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La critique d’une seule voix

Les commissaires politiques, main dans la main avec la police des mœurs, nous ont fourni un bel exemple d’indignation sélective en même temps qu’une bonne tranche de rire, le week-end dernier
Ce vendredi, déjeuner aimable avec une longue jeune fille émouvante. On boit une bouteille de gevrey de chez Trapet, puis le patron du restaurant nous propose un verre de chenin du château de Fosse-Sèche….lire la suite sur le blog bonvivant

Nicolas Feuillate, un succès collectif

C’est avec une équipe de direction renouvelée que le Centre Vinicole-Champagne Nicolas Feuillatte (CVCNF) a tenu il y a quelques jours son assemblée générale, sous la présidence de Véronique Blin, secondée par sa directrice générale depuis juillet dernier, Julie Campos (en photo ci-dessus). La situation de la plus importante union de producteurs de la Champagne* a été examinée en détail, et notamment les performances de sa marque Nicolas Feuillatte. Avec 10,66 millions de bouteilles commercialisées l’année dernière, la première marque de champagne en France et la troisième à l’international enregistre un nouveau record, progressant de 8 % par rapport à 2013.

Le groupe dans son ensemble affiche également de bons résultats avec un chiffre d’affaires de 214 millions d’euros et un résultat net de 19,82 millions d’euros. Véronique Blin et Julie Campos ont rappelé que cette solidité financière de l’entreprise garantit aux vignerons adhérents (ils sont 4500, regroupés en 81 coopératives) une indépendance économique. Elles ont également souligné que « la notion essentielle de solidarité est devenue un avantage concurrentiel déterminant face à d’autres modèles économiques. L’ensemble de ces performances confirme la pertinence et la réussite de notre modèle coopératif. »

Cette mise en valeur du collectif et du respect des valeurs humaines était encore renforcée par la présence d’un invité, Fabien Galthié, ancien international de rugby et capitaine de l’équipe de France qui s’est exprimé sur l’importance de l’engagement de chacun au sein d’une équipe. Si, pour citer Véronique Blin, « 2015 démarre avec un changement d’équipe de direction dont l’action se situe dans la continuité du travail déjà accompli », le groupe n’en a pas moins de nombreux projets. Outre le maintien de ses acquis et le développement des exportations, les chantiers de construction démarrés en février y tiennent une grande place. Un nouveau siège, un espace d’accueil et une cuverie dédiée aux vins de réserve sont en effet attendus.


* Le CVCNF représente 2 110 hectares (soit 7 % de l’appellation Champagne) et son approvisionnement en raisins inclut treize des dix-sept grands crus de Champagne, trente-trois des quarante-quatre premiers crus et plus des trois-quarts des autres crus du vignoble champenois. Sa production annuelle est de vingt à vingt-deux millions de bouteilles. En terme de qualité, de sécurité alimentaire et de respect de l’environnement, le groupe est doté des certifications ISO 14001 (depuis 2000), ISO 9001 (depuis 2002), ISO 22000 (depuis 2007), ISO TS 22002 (depuis 2011) et FSSC 22000 (depuis 2012).

Sommellerie, le meilleur élève de France

Le jeune élève vainqueur du concours de sommellerie organisé par la maison M. Chapoutier sous le haut patronage du ministère de l’Education nationale s’apelle Jordane Breyton et poursuit ses études au lycée hôtelier Saint-Joseph L’Amandier, à Saint-Yrieix-sur-Charente, près d’Angoulême. Vendredi, à Tain-l’Hermitage, il a convaincu le jury lors des épreuves finales que nous vous avions détaillées ici. Parrain de cette 23e édition, Frédéric Engerer s’est dit impressionné par le niveau des trente et un candidats en lice pour cette édition 2015.

« Ces jeunes sommeliers sont nos meilleurs ambassadeurs à travers le monde. Je les ai tous trouvés magnifiques dans leurs expressions et dans l’esthétisme de leurs gestes. Je suis ravi que la culture gastronomique française soit dans leurs mains. Elle est bien représentée à travers eux. » Les six lauréats ont été récompensés par des lots de vins prestigieux et un week-end gastronomique offert par la Maison Pic. Jordane, lui, va s’envoler pour l’Australie (avec deux billets aller-retour) et y découvrir les vignobles que la maison Chapoutier possède là-bas.

Un vin bien élevé


Le château Gassier (en lire plus ici sur ce domaine de 40 hectares en cours de conversion à l’agriculture bio) annonce la sortie du millésime 2014 de son rosé baptisé 946. Fuit d’un élevage de 7 à 10 mois, ce côtes-de-provence Sainte-Victoire « exprime la quintessence du terroir d’exception » dont il est issu. Rosé de gastronomie doté d’un potentiel de vieillissement révélé par une récente verticale au domaine (voir ici), la cuvée 946 est élaborée à partir des cépages grenache, syrah et rolle et de « trois bases de vins élevées et vinifiées séparément. » Sa complexité et sa structure s’expriment désormais aussi dans un nouveau format, le magnum. Disponible en quantités limitées, ce vin est vendu au château et également distribué par un certain nombre de cavistes en France, trouvez le vôtre en cliquant .

«Un système dans lequel le vin n’est plus un produit mais un objet.»

Thierry Desseauve :

Comment vivez-vous le fait qu’aujourd’hui on ait délaissé les bordeaux pour d’autres régions et d’autres types de vins, naturels, bio ?

Stéphane Derenoncourt :
Je le vis très mal. Cela me paraît parfaitement injuste et aujourd’hui nous en connaissons les raisons. Il y a eu une dérive du marché à laquelle s’est ajoutée une arrogance, pourrait-on dire commerciale, chez les crus les plus spéculatifs, qui a fait exploser le marché. D’une offre cohérente en rapport qualité-prix, on est passé à un système dans lequel le vin n’est plus un produit mais un objet. On achète un lafitte comme on achète un sac à main. Payer 1 200 euros un lafitte 2010 en primeurs alors qu’aujourd’hui personne n’en veut pour la moitié est en soi une aberration. Je pense qu’il est temps de briser l’omerta d’un système qui ne fonctionne pas et de montrer du doigt ces médias qui refusent de dénoncer ces pratiques craignant de se faire écarter par les châteaux.

T. D. : Est-ce la faute des journalistes ?

S. D. : Non, surtout celle de la chape de silence qui entoure ces pratiques. Cette pression médiatique exercée sur 0,2 % de la production entache l’image d’une région toute entière et la blesse dans sa culture, faite de petits producteurs et portée par un dynamisme extraordinaire. C’est sans aucun doute la région qui dans le monde a le meilleur rapport qualité-prix, avec la possibilité aujourd’hui de boire un grand vin pour dix euros. Et de voir que par effet de mode on écarte toute cette production m’attriste beaucoup.

T. D. : Ceci est notamment dû à cette tradition du commerce des vins à Bordeaux.

S. D. : Oui, c’est inscrit dans l’histoire de Bordeaux qui n’a jamais eu, pour ainsi dire, un marché stable. Cette année notamment, avec 2009 et 2010, Bordeaux a connu beaucoup de pertes de marchés. Et quand Bordeaux perd un marché, cela n’induit pas que le client arrête d’acheter mais plutôt qu’il va acheter ailleurs. Le processus de récupération de ces marchés risque d’être fastidieux et douloureux. Dans l’idéal, il faudrait une prise de conscience accompagnée d’une solidarité entre petits et grands pour relancer la machine.

T. D. : Courteillac, Grée Laroque, Pin Beausoleil, etc. Ces bordeaux accessibles et bons ne sont pas pour autant ceux qui se vendent le plus facilement.


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Lire la suite de l’interview dans le N°001 de En Magnum,
en kiosque le 4 juin.


 


Le vin au restaurant au prix de la propriété, c'est possible

Les restaurateurs expliquent qu’ils sont contraints de multiplier par trois ou quatre le prix d’achat hors taxes du vin. Résultat, sur les cartes des vins, les meilleurs sont inaccessibles et le niveau moyen est devenu pathétique. La consommation baisse. Le plaisir de l’amateur est en berne et les marges des restaurants également. Quelques-uns résistent en repensant totalement le concept. Et ça marche.


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Pourquoi les vins sont-ils si chers au restaurant ?

Parce que la tarification va souvent bien au-delà de la multiplication avouée, par trois ou par quatre. Une multiplication par dix se rencontre fréquemment sur les vins d’entrée de gamme. Il n’est pas rare de voir un vin de modeste qualité, acheté 2 euros la bouteille hors taxe, proposé à 20 euros sur la carte d’une brasserie. Une marge raisonnable, quand il y a un vrai travail de sélection réalisé en amont par un sommelier, peut se comprendre. Mais combien d’établissements appointent un professionnel du vin ? Le plus souvent, la carte est conçue par le patron sur la base d’échantillons proposés par différents représentants. Autre argument avancé, le vieillissement en cave a un coût qu’il faut bien financer. D’accord, mais qui fait vieillir des vins en cave ? Peut-être 5 % des établissements, en étant très optimiste. Enfin, autre refrain courant, le fisc calculerait mécaniquement un taux de marge de trois et procéderait à une rectification si ce n’est pas le cas. Là encore, le fisc ne trouvera rien à redire si l’établissement justifie d’une pratique différente, factures d’achats et additions des clients à l’appui. Cette pratique de prix de vins prohibitifs a la vie dure. Elle est beaucoup moins répandue à l’étranger, c’est une spécialité française.

Vendre moins cher pour gagner plus, il suffisait d’y penser.

Louis Privat, propriétaire du restaurant Les Grands Buffets de Narbonne a pris le problème à contre-pied. S’il a l’habitude de bousculer les ordres établis, il n’a rien d’un doux rêveur et a tout calculé au millimètre (il était programmé pour devenir expert-comptable avant que la passion de la restauration ne le rattrape). L’idée est simple, il vend au même prix que celui que la propriété. Les domaines retenus sont des propriétés réputées de sa région. L’amateur, attiré par des crus qu’il ne peut pas se payer habituellement au restaurant, monte en gamme lors du choix. La bouteille, qu’il paie en moyenne 20 euros TTC (16,67 euros HT), aura été achetée 10 euros hors taxes par le restaurant au prix professionnel. Cette offre atypique sur les vins permet aux Grands Buffets de vendre deux fois plus de vin par couvert qu’un établissement disposant d’un sommelier. CQFD. Et si la marge sur les vins se porte bien, la formule a un impact encore plus important sur le taux de remplissage. La clientèle est au rendez-vous, habitués venus de la région pendant les périodes creuses et visiteurs de passage qui ont eu vent de l’opportunité avec plus de mille repas par jour l’été. [/col]

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Une sélection qualitative de 70 vins proposés à la bouteille au prix propriété.

Installé à Narbonne, Louis Privat ne vend que des vins de la région. Le prix propriété est appliqué à toute la gamme vendue, sans exception. Du vin à moins de 10 euros jusqu’à « La petite Sibérie » du Clos des Fées, vendue 200 euros comme au domaine. La moitié des domaines proposés figurent dans le guide Bettane+Desseauve. Tous les vins proposés au-delà de 15 euros sont carafés sur table, pour le plaisir. Il peut repartir avec la fin de la bouteille. Et pour l’achat de six bouteilles du cru consommé à table, la bouteille du repas est offerte.


Les Grands Buffets de Narbonne,
Rond Point de la Liberté.
Tél. : 04 68 42 20 01

RÉSERVER

 


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Lire la suite de l’article dans le N°001 de En Magnum,
en kiosque le 4 juin.


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Swartland, la nouvelle conquête des vignerons sud-africains


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Lire l’intégralité de l’article dans le N°001 de En Magnum,
en kiosque le 4 juin.


Le site Bettane+Desseauve.com sorti d’affaire

 

C’est un pirate ukrainien qui a posé un affreux petit virus sur le front pur de notre site. Le problème, après bien des recherches, est résolu.
Bien sûr, nous présentons nos excuses les plus plates aux internautes qui se sont cassés les dents sur la porte close du site.
Pour nous faire pardonner, l’accès est libre pendant un mois.
Attention, prenez soin de rafraîchir votre page. Si ça ne marche pas, retapez l’adresse :

www.bettanedesseauve.com

Au préalable, videz le cache de votre ordinateur.


Jean-Claude Bachelet Chassagne-montrachet blanc, Blanchot-Dessus 2013


 

Chassagne-montrachet blanc, Blanchot-Dessus 2013

LE VIN : Faisant face au Montrachet, ce premier cru offre un nez noiseté avec une touche de fruits jaunes, la bouche possède une ampleur toute en onctuosité en attaque avec une belle énergie derrière. Superbe réussite.

17/20

CONTACTER LE PRODUCTEUR

LE DOMAINE : Au coeur du hameau de Gamay, Benoît et Jean-Baptiste Bachelet sont des références pour les crus de Saint-Aubin, Chassagne et Puligny, avec une production qui représente pleinement les 10 hectares de leur propriété.

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Un concours pour bien commencer


La maison rémoise H.G. Mumm propose aux amateurs de participer jusqu’au 30 juin à un concours permettant de gagner, c’est le premier prix, une journée pour quatre personnes à la découverte de la maison champenoise incluant un déjeuner au moulin de Verzenay, au cœur du vignoble, et la visite de ses caves avec une dégustation commentée de ses vins.

Le deuxième lot à remporter est un dîner gastronomiques pour deux personnes dans la région du gagnant (quatre dîners sont en jeu). Il faut cliquer ici pour avoir accès au règlement de ce jeu avec tirage au sort baptisé « champagne sur mesure » qui nécessite de s’inscrire pour pouvoir répondre aux questions, qui portent évidemment sur l’univers du champagne.