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1 – Huit fois sauternes


D’ici au grand jour, il y a 24 jours et il y aura chaque jour ici une idée de cadeau


Bonheurs pour initiés, ces propositions de fin d’année faites par deux propriétés du Sauternais ont également tout pour conquérir de futurs amateurs. En pleine reprise en main par une jeune équipe, Château La Bouade décline le millésime 2010 en deux bouteilles (cuvée Coccinelle et barsac Clos Mercier, voir ci-dessous) accompagnées par des pâtes de fruit et de la confiture de poire au sauternes (58 euros le coffret). Château Bastor-Lamontagne joue la verticale avec six demi-bouteilles des millésimes 2003, 2005 et 2009 (75 euros le coffret ci-dessus).

chateaula-bouade


Liban : dix vins en rouge et blanc


Envie de soleil et de fraîcheur pour affronter l’hiver ? On a choisi pour vous cinq rouges et cinq blancs au goût très méditerranéen.





Hongrie : les dessous du Kapi, l'étalon de Disznókő

 

« Dès le départ, il avait une netteté et une pureté évidente », confie László Mészáros, directeur de Disznókő, à propos du tout premier Kapi, la cuvée phare de ce domaine de Tokaj.
En plus de vingt ans, la propriété hongroise d’Axa-Millésimes a su constituer un vignoble de première classe et une gamme de vins – du blanc sec à l’eszencia – des plus inspirantes. Privilégiant la récolte d’aszú, ces grains botrytisés ramassés un à un par de larges équipes et en plusieurs tries, Disznókő produit tous les ans des vins liquoreux issus de ses cent hectares.
Kapi en est la quintessence. Seuls trois millésimes ont été embouteillés jusqu’ici, dont le dernier, le 2011, est désormais accessible. Pourquoi créer, au-delà des Aszú 6 puttonyos et des Eszencia de la maison, une cuvée spéciale ? La première version fut 1999. « En 2002, en faisant les assemblages, le terroir de Kapi est sorti du lot, le petit truc en plus », poursuit ce Hongrois au français parfait.
Le lancement se fait à Budapest, sans grande réflexion préalable. Surprise. Les échos sont bons, en Hongrie comme à l’étranger : « On a réalisé que Kapi représentait le style que l’on recherchait. Différent de l’Aszú 6 puttonyos 1999 à l’étiquette Disznókő, qui est plus puissant, plus complexe, Kapi va chercher la finesse, c’est un repère, un étalon. »
Mais l’étalon ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. Après 1999, il a fallu attendre 2005, puis 2011. À l’image des grands tokaj, rares et imprévisibles.
2005 fut un millésime très intéressant. A multiples facettes. La maturité était tardive et le botrytis arrivé trop tôt. C’était humide. Nous avons attendu. Des générations d’aszú sont arrivées fin octobre, magnifiques, sur des raisins très très mûrs.

 

Elles ont donné le coeur du Kapi. La première trie de grains a été fondue dans l’assemblage du 5 puttonyos de la maison. La seconde a été utilisée dans le Kapi, le meilleur vin qu’on ait fait jusque-là. » C’était le deuxième Kapi.
Après 2005, pause. Le cristal n’est pas au rendez-vous. 2009 trop chaud, 2010 trop chaotique, c’est 2011 qui s’impose, surprenant l’équipe même de Disznókő. « Le millésime s’annonçait sec et lourd. Il a donné beaucoup de fraîcheur malgré la grande maturité. C’est presque mystérieux », s’amuse László Mészáros. La magie de Tokaj, toujours là où on ne l’attend pas.
Les grains aszú sont issus des parcelles à mi-coteau des vingt hectares de Kapi, plus tardives, et où le rendement monte jusqu’à 300 kg de pépites à l’hectare. Le moût de base est ramassé plus tard. « Les grains sont stockés dans une cuve inox. Le moût de base commence sa fermentation et quand la densité commence à chuter, on soutire le moût toujours en fermentation sur les grains et on fait des remontages réguliers pour faciliter l’extraction. » Après deux jours et demi à trois jours, les grains sont gonflés de jus. La matière est pressée. Le tout titre 8 à 9 % d’alcool pour 250 g de sucre.
L’équilibre visé est de 13 % d’alcool et 170 g de sucre. Le 2011 fera 12 %, 164 g de sucre pour 10 g d’acidité. À peine sulfité, le 2011 est un vin très stable. Transparent, cristallin, Il ne donnera que 4 654 bouteilles d’un vin aux arômes fruités, transparent et cristallin. Un Tokaji Aszú raffiné et racé.

 


En Magnum n°2 : Dom Richard

Richard Geoffroy n’est pas seulement le chef de cave emblématique de Dom Pérignon. Il est aussi capable de tous les prodiges – dont réussir à assembler qualité et quantité. Très fort.

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http://vimeo.com/147085675

« Mon acte de rébellion vis-à-vis de mon père a été d’étudier la médecine. »


http://vimeo.com/147086487

« Le grand enjeu champenois des prochaines années, c’est la viticulture. »


http://vimeo.com/147087851

« Après 30 années, ma plus grande fierté, c’est que le vin est bien au centre de la marque Dom Pérignon. »


Krug ou Cheval Blanc (ou les deux) ?

Dans le cadre de ses « Dégustations du mardi », le caviste parisien Legrand Filles et Fils a programmé pour ce mois de décembre deux soirées pour lesquelles l’amateur peut réserver dès à présent. La première est un dîner-dégustation qui se tiendra le mardi 8 autour des champagnes Krug (menu détaillé ci-dessous), en présence d’Eric Lebel, le chef de cave de la Maison.
Tarif : 350 euros par personne, plus de renseignements et réservation ici.

La seconde se tiendra le mardi suivant et sera consacrée aux vins de Château Cheval Blanc (petit-cheval 2008, cheval-blanc 2009, cheval-blanc 2010, cheval-blanc 2011, petit-cheval 2012 et cheval-blanc 1989 en magnum). Pierre-Olivier Clouet, directeur technique du 1er grand cru classé classé A de Saint-Emilion, sera présent pour commenter cette dégustation.
Tarif : 320 euros, plus de renseignements et réservation ici.




krug@legrand

Krug Grande Cuvée

Krug 2003
Krug Grande Cuvée « Edition 159 »
Toast de rillettes de sardines de la Maison Rödel et gougères traditionnelles

Krug Clos d’Ambonnay 2000
Krug 2000
Krug Grande Cuvée « Edition 156 »
Poêlée de Saint-Jacques, champignons sauvages légèrement crémés et fine tranche de ventrèche

Krug Rosé
Krug Rosé « avec effet du temps »
Pigeon de Mesquer rôti, condiment dattes à l’orange et échalotes confites

Krug Collection 1989
Ananas rôti, crème vanillée et graines indiennes


En Magnum n°2 : Peter Gago, au sud du sud

Ce Gallois arrivé en Australie dans les valises de ses parents y a construit une vie et une réussite. Il est patron de l’œnologie du grand groupe Penfolds et l’auteur du brillant grange.

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En Magnum n°2 : Le pauillac de cristal

Ce pichon dit féminin parce qu’une femme le dirigeait est repris par des hommes. Ce qui ne le rend pas plus masculin. Mais bon ? Oui, toujours. Mieux ? Ils y arrivent.

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En Magnum n°2 : Bordeaux, la magie des années en cinq

A une exception près, Bordeaux a pris l’habitude depuis plus d’un demi-siècle de produire de très grands vins dans les années se terminant par le chiffre cinq. En dégustant aujourd’hui de grands 1955, 1975, 1985, 1995 et 2005, on perçoit à quel point les crus bordelais ont évolué tout en conservant intacts des fondamentaux
de fraîcheur et d’équilibre.

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EN MAGNUM n°2, vendredi 27 chez votre marchand de journaux (si c’est un bon)

Le nouveau magazine de la maison Bettane +Desseauve existe en version number two. Beaucoup mieux que la version 1 (qui était un numéro zéro publié comme un n°1).
Plusieurs raisons.
La maquette a fait un très grand pas en avant dans la bonne direction. Le bravo. J’adore.
Le sommaire est dingue, d’une richesse folle comme on n’en voit nulle part ailleurs.
L’iconographie est au mieux avec deux portfolios (les Têtes de cuvée de Mathieu Garçon et la Champagne vue par Leif Carlsson).
De très beaux sujets (de Richard Geoffroy à Peter Gago en passant par l’Italie), beaucoup d’intelligence (la psychanalyse de Saint-Émilion, les années en 5, le génie du pinot noir, oxydation ou oxydatif) et de très belles dégustations.

Ce numéro est infiniment mieux fait que le numéro 1, ce qui m’enchante. Et les pistes de progrès sont analysées, le numéro 3 sera encore mieux et ainsi de suite. EN MAGNUM devient trimestriel en 2016. Les trucs qui marchent, c’est quand même agréable. Cela dit, on ne fait pas de trucs qui ne marchent pas.
Ah oui, il y a du doré sur la couverture. Pour la table basse, c’est un plus.

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Enfin !


Mardi à l’Assemblée, les députés ont voté à une large majorité (102 voix contre 29) en faveur de la clarification de la loi Evin. Pour Joël Forgeau, le président de Vin & Société, structure fédérant les 500 000 acteurs de la vigne et du vin en France qui a beaucoup œuvré en ce sens (notamment avec ce site dédié à la question), « ce vote sécurise l’information journalistique et œnotouristique sans donner pour autant plus de droits publicitaires. Il devrait également éviter une forme d’autocensure préjudiciable à la fois aux médias et aux acteurs régionaux en charge de développer l’œnotourisme. Le contexte règlementaire ainsi clarifié, permettra à chacun d’exercer sa responsabilité sereinement. Ce vote n’assouplit pas la loi Evin, mais en favorise l’application. »

Au-delà de la satisfaction des professionnels, ce nouvel équilibre qui permet de concilier les enjeux de santé publique avec l’économie trouve également un écho dans l’opinion publique française. Vin & Société rappelle en effet que les résultats de l’étude IFOP menée en juin dernier montrent que 84 % des Français sont favorables à ce que le secteur de l’œnotourisme puisse faire de la publicité et de la promotion et que 76 % d’entre eux estiment que cela est compatible avec la préservation de la santé publique. Largement d’accord (75 % d’entre eux) avec le fait que la loi Evin devait être clarifiée « pour distinguer ce qui relève de l’information et ce qui relève de la publicité sur les vins et alcools », les sondés étaient 62 % à déclarer faire confiance aux professionnels de la filière viticole sur la question de l’encadrement de la publicité en faveur de l’alcool.

« Nous mesurons la responsabilité qui est la nôtre ainsi que la confiance qui nous est accordée. La clarification de la loi Evin est une avancée significative. Nous sommes convaincus par ailleurs que nous devrions travailler tous ensemble, professionnels et acteurs de santé publique, sans passion, en faveur d’une politique de santé publique ambitieuse fondée sur la prévention et l’éducation. Car si nous sommes fiers de notre vin, nous savons aussi que ce n’est pas un produit comme un autre. Il convient de l’apprécier avec respect et responsabilité », ajoute Joël Forgeau. On en apprendra plus ici sur l’engagement de la filière en termes de consommation responsable, de prévention des risques et d’éducation des plus jeunes.