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Le Grand Tasting est de retour

Le Grand Tasting 2014

Presque deux ans d’absence. C’est beaucoup trop long. Il était temps que le salon des grands vins par Bettane+Desseauve fasse son retour au Carrousel du Louvre. Rendez-vous incontournable des amateurs de grands vins, Le Grand Tasting se tiendra les 3 et 4 décembre 2021. Même lieu, mêmes horaires, même ambiance et une grande nouveauté. Pendant deux jours, l’occasion de rencontrer 250 vignerons sélectionnés par nos experts, de goûter plus de 1 200 vins français et étrangers et de participer à 24 masterclass incontournables animées par des producteurs de talent.

La grande nouveauté
« Proposer aux visiteurs un nouveau dispositif de marketplace digitale est notre premier objectif pour cette édition du Grand Tasting 2021 », explique Andrée Virlouvet, directrice des opérations. Avec ce nouveau service, les visiteurs du salon auront ainsi la possibilité de commander et de recevoir rapidement chez eux les vins qu’ils ont appréciés pendant les deux jours du Grand Tasting. Ce nouveau dispositif vient répondre aux demandes d’une grande majorité d’amateurs. Thierry Desseauve souligne que « beaucoup de visiteurs du Grand Tasting et des lecteurs de nos publications nous posent régulièrement cette question. Où et comment peut-on acheter les vins que Bettane+Desseauve recommande ? Nous avons longuement étudié les différents moyens que nous pouvions mettre en place et nous avons choisi celle qui nous semble la plus efficace et en harmonie avec nos principes et nos valeurs. »

L’association entre WineSitting et Bettane+Desseauve permettra de retrouver une grande partie des domaines, maisons et châteaux validés par les experts Bettane+Desseauve et de bénéficier des avantages d’une marketplace intégrant un service logistique très efficace. « Créé en 2009,WineSitting est aujourd’hui un acteur majeur de la livraison et de la logistique de vins en région parisienne, avec 250 000 vins livrés chaque mois chez des particuliers et plus de 450 professionnels, restaurants et agents », souligne Jean-Philippe Haut.

Achetez vos billets deux jours et vos entrées pour les masterclass dès maintenant sur https://www.grandtasting.com/

Le mondovino de la semaine n°41 tourne à fond

Aux couleurs de la Provence. La bulle des ruches. Jeunes vignerons. Chaque jour du nouveau, en voici trois

Aux couleurs de la Provence

La Navicelle appartient à la famille suédoise Kampard (groupe Ikéa). Un vignoble de vingt hectares certifié bio depuis 2014. Romain Magnanou, directeur d’exploitation depuis 2019, y a ouvert une nouvelle page et fait progresser les vins. Résultat ? Un joli blanc provençal marqué par la fraîcheur, la tension et la minéralité et un beau rouge de gourmandise et de plaisir.
Domaine de La Navicelle, côtes-de-provence bio, 15 euros (le blanc 2020 ou le rouge 2017)
domaine-de-la-navicelle.plugwine.com

La bulle des ruches

Fini l’hydromel ancestral, place à une boisson effervescente alcolisée aussi innovante qu’inatendue. Bulles de ruches, la jeune marque créée par le duo Paul-Augustin Delattre et Marc-Antoine Fulconis, propose trois cuvées et trois parfums : tilleul, litchi et lavande. La recette est simple : du miel, de l’eau et des levures. Et c’est bon. Les arômes proviennent uniquement du miel. Le miel de tilleul est récolté dans la forêt d’Halatte dans l’Oise, le miel de litchi provient de la compagnie du miel de Madagascar et le miel de lavande est récolté par la maison provençale Miel Martine.
Bulles de ruches Tilleul, Litchi, Lavande, 12 euros la bouteille
beeche.fr

Jeunes vignerons

Lui aussi est de retour. Les inscriptions à la 6e édition du « Concours Vignerons et Terroirs d’Avenir » organisé par AdVini, en partenariat avec l’Institut Agro Montpellier SupAgro et sa fondation sont ouvertes. On rappelle la dotation ? Une aide significative d’un montant total de 70 000 euros. Mais aussi du conseils par des professionnels dans la finalisation du projet. Depuis sa création en 2015, le concours a déjà aidé treize domaines. Inscriptions du 20 octobre au 31 décembre 2021.
Téléchargez le dossier de candidature sur www.advini.com/fr/cvta/

Choisir, c’est se réjouir

Déjà deux ans que ce Nouveau Bettane+Desseauve a pris la place de l’historique Guide des vins. Comme l’an dernier, les fondamentaux de ce livre-magazine n’ont pas changé. D’abord, proposer un bel objet, grand format, bon et beau, moins austère que son prédécesseur. Oublié le petit format de 900 pages, finie la somme encyclopédique, l’époque a changé. Place au Nouveau et à ses belles et grandes photos. La civilisation du vin, c’est avant tout des rencontres, des visages attachants et des paysages spectaculaires. Page après page, en commençant par le début ou par la fin, comme on veut, ça se lit, ça se regarde.

QU’EST-CE QU’IL Y A DEDANS ?
En quelques mots : du magazine, de la dégustation, des bonnes adresses. Des rencontres, des interviews, des reportages, des sélections, des terroirs de l’année, des producteurs que nous aimons et que nous recommandons, des découvertes, des nouveautés, des analyses, des échanges avec des gens qui ont des choses à dire, des bonnes pistes, des carnets de notes, et plus encore.

UN PALMARÈS INÉDIT
Plus simple pour être plus fort, nous avons complètement revu notre palmarès. Fini les personnalités, les domaines ou les vins de l’année. Nous récompensons désormais le génie du vin. Génie du style, génie de la compréhension du terroir, génie de la parole, du geste et tant d’autres, nos génies de l’année 2022 font rayonner cette civilisation que nous aimons tant. On n’oublie pas aussi les jeunes pousses du vignoble et les talents futurs. Nos génies de demain sont au rendez-vous. Tout comme nos équipes de France.

DES DÉGUSTATIONS
On en trouvera dans presque toutes les régions. Pour les retrouver, rien de plus simple, il suffit de se repérer aux bandeaux bleus situés sur les côtés des pages. Des terroirs expliqués de A à Z, accompagnés d’une grande dégustation, des sélections régionales mais aussi des verticales, tout y est. Même les prix des vins, donnés à titre indicatif. On a aussi pensé à ceux qui cherchent les meilleurs rapports prix-plaisir. Dans chaque vignoble, on découvrira les médailles d’or du Concours Prix-Plaisir 2021. Là aussi, un code couleur. Il suffit de chercher toutes les pages avec un bandeau or sur le côté.

NOS CARNETS D’ADRESSES
Le Nouveau Bettane+Desseauve recense moins de domaines. Un choix revendiqué. Le monde du vin est vaste. Mieux vaut regarder avec précision à un seul endroit plutôt que de ne rien voir en essayant de le contempler tout entier. Plus sélectif, il ne cherche pas l’exhaustivité. Nos bonnes adresses (bandeau rouge) font le tour de chaque vignoble et rassemblent ceux en qui nous croyons. Des grands, des incontournables, des découvertes, des valeurs sûres ou des domaines en progrès. Ils sont tous là. Ils sont aussi, beaucoup plus nombreux, sur notre application Le Grand Tasting.

AUSSI SUR VOTRE SMARTPHONE
L’appli Grand Tasting, c’est plus de 120 000 notés et commentés. Notre grand guide des vins de France, c’est ça. Tout au même endroit, simple, ergonomique, gratuit. C’est aussi du contenu, des centaines de vidéos disponibles, le catalogue de nos évènements, des articles, des sélections. Pour ceux qui préfèrent l’écran de l’ordinateur, pas de problème, le contenu de cette application est aussi disponible sur le site mybettanedesseauve.fr.

Le Nouveau Bettane+Desseauve est disponible sur notre site ici, en libraire et en Point Relais.

Un grand beaune avec un drôle de nom

François d’Allaines,
beaune La Blanchisserie, rouge 2014

Pourquoi lui
Le plaisir du pinot noir quand il est traité avec délicatesse pour en tirer un vin fin, complexe et aromatique. L’hommage à un grand faiseur de vins que nous suivons depuis longtemps avec affection et intérêt. Au début, Michel Bettane disait…

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Le mondovino de la semaine n°40 tourne à fond

Sens Relief. Le médoc toujours charmeur. Bienvenue. La Bourgogne en un clos. Un pessac de référence. Chaque jour du nouveau, en voici cinq

Sens Relief

L’Institut culturel Bernard Magrez réouvre ses portes le 20 octobre, à partir de 18h30, avec le vernissage de l’exposition Sens Relief de l’artiste Ad-Rien, gagnant de l’édition 2018 des Vibrations Urbaines. Son travail met en lumière les rapports entre mouvement et immobilité.
Exposition Sens Relief, Institut Culturel Bernard Magrez.
16 Rue de Tivoli, Bordeaux. Réservations 05 56 81 72 77

Le médoc toujours charmeur

Propriété de la famille Merlaut, château Citran signe en 2019 une vision du millésime tout en finesse et en gourmandise. Sur son terroir argilo-calcaire et gravelo-sableux sur calcaires à asteries, ce vin bien né est donné par des vignes de 35 ans, issu d’un tri sélectif et d’un travail soigné de la vigne au chai. Résultat ? Un vin expressif au nez, sur les fruits rouges, à la bouche gourmande et aux tannins fins. La finale est persistante.
Château Citran, haut-médoc 2019, 16 euros, disponible chez les cavistes.

Bienvenue

Du 11 au 14 novembre, partez à la découverte des terroirs, des propriétés et des vins uniques de Sauternes et Barsac. Pendant quatre jours, des rencontres avec des vignerons, des dégustations de liquoreux, des animations et de belles balades sont au programme. Un rendez-vous automnal pour découvrir ou redécouvrir ces deux appellations historiques.
Plus d’informations sur sauternes-barsac.com
Participez au jeu concours sur https://www.sauternes-barsac.com/jeux-concours/ et gagnez deux nuits pour profiter des Journées Portes Ouvertes 

Un pessac de référence

La jeune appellation de Pessac-Léognan (1987) produit de grands vins en rouge comme en blanc. Avec son vignoble de 40 hectares soigneusement cultivés, le château de France en est un bel ambassadeur. Arnaud Thomassin, le propriétaire, y produit des vins fins, équilibrés et bien constitués. Les rouges sont volumineux, aromatiques et de garde. Les blancs sont fruités, équilibrés et frais.
Château de France, pessac-léognan (rouge ou blanc) 2019, 25,60 euros
chateau-de-france.com

Photo : Tristan Olphe-Galliard

La Bourgogne en un clos

Résumer l’histoire, les mystères, les légendes et le présent du Clos-de-Vougeot en moins de 200 pages est une mission difficile voire impossible. C’est pourtant ce que Laurent Gotti et Jean-François Bazin ont brillamment fait, en racontant l’histoire du plus connu, du plus immuable des clos. À la fin de l’ouvrage, ne manquez pas la liste des soixante-dix exploitants de ce clos unique.
Le Clos de Vougeot, L’âme du vignoble bourguignon (Éditions Dunod)
29 euros sur www.dunod.com

Ce champagne est une légende réservée

Mumm, RSRV, Cuvée Lalou,
champagne brut 2002

Pourquoi lui
Nous aimons beaucoup cette cuvée commercialisée « à l’américaine », c’est-à-dire via un club et via le mail du chef de caves. Unique en France, courant aux USA. Les quatre ou cinq cuvées de la gamme RSRV (pour « réservé ») accueillent une cuvée Lalou, pour René Lalou, président de Mumm de 1935 à 1957 et cuvée historique de la maison depuis…

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Un monde nouveau et un Nouveau Bettane+Desseauve

NOUS VIVONS DEPUIS DEUX ANS une situation sanitaire, économique et simplement humaine à la fois pénible et inédite. Il en est ainsi pour tout un chacun et, évidemment, les vignerons ne sont pas épargnés par les conséquences de la pandémie. Simultanément, les effets du réchauffement climatique, prédits par certains depuis plusieurs décennies, se font sentir aujourd’hui avec une acuité bien réelle. Ouragans, inondations, incendies, sécheresses et, désormais, « dômes de chaleur » sont devenus des épisodes courants dans des régions que l’on qualifiait jusqu’à présent de tempérées. Pour le vignoble, ces bouleversements climatiques ont des effets très significatifs. Les gelées de printemps n’ont, par exemple, jamais été rares. Autrefois, elles intervenaient la plupart du temps dans une période où le débourrement(1) de la vigne ne s’était pas encore produit. Aujourd’hui, hivers doux et printemps prématurés provoquent une sortie précoce des bourgeons qui grillent littéralement au cours d’une nuit ou d’une aurore glaciale. De la même manière, les épisodes de chaleur suivis de pluies orageuses, entraînant des attaques de mildiou ou de pourriture, les sécheresses provoquant un stress hydrique de la vigne, les étés et arrière-saisons avec des températures élevées, qui font monter le degré des vins et baisser leurs acidités naturelles, sont autant de phénomènes devenus courants auxquels nos vignerons d’avant (pour qui le problème majeur était plutôt le manque de maturité du raisin) n’étaient pas habitués.

Ce tableau pas folichon de la situation actuelle ne saurait pourtant faire oublier un autre constat, tout aussi solide et sacrément paradoxal : on n’a jamais fait dans l’histoire contemporaine autant de bons vins qu’aujourd’hui. Et on n’a jamais fait aussi bien, partout et à tous les prix. Depuis 2015, nous avons droit à une succession de millésimes souvent mémorables et toujours intéressants. La progression technique du vignoble est partagée par tous les types de producteurs, grands et petits, vignerons, négociants, caves coopératives et la prise en compte des impératifs environnementaux, du respect du terroir et de la plante n’est plus un vain mot, c’est une évolution significative et globale. Au final, ce qui fait la différence aujourd’hui entre un vin qu’on oublie et un dont on se souvient, c’est la sensibilité de celui qui l’a créé, sa prise de risques ou tout simplement la poursuite obstinée d’une vision idéale et personnelle du vin. Qu’il s’agisse d’un cru de garde issu d’un terroir prestigieux ou d’une bouteille de pur plaisir réinterprétant sans y toucher les codes de sa catégorie importe peu. Ce qui compte, c’est l’émotion, et celle-ci est provoquée par le créateur du vin.

Le monde change, le monde du vin aussi. Le Nouveau Bettane+Desseauve, créé l’an dernier, éclaire cette nouvelle donne. Moins encyclopédique, plus sélectif ; mettant en avant ces « génies » du vin qui apportent une vision nouvelle et régénérée de notre passion commune ; consacrant ceux qui demeurent des références absolues du vignoble ; dénichant sans relâche les nouveaux talents et les émotions inédites. Un palmarès d’une année pas comme les autres, qu’on peut dévorer depuis la première page jusqu’à la dernière ou picorer à loisir au gré de ses envies et de ses interrogations. Bonne lecture.

Michel Bettane et Thierry Desseauve

Le Nouveau Bettane+Desseauve est disponible sur notre site ici, en libraire et en Point Relais.

Le dîner Coche-Dury

Des vins exceptionnels de raffinement aromatique et de longévité, des blancs qui font de Jean-François et désormais Raphaël les grands maîtres du chardonnay, des rouges au fruité exquis. Leur célébrité rend aujourd’hui, hélas, inaccessibles ou absents des grandes tables. Pour la première fois, il est proposé un dîner réunissant huit cuvées du Domaine Jean-François Coche-Dury incluant une horizontale de 2017 (à l’exception du Corton-Charlemagne Grand Cru qui sera servi sur un millésime « surprise »).

Aux fourneaux : Tom Meyer, chef très prometteur passé par Valence (Pic), Crissier (restaurant de l’Hôtel de Ville) ou Chagny (Lameloise) et qui vient de s’installer dans son restaurant Granite en plein cœur de Paris.  Le mardi 26 octobre prochain, trente couverts (pas un de plus !) et un unique dîner Coche-Dury animé par Michel Bettane et Pierre-Yves Chupin (Les Guides Lebey) en présence de Raphaël Coche-Dury. Réservation obligatoire au 01 40 13 64 06.

Le crémeux d’oursins, avocat grillé, oseille crue
Charles Heidsieck, Blanc de Blancs
……….
Le cèpe rôti, fruits jaunes, sabayon reine-des-prés, praliné sobacha noisette
Meursault Village & Bourgogne générique
……….
Le gnocchi, cœur coulant aux coquillages, coriandre vietnamienne
Puligny-Montrachet 2017 Les Enseignères
……….
La Saint-Jacques, caviar Oscietra Royal, navet, beurre blanc
à la berce et pamplemousse

Meursault 1er Cru Les Caillerets 2017
……….
Le pigeon de Racan, brocolis, grué de cacao et cuisse confite mentholée
Volnay 1er Cru 2017 & Auxey-Duresses 2017
……….
Fromages (Abbaye de Cîteaux, Brillat-Savarin, gruyère caramel,
brie de Meaux truffé)

Corton-Charlemagne Grand Cru (millésime à l’aveugle)
……….
Le nid de champignons, mousse de sapin et parfum de genièvre
Meursault Les Rougeots 2017

En pratique : menu Coche-Dury 6 plats et 8 crus du Domaine Coche-Dury en horizontale 2017, 780 euros, mardi 26 octobre à 20 heures.
Pour réserver + 33 (0)1 40 13 64 06 ou [email protected] (prépaiement).

Restaurant Granite
6, rue Bailleul – 75001
Métro : Louvre – Rivoli

Le cognac, un spiritueux et des savoir-faire uniques

Les cognacs résultent de savoir-faire uniques. Ceux de femmes et d’hommes qui œuvrent au quotidien pour élaborer un produit haut de gamme. Leur défi ? Conjuguer créativité et innovation dans le respect des traditions. La filière réunit aujourd’hui 4 200 viticulteurs, 120 bouilleurs de profession et 270 négociants de l’appellation. Chaque profession est un maillon indispensable de la production de cette eau-de-vie.

Le travail de la vigne et la distillation
Chaque année, au début de l’automne, dès que le raisin arrive à maturité, les vendanges commencent et durent un mois. Un nouveau cycle débute alors dans un souci croissant de protection de l’environnement et de préservation des ressources. Les viticulteurs interviennent dès la genèse en assurant la plantation et le renouvellement des ceps de vignes.

Après les vendanges, les viticulteurs vinifient les raisins blancs destinés à l’élaboration du cognac, transformant ainsi le sucre en alcool. Le vin est ensuite distillé par les bouilleurs de cru ou bouilleurs de profession selon la technique dite de la distillation charentaise ou de la double distillation. Le distillateur est un véritable alchimiste. Son rôle est de sublimer le vin en eau-de-vie, en concentrant les arômes et en gardant le meilleur de la vendange. Il vend ensuite sa récolte distillée au négoce ou la garde pour élaborer ses propres cognacs.

L’art du maître de chai
Le maître de chai est le garant des choix aromatiques. Sur les 270 maisons de cognac, les styles et arômes diffèrent d’une maison à l’autre. Le maître de chai supervise la production du cognac, de la sélection des eaux-de-vie jusqu’à l’assemblage. Il veille et élève les eaux-de-vie tout au long de leur vieillissement, entre fûts neufs ou fûts roux, chais secs ou chais humides. Il déguste régulièrement les eaux-de-vie pour identifier celles qui seront prêtes à assembler.

Le chêne, le cuivre et le verre
Le Cognac vieillit uniquement au contact du chêne. De la sélection du bois à l’assemblage du fût, les tonneliers détiennent un savoir-faire séculaire pour équilibrer les échanges entre le bois, l’eau-de-vie et l’air, permettant au cognac de développer naturellement ses arômes.

D’autres métiers gravitent autour de ce spiritueux réunissant ainsi sur un seul et même territoire tous les savoir-faire associés : la chaudronnerie, qui repose sur la conception et la fabrication de l’alambic charentais pour équiper les distilleries, la tonnellerie, qui consiste à partir du merrain extrait du chêne et par l’assemblage des douelles à fabriquer les fûts destinés au vieillissement du cognac, et enfin la verrerie, véritable art qui permet d’habiller l’or ambré des Charentes.

La transmission
Du travail du viticulteur à celui du maître de chai, des gestes du bouilleur de cru à ceux du tonnelier ou encore du chaudronnier, les savoir-faire autour du cognac se transmettent au fil des siècles. Tous animés par des exigences communes : la qualité, l’authenticité et le souci du détail.

Véritable patrimoine vivant, la transmission peut se traduire par la connaissance d’un terroir, d’un alambic, la connaissance d’un chai et ses eaux-de-vie, et avant tout la passion et la volonté de bien faire.

La filière cognac est un véritable poumon économique dans sa région. Avec 60 000 personnes vivant du cognac dont 17 000 en emploi direct, elle représente 50 % de la population agricole locale ce qui en fait un secteur employeur majeur dans les deux Charentes. Avec ses perspectives de croissance, la filière envisage même de créer 15 000 emplois supplémentaires, d’ici à 2035 dans sa région de production.

Crédit photo : © BNIC / Benoit Linero

Le mondovino de la semaine n°39 tourne à fond

La nouvelle égérie. À table. Turckheim sur son 31. Wine Explorers en magnum. Au cœur du volcan. Chaque jour du nouveau, en voici cinq

La nouvelle égérie

Après dix ans de sommeil en cave, c’est le retour de la cuvée égérie signée par la maison Pannier. Les plus belles parcelles, les meilleures grappes et le savoir-faire du chef de cave Yann Munier sont au rendez-vous de cet assemblage à part égale de chardonnay et de pinot noir complété par une pointe de meunier. Ce champagne, très peu dosée, enchante par sa complexité, sa finesse, son équilibre, sa délicatesse, sa fraîcheur et sa longueur. La cuvée joue, comme d’habitude, dans la cour des grands.

Égérie 2012 de champagne Pannier
96 euros, disponible sur champagnepannier.com

À table

Du 16 au 31 octobre 2021, Ruinart invite à sa table. Deux semaines durant laquelle la maison champenoise ouvre son restaurant éphémère. Au menu, brunchs, dégustations, ateliers et cours de cuisine, échanges avec des chefs et des créateurs culinaires. Parmi eux, Alexandre Gauthier, Antonin Bonnet, Alessandra Montagne, Cathy Paraschiv, Julien Sebbag, Céline Pham ou Valentine Davase, bref, que du beau monde.

Unconventional Restaurant, 36, rue Chévert, 75007 Paris
Réservations : www.ruinart.com

Turckheim sur son 31

C’est la Fashion Week à Paris et c’est aussi la troisième édition de la cuvée Cousu-main, rencontre entre le monde du crémant signé par la cave de Turckheim et celui de la mode avec le créateur William Arlotti qui a dessiné sa robe Blossoming Cachemire, ultra glamour.

Cousu-main, 11 euros sur cave-turckheim.com

Wine Explorers en magnum

Il fallait le talent et l’expérience de Jean-Baptiste Ancelot, fondateur globe-trotter de Wine Explorer, pour dénicher des pépites aux quatre coins de la planète. Pari tenu quatre cuvées servies uniquement en magnum, à l’occasion d’un magnifique dîner dans le somptueux restaurant étoilé Lalique au Château Lafaurie-Peyraguey. Une chance.

115 euros le dîner avec accord mets et vins
lafauriepeyragueylalique.com

Au cœur du volcan

Un clos de 10 hectares divisé en quatre parcelles, un terroir basaltique et argilo-calcaire marneux au cœur d’un cratère endormi, une villa de style Renaissance, des belles chambres d’hôtes, tout ça est né de la volonté sans limite de son propriétaire Pierre Guénant et du savoir-faire de Stéphane Derenoncourt. Côté vin ? Un rouge ample, aux tannins soyeux et qui s’achève sur les fruits des bois. Un blanc ambitieux, gourmand et long en bouche.

Villa Baulieu, 29 euros sur villa-baulieu-vignoble.plugwine.com