Accueil Blog Page 120

Cuba Talks to Peyrassol

L’art contemporain prend ses quartiers d’été à la Commanderie de Peyrassol. En plus des œuvres d’art contemporain de la collection permanente, le domaine accueille une expo-photos des artistes les plus actifs de la scène cubaine des années 80. Pointu, comme toujours !

Quand l’art s’expose au milieu des vignes
Fondé en 1204 par les Templiers, Peyrassol est un lieu magique, un endroit unique ouvert à la création contemporaine, un parc de sculptures monumentales au milieu des vignes et des bois.
Jean Dubuffet, Jean Tinguely, Arman, César, Niki de Saint Phalle, Bernar Venet, Daniel Buren, Ugo Rondinone, Xavier Veilhan, Bertrand Lavier, Dan Graham… la liste des artistes exposés çà et là dans ce domaine hors-normes est impressionnante. Certaines œuvres ont spécialement été créés pour Peyrassol qui sert d’écrin à ce patrimoine artistique contemporain, aux côtés des croix templières et des chais.

Rien d’étonnant donc que Philippe Austruy, propriétaire des lieux (ainsi que de Château Malescasse, Quinta da Côrte et Tenuta Casenuove) et passionné d’art contemporain ait décidé d’inaugurer une nouvelle série d’exposition, en collaboration avec Lorenzo Fiaschi, cofondateur de la Galleria Continua à San Gimignano, autre « fou » d’art contemporain.

Cuba Talks to Peyrassol
En collaboration avec Laura Salas Redondo et Jérôme Sans, Galleria Continua nous permet d’entrevoir la scène extrêmement vivante de l’art contemporain cubain en nous immergeant dans le travail d’une dizaine d’artistes actifs depuis les années 80. Auteurs d’un livre intitulé Cuba Talks sur la jeune scène cubaine, leur opus sert de point de départ à cette exposition.

Où ?
Commanderie de Peyrassol RN7, 83340 Flassans-sur-Issole
peyrassol.com

Quand ?
Exposition Cuba Talks du 1er août au 26 décembre 2020
Le Parc de Sculptures et les expositions permanente et temporaire sont ouverts tous les jours de 10h à 18h.

 

Gwendeline Lucas, la nouvelle baby-fayat

La nouvelle directrice des vignobles Fayat aligne déjà dix ans de maison. Elle y a fait presque tous les métiers, elle dit qu’elle est un « bébé Fayat ». On comprend mieux la confiance que Jean-Claude Fayat a placé en elle. Et elle en parle très bien

 

Je viens d’un petit village du Chablisien
« Je suis passionnée par le vin depuis toujours. J’étais au collège à Chablis. On n’allait pas fumer des clopes en se cachant dans le gymnase, on allait plutôt boire du bourru pour rigoler. C’est du raisin qui pétille et qui commence à être un peu alcoolisé. Je suis passée par l’école de commerce de Dijon et j’ai fait le master commerce international des vins et spiritueux en 2008. J’ai 34 ans. J’ai fait un stage de fin d’études chez CVBG, au service export. Je voulais comprendre le fonctionnement du système bordelais avec son négoce, sa place, les courtiers, etc. Depuis la Bourgogne, je ne le comprenais pas. C’est un système unique et assez compliqué. Et puis Bordeaux m’attirait énormément. Il y a une magie ici. Je voulais m’en imprégner et y vivre une véritable expérience. J’ai rencontré Clément Fayat. Il a trouvé ma vision de la vie assez proche de la sienne. Il a apprécié mon parcours à l’étranger. Huit mois en Australie dans la région de McLaren, avant de partir en Nouvelle-Zélande à côté de Blenheim. J’ai aussi fait des vinifications de vins effervescents en Bourgogne. Je voulais mettre toutes les cartes de mon côté pour être crédible et avoir des connaissances techniques. J’ai travaillé avec Yannick Evenou pendant quatre ans. »

Lire la suite ici sur le blog bonvivant

La playlist vin de l’été II, les rosés

Oui, on peut boire du rosé toute l’année et de surcroît pour accompagner un repas de gastronomes. Mais il n’empêche, un verre de rosé bien frais dégusté en fin de journée, à l’ombre d’une pergola avec vue sur l’infini de la mer ou les sommets des montagnes, c’est… magique ! Notre ultime playlist de l’été sera donc 100 % rosé, tranquille ou effervescent. Tous ces vins sont médaillés du Prix Plaisir 2020.

De la fraîcheur et du fruit, à moins de 12 euros
Château Ramage La Bâtisse, La Rosée de Ramage, bordeaux rosé 2019
La propriété s’est imposée parmi les crus bourgeois qui comptent. Elle est aussi connue pour son bordeaux rosé dont la couleur soutenue a de quoi dérouter l’habitué des rosés pâles. Les rosés de Bordeaux sont tout à fait capables de jouer le registre de la fraîcheur et surtout, essentielle dans les circonstances de l’été, celui de la gourmandise et du plaisir immédiat.
6,90 euros
Médaille d’argent

Dauvergne Ranvier, Vin Gourmand, lubéron rosé 2019
L’amateur de rosés vineux aimera ce rosé de personnalité qui porte bien son nom. Bien sûr il y a de la gourmandise avec sa rondeur en bouche et sa matière charnue, mais c’est aussi très digeste. Ce duo de négociants continue de nous impressionner par la régularité et la qualité de l’offre, d’où qu’elle provienne.
6,50 euros
Médaille d’argent

On aime aussi :
Alma Cersius, Les Pieds Dans L’Eau, pays d’oc rosé 2019         
Beau rosé expressif et précis, jolies notes poivrées. Très expressif et superbe pour ce prix.
4,95 euros
Médaille d’or

Vignerons Corsicans, Umanu, IGP île-de-beauté 2019
Jolies notes de framboise. L’ensemble est charmeur, équilibré et digeste. Belle fraîcheur mentholée en finale.
5,90 euros
Médaille d’or

Domaine de l’Anglade, Le Rosé Tradition, IGP maures rosé 2019
De la fraîcheur et du fruit au nez. On tient-là un rosé de belle complexité avec de belles notes de fraise et de cerise.
11 euros
Médaille d’argent

Domaine La Cavale, Petite Cavale, lubéron rosé 2019
Finale longue pour ce rosé vineux et structuré, expressif par ses arômes intenses.
11,50 euros
Médaille d’argent

Des beaux champagnes rosés à moins de 30 euros
Champagne Olivier Père et Fils, Gourmandise rosé NM
Sur les pentes de Trelou-sur-Marne, la quatrième génération de la famille Olivier continue de travailler les onze hectares des trois cépages. Le vignoble relativement âgé permet à la nouvelle génération, Bertrand et Julien, de signer une gamme bien construite. Ce rosé, avec ses 70 % de pinot meunier complété par 20 % de pinot noir et 10 % de chardonnay enchante par son caractère affirmé et expressif, Idéal avec un beau dessert au fruit.
30 euros
Médaille d’or

Champagne Jacquart, Mosaïque, champagne rosé
Le champagne rosé apéritif par excellence produit par l’une des marques les plus en formes à l’international. Robe intense, bulle fine, bonne complexité pour offrir un profil désaltérant
C’est intense et complexe en bouche. Beau champagne rosé, vineux et complet. Il faut profiter de la maîtrise d’une grande maison, surtout à ce prix.
25 euros
Médaille d’or

Et aussi :
Champagne Serge Pierlot, Extra-Brut, champagne rosé
Ensemble harmonieux, bien construit, agréable et long en fin de bouche.
19 euros
Médaille d’or

Champagne Chassenay d’Arce, Rosé
De la délicatesse au nez et un jus éclatant en bouche. Belles notes de pêche.
26,90 euros
Médaille d’argent

Champagne Mathieu Gandon, Rosé
Un champagne aux arômes fumés et pâtissiers, bien élaboré et à réserver avec des desserts.
22,15 euros
Médaille d’argent

Vers les sommets de Mercurey

Le Domaine
La famille Devillard s’est agrandie au-delà des frontières de la Bourgogne en rachetant la maison Rolet dans le Jura. À Mercurey, le château de Chamirey reste la plus importante de leurs propriétés bourguignonnes avec trente-sept hectares, dont quinze en premiers crus. La particularité du domaine est aussi de proposer une table d’hôtes au cœur du hameau. Une équipe technique compétente, avec l’arrivée d’une nouvelle maîtresse de chai, Carole Briffox conseillée par l’œnologue Enrico Peyrone, n’a de cesse de chercher à améliorer le travail dans les vignes, en vinification et en élevage, vers toujours plus d’excellence. Après un 2017 particulièrement réussi, le domaine a su capter tout le potentiel des 2018, son intensité mais également sa finesse. Une marche dans notre hiérarchie pourrait se franchir très bientôt.

Le vin
Château de Chamirey, Mercurey premier cru, clos des Ruelles, rouge 2018
Très fin, bien constitué, suave, on pourra commencer à consommer ce vin de garde un peu plus tôt que d’habitude. Il a profité d’un millésime qui lui a apporté une plénitude de constitution qui ne nuit en rien à sa dimension aérienne.

La note
16/20

Le prix
34,60 euros

Les coordonnées
03 85 45 21 61 // [email protected]
https://www.chamirey.com/fr/

La playlist vin de votre été

Les plus chanceux ont déjà les pieds dans l’eau et le regard sur l’horizon, les autres patientent en profitant de la fin de journée en terrasse. En attendant le week-end ou pour tout à l’heure, voici une sélection de 16 vins, entre 4 et 18 euros qui ont charmé nos experts et les jurés amateurs lors des dégustations du Prix Plaisir 2020.

Fin du marché, on bulle au café de la place
Maison Louis Picamelot, Jeanne Thomas, crémant-de-bourgogne
Une maison méconnue de Rully, spécialisée dans le crémant depuis 80 ans. La marque était à bord des navires de Paul-Émile Victor lors de ses premières explorations vers le Pôle sud. Chardonnays et aligotés de toute la Bourgogne s’assemblent dans cette superbe bulle au caractère raffinée et à la finale minérale. On lui trouvera du style et une fraîcheur apéritive. Tant mieux, à table.
13 euros

Et sur l’ardoise ?
Domaine des Baumard, Carte d’Or, coteaux-du-layon 2016
C’est un blanc moelleux avec une bonne longueur en bouche. On adore ce fruit et cette tension. Du pur plaisir.
9,50 euros

Villa Dria, Côte Sauvage, côtes-de-gascogne 2019
Fidèle expression du colombard, c’est une vraie gourmandise avec de l’énergie en finale.
5 euros

Domaine Petard-Bazile, Le Plessis Glain, muscadet sèvre-et-maine 2019
Voilà un joli blanc, bien équilibré entre une belle tension et un caractère iodé plaisant.
6 euros

Déjeuner sur l’herbe
Domaine Les Grandes Costes, Mas Canaille, IGP saint-guilhem-le-désert 2019
Le bon spot ? Un carré de vignes à Vacquières dans l’Hérault. Entre les rangs de cinsault et de syrah, vous y verrez peut-être Jean-Christophe Granier aux petits soins du vignoble qui donne ce beau rouge de soif ultra digeste, aux belles notes de cerise. Vin de grand fruit et de plaisir, il faudrait sûrement le carafer mais comme on pique-nique, on prend son temps et il s’ouvrira sans problème.
8,95 euros

Dans la glacière ?
Château Lecusse, Cuvée Spéciale, gaillac 2018
Joli vin au beau fruit frais et croquant, souple en bouche et fait pour un plaisir immédiat.
5,60 euros

Alma Cersius, Gardian, coteaux-de-béziers 2019
Beau fruité, vin souple, gourmand et réussi, à boire sur le fruit. Un modèle dans son genre à un prix parfait.
5,95 euros

Abbotts et Delaunay, A Tire d’Aile, languedoc blanc 2019,
Le blanc parfait de copains, frais, digeste et plaisant.
12,20 euros

BBQ time
Le must-have
Château Saint-Roch, Tradition, lirac 2018  
L’autre propriété de la famille Brunel, côté Lirac. Eve Brunel s’occupe de Château de La Gardine comme de Saint-Roch, avec la même exigence de précision et de rigueur. Avec un assemblage dominé de moitié par le grenache et complété par le mourvèdre et la syrah, c’est un concentré de petits fruits rouges très aromatique et généreux. On pourra aussi le garder quelques années en cave et il donnera encore plus de plaisir si on le sert un peu frais.
13 euros

Deuxième service ?
Cave de Roquebrun, Reflets de Schistes, saint-chinian 2017
Beaucoup de fruits, matière suave en bouche. Dense et fait pour les grillades. Excellent.
18 euros

Vignerons de Tutiac, Tutiac, bordeaux 2018          
Un bordeaux bien fait et gourmand. Équilibre en bouche et fruit bien mûr. On recommande.
5,50 euros

Château Tour Prignac, médoc 2018
Des arômes puissants de fruits noirs bien mûrs, bonne fraîcheur des tannins. Un style à part.
5 euros

Rosé d’eau douce
Au soleil
Amédée, La Belle de Canet, IGP méditerranée rosé 2019
Ce n’est pas si simple de pouvoir jouer dans le registre des rosés de plein soleil et de farniente. Il lui faut du fruit bien sûr, mais tout se joue sur sa capacité à être désaltérant tout en étant assez fin et digeste. Cet IGP y parvient haut la main avec son nez vif dominé par les agrumes et les touches florales. C’est le groupement de producteurs du Lubéron, réuni sous le nom Amédée, qui réussit cet excellent rosé d’été.
4 euros

Les pieds dans l’eau 
Domaine de Brescou, Fleur d’été, pays d’oc 2019
Beau rosé avec des reflets orangés, franc de goût, au fruit expressif, plaisant et svelte en bouche.
7 euros

Château du Bernat, L’Exception, bordeaux rosé 2019
Une aromatique très subtile pour ce rosé qui ne manque pas de gourmandise.
5 euros

Domaine Terra Vecchia, IGP île-de-beauté rosé 2019
Rosé souple à boire sans retenue (mais avec modération) sur son fruité gourmand. Tout ce dont on a envie l’été.
4,40 euros

Les crus bourgeois, épisode 3

Soyons clairs. La dégustation des crus bourgeois procure une grande satisfaction. Parce qu’elle réunit à la même table toutes les appellations du médoc, elle nous apprend que le Médoc change mais ne se renie pas, pour notre plus grand plaisir et celui des amateurs.

Bordeaux nouveau
Avant de rendre compte de l’intégralité de cette dégustation, j’ai choisi quarante crus qui ont semblé se démarquer de l’ensemble et qui montrent la voie d’un bordeaux nouveau, charmeur et séducteur sans rien renier de sa structure, de sa puissance tannique, de son intensité colorante et de ses aptitudes à la garde.

Les fondamentaux du médoc
Les crus que j’ai préférés proposent aujourd’hui des vins typiquement médocains au fruit parfaitement mûr, emmené par des touchers de bouche magnifiques et crémeux, amples et suaves. Beaucoup réjouissent par des finales toniques, aériennes et par une gestion du bois remarquable et intelligente.

Certains continuent de faire des vins qui ne plairont peut-être pas au goût des nouveaux consommateurs mais qui, avec le temps, développeront leur charme.
D’autres, assez rares, continuent d’extraire de manière excessive des matières pourtant excellentes jusqu’à fatiguer les vins, les rendre durs voire indigestes. Il faudra les revoir en bouteille.

Malgré ses désaccords, malgré ses différences, la grande famille des bourgeois réunit des propriétés qui ont le même objectif pour leurs vins : donner du plaisir à qui les dégustera demain. Après tout, c’est l’essentiel.

L’exercice de Louis-Victor
Sur l’ensemble des propriétés du classement établi au début de l’année, 180 avaient joué le jeu. Deux jours durant, ils ont été dégustés à l’aveugle et par appellation. Ces crus ont parfois été dégustés par d’autres experts Bettane+Desseauve et pour cette raison, vous trouverez un commentaire parfois différent sur l’appli Le Grand Tasting. Ceux-là ont été dégustés par Louis-Victor Charvet.

Crus bourgeois, mes préférés
Château Bellegrave du Poujeau, haut-médoc
Dans un registre accessible, fruité immédiat, excellente construction pour ce vin qui prend de l’ampleur en milieu de bouche. Tannins polis et sans dureté. Bien fait.

Château Bernadotte, haut-médoc
Joli crémeux, bon corps, de la tonicité dans le fruit. On remarque l’excellent maintien tannique du vin et son aptitude certaine à une belle garde. Notes réglissées en finale.

Château Le Crock, saint-estèphe
Peut-être le plus noble de saint-estèphe lors de cette dégustation et le plus apte à une très grande garde. Balance aujourd’hui entre les petits fruits rouges, la rose et le cèdre. Superbe.

Château Doyac, haut-médoc
Fruit large fruit en bouche, dense, puissant et intense. Très conforme à ce qu’on peut attendre d’un haut-médoc avec ce toucher de bouche soyeux et civilisé.

Château Laffitte-Carcasset, saint-estèphe
Dimension saline qui vient dès le milieu de bouche donner une énergie et un supplément de longueur à un fruit ample et charnu. Grand potentiel.

Château Lamothe-Bergeron, haut-médoc
Remarquable travail d’extraction pour des tannins fins et délicats. Beaucoup d’amplitude et de la longueur, c’est très gourmand.

Château Larose-Trintaudon, haut-médoc
Excellent fruit lumineux et étiré, des jolies notes d’épices viennent donner du relief, tannins solides. Assez classique et irréprochable.

Château Les Anguilleys, médoc
Légèrement sur le cèdre, avec des notes de fruits noirs et ce léger retour mentholé et réglissé dans la finale. Nez classique mais sans austérité en bouche. Beau médoc de garde.

Château Malescasse, haut-médoc
Remarquablement élégant par son joli nez expressif et floral. Attaque crémeuse en bouche, bon soyeux de tannins. Il charme par ses notes poivrées dans la finale. Joli vin.

Château de Malleret, haut-médoc
Beau nez de cèdre avec de fines notes de havane, assez distingué er sérieux au nez. On prend beaucoup de plaisir en bouche avec sa matière juteuse et sanguine et son tannin énergique.

Château du Moulin Rouge, haut-médoc
D’intenses notes de fruits rouges acidulés, bien tenu en bouche par des tannins fins et serrés d’excellente facture. Il évoluera très bien.

Château Ramafort, médoc
Bien structuré, de la finesse dans le tannin, bien fait. Typiquement médocain et qui évoluera vers un registre plus floral.

Château Reverdi, listrac-médoc
Se démarque par beaucoup d’énergie et de dynamisme dès l’attaque sur les petits fruits rouges jusqu’à la finale salivante. Ce petit supplément de vitalité le rend très digeste.

Château La Tour de Mons, médoc
Epices, réglisse, poivre, il faut féliciter le vigneron pour son travail d’extraction qui permet de garder un tannin dense, serré et une grande expression du fruit. Belle réussite.

Château Tour de Pez, saint-estèphe
Assez noble avec son parfum séveux et ses arômes fins de petits fruits rouges, Beau tannin dense et civilisé. Un vine avec une belle harmonie.

Château La Valière, médoc
Grand corps, grand volume en bouche bien redressé d’abord par une attaque nette et un toucher de bouche tonique puis par une finale racée. Beaucoup de plaisir.

Un beaune vibrant et délicat

Un domaine proche de la cinquième étoile…
Le domaine Faiveley dispose de 120 hectares dont 70 en côte chalonnaise, et de l’un des plus beaux chais de la Bourgogne, à Nuits-Saint-Georges.
Ses récents agrandissements, comme le fermage du domaine Zibetti et la reprise des domaines Dupont-Tisserandot et Billaud-Simon, font plus que jamais de Faiveley un ambassadeur incontournable des grands vins de Bourgogne dans le monde.
Et l’on se réjouit que cela ne soit pas au détriment de l’exigence de qualité et de style, à tous les niveaux d’appellation et de prix. La réflexion sur le travail à la vigne porte ses fruits, les vins de la maison jouent sur la droiture et la précision de l’expression de chaque cuvée, en blanc comme en rouge. La gamme 2018 que nous avons dégustée nous a épatés par des rouges d’une finesse de tannin éblouissante. La cinquième étoile dans notre Guide des vins est proche.

Le paradoxe beaunois
On ne comprend pas bien pourquoi l’appellation beaune souffre d’un certain désamour comparée à ses voisins immédiats comme Pommard ou Aloxe-Corton. Elle porte pourtant le nom d’une jolie ville pleine de charme qui fait vibrer le gotha œnophile du monde entier chaque troisième week-end de novembre pendant la vente des vins des Hospices de Beaune. L’amateur profitera de ce paradoxe, les premiers crus de Beaune ne suivent qu’avec retard la flambée continue des prix bourguignons et sont vendus en moyenne trois à cinq fois moins cher que les grands crus !

Le vin
Domaine Faiveley, beaune 1er cru Clos de l’Ecu, rouge 2018
Un premier nez splendide pour ce beaune très typé de son appellation, terrien et vibrant de fruit, tendu et long, délicatement floral et aromatique. On aime sa finale montante sur les fleurs épicées : une grande réussite.

La note
17/20

Le prix
Env. 50 euros

Les coordonnées
03 80 61 04 55// [email protected]

Il y a la France et qui pourrait s’en passer

Sur le noble front du monde en marche, le tableau est un peu noirci. La conjoncture, dit-on. Dieu merci, il nous reste un très beau marché national. Il est temps de s’en souvenir.

Dans les allées de Vinexpo, ce salon professionnel désormais parisien, avant la grande dépression. Le président d’une belle maison de Champagne me souffle à l’oreille que l’ambiance est morose. En cause une conjonction de soucis qu’on appelle la conjoncture. Par exemple, dans la phrase : « La conjoncture est mauvaise ». Les menées de la justice américaine, commencées en 2004, ont abouti à une augmentation des droits de douane US de 25 % ad valorem, c’est moins sûr aujourd’hui dit-on, un peu plus de confusion. Le Brexit plonge dans le noir la vision des exportateurs français. La situation politique à Hong Kong rend difficile les projections des mêmes sur cette plaque tournante du commerce mondial du vin. L’épidémie du coronavirus partie de Chine continentale complique encore l’affaire. Oui, il y a de quoi couiner. D’autant que certains chiffres indiquent une baisse déjà nette des exportations. Tentons de ré-éclairer la scène en bougeant un peu l’abat-jour.

Lire la suite ici sur le blog bonvivant

Whiskies japonais, la vente à ne pas manquer

Les amateurs de whiskies japonais ont rendez-vous le vendredi 24 juillet 2020 pour une vente aux enchères de flacons plutôt exceptionnels.

Le talent des maîtres assembleurs japonais n’est plus à prouver et les amateurs de whisky sont souvent des fans inconditionnels du savoir-faire nippon.

La Maison de ventes aux enchères Osenat et Laïs, société d’expertise en vins et spiritueux engagée dans la lutte contre les fraudes et contrefaçons, organisent la vente d’une très belle collection privée de whiskies single malt japonais, constituée de trente-deux flacons parmi les plus recherchés du marché : collection Whisky Live (10 ans), Collection Nlkka Single Malt « Yoichi » , Single Malt «  Miyagikyo », Single Cask – Collection Karuizawa – Collection Ichiro Malt. « Quasiment tous ces flacons sont sortis en édition limitée et sont des raretés sur le marché européen », explique Louise Adélaïde Sainderichin, directrice de Laïs Wine & Spirit Expertise. Les prix de certains lots démarrent à quelques centaines d’euros, d’autres à quelques milliers. Avis aux collectionneurs…

Infos sur la vente de ces bouteilles d’exception :
https://www.osenat.com/catalogue/106086?

Contact :
Cédric Laborde
[email protected]

Consultante :
Louise Adélaïde Sainderichin
[email protected]

Bordeaux-Provence, rachat du Château La Mascaronne

Michel Reybier et sa famille, propriétaires du Château Cos d’Estournel, Second Cru Classé en 1855 à saint-estèphe, du Domaine Impérial de Hétszölö en Hongrie et de la Maison Jeeper en Champagne, viennent d’acquérir le Château La Mascaronne, dans le Var. Dominant le village médiéval du Luc-en-Provence, cette propriété de cent hectares dont soixante hectares de vignes en appellation côtes-de-provence est certifiée en agriculture biologique depuis 2016. « J’ai été conquis par la qualité des vins et le potentiel du terroir de La Mascaronne qui bénéficie aujourd’hui du remarquable travail de restauration mené dans le vignoble par Tom Bove depuis 20 ans. Séduit par ce site hors du commun qui incarne l’âme et le charme de la Provence, je continuerai à mettre en valeur ce terroir dans une quête d’excellence commune à l’ensemble de mes domaines viticoles. », explique Michel Reybier.