Lancée samedi dernier, la sixième édition de « Festivini », festival de la culture du vin et de la gastronomie organisé en Saumurois se poursuit jusqu’à dimanche avec différentes randonnées et ateliers à découvrir dans le détail ici. Dimanche, un marché fermier se tiendra de 9 h à 13 h face au cellier de la cave des vignerons de Saumur.
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Demain soir, le festival « Jazz dans les vignes » prend ses quartiers à la cave de Gigondas pour le huitième des dix concerts de son édition 2015. Au programme, le quartet du saxophoniste Ludovic Murat (Eric Moulin au piano, Didier Del Aguila à la contrebasse et Alain Coufiganl à la batterie). 15 euros la place, plus de renseignements et billetterie en ligne ici.
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Toute la journée de samedi, les appellations cheverny et cour-cheverny donneront leur cinquième fête des vendanges. Les vignerons des ces deux AOC présenteront leur production, en rouge, blanc et rosé, de 11 h à 18 h sur la place du village de Cheverny. Marché du terroir, sentier «pieds nus», scène ouverte et animations pour enfants, le programme complet est à découvrir ici.
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On termine en signalant aux plus impatients que le film Premiers crus attendu en salles le 23 septembre (la bande-annonce est là) sera projeté en avant-première ce soir à 20 h 30 en ouverture de la 7e édition de la fête du vignoble d’Irouléguy. Le programme complet du week-end est détaillé ici.
Vignoble en fête
Où vendanger ce week-end ?
En Champagne, la première des journées de récolte ouvertes au public organisées par l’office de tourisme d’Hautvillers se tiendra ce dimanche à Cumières. La viticultrice Adeline Martin recevra les visiteurs dès 8h45 pour une journée de vendanges dont le programme est à découvrir ici.
Dans l’appellation pic-saint-loup, le domaine Mas de l’Oncle organise ce week-end la quatrième édition de ses ateliers vendanges, deux journées faites « pour apprendre et comprendre les enjeux et les choix » qui président à l’élaboration d’un vin de qualité. Programme complet ici.
Pas très loin de là, la cave coopérative de Saint Georges d’Orques accueillera les amateurs dimanche pour la cinquième édition des « Vendanges en Grés de Montpellier », journée de récolte dans les vignes en compagnie des vignerons de l’appellation. Plus de détails et réservation en ligne en cliquant là.

Vingt-sept maisons en dégustation
Le 3 novembre, de 18 à 22 heures, Millésima organise à Bordeaux une grande dégustation de champagne où seront proposées les dernières cuvées en blanc, rosé et millésimé, des maisons Alfred Gratien, Ayala, Billecart-Salmon, Bollinger, Bruno Paillard, Charles Heidsieck, De Sousa, Delamotte, Deutz, Dom Pérignon, Drappier, Duval-Leroy, Gosset, Henri Giraud, Henriot, Jacquesson, J.L. Vergnon, Krug, Lallier, Laurent Perrier, Louis Roederer, Moët & Chandon, Perrier-Jouët, Philipponnat, Ruinart, Taittinger et Veuve Clicquot.
La liste complète de ces cuvées est à découvrir là, plus de détails et inscription ici (50 euros la place).
Château Jean-Faure 2010, Saint-Emilion, Grand Cru Classé
Château Jean-Faure 2010, Saint-Emilion, grand cru classé
LE VIN : Nez qui balance entre la violette et la menthe poivrée, bouche au tannin à la fois dense et élancé d’une grande distinction, on sent bien que l’on est sur un grand terroir. Ce vin doit être carafé au moins deux heures avant le service.
17/20
LE DOMAINE :
Très bien situé sur le plateau de Pomerol, Jean-Faure a été repris en 2003 par Olivier Decelle, qui a reconstruit le chai et installé une discipline de travail dans les vignes aussi impressionnante que celle qui a fait son succès en Roussillon (il est également propriétaire du Mas Amiel, à Maury). Une collaboration avec Stéphane Derenoncourt a permis de le rapprocher des tout meilleurs, Olivier Decelle fait désormais appel à Hubert de Boüard et lon appréciera cette nouvelle collaboration à partir du millésime 2013.

Travail souterrain
Champagne De Sousa, Cuvée Mycorhize, 45 euros
Voici un champagne qui, jusqu’au choix de son nom, raconte ce rapport à la terre si particulier qui caractérise la biodynamie, une démarche culturale dans laquelle la famille De Sousa, installée en Champagne au cœur de la côte des Blancs depuis trois générations, est engagée depuis longtemps.
« Résultat le plus remarquable de cette culture exigeante » qui s’attache tout particulièrement à la qualité du sol, la cuvée en photo ci-dessus est un grand cru 100 % chardonnay issu de trois parcelles menées en biodynamie depuis 1999 et labourées avec un cheval depuis trois ans. Elle a été mise en bouteille en 2011, et baptisée « Mycorhize », nom que porte la nutritive symbiose entre des champignons et les racines de plantes, comme celles de la vigne (on en lira plus ici sur l’importance de ce phénomène dans le fonctionnement des écosystèmes).
« L’utilisation d’une charrue à cheval dans les vignes permet de moins tasser le sol, laissant aux mycorhizes la place de se développer et de puiser dans la terre tous les éléments qui feront un grand champagne. Véritables courroies de transmission entre le sol, le sous-sol et la vigne, les mycorhizes permettent d’obtenir un raisin plus riche, arrivant mieux à maturité pour un champagne qui y gagne en minéralité. » Toute cette histoire est d’ailleurs joliment illustrée sur l’étiquette de cette première cuvée « Mycorhize », dont les 1 212 bouteilles sont disponibles dès maintenant.

Issu du grec myco (champignon) et rhiza (racine), le drôle de nom de ce champagne raconte l’importance d’un sol non tassé, préservé du passage des tracteurs.
Grand Corbin Manuel devient plus grand
Propriétaire des châteaux Grand Corbin Manuel et La Création, à Saint-Emilion et Pomerol, Yseult de Gaye vient d’ajouter à ce patrimoine les 19 hectares du grand cru de Saint-Emilion Château Haut Cadet. Un rachat qui ne doit rien au hasard, l’ambition affichée ici étant de présenter les vins de Grand Corbin Manuel au classement de 2022. Situé à 500 mètres de ce dernier, le château Haut Cadet est un vignoble d’un seul tenant dont l’encépagement est constitué de merlot (80 %), de cabernet franc (15 %) et de cabernet-sauvignon (5 %).
Grâce à cette acquisition, la surface de Château Grand Corbin Manuel est portée à 26 hectares, ce qui représentera une production annuelle d’environ 140 000 bouteilles. « Ce rachat nous permettra d’avoir des choix plus variés et encore plus qualitatifs au niveau des assemblages des vins », déclare sa propriétaire qui compte en outre sur ces volumes plus importants pour développer sa visibilité, en France et à l’étranger. En attendant, et dans le droit fil d’une « stratégie ultra-premium », le second vin du château sera bientôt présenté.
C’est dans le millésime 2013 que « Madame de Grand Corbin Manuel » fera sa première sortie.
Gosset célèbre l’initiative gastronomique
Remis chaque année depuis plus de vingt ans à des chefs ou des sommeliers afin de souligner et récompenser « leurs initiatives à la fois culinaires, gustatives, humaines et solidaires », le trophée Celebris de la maison de Champagne Gosset témoigne de la volonté de cette dernière de soutenir ces hommes et ces femmes « qui mettent leur savoir-faire et leur capacité à transmettre leur passion, au service de grandes causes. » Déjà récipiendaire du trophée en 2005 pour son inventivité et sa créativité, Anne-Sophie Pic a de nouveau été distinguée cette année par le jury pour ses actions en faveur de l’enfance et du goût. C’est face à la Seine, dans le cadre du restaurant Guy Savoy de la Monnaie de Paris, que la maison Gosset a organisé le déjeuner de cette 21e édition du trophée Celebris. Sur la photo ci-dessus, Jean-Pierre Cointreau, le président de Champagne Gosset, remet sa récompense à la chef triplement étoilée.
Amorcé en 2009 avec des ateliers de cuisine adaptés aux enfants malades, l’engagement d’Anne-Sophie Pic a pris un tournant important avec la création d’un fonds solidaire dédié aux problématiques liées à l’alimentation (“Donnons du goût à l’enfance”). Après une série d’actions menées auprès d’enfants souffrant de diverses pathologies néfastes pour le goût (diabète de type 1, troubles de l’oralité, cancers, leucémies), le projet est désormais « de rassembler toutes les initiatives menées au sein de l’école de cuisine d’Anne-Sophie Pic dans un centre d’accueil unique en France, dont la construction est prévue à l’Auberge du Pin, propriété familiale historique et emblématique de Saint-Peray en Ardèche. Un véritable espace ouvert, une parenthèse humaine, sur un mode à la fois ludique et thérapeutique, pour les enfants, qui feraient la découverte du merveilleux trésor que leur propre corps renferme : le goût. »
Restaurant La Pomme d’Or à Sancerre
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1 Rue de la Panneterie,
18300 Sancerre
02 48 54 13 30
Menus de 20 à 40 euros
Carte 35 euros
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Dans cette ravissante bâtisse voisine à la mairie de Sancerre, Didier Turpin et son épouse Véronika sont de vrais aubergistes qui savent faire goûter le grand bonheur des choses simples. Adepte de la qualité dans la discrétion, cette maison possède du tonus autant que du caractère. Servies avec joyeuseté, les gougères vous souhaitent la bienvenue de la façon la plus moelleuse, avec en support un Sancerre blanc Desmaret 2013 vibrant, du Domaine Stephan Riffault .
Le foie gras suave et ferme est bien personnalisé, il apprécie la générosité d’un grande-côte 2009 de Pascal Cotat. Très convaincante également, la fraîcheur de homard et sa mayonnaise à la mangue et fruits de la passion. Tout en puissance contenue ce plat permet aux blancs de Sancerre de pouvoir s’affirmer dans toutes leurs subtilités. La cuvée « Générations » 2012 d’Alphonse Mellot vous transporte en répliquant à l’iode du plat qui apprécie également la richesse tranchante d’un petit chemarin 2012 de Vincent Pinard. Le chef pose une griffe habile sur un râble de lapin escorté de petits légumes croquants à souhait. Il remonte alors de la cave un Cul de Beaujeu 2006 dudomaine Gérard Boulay, un blanc à la fois opulent et tendu.L’assiette de crottins décline les différents stades d’affinage. Elle reçoit les hommages du Guigne Chèvre du domaine Vacheron au nom prédestiné.
La carte des vins joue les Cotat sur de nombreux millésimes et toutes les grandes signatures du Sancerrois à des prix angéliques.
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Précises vendanges
« Le terroir de Montrose, d’une grande unité, est riche également par la diversité de ses sols. Chacun d’entre eux, par nature, nourrit le végétal de façon singulière. Une étude menée par survol de drone et prise de vues infrarouge du vignoble, a permis de caractériser chaque parcelle et d’en classifier les zones par potentiel. Associée à la dégustation des baies précédant les vendanges, cette connaissance ultra précise du vignoble, au pied près, va permettre d’aller plus loin encore dans le ramassage sur mesure. »
Mieux comprendre le terroir pour en tirer la quintessence, c’est-à-dire « des raisins de grande qualité conduits à parfaite maturité », c’est ce à quoi se consacre l’équipe pluri-disciplinaire de Château Montrose, deuxième grand cru classé de Saint-Estèphe, et notamment son tandem technique, Patricia Teynac et Vincent Decup, respectivement chef de culture et maître de chai. C’est « main dans la main » qu’ils travaillent dans une dynamique de « recherches et d’expérimentations » initiée par Hervé Berland, gérant de la propriété depuis 2012.
Outre l’étude portant sur le potentiel parcellaire du vignoble, Montrose mène depuis l’an dernier un travail de précision sur les pieds de vignes et les différences de maturité entre les grappes situées à la base du rameau (premières grappes) et celles du dessus (secondes grappes). Les enseignements tirés de ces observations ont permis d’organiser pour les vendanges 2015, qui devraient démarrer le 15 septembre, « la mise en place de tris successifs à la parcelle selon la maturité de chacune des grappes. »

« On ne fait pas du champagneen claquant des doigts »
Dans les vignes du clos Lanson, le week-end dernier, Tomer Sisley, l’acteur qui a incarné le héros de bande-dessinée Largo Winch à l’écran, découvrait avec enthousiasme l’art de vendanger. « Ce sont mes tout premiers coups de sécateur. (…) Je trouve ça très intéressant. »
En compagnie de cet « ambassadeur d’exception » et sous une météo clémente, les employés de la maison de Champagne Lanson ont participé « avec amis ou famille » à la récolte des raisins qui permettront d’élaborer la future cuvée millésimée Clos Lanson.
Ce traditionnel moment de partage est organisé chaque année depuis dix ans par la Maison dans ce clos d’un hectare planté de chardonnay situé au cœur de Reims, « véritable joyau cultivé comme un jardin » et entièrement dédié à l’élaboration de cette cuvée dont le premier millésime, 2006, devrait être lancé début 2016.
En photo ci-dessus, aux côtés de l’acteur Tomer Sisley et de sa compagne Karine Machado Philippe Baijot, le président de la maison Lanson (à droite) et Hervé Dantan, son chef de cave (à gauche). ©Jean-Baptiste Delerue










