talents divers, ils s’inscrivent dans un respect de la tradition et de la qualité qui est le même que celui pratiqué par cette maison écossaise dont la distillerie du Speyside cultive sa propre orge, possède l’une des dernières aires de maltage encore en activité, emploie toujours une équipe de tonneliers et de chaudronniers pour entretenir ses fûts et alambics et travaille depuis plus de 50 ans avec son maître de chai, David Stewart.

Démarré au printemps dernier et mené par Damien Anglada, ambassadeur de la marque en France, The Balvenie Tour 2014 est attendu dans de nombreuses villes d’ici décembre et chaque étape sera l’occasion d’une mise en lumière du travail d’un artisan, autour d’une dégustation de single malt (quatorze villes en tout, toutes les dates sont ). « L’aventure humaine, voilà ce qu’est avant tout The Balvenie Tour. Des rencontres, du partage, de l’échange, des émotions… Comment peut-on partager sa passion si on ne passe pas avant par ces étapes humaines qui sont essentielles ? »

Parmi les nombreuses rencontres avec des « artisans formidables, qui partagent avec vous leur tradition, leur savoir-faire et leur art » que Damien Anglada a eu l’occasion de faire, l’une est à l’origine de l’œuvre d’art en photo ci-dessus et dessous. C’est Lison de Caunes, Maître d’art en marqueterie de paille, qui a réalisé sur un design de Patrick Daumont ce magnifique sertissage du Portwood 21 ans d’âge de la maison, édition limitée à seulement trois exemplaires signés (1 500 €). Pour en savoir plus sur The Balvenie Tour, cliquer ici et aussi (carnet de voyage de Damien Anglada).

©LisondeCaunesTheBalvenie

25 ans d'âge+ 700 ans de savoir-faire

A quelques jours de la belle vente aux enchères caritative de cognacs La Part des Anges, la maison Frapin lance un cognac « hors du temps » présenté en flacon numéroté. Cette série limitée, dont l’authenticité a été certifiée à toutes les étapes de fabrication par le Bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC) est une très vieille réserve élaborée uniquement à partir d’ugni blanc provenant des vignes situées au sud-est du vignoble de 240 hectares de la Maison (propriété de la famille Cointreau, qui possède aussi les champagnes Gosset). Vendangé, distillé, puis vieilli vingt-cinq ans en fûts de chêne du Limousin avant d’être assemblé et mis en bouteille au château, ce millésime 1988, 100 % Grande Champagne, premier cru de Cognac, possède « le charme des cognacs d’antan » et ses arômes racontent une histoire que Patrice Piveteau, maître de chai de la Maison, a accompagnée. « Les faibles rendements ainsi que des conditions climatiques chaudes et sèches de fin d’été ont favorisé les conditions d’une bonne maturation des grappes. Dans ces circonstances, le lot dont est issu le Millésime 1988 présentait des caractéristiques aromatiques parfaites et surtout une structure et un équilibre qui nous ont conduits à le millésimer, sitôt sa distillation terminée.

Cognac Frapin, Trésor du château Fontpinot, Millésime 1988, 25 ans d’âge.

141 €, prix conseillé, cavistes et vente directe au 03 26 56 99 56.

Succès pour les vins suisses

La vingt et unième édition du salon Vinea, qui s’est tenu ce week-end à Sierre en Suisse, a accueilli plus de 8 000 visiteurs. Un chiffre comparable à celui de l’édition anniversaire de 2013. Le public a pu découvrir plus de 1 200 vins proposés à la dégustation et apprécier à nouveau l’ouverture du salon aux accords mets-vins, qu’il s’agisse de gastronomie étoilée ou de salaisons du Valais. Un nouveau stand a également été inauguré avec succès, avec pour objectif de lever le voile sur le monde parfois un peu secret des concours de vins. « Nous avons joué la carte de la transparence en permettant au public de se mettre à la place d’un membre de jury pour déguster et noter une partie des vins primés au Mondial des pinots et au Mondial des merlots », explique Elisabeth Pasquier, la directrice du salon. Enfin, même si ce n’est pas l’objet principal de ce rendez-vous convivial dont le président, François Murisier, indique qu’il « compte dans l’agenda des amateurs de crus helvétiques d’ici et d’ailleurs », les exposants ont noté qu’un nombre important de commandes de vins a été effectué, ce qui devrait réjouir toute la filière. La vingt-deuxième édition de Vinea se tiendra du 4 au 6 septembre 2015.

La garde des vins

Sur sa liste des indispensables fournitures de la rentrée (voir ici), l’amateur de vins peut inscrire ce livre de cave paru début août aux éditions Artémis et signé par Géraldine Martin, auteur spécialisé dans le vin qui fut longtemps sommelière. Doté d’un tableau des grands millésimes région par région, cet outil de gestion et de référencement est constitué de 200 fiches à remplir pour répertorier ses vins (région, date d’achat, fournisseur, prix, nombre de bouteilles et emplacement, commentaires de dégustation, etc.) ainsi que de nombreux conseils pour se constituer une cave, bien aménager les lieux, bien conserver ses bouteilles, mais aussi bien acheter.

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Livre de cave, Mes vins de garde, 256 pages. Artémis Editions, 19,90 €

Chine éternelle, poésieet art contemporain

Stèles, Li Chevalier

Tous les samedis de septembre, le château Haut-Bailly ouvrira ses portes aux visiteurs qui souhaitent venir découvrir le travail de l’artiste franco-chinoise Li Chevalier. Cette dernière, dont l’exposition à la Base sous-marine de Bordeaux au printemps dernier a rencontré un grand succès, poursuit ici son expérimentation de lieux insolites en investissant le chai de ce grand cru classé situé à Léognan.

Créée en 2013, l’installation visible à Haut-Bailly jusqu’à fin septembre porte le même titre que l’œuvre du poète à qui elle rend hommage, Victor Segalen, grand explorateur et amoureux de la Chine qu’il parcourt en tous sens au début du XXe siècle. Il est fasciné par la poésie des stèles qui animent les bords des routes et des chemins de montagne, s’adressant à qui les rencontre et “parlant” d’amitié, d’amour, de faits militaires, d’Empire ou de pouvoir, selon leur orientation.

Porteuses de poèmes calligraphiés, les stèles de Li Chevalier « forcent à s’arrêter, elles sont une pause, une ponctuation dans la lecture de l’espace. On s’en approche, on les consulte, comme on consulte les étoiles avant de poursuive son chemin. ». Ces mots sont ceux de Marc Fontana, responsable de la médiathèque de l’Institut français de Chine (Pékin), qui fut le commissaire de l’exposition montée en 2012 pour commémorer le centenaire de la parution de l’ouvrage de Segalen (en lire plus ici).

Stèles, Li Chevalier. Château Haut-Bailly, visite sur réservation au 05 56 64 75 11 ou ici.

©LiChevalier