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Soirée écossaise

L’amateur cliquera ici pour assister à la dégustation de « quatre single malts d’exception » organisée ce mercredi par le caviste parisien Lavinia. Ce voyage dans les territoires de Lagavulin, Talisker, Knockando et Cardhu comportera trois références par marque et retracera « l’histoire des quatre distilleries, leurs secrets, leurs anecdotes et leurs particularités. » De 19 h 30 à 21 h 30, tarif : 15 euros.

Le clos de Coralie de Boüard

Née en 1980, Coralie de Boüard a passé son enfance au château Angélus, s’est passionnée « très tôt » pour le processus de vinification et a travaillé dix ans aux côtés de son père à Angélus avant de prendre en 2012 la direction du château La Fleur de Boüard, acquis par sa famille en 1998. En compagnie de son mari, Loïc Maillet, elle se lance ces jours-ci dans un nouveau projet qui a démarré par le rachat de la Tour Musset, jusqu’alors propriété de Castel Frères.

Rebaptisés Clos de Boüard, ces trente hectares situés dans la zone d’appellation montagne-saint-émilion, sur la commune de Parsac, « historiquement réputée pour la richesse et la qualité de ses terroirs exceptionnels argilo-calcaire », à proximité de grands noms de Saint-Emilion (Fombrauge, Rocheyron, Croix de Labrie, Château Louis, Valandraud, Troplong Mondot), sont dotés d’un « éco-système privilégié » et d’une forte présence de vieilles vignes.

Des investissements de restructuration du vignoble sont en cours, l’idée étant d’y produire « des vins de grande qualité aux tanins soyeux, veloutés, respectueux du fruit, plein d’élégance, de gourmandise et de fraîcheur, des vins signature du savoir-faire et de l’expertise familiale. »

closdebouard

Colombard only


Installé sur 400 hectares, dont 20 de vignes, entre forêt landaise et coteaux du Gers, le château de Lacquy produit des armagnacs depuis 1711. Parmi eux, des millésimés expriment « chaque année de façon différente la richesse du terroir » de cette propriété qui appartient à la même famille depuis l’origine (l’actuel propriétaire, Gilles de Boisséson, incarne la dixième génération).

Proposition rare, l’armagnac en photo ci-dessus est issu d’un unique cépage, le colombard, distillé il y a exactement seize ans (à 52°C, dans un alambic chauffé au bois, en continu). « Elevé dans la plus stricte tradition », il a ensuite vieilli dans des fûts de chêne, « observé en permanence par le maître de chai » de la maison, avant d’être mis en bouteilles sans aucun additif.

Château de Lacquy 2000, bas-armagnac, environ 80 euros.

chateaudelacquy

L’écriture d’un champagne

Après le succès de sa collaboration avec Philippe Starck pour « imaginer » son Brut Nature 2006, premier champagne non dosé de l’histoire de cette maison familiale, Louis Roederer annonce que l’élaboration de sa deuxième proposition du genre, le Brut Nature 2009, a emprunté « les mêmes et surprenants sentiers. » La maison et le designer se sont à nouveau employé ensemble à passer « des mots au vin » pour créer un champagne sans dosage « d’une irrésistible franchise » dont l’habillage est signé Starck.

« La première aventure était splendide », raconte Philippe Starck. « Avec Roederer, nous avons inventé une diagonale, un langage unique et dynamique qui part des mots pour travailler la terre. C’est l’écriture totalement nouvelle et merveilleusement précise d’un champagne en mouvement. Avec Brut Nature 2009, nous avons conservé les mêmes paramètres et nous sommes à nouveau partis de l’idée et des mots pour arriver au vin, sans a priori. Nous voulions un champagne fuselé, élégant, vertical, à l’os, équilibré par le terroir. »

L'écriture d'un champagne

Après le succès de sa collaboration avec Philippe Starck pour « imaginer » son Brut Nature 2006, premier champagne non dosé de l’histoire de cette maison familiale, Louis Roederer annonce que l’élaboration de sa deuxième proposition du genre, le Brut Nature 2009, a emprunté « les mêmes et surprenants sentiers. » La maison et le designer se sont à nouveau employé ensemble à passer « des mots au vin » pour créer un champagne sans dosage « d’une irrésistible franchise » dont l’habillage est signé Starck.

« La première aventure était splendide », raconte Philippe Starck. « Avec Roederer, nous avons inventé une diagonale, un langage unique et dynamique qui part des mots pour travailler la terre. C’est l’écriture totalement nouvelle et merveilleusement précise d’un champagne en mouvement. Avec Brut Nature 2009, nous avons conservé les mêmes paramètres et nous sommes à nouveau partis de l’idée et des mots pour arriver au vin, sans a priori. Nous voulions un champagne fuselé, élégant, vertical, à l’os, équilibré par le terroir. »

Cinq rouges légers du quotidien

Ils sont gaillards, juteux, rafraîchissants. Ce sont des rouges faciles, à boire sans se prendre la tête. Des pâtes Bolognaise, un poulet rôti, un beau morceau de Saint-Nectaire et c’est parti.

  1. Moulin-à-Vent Domaine de Rochegrès Albert Bichot 2014 (Nicolas)
  2. Minervois Château d’Agel Cuvée Agellum 2015 (Leclerc)
  3. Crozes-Hermitage Domaine Les Bruyères Rouge 2014 (Biocoop)
  4. Côtes-du-Roussillon Villages Tautavellissime 2014 (Carrefour)
  5. Saint-Chinian Roquebrun Combe de Brescou 2014 (Auchan)

Découvrez le podium complet en téléchargeant GT :

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Le chardonnay fringant de Nicolas

Il vient de Pouilly-Vinzelles et il a tout pour lui : du gras, de la fraîcheur, de l’énergie. Craquez pour ce Bourgogne Blanc à moins de 9 euros, disponible chez Nicolas. Avec un poisson ou des fromages, il est au top.

Pouilly-Vinzelles Joseph Drouhin 2014

Retrouvez la fiche complète, des suggestions d’accord et de service en téléchargeant GT :

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Le trésor de Lanson

Samedi dernier, les employés de la maison rémoise Champagne Lanson ont participé en famille et entre amis aux vendanges de l’historique clos dont les raisins, récoltés et vinifiés à part depuis 2006, sont uniquement dédiés à l’élaboration de la cuvée Clos Lanson (le premier millésime a été dévoilé au printemps dernier). Cette traditionnelle et conviviale journée qui s’est déroulée « sous un soleil d’été indien » a été marquée par la présence de Richard Berry. Parrain du millésime-anniversaire de cet hectare de chardonnay situé au cœur de Reims et « cultivé comme un jardin », l’acteur et réalisateur a dit avoir eu l’impression de « récolter un trésor. »

Carrefour vs Leclerc : le verdict

On est allés remplir nos caddies chez Carrefour et Leclerc. On est revenus les bras chargés, avec quelques pépites qu’on vous laisse découvrir sur Grand Tasting.

Chez Carrefour, on a dégoté le blanc de l’apéro de ce soir ! Un vin de Loire Schiste Blanc 2015 à 5,95 €. Il est fruité, aiguisé, vibrant. On le rêve déjà sur des toasts au chèvre ou des sushis.

Chez Leclerc, on a repéré le graal : un magnum de Côtes-du-Rhône 2015 de Chapoutier à 11,90 €. Un classique dont on ne se lasse pas.

Si vous avez raté le début, le Live des experts est à revoir ici :

Carrefour vs Leclerc : mercredi, on y était ! from Bettane+Desseauve on Vimeo.

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Un été sans fin

Avec Hubert de Boüard, dont l’activité de consultant porte sur plus de 70 vignobles, à Bordeaux, mais aussi ailleurs en France et à l’étranger, retour sur le « grand » millésime naissant, marqué par une climatologie inattendue, notamment trois mois d’été sans eau, du jamais vu à Bordeaux « de mémoire de vigneron. »

« Jusqu’au 20 juin, une pluviométrie très abondante, environ 750 mm ce qui correspond au cumul de pluie dans une année sèche à Bordeaux. Malgré ces conditions très pluvieuses, la floraison se passe bien et les vignerons ont dû anticiper les travaux du sol avec davantage de précision à chaque intervention afin de ventiler la zone fructifère et limiter au maximum l’apparition de maladies. Un cauchemar pour les vignerons, mais déterminant pour ce millésime. Dès la dernière semaine de juin, le beau temps s’installe et fait unique, ne nous quittera plus jusqu’aux vendanges. Le mois de juillet est ensoleillé mais plutôt frais avec des nuits froides – à la fin du mois de juillet, la température de l’océan est très inférieure aux températures d’un été normal. Pas une goutte d’eau. » 
 
« Août verra les températures grimper avec quelques jours de canicule, au delà de 35°. Cependant, l’amplitude jour-nuit est de 1 pour 2 durant tout le mois, ceci étant très favorable pour l’expression aromatique de nos raisins et le maintien de la fraîcheur du fruit. Ce mois d’août est quasiment sans pluie, 5 à 8 mm ce qui n’est rien, en fonction des lieux, et qui permet juste à la plante de s’hydrater. Les très jeunes vignes commencent à souffrir. Les vignes plus anciennes particulièrement sur les sols argileux et ou calcaires résistent magnifiquement bien (le calcaire et l’argile se comportent comme une éponge qui s’engorge en période humide, et redistribuent cette eau captée pendant les périodes sèches). Depuis plus de 35 ans que nous observons le vignoble, nous avions toujours été habitués à l’orage du 14 juillet et celui du 15 août. Cette année, rien ! Rien de tout cela ! »
 
« Septembre arrive, et l’été continue, chaud, des températures de 28°, 30° sont notre quotidien. A la mi-septembre, un gros orage est annoncé à Bordeaux. Chacun d’entre nous tremble. Les gros nuages blancs et gris se transforment en pluie bienfaitrice. Le ciel est avec nous. 20 à 40 mm de pluie, en fonction des lieux, viennent redonner énergie, force et respiration à nos vignobles. Le beau temps revient très vite, la maturation des tanins s’effectue lentement, et les premières vendanges de rouge débutent vers le 26 septembre. En blanc, depuis déjà quelques jours, les sauvignons puis sémillons ont été ramassés dans des conditions idéales. Les fraîcheurs des nuits d’été ont préservé leurs arômes et leur acidité. Les perspectives climatiques des deux prochaines semaines nous laissent envisager des vendanges paisibles, à la carte, permettant d’inscrire à nouveau un grand millésime bordelais. »
 
Hubert de Boüard et Philippe Nunes