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Nicolas Feuillatte part en tournée

Le travail des 4 500 vignerons qui sont à l’origine des champagnes Nicolas Feuillatte (issus de plus de 2 100 hectares de vignes, parmi lesquels 13 des 17 grands crus champenois et 33 des 44 premiers crus) va accompagner les quelques 1 200 spectacles proposés par le Cirque du Soleil entre le 1er septembre 2018 et le 31 décembre 2020. La marque de champagne née en 1976, et devenue depuis la première en France et la troisième au monde, vient en effet de signer avec la célèbre compagnie qui a réinventé les arts du cirque un contrat pluri-annuel faisant de Champagne Nicolas Feuillatte le fournisseur officiel de sa tournée nord-américaine, qui comprend plus de quarante villes aux Etats-Unis (dont Chicago, Los Angeles, New York, San Francisco, Miami et Washington D.C) et une vingtaine au Canada (dont Vancouver, Toronto, Ottawa, Québec et Montréal).

Enthousiaste, Christophe Juarez, le directeur général de Champagne Nicolas Feuillatte, estime que « lier la marque au Cirque du Soleil et à sa troupe d’artistes modernes reconnus dans le monde entier représente l’union parfaite des deux univers enchanteurs et magiques. » Un avis évidemment partagé du côté du Cirque du Soleil, Richard Davies, qui préside à ce genre de partenariat au niveau mondial, précisant que la compagnie a hâte d’offrir à tous des expériences mémorables : « Célébrer le moment présent, apporter de la joie et de l’émerveillement, mais aussi passion et expertise, voilà qui résume naturellement notre choix d’avoir Champagne Nicolas Feuillatte comme fournisseur officiel. » Quatre spectacles sont concernées (VOLTA™, LUZIA™, Amaluna™ and Alegría™) et chaque représentation sera assortie d’un lounge avec bar à champagne, carré VIP et dégustation en réalité virtuelle.

« La prouesse artistique de Cirque du Soleil et le savoir-faire unique dans l’élaboration de nos vins sont autant d’éléments fédérateurs. Nous parions sur le luxe émotionnel, sur cette terre d’enchantement qu’est la Champagne. Accompagner le spectacle vivant correspond tout à fait à nos convictions »


Christophe Juarez,
directeur général
de Champagne Nicolas Feuillatte

Le septième millésime, c’est demain

Avec pour cadre les murs des douves de l’ancestrale cité inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco et pour programme une série de concerts à ciel ouvert que l’on découvrira dans le détail ici, la septième édition du Saint-Emilion Jazz Festival déploiera sur trois jours à partir de vendredi « toutes les couleurs du jazz » et toutes les expressions de son vignoble (saint-émilion, saint-émilion grand cru, lussac-saint-émilion, puisseguin-saint-émilion).

Outre la scène principale, le festival accueille comme chaque année une scène gratuite dans l’écrin de verdure du parc Guadet (une douzaine de concerts sont au programme), à nouveau assortie d’un bar à vins éphémère où les viticulteurs proposeront à la dégustation une sélection de 21 vins. Tout autour, un marché gourmand proposera une sélection de produits locaux.

La dégustation musicale de cette édition 2018 se tiendra dans l’enceinte du château Soutard, grand cru classé de Saint-Emilion, et les places sont évidemment limitées (la billetterie est ). Enfin, place au 7e art à la salle des Dominicains qui proposera vendredi, samedi et dimanche soir des projections de documentaires sur des compositeurs de musique de films et des cinés-concerts. Billet Douves : 45 euros en zone A et 38 euros en zone B ; Pass Douves (3 jours) : 110 euros ; Dégustation musicale  : 75 euros.

Léoville Las Cases de 1975 à 2014

Tous les observateurs s’accordent à considérer le grand vin de Léoville du marquis de Las Cases comme le plus proche en qualité des premiers crus classés du Médoc. Il doit ce statut particulier à la décision prise dès la fin des années 1970 par son administrateur, Michel Delon, de le produire uniquement à partir du vignoble du Grand enclos, voisin immédiat de Château Latour. Cet enclos de 45 hectares bénéficie naturellement du microclimat privilégié du secteur proche de la Gironde, avec une complexité de terroir étonnante sur une surface si limitée, qui contribue au caractère très particulier du vin, qu’on ne peut reproduire sur les extérieurs de l’enclos. Ces 50 hectares d’extérieurs font intégralement partie du cadastre du domaine de Léoville et produisent le remarquable saint-julien Clos du Marquis, qui n’a pas le cachet incomparable du grand vin. Sur l’enclos règne le cabernet-sauvignon, harmonisé par environ 10 % de cabernet franc et un peu moins de 10 % de merlot, qui atteint là une maturité phénolique optimale rendue encore plus régulière par une viticulture d’élite. Mais il faut toujours vérifier l’actualité des légendes et c’est avec un plaisir immense que nous avons pu organiser, avec la complicité amicale de Jean-Hubert Delon, administrateur et propriétaire actuel du cru, une dégustation verticale des quatre dernières décennies. Pour juger de chaque millésime avec une totale liberté d’approche, nous avons convaincu l’administrateur, son maître de chai Bruno Rolland et son directeur Pierre Graffeuille, de diviser cette verticale en quatre parties, chacune correspondant à une décennie, et de déguster les millésimes de chaque décennie à l’aveugle, dans un désordre chronologique. Le résultat fut à la hauteur de ce que j’imaginais, à savoir l’importance excessive qu’on accorde au caractère réel ou supposé de l’année, au détriment de la constance d’expression d’un vrai grand cru, au travers de tous les cas de figure climatiques. On ne pouvait pas se tromper sur la transparence de l’expression du terroir, mais nous nous sommes tous trompé plus souvent qu’à notre tour dans la devinette de l’année. Et nous avons réappris à évaluer ces millésimes selon nos goûts respectifs en nous amusant de l’idiotie du commerce ou des experts qui continuent à hiérarchiser leur réputation et leur prix, malgré les évidences de la dégustation. Sans parler de la part d’imprévisibilité apportée par les bouchons, qui fait que chaque bouteille est un individu différent après quelques années de vieillissement. On relativisera donc ce qui suit, en admirant davantage la régularité remarquable de caractère et de qualité de ce cru magnifique que la recherche, forcément personnelle et individuelle, du millésime qui met le plus en valeur sa noblesse. Pour la commodité de lecture, je replace les millésimes du plus jeune au plus vieux.

 

Retrouvez les commentaires et notes des 29 vins dégustés dans EN MAGNUM N°12, pp 120-121, en kiosque

Jayer, millésimes 1982 et 1985

Les mythiques étiquettes du domaine Henri Jayer ont encore enflammé une vente aux enchères qui s’est tenue samedi dernier, en salle et en ligne. Organisée par la maison de ventes Besch Cannes Auction avec le concours de l’expert Pascal Kuzniewski, celle-ci présentait sous les lots 250 à 260 la série de bouteilles en image ci-dessus, issue des millésimes 1982 et 1985. Elles ont été adjugées 117 150 euros. A l’intention de l’amateur, précisons qu’une nouvelle session consacrée de grands vins et alcools sera organisée à la mi-août par la même maison, avec le même expert. Actuellement en préparation, le catalogue sera visible ici.

Pop-up vigneron au cœur de Nîmes

L’appellation costières-de-nîmes attend les amateurs tous les jeudis soirs de l’été (jusqu’au 30 août) autour d’un bar éphémère installé au cœur de la ville, au pied de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor. Là, de 19 heures à 22 h 30, les vignerons de cette appellation proposent une dégustation de deux de leurs vins (tarif : 5 euros, avec un verre collector) accompagnés de produits du terroir, petits pâtés de Nîmes, beignets d’oignons doux des Cévennes, pélardon, charcuteries, etc. Tous les détails sont

Cuvée du cœur, un lirac rouge et bio

« Le vin c’est comme un concert : Le terroir est la partition, la vigne est l’instrument et le vigneron est le musicien. » C’est sur la base de cette phrase de Lydia Bourguignon et après dix années de culture raisonnée que l’équipe du domaine Lafond s’est engagée dans le bio, forte de la conviction que l’avenir du métier de vigneron réside dans la préservation de ses terroirs. Au-delà de cette nouvelle façon d’envisager la viticulture (le domaine a été certifié en 2012), la propriété a déployé sa philosophie un pas plus loin en s’engageant auprès de l’association européenne contre les leucodystrophies (ELA). Sur la base de son millésime 2016, cette récolte de fonds se fera via une “Cuvée du cœur” issue d’un concours d’assemblage entre trois équipes composées chacune d’une personnalité, d’un sommelier et d’un chef.

A partir d’échantillons issus de la vendange des parcelles les plus représentatives des différents terroirs du domaine Lafond, Manu Amoros, Alain Boghossian, Remy Martin, Gilles Ozello (Oustau de Baumaniere), Jack Rouget (Paul Bocuse), Cyrille Raymond (La Mirande), Julien Allano (Le clair de la plume), Davy Tissot (Restaurant Saisons) et Arnaud Faye (La Chèvre d’Or) ont élaboré trois cuvées qui ont été soumises à l’appréciation d’un jury de dégustateurs composé d’une quarantaine de personnes (journalistes, partenaires du domaine, équipe technique, etc.). Choisi pour son adéquation avec les caractéristiques de l’AOC lirac et le style du domaine, le vin gagnant sera proposé à la boutique du domaine et chez certains cavistes et le produit de sa vente, intégralement versé à l’association ELA.

Wine & Transat, dixième session

Pour la dixième année consécutive, l’AOC crozes-hermitage a pris ses quartiers d’été à Lyon, sur la péniche La Plateforme (amarrée entre les ponts Wilson et lafayette, sur la rive gauche du Rhône), afin d’y proposer des soirées dégustation hebdomadaires, de 18 h à une heure du matin. Demain, mais aussi le 25 juillet et le 1er août, cette session anniversaire déclinera « une cuisine de copains », toujours orchestrée par Xavier Guillien et Julien Chazot (L’Encart), autour d’une carte des vins composée d’une trentaine de crozes-hermitage, rouge et blancs (qui représentent 8 % de la production de l’AOC), au verre ou à la bouteille. Ce wine-bar éphémère consacré à l’appellation accueille aussi à l’intention des grands amateurs « une œnothèque exclusive avec vins en magnum et vieux millésimes », ainsi que des cours d’œnologie et des ateliers (sur réservation) dont on découvrira le détail en cliquant .

Un siècle et une étoile

C’est, entre autres, avec un nouveau monogramme qui voit revenir l’étoile qui figurait sur ses premières étiquettes, manière de « rendre hommage aux générations précédentes qui ont su créer, faire grandir et pérenniser cette exploitation familiale », que la maison Cattier célèbre cette année son siècle d’existence. Si la marque est née au sortir de la Première guerre mondiale, sur la base d’une vendange 1916 que Jean Cattier père décida de vinifier lui-même faute de trouver acquéreur pour ses raisins en ces temps chaotiques, la famille est présente depuis 1625 sur ses terres de Chigny-les-Roses, au cœur de la montagne de Reims. Dirigée depuis 2011 par la treizième génération Cattier, représentée par Alexandre et ses cousines Agathe et Marie, la maison a choisi de célébrer son centenaire en proposant aux amateurs deux cuvées issues de sa parcelle emblématique, le clos du Moulin.

Acquis en 1951 par Jean Cattier fils, qui allait dans les années suivantes faire de Champagne Cattier « le plus important récoltant manipulant de la Champagne et le premier à franchir en 1967 le cap symbolique de plus de 100 000 bouteilles commercialisées dans l’année » (pour la petite histoire dans la grande, rappelons que Nelly Cattier inventa à la même époque, sur la base d’un personnage de roman, une marque qui fait beaucoup parler d’elle depuis 2006 du fait de l’immense succès de ses champagnes, Armand de Brignac), ces 2,20 hectares sont vinifiés séparément depuis l’origine et la cuvée est commercialisée après un vieillissement en caves de huit ans. Ce clos historique et l’ensemble des 33 hectares de vignoble de Champagne Cattier, principalement situés sur les terroirs classés premier cru de la montagne de Reims, sont certifiés Haute valeur environnementale (HVE niveau 3) et « viticulture durable en Champagne ».

Différents millésimes composent les cuvées du centenaire de Champagne Cattier, assemblages de 50 % de chardonnay et 50 % de pinot noir jusqu’alors conservés en cave au stade « dégorgé » : 1999, 1998 et 1996 pour le clos-du-moulin “1918-2018” proposé en bouteille ; 2002, 2000 et 1999 pour le magnum.

La Wine & Spirit Academy a un nouveau directeur

Photo : Leif Carlsson

Ecole de management déployée sur quatre campus en France (Paris, Marseille, Toulon et Bordeaux) et trois à l’international (Shangaï, Suzhou et Dakar), la Kedge Business School * propose à Bordeaux une Wine & Spirits Academy, ensemble de programmes spécialisés dans le management des vins et spiritueux et d’activités dédiées aux professionnels et aux entreprises de la filière vin, dont la direction vient d’être confiée à Jérémy Cukierman (photo). Il succède à ce poste à Jacques-Olivier Pesme, qui quitte le groupe Kedge dans le cadre de la fin d’une convention qui prévoyait la mise à disposition du personnel de la CCI de Bordeaux auprès de l’association Kedge jusqu’au 30 juin 2018. En remerciant Jacques-Olivier Pesme pour le travail accompli, grâce auquel l’école « a acquis une notoriété et une reconnaissance incomparables dans le secteur des vins et spiritueux », le directeur général de la Kedge Business School, José Milano, a précisé que la mission du nouveau directeur de la Wine & Spirit Academy sera d’intensifier le développement de ses activités : « Pour enrichir notre offre proposée à nos étudiants et aux entreprises, c’est un atout incontestable (…) de pouvoir compter un Master of Wine aux côtés de nos enseignants-chercheurs. »

« Master of Wine depuis 2017, Jérémy Cukierman travaille depuis près de quinze ans avec plus de 200 vignerons de France et d’ailleurs. Il a démarré sa carrière dans le monde du vin en tant que marchand de vin, avec des boutiques à Paris, et une agence événementielle. Consultant auprès de clients privés et d’entreprises de la filière viticole, il écrit pour le magazine français Vigneron et le magazine italien Civiltà del Bere. Il travaille actuellement sur un livre consacré à des vignerons cultes du monde entier », précise l’école. Rappelons que le très sélectif examen menant au titre de Master of Wine n’a distingué que 370 personnes dans le monde et que Jeremy Cukierman est l’un des six Master of Wine français. Estimant que la Kedge Business School a déjà prouvé sa légitimité et sa compétence en matière de formations sur le vin et les spiritueux, ce dernier entend notamment s’appuyer sur la qualité des équipes et des chercheurs, sur le réseau de l’école dans la filière viticole, sur les formations existantes et sur une offre bientôt élargie, pour faire du département vins et spiritueux de Kedge « une référence incontournable pour tout étudiant français ou étranger. »



* La communauté Kedge se compose de 12 600 étudiants (dont 25 % d’étudiants étrangers), 183 professeurs permanents (dont 44 % d’internationaux), 275 partenaires académiques internationaux et 60 150 diplômés à travers le monde.

Mes magnums (70), un châteauneuf caché derrière un côtes-du-rhône

Clos du Caillou, La Réserve, côtes-du-rhône 2015

Pourquoi lui
C’est Sylvie Vacheron, l’épouse de Jean-Laurent, très fameux vigneron à Sancerre, qui mène le domaine à Courthézon. Pour d’obscures raisons anciennes et administratives, l’essentiel des vignes du domaine est classé en côtes-du-rhône et pas en châteauneuf-du-pape. En revanche, les terroirs donnent ici des grands vins de Châteauneuf.

On l’aime parce que
Un très beau caractère, ce vin. Grenache dominant et mourvèdre, c’est ici et nulle part ailleurs. Ce vin a ses papiers d’identité sur lui.

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