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Changement de direction pour Chanson Père & Fils

En mai dernier, Etienne Bizot et Gilles de Courcel, respectivement directeur général de la société Jacques Bollinger et de Chanson Père & Fils, confiaient à Vincent Avenel la direction commerciale de Chanson. Aujourd’hui, ce dernier prend la tête de la maison que Gilles de Courcel a dirigé quatorze ans durant, menant ces 43 hectares en grands et premiers crus de la côte de Beaune aux côtés de Jean-Pierre Confuron et sur la base d’« une approche méticuleuse de la vigne et des vinifications pour mieux exprimer les terroirs de chacun des climats. »

Etienne Bizot a remercié « très chaleureusement » Gilles de Courcel pour sa contribution au développement de ce domaine acquis en 1999 par la société Jacques Bollinger. Souhaitant la bienvenue à Vincent Avenel à la direction général de la maison, il a précisé que la famille Bollinger avait pour projet de poursuivre le développement à l’international initié par Gilles de Courcel et s’est dit « très confiant dans les qualités de Vincent Avenel pour piloter cette croissance et dans celles de Jean-Pierre Confuron pour poursuivre l’approche terroir qu’il a su développer chez Chanson depuis son arrivée. »

Fort d’une expérience de la Bourgogne de plus de quinze ans (chez Bouchard Père & Fils puis Faiveley), Vincent Avenel a déclaré succéder « avec fierté et enthousiasme » à Gilles de Courcel. « En neuf mois j’ai découvert une équipe expérimentée et investie, des moyens techniques d’avant-garde au service d’une qualité et d’un style exceptionnels, un patrimoine foncier et immobilier remarquable et enfin une distribution mondiale bien établie et solide. Ces fondamentaux sont de grands atouts que j’ambitionne d’optimiser afin de porter encore plus haut les couleurs de Chanson. »

Changement de direction pour Chanson Père & Fils

En mai dernier, Etienne Bizot et Gilles de Courcel, respectivement directeur général de la société Jacques Bollinger et de Chanson Père & Fils, confiaient à Vincent Avenel la direction commerciale de Chanson. Aujourd’hui, ce dernier prend la tête de la maison que Gilles de Courcel a dirigé quatorze ans durant, menant ces 43 hectares en grands et premiers crus de la côte de Beaune aux côtés de Jean-Pierre Confuron et sur la base d’« une approche méticuleuse de la vigne et des vinifications pour mieux exprimer les terroirs de chacun des climats. »

Etienne Bizot a remercié « très chaleureusement » Gilles de Courcel pour sa contribution au développement de ce domaine acquis en 1999 par la société Jacques Bollinger. Souhaitant la bienvenue à Vincent Avenel à la direction général de la maison, il a précisé que la famille Bollinger avait pour projet de poursuivre le développement à l’international initié par Gilles de Courcel et s’est dit « très confiant dans les qualités de Vincent Avenel pour piloter cette croissance et dans celles de Jean-Pierre Confuron pour poursuivre l’approche terroir qu’il a su développer chez Chanson depuis son arrivée. »

Fort d’une expérience de la Bourgogne de plus de quinze ans (chez Bouchard Père & Fils puis Faiveley), Vincent Avenel a déclaré succéder « avec fierté et enthousiasme » à Gilles de Courcel. « En neuf mois j’ai découvert une équipe expérimentée et investie, des moyens techniques d’avant-garde au service d’une qualité et d’un style exceptionnels, un patrimoine foncier et immobilier remarquable et enfin une distribution mondiale bien établie et solide. Ces fondamentaux sont de grands atouts que j’ambitionne d’optimiser afin de porter encore plus haut les couleurs de Chanson. »

Tout change chez Bollinger

Voilà que le grand groupe Bollinger rebat les cartes de sa gouvernance. C’est toujours passionnant. Comme souvent, tout commence par le désir d’un président de se retirer. Ce qui fait que, telles des chaises musicales, tout le monde monte d’un cran et libère son fauteuil. Mais là, puisque Jérôme Philipon, président de Champagne Bollinger, rejoint Étienne Bizot, (nouveau président de Société Jacques Bollinger en remplacement du très actif et très discret Jean-Marc Courau, démissionnaire) au poste de directeur général de cette holding familiale, il va falloir trouver un remplaçant à Jérôme Philipon. On se souvient que celui-ci, à son arrivée en 2007, avait passé une longue période en double commande avec son glorieux prédécesseur, Ghislain de Montgolfier. C’est une vertu de cette maison que de donner à ses dirigeants toutes les chances de réussir, ce que Jérôme Philipon n’a pas manqué. Il en sera de même, n’en doutons pas, pour le prochain, encore inconnu (de nous, au moins, mais de Bollinger aussi, j’ai l’impression).

Allo, Jérôme ?
Jean-Marc Courau s’en va et tout change ?
Je crois que vous n’avez jamais rencontré Jean-Marc Courau (en effet, NDLR). Il dirigeait le groupe très activement, mais en toute discrétion. Il n’était pas un homme du vin ou un communiquant, mais il a parfaitement bien mené le groupe. Il a émis le souhait de passer la main et, bien sûr, l’organigramme change. Étienne Bizot le remplace à la présidence et ils m’ont proposé la direction opérationnelle du groupe.

Et c’est plus intéressant pour vous que la présidence des Champagnes Bollinger ?
C’est plus large. Il y a deux maisons de champagne, deux maisons de vins, deux sociétés de distribution importantes. Et me mettre au service du développement de sociétés de premier plan est absolument enthousiasmant. Quand je vois le succès des champagnes Ayala, maison acquise par la famille Bollinger juste avant que j’arrive dans le groupe, c’est encourageant pour envisager une croissance organique. Cela dit, tant que mon remplaçant ne sera pas recruté et prêt, je conserve la présidence des champagnes.

Depuis Ayala, rien ?
Non, pas « rien ». C’est sans doute moins amusant à raconter, mais la famille a consenti des investissements importants dans le nouveau site d’habillage et de conditionnement d’Oger. C’était indispensable pour assurer le succès de la nouvelle bouteille et des grands contenants qui l’accompagnent. La famille a également acquis huit autres hectares de vignes, portant le total « domaine » à 170 hectares. On ne peut pas dire qu’il ne s’est rien passé. Mais pour la politique de développement externe du groupe, je vous recommande de poser les questions à Étienne Bizot.

Ce qui fut fait l’après-midi même au siège de la Société Jacques Bollinger, à quelques mètres des bureaux de Bettane+Desseauve.

Vendredi XIII, Château Ricardelle

LE VIN : Bien inscrite dans l’archétype de la clape avec ce jus séveux et salin. Pour découvrir l’appellation. Visez une viande rouge de grande qualité, savoureuse voire puissante.

LE DOMAINE :
Bruno Pellegrini, originaire d’’Italie, a acquis ce domaine en 1990. Le domaine compte 45 hectares répartis sur deux secteurs donnant chacun des vins différents : les coteaux du massif de la Clape, où sont produits les coteaux-du-languedoc-la-clape, dans les trois couleurs, et la plaine de l’’Aude au pied du massif, d’’où sont issus les igp pays-d’oc. Le vignoble est conduit dans une démarche de culture raisonnée certifiée Terra Vitis. Ce vigneron a été terriblement frappé par la grêle qui a anéanti une récolte. Passez-lui une petite commande, il le mérite.

Les inscriptions au prix plaisir bettane+desseauve 2017, c’est maintenant

Entre 2 et 15 euros
Le prix plaisir est un label de prescription indépendant qui aide les consommateurs dans leur quête du Graal : la bonne bouteille à petit prix. Il concerne les vins de toutes les régions de France (et les vins étrangers) dont le prix de vente est compris entre 2 et 15 euros TTC et moins de 25 euros pour les champagnes.

Un jury de consommateurs
Les membres du jury sont des amateurs capables de donner leur avis sur un vin en quelques mots. Ils sont encadrés par les experts bettane+desseauve.
Ce concours est ouvert à tous : domaines, châteaux, vignerons indépendants, maisons de négoce, caves coopératives, importateurs, marques de distributeurs.

Dégustation à l’aveugle
Les seuls critères de sélection sont le goût du vin et son prix de vente. Toutes les dégustations se font à l’aveugle. Les jurés attribuent trois médailles (or, argent, bronze) dans quatre catégories de prix (moins de 5 euros, de 5 à 10 euros, de 10 à 15 euros et moins de 25 euros pour les champagnes). Entre 25 et 30 % des vins présentés sont médaillés.

Inscription avant le 24 février
La dégustation prix plaisir 2017 a lieu le vendredi 24 mars à Issy-les-Moulineaux. Pour faire partie du jury ou si vous êtes vigneron et que vous désirez présenter vos vins, vous devez impérativement vous inscrire avant le 24 février (inscription en ligne ou par courrier).

Plus d’infos sur https://prixplaisir.bettanedesseauve.com

Contact professionnels : Cécile Cousinet, 01 48 01 98 27, [email protected]


100 000 euros récoltés grâce aux vignerons


La deuxième édition de « 12 de cœur », action de solidarité émanant du monde viticole dont nous avions expliqué le fonctionnement ici, a permis de récolter 100 000 euros grâce à la générosité de 179 vignerons et négociants français et à l’engagement de différents partenaires, les étudiants de l’ESC Dijon et de l’INSEEC Beaune, la société Hillebrand, la fondation Banque populaire et la Banque populaire Bourgogne-Franche-Comté et la plateforme de vente de vins iDealwine. Cette somme sera versée, comme l’année dernière et comme l’an prochain, à l’association Les Restos du Cœur (en 2019, un autre récipiendaire sera choisi pour trois ans). Elle équivaut à 100 000 repas servis.

Fondateur de « 12 de cœur » avec Aubert de Villaine, Jean-Claude Rouzaud, Jean-François Moueix, Jean-Pierre Perrin et Michel Boss et président de l’association, Pierre-Henry Gagey annonce par ailleurs que cette opération qui a fédéré en deux ans 665 vignerons et négociants de toutes les régions prend une autre ampleur : « Notre souhaitons poursuivre notre action au service des plus démunis mais nous manquons de moyens humains pour recruter à la fois de nouveaux donateurs et organiser les ventes de vin à travers la France. Plutôt que de créer une structure dédiée avec des frais de fonctionnement plus importants, nous préférons adapter le projet à l’international. Nous serons alors en mesure de collecter des sommes encore plus ambitieuses, intégralement reversées. »

Domaine Les Bruyères David Reynaud, crozes-hermitage rouge « Georges Reynaud » 2014

LE VIN : Puissants arômes de fruits noirs, de violette et de pêche de vigne. Bouche aux tannins gras, allonge, densité et très savoureux. Dans le peloton de tête des meilleurs crozes par la finesse de ses tanins.

LE DOMAINE : David Reynaud a sorti le domaine familial de la coopérative en 2003 et l’a depuis converti à la biodynamie, avec certification depuis le millésime 2008. Depuis quelques années, ses cuvées nous ont semblé franchir un palier en termes de pureté de fruit, de caresse de tannin et d’élégance, les boisés sont mieux intégrés et respectent la fraîcheur des vins. Voici la preuve qu’une démarche bio, quand elle soigne aussi les vinifications, est irremplaçable pour exprimer le plus original du terroir.

De l’orgueil

Un récent livre intitulé Entre les vignes, paru aux éditions Reverse, permet à quelques vignerons de livrer à l’auteur, Guillaume Laroche, leur état d’âme actuel. La plupart sont Bourguignons, connus ou moins connus, producteurs de vins un peu décalés ou plus traditionnels, tous certainement amoureux de leur métier et de leur produit, mais visiblement inquiets de l’évolution de notre société et de nos goûts, ainsi que des contraintes qu’ils supportent de moins en moins. La lecture de leurs propos, énoncés en toute liberté et habilement recueillis, est parfois terrifiante pour un esprit démocrate. Avant d’en montrer les contradictions et les dangers, il faut comprendre que dans le monde d’aujourd’hui, il devient de plus en plus difficile pour un vigneron idéaliste de produire le vin de ses rêves. Je passe sur les difficultés climatiques comme le gel ou la grêle, imparables, ou techniques comme celle de trouver une main d’œuvre qualifiée acceptant les contraintes de travail de la paysannerie. La pression administrative devient elle aussi de plus en plus insupportable, avec des contrôles incessants, parfois violents : descentes de police musclées pour vérifier les papiers des vendangeurs et la régularité de leur engagement, drones survolant le vignoble et comptant le nombre de vendangeurs par rang et même hélicoptères, à la musique particulièrement agressive pour le raisin. Vous croyez que c’est pour vérifier la sécurité de leur travail ? Vous vous trompez. L’État ne veut pas perdre la moindre occasion de prélever sa dîme sur le salaire et imagine ainsi interdire aux viticulteurs le moindre bénéfice camouflé sur une durée ridicule de deux à trois semaines. Vous avez accepté que vos neveux ou vos enfants, amoureux de la vigne, vendangent quelques rangs un matin ? Pris sur le fait, vous serez traité comme un criminel. Tout au long de l’année, on vient compter le nombre de grappes, la hauteur des fils de fer, l’écartement entre les rangs avec plus de rage que l’on ne verbalise les excès de vitesse sur l’autoroute. Vous remplissez tous vos dimanches des tonnes de documents qui ne seront souvent jamais lus par l’autorité, avec le sentiment d’être plus espionné que les citoyens d’Allemagne de l’Est sous la Stasi. C’est le prix à payer pour bénéficier d’autres avantages, ceux de la fragile, mais réelle prospérité et paix civile des nations européennes. Et les vignerons ne sont pas les seuls citoyens sous contrôle.
Cela étant posé, la lecture de certains des propos rapportés dans ce livre fait froid dans le dos. Penser qu’il faudrait avoir le droit de faire uniquement ce qu’on a envie (personne n’a à me dicter ou apprendre comment faire du vin) relève de la bêtise. Mettre un produit dans le commerce, ce qui est bien la destinée finale de leur travail puisqu’ils doivent en vivre, et s’indigner ou refuser que ce produit soit jugé, commenté, noté, hiérarchisé par la presse dans un espace public ou par le consommateur sur des blogs privés, et ne pas s’apercevoir de la contradiction, est totalement infantile. Voire dangereux, si l’on fait tout pour rendre ce regard critique difficile ou impossible. Mépris, orgueil assumé sans honte, incivisme pernicieux d’une démarche, tout aussi contradictoire, qui consiste à soupçonner les autres de tricher, et même d’attenter à la santé publique par des pratiques inavouables, et à exiger pour eux une information complète sur l’étiquette tout en refusant pour soi l’idée d’un contrôle par l’autorité publique. Certains passages de cet ouvrage obligent à rappeler que les appellations d’origine et leurs règles sont nées du désir de protéger les vignerons tout comme le public contre les fraudeurs. Utiliser un nom de village ou de lieu-dit, propriété de la nation, comme une marque commerciale, susceptible de générer un revenu n’est certes pas un crime. Mais comment assurer par une simple parole que le vigneron a vraiment mis dans la bouteille le vin du lieu-dit qu’elle mentionne ? Comment protéger le consommateur de vins considérés par leurs pairs comme indignes de leur appellation, mais défendus jusqu’à l’absurde par certains producteurs au nom de leur liberté d’action ? D’autant que des procédures de révision sont inscrites dans la loi. Une société policée donne certes des droits à tous, mais aussi des devoirs. Le vigneron ne dispose d’aucun privilège qui l’autoriserait à échapper à cette saine règle morale.

Article paru dans EN MAGNUM #06.

Qui aime bien, comprend bien

C’est avec un cours dédié au terroir « mal connu » dont sont issus les vins qui ont fait pétiller les fêtes de fin d’année que le caviste parisien Legrand Filles et Fils reprendra ses sessions pédagogiques du lundi, le 23 janvier prochain à 20 heures. Animé par Bruce Auxéméry, ce cours de deux heures dédié au plus septentrional des vignobles de France et à la typicité qui naît de « ses conditions climatiques compliquées, de son sous-sol calcaire et de son implantation en coteaux aux vertus drainantes » s’appuiera sur une dégustation de cinq champagnes. Tarif : 80 euros, plus de renseignements et réservation en cliquant ici (session limitée à 20 personnes afin de privilégier la qualité des échanges).

Récolte aux flambeaux

Dernière récolte de l’année, les traditionnelles vendanges nocturnes qui seront menées samedi dans l’AOC pacherenc-du-vic-bihl par les vignerons de Plaimont Producteurs et de la cave de Crouseilles donneront naissance à la confidentielle cuvée La Saint Sylvestre, « nectar aux arômes de miel, d’épices et de fruits exotiques » issu d’une quinzaine de parcelles sélectionnées pour leur capacité à produire des raisins sur-mûris des cépages petit manseng et gros manseng, typiques de cette appellation.

Dans ces vignes productrices de vin doux situées au pied des Pyrénées, un édit datant de 1745 interdit de récolter avant le 4 novembre. « Traditionnellement, la vendange a lieu pendant l’été de la Saint-Martin, vers le 11 novembre, jusqu’au 15 novembre, jour de la Saint-Albert. » Mais en 1991, suite à une gelée précoce mémorable, les raisins n’étaient pas prêts à la mi-novembre. Les vignerons de Plaimont firent alors un pari, celui de cueillir les dernières grappes fin décembre. « La dégustation qui s’ensuivit étonna œnologues et vignerons par sa grande qualité : le pacherenc de la Saint-Sylvestre était né. »

Depuis lors, le collectif de vignerons qui donne naissance à ce vin rare (3 000 bouteilles de 50 cl) perpétue la tradition et organise chaque année à l’intention des amateurs venus assister à ces vendanges exceptionnelles un réveillon viticole dont le programme complet, de dégustations en balades en calèche, pastorale et retraite aux flambeaux dans le vignoble, est à découvrir et télécharger ici. L’association Saint-Jean des Vignes, en charge de la valorisation de l’œuvre de Joseph Peyré, écrivain né en 1892 à Aydie et récipiendaire du Goncourt en 1965, est partenaire de l’événement cette année.

Ci-dessus la cuvée de pachrenc-du-vic-bihl La Saint Sylvestre actuellement disponible chez les cavistes (température de service 10-12°). Millésime 2012, 50 cl, 35 euros en coffret bois.
Ci-dessus la cuvée de pachrenc-du-vic-bihl La Saint Sylvestre actuellement disponible chez les cavistes (température de service 10-12°). Millésime 2012, 50 cl, 35 euros en coffret bois.