
Jeudi, la maison de champagne Roederer organise son traditionnel « Dîner des Tsars » en Provence, à l’Hôtel du Castellet. Pour être exceptionnel (voir le menu* ci-après), ce festin réinventé chaque année par les plus grands chefs de France et d’Europe a des racines qui plongent loin dans l’histoire de la maison. Le 7 juin 1867, lors de l’Exposition Universelle, Guillaume 1er, roi de Prusse et illustre habitué du Café Anglais – future Tour d’Argent – invite à dîner trois grands empereurs, le tsar de Russie, Alexandre II, le tsarévitch Alexandre et le prince de Bismarck. Pour célébrer cette rencontre rare, il demande à Dugléré, le chef des lieux, un menu inoubliable et au maître de cave, Claudius Burdel, de l’accompagner des meilleurs vins du monde. Près de cent-cinquante ans après, la maison Roederer perpétue ce dîner mémorable et c’est Christophe Bacquié, Meilleur Ouvrier de France et chef doublement étoilé de l’Hôtel du Castellet qui a été chargé cette année de créer un menu à la hauteur de l’histoire et des différents millésimes de Cristal qui l’accompagnent. Réservations au 04 94 98 37 77.
* Le menu, 190 euros tout compris :
– Tourteau, caviar.
Saint-Pierre et chair de tourteau roulés façon « sashimis », caviar Kristal « Gold Selection », crème acidulée parfumée au combava
Champagne Louis Roederer, Cristal 2005
– Langoustine de casier.
En carpaccio mariné à l’huile de mandarine et en « fritto » épicé
Champagne Louis Roederer, Cristal 1993
– Merlu de ligne.
En filet, cuisiné au beurre mousseux, pommes de terre ratte juste écrasées à la fourchette, condiments et truffe noire, jus brun de volaille tranché d’un beurre noisette
Champagne Louis Roederer, Cristal 2002
– Porcelet.
Filet cuit trente-six heures à juste température, polenta crémeuse de maïs « blanc » et brisures de châtaignes liée
au parmesan, pomme soufflée, jus acidulé–sucré pour saucer
Champagne Louis Roederer, Cristal 1996
– Poire.
Fondante caramélisée, en sorbet, finger cacahuète et ganache montée choco lactée, caviar de champagne…
Champagne Louis Roederer, Cristal, Rosé 2005








L’élaboration du saké est un art à part entière. Issu d’une fermentation particulière, double et parallèle, le saké est un « vin de riz » (trop souvent confondu avec l’alcool de riz issu de la distillation) pouvant atteindre les 15° ou 16° dont l’identité, plus discrète que celle du vin, tient à l’absence de tanins et à une faible acidité. Il puise ses arômes et sa texture dans l’origine de l’eau et des variétés de riz sakéifiaires utilisées, mais surtout dans le degré de polissage des grains. Il existe des centaines de variétés de sakés, en fonction du terroir, mais aussi de l’art du producteur dans la tradition du brassage et du vieillissement. Pour le « Nouvel An du Saké » (au Japon, le 1er octobre est le jour officiel d’autorisation de sakéification), vingt producteurs représentant les grands terroirs du saké proposeront à la dégustation deux catégories de produits, les sakés et les spiritueux. Workshops et accords de saveurs avec des chefs français sont également au menu de cet évènement conçu pour initier le grand public (samedi + dimanche) et les professionnels (lundi) aux sakés de qualité supérieure ou saké ginjô, sorte d’AOC, clairs, légers et hauts en arômes. Organisé par Toshiro Kuroda (créateur des restaurants Issé et de l’épicerie japonaise