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Mes magnums (67), un châteauneuf blanc et fier de l’être

Ogier, Clos de l’Oratoire des Papes, châteauneuf-du-pape 2016

Pourquoi lui
Le châteauneuf-du-pape blanc admet un éventail de six cépages (dont l’un a pratiquement disparu), ce qui donne à chacun la chance d’avoir une personnalité distincte. C’est le cas de ce clos-de-l’oratoire-des-papes.

On l’aime parce que
C’est un vin qui désaltère et qui ouvre l’appétit. C’est ça l’histoire, non ? L’étiquette historique est une beauté des années 1920, il n’en reste presque plus des comme ça. C’est une propriété en pleine forme. Voilà trois bonnes raisons.

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Le liège et la Chine

A l’issue de la première édition asiatique du concours mondial de Bruxelles, qui a réuni en mai dernier à Pékin un jury de 330 experts, les professionnels du liège ont indiqué que 95 % des 9 180 vins en compétition (représentant 48 pays) présentaient ce type de bouchage. Plébiscité par les professionnels du vin, le bouchon de liège a aussi la préférence du public, qui le juge déterminant dans l’évaluation de la valeur d’un vin. En France, 87 % des personnes interrogées l’année dernière par l’institut de sondage Opinion Way dans le cadre de la campagne lancée par les professionnels du liège ont associé ce bouchon à « un vin de qualité supérieure », chiffre porté à 93 % chez les amateurs de vin.

On retrouve ce même chiffre chez les consommateurs américains (Tragon Corporation, Wine Closures Research Update, 2013) et en Chine, ce sont 84 % des consommateurs qui disent préférer acheter un vin bouché au liège (GR Market Research, 2014), synonyme de qualité. Rien d’étonnant selon Carlos de Jesus, directeur de la campagne InterCork III organisée par la profession, qui précise que si plus de 70% des vins produits dans le monde chaque année sont scellés avec ces bouchons 100 % naturels, la domination du liège dans la catégorie des vins premium est encore plus significative. En Chine, les vins haut de gamme sont très recherchés et « les producteurs y proposent leurs meilleurs vins. » Dans la tête des amateurs, liège et vins fins vont donc de pair.

Marqué par l’augmentation d’année en année du nombre de vins chinois participants, le concours mondial de Bruxelles l’est également par la montée en puissance des vins bio. Ils représentaient cette année 12 % du total des vins en compétition, la plupart des échantillons provenant de France, d’Italie, d’Espagne et de Chine. Ainsi, plus d’un tiers des participations chinoises à cette édition 2018 du concours concernait des vins biologiques ou biodynamiques. Ce que Baudouin Havaux, président du concours mondial de Bruxelles, explique par la perception que les consommateurs chinois ont du vin bio, lui aussi envisagé comme étant de qualité supérieure, ce qui encourage les vignerons dans cette voie.

Le bordeaux, sujet d’études

Comment faire de l’appellation bordeaux, en rouge, en blanc ou en rosé, le choix préféré des amateurs français ? C’était tout l’enjeu du concours Bordeaux Vin Attitude organisé par le syndicat des AOC bordeaux et bordeaux-supérieur (en lieu et place de celui consacré aux bordeaux rosés, qui a connu six éditions), auquel douze écoles ont participé, via le travail de plus de deux cents de leurs étudiants. Chacun d’entre eux a du « imaginer et développer des innovations » appropriées à la catégorie dans laquelle il concourait (marketing-communication ; communication digitale ; design-packaging et sommellerie). Les projets des douze finalistes, que l’on pourra découvrir ici, ont été soumis au vote du public et le palmarès a été annoncé à l’occasion de Bordeaux fête le vin.

Chablis jazzy, c’est vendredi

Après le jazz New-Orleans et les claquettes qui ont résonné sur ses murs l’an passé, l’obédiencerie de Chablis, qui abrite les caves d’élevage du domaine Laroche, vibrera vendredi soir au rythme du jazz cubain traditionnel proposé par le groupe Sabor a Son (20 euros la place, 15 euros en tarif réduit, gratuit pour les moins de 12 ans).

Cinquième édition de cet événement proposé chaque année par la maison Laroche dans le cadre de son patrimoine, « héritier de plus de 1000 ans d’histoire », le concert-dégustation La Nuit de l’Obédiencerie est accessible sur réservation auprès de la boutique du domaine (03 86 42 89 28 et [email protected]).

Quand Lalique rencontre Sauternes

©deepix

Après les deux adresses alsaciennes successivement inaugurées à à Wingen-sur-Moder en 2015 et 2016, Villa René Lalique***** (Relais & Châteaux) et Château Hochberg by Lalique, un troisième hôtel estampillé Lalique ouvre ses portes demain au château Lafaurie-Peyraguey, avec les mêmes intentions (nous vous avions déjà parlé ici de ce projet porté par David Bolzan, le directeur général des Vignobles Silvio Denz). Propriétaire de ce premier grand cru classé de Sauternes qui célèbre ses 400 ans cette année et par ailleurs président-directeur général de la maison Lalique, fleuron de la cristallerie française dont il fut d’abord le premier des collectionneurs avant de s’en porter acquéreur, Silvio Denz a souhaité réunir quatre univers : le vin, le cristal, la gastronomie, l’hospitalité. Dans un cadre remodelé par l’architecte Mario Botta et décoré par les designers en charge de la création des meubles et accessoires Lalique Maison, Lady Tina Green et Pietro Mingarelli, un spa devrait même voir le jour, en 2020. Pour le moment, outre la table menée par Jérôme Schilling, jusqu’alors chef exécutif de la Villa René Lalique, et une carte des vins déroulant 2 500 références, l’amateur en visite au château trouvera là pour l’accueillir trois suites et dix chambres. Une première à Sauternes.

« Je suis très heureux de l’ouverture de cet Hôtel & Restaurant Lalique, dans le plus grand terroir des crus classés. Je souhaite faire vivre à nos hôtes une expérience inédite, partager un patrimoine unique et créer l’émotion, celle que génère un premier cru classé »

Silvio Denz

Un dîner en vignes

Gastronomie, musique et vins se sont donné rendez-vous pour une première édition très réussie d’un dîner en vignes qui s’est tenu vendredi dernier, sous l’égide de l’association des climats de la côte chalonnaise, dans le parc du château de Chamirey à Mercurey, en Bourgogne. A l’initiative d’Aurelio Peresson (La Cave des Peress), les dix domaines viticoles constituant l’association ont pu, l’espace d’une soirée, ouvrir leurs magnums sur les mets cuisinés par les chefs Philippe Queneau (L’Epicurien des Vignes à Buxy) et Jérôme Brochot, étoilé Michelin à Montceau-les-Mines.

D’humeur jazzy, l’ambiance pique-nique chic était rythmée par les musiciens des Sourdines à l’huile, partenaires du festival Jazz à Couches. Créée pour rappeler que les climats de Bourgogne ne s’arrêtent pas au périmètre défini par l’Unesco, soit la seule Côte-d’Or, mais se prolongent dans sa partie sud, où les appellations bouzeron, rully, mercurey, givry et montagny livrent des vins de charme et de caractère sous l’impulsion de vignerons dynamiques et passionnés, l’association des climats de la côte chalonnaise devrait réitérer cet événement l’an prochain, sans doute dans un autre domaine.

Marie-Antoinette de Szczypiorski

Henri Jayer, la légende continue

Lors de la vente Henri Jayer, The Heritage, le lot 160 a réalisé le plus beau résultat. ©BagueraWines

Dimanche dernier en Suisse, une vente aux enchères des derniers flacons en provenance directe du domaine Henri Jayer a encore permis à ces bourgognes, coutumiers du fait, d’atteindre des montants historiques. Exceptionnelle vacation dont on pourra découvrir le catalogue ici, Henri Jayer, The Heritage – The ultimate sale from the private cellar of Domaine Henri Jayer comprenait 855 bouteilles et 209 magnums et a réalisé un total de 34,5 millions de francs suisses (soit près de 30 millions d’euros). Le lot qui a connu la plus belle enchère est une verticale de quinze magnums de cros-parantoux dans des millésimes allant de 1978 à 2001, adjugée 1,164 million de francs suisses (environ 1 million d’euros).

L’immense engouement de la centaine d’enchérisseurs, présents sur place, au téléphone et sur internet, permet par ailleurs la jeune maison de vente genevoise Baghera Wines, fondée en 2015, de signer un succès d’anthologie. Michael Ganne (photo), son directeur exécutif, précise que « les dernières bouteilles de la cave d’Henri Jayer ont définitivement consacré ses vins à la postérité » et que l’équipe est très heureuse que cette vente ait pu mettre en valeur « le génie du vigneron et le mythe. » Faut-il le préciser, la salle de vente installée ce dimanche après-midi au domaine de Châteauvieux (Satigny, Genève) était comble. Au-delà des chiffres et des « ardentes batailles d’enchères », encore un hommage au maître, douze ans après sa mort, de la part des « amoureux de grands crus bourguignons. »

La distillerie vient au bar

La journée d’échanges “Bouilleurs & Bartenders” autour du bon usage du cognac en cocktails est un nouvel événement proposé à l’international par la maison de cognac et liqueurs Merlet qui a été inauguré en mai à Amsterdam, au House Bar. Organisé en quatre parties (présentation technique de la production du cognac, masterclass, création de cocktails par les barmen et soirée dégustation), l’événement a permis de récompenser Mounir Hamza (bar The Tailor) pour son cocktail baptisé “Reunion”. La deuxième édition de cet atelier se tiendra lundi prochain à Paris, au bar No Entry (75009). Cette journée, dont le programme complet est à découvrir ici, est uniquement réservée aux professionnels et aux cavistes sur inscription par mail avant vendredi (tous les détails sont ).

Union des grands crus de Sauternes


Jusqu’alors, les châteaux Sigalas-Rabaud, Rayne-Vigneau, Lafaurie-Peraguey, La Tour Blanche, et Rabaud-Promis avaient en commun le fait d’avoir été portés au rang de “premier cru” lors de la classification officielle des vins de Bordeaux établie en 1855. Demain, ils auront en commun un vin. Initiative sans précédent, cette première mondiale consistant à « révéler en une seule bouteille » l’un des grands terroirs de l’AOC sauternes, celui de Bommes, sera réalisée sur la base du millésime 2016 et assez logiquement baptisée “5+”. Assemblage du travail et de la personnalité de cinq crus classés unis par une même volonté de mettre en valeur leur appellation (ce qui a déjà donné lieu à la mise en marché, en février dernier, d’une caisse de leurs cinq étiquettes dans le millésime 2009), cette production extrêmement limitée sera disponible à l’automne prochain via une distribution par la place de Bordeaux.
Nicolas de Rouyn

La Champagne à l’heure des réconciliations

La troisième édition du “Séjour des Réconciliations” s’est ouverte lundi en Champagne avec un dîner caritatif placé sous le parrainage de Pierre Arditi. L’intégralité des dons collectés lors de cette soirée, au cours de laquelle plusieurs projets de sauvegarde du patrimoine viticole menés par des vignerons, maisons et professionnels du champagne ont été récompensés, ira à la fondation Abbé Pierre.

Aujourd’hui, place à un autre temps fort à Epernay avec une conférence donnée par le médecin, alpiniste et explorateur Jean-Louis Etienne sur le thème de la réconciliation de l’homme avec la nature : « Au programme : renouer avec l’écosystème Terre, comprendre les grands enjeux et échanger sur les solutions individuelles et collectives visant à respecter les grands équilibres de la planète. »

Samedi, sept pique-nique et lâchers de lanternes auront lieu à Bouzy, Château-Thierry, Châtillon-sur-Marne, Colombé-le-Sec, Dizy-Champillon, Reims et Sézanne (programme complet ici). Enfin, conclusion de l’édition 2018 de cette semaine organisée autour des valeurs de l’Unesco par la mission Coteaux, Maisons et Caves de Champagne, la marche des Réconciliations se déploiera dimanche matin au départ de Château-Thierry sur trois parcours de niveaux différents. Tous les détails sont .