On vous l’a déjà dit, l’AOC languedoc fête ses 30 ans cette année. Après le salon des vins qui s’est tenu le mois dernier, l’appellation invite à nouveau les amateurs à sa découverte via un week-end de randonnées qui fera la part belle aux terroirs comme aux vins. Les vignerons de Saint-Drézéry, Saint-Saturnin, Cabrières, Pézenas et de l’AOC Picpoul de Pinet attendent les marcheurs de tous niveaux, dont les familles avec enfants, samedi et dimanche pour différents parcours gourmands et pédagogiques à découvrir dans le détail en cliquant ici. Tarif : 10 euros par personne.
Du 23 au 25 mai, les représentants de plus d’une centaine de marques de rhum, producteurs, ambassadeurs, maîtres de chai venus de tous les continents et des plus grandes maisons aux plus confidentielles, seront présents au Parc Floral de Vincennes pour la nouvelle édition du Rhum Fest Paris. Outre la quasi-totalité des rhums agricoles, ce salon sera l’occasion de découvrir du rhum japonais, californien ou encore thaïlandais. Un bar à cocktail où se succédera la fine fleur de la mixologie française, une exposition sur l’histoire du rhum entre 1910 et 1930, des dégustations de raretés (avec le pass VIP) et des master classes professionnelles et grand public (cliquer là pour les découvrir) sont au programme de cette édition 2015. Plus de renseignements et billeterie ici.
Chinon et la communauté de communes de Chinon, Vienne et Loire accueille dès aujourd’hui et jusqu’au 15 novembre une exposition d’envergure de l’artiste Daniel Spoerri, inventeur du Eat Art dans les années 60 dont des œuvres majeures seront exposées dans quatre lieux de la ville (Galerie de l’Hôtel de ville, Musée Le Carroi, Chapelle Ste Radegonde, Collégiale St-Mexme). Ce soir, un immense banquet « Palindrome » (commençant par la faim, évidemment) sera donné aux Caves Painctes en partenariat avec l’AOC chinon et en hommage à Rabelais, ce gargantuesque enfant du pays dont Spoerri partage le goût pour le rire, le boire et le manger, omniprésents dans leurs œuvres. Plus d’infos sur cette exposition en cliquant là.
On termine en vous informant que le Hameau Dubœuf, parc de loisirs et de pédagogie dédié à la vigne et au vin situé au cœur du Beaujolais et dont nous vous en avions parlé dans le détail ici vient de signer une convention de partenariat avec le Centre des monuments nationaux et la ville de Cluny. Cette association offre des tarifs préférentiels aux visiteurs du Hameau Dubœuf, de l’abbaye de Cluny (et son musée d’art et d’archéologie) et du monastère royal de Brou (Bourg-en-Bresse). Ainsi, une entrée achetée dans l’un de ces trois endroits situés à moins d’une heure les uns des autres ouvre droit à une réduction sur la visite des deux autres.

Qu'est-ce qu'on fait ce week-end ?
Gassier, le Château au pied de la montagne
La famille Gassier achète la propriété en 1982, avec ses 40 hectares de vigne. En 2004, le rapprochement avec le groupe Jeanjean, devenu depuis AdVini, permet de sceller une collaboration efficace.
Les terroirs sont bien différenciés : côté ouest, l’ensemble sablo-limoneux est adapté pour la syrah, au nord le sol sablo-argileux comprend des grès avec des galets roulés parfaits pour le grenache. Les sols de bas de coteaux, à l’est, sont à la fois profonds et caillouteux, bons pour le cinsault. Le sud plus sec, avec ses cailloutis, convient au grenache noir et au rolle. Tout ce travail en amont, couplé à l’interceps, évite le désherbage chimique ; il a permis au domaine de passer en conversion biologique dès le millésime 2013.
Installé en contrebas du massif de la Sainte-Victoire, dans le décor énorme de la Provence de Pagnol, la maison Gassier est en pleine transformation. Arrachage et replantation, conversion bio, chai en cours de modernisation. Si, pour l’instant, l’indépendance financière est assurée par une production quasi exclusive de vins rosés de bonne qualité pour 140 000 cols environ, les ambitions sont différentes.
Chez Gassier, on rêve à voix haute d’un beau vin rouge qui puisse devenir une icône du Sud. Sans oublier qu’il faut dix ans à une vigne pour donner le meilleur d’elle-même. Le vin n’est pas une activité de gens pressés.
Lire l’intégralité de la saga
Chassagne-montrachet premier-cru, Les Embrazées 2013, Thomas Morey
Chassagne-montrachet premier-cru, Les Embrazées 2013
LE VIN : Nez d’amande fraîche, profil élancé, accents d’agrumes pour l’aromatique, la maturité est bien maîtrisée, on apprécie la finale saline.
16,5/20
CONTACTER LE PRODUCTEURLE DOMAINE : Fils de Bernard Morey, Thomas Morey est l’un des jeunes de Chassagneles plus doués de sa génération, à la vigne comme en cuverie. Il possède l’un des plus beaux patrimoines de vignes en premier cru du secteur et il s’affirme au fil des millésimes comme une grande signature de la Côte de Beaune

Taste of Champagne
La première édition d’un festival créé à Londres en 2004 et dédié à la haute gastronomie se se tient à Paris du 21 au 24 mai. Parrainée par Alain Ducasse et Joël Robuchon, Taste of Paris transformera le Grand Palais en un palais du goût où officieront quatorze chefs parisiens, jeune talent ou multi-étoilés (les découvrir ici). Au déjeuner comme au dîner, ces restaurants éphémères proposeront leurs plats emblématiques au format dégustation.
« Fidèle soutient de la création et de l’excellence gastronomique » et associé depuis sa création au festival Taste of London, la maison de Champagne Laurent-Perrier accompagne de façon exclusive ces mini-plats pendant quatre jours. Un monumental bar éphémère, écrin végétal érigé sous la célèbre verrière, permet aux amateurs d’accorder « chacune des cuvées emblématiques de la Maison aux créations culinaires imaginées par les chefs. »
Outre les cuvées de prestige de cette Maison indépendante et familiale fondée en 1812, Grand Siècle par Laurent-Perrier et Alexandra Rosé 2004, gourmets et gourmands de passage auront également l’occasion de déguster en avant-première le dernier-né de ses vins, Laurent-Perrier Brut Millésimé 2006. Plus de renseignements sur le festival Taste of Paris et billetterie en ligne (à partir de 35 euros pour un pass découverte) en cliquant ici.
Winelab, l’an 2
Cette année, la journée est réservée aux professionnels. Vers 16 heures, toutefois, les portes s’ouvriront aux grands amateurs. Pour tous, c’est l’occasion de découvrir 150 domaines français, argentins, portugais et italiens. Venez retrouver l’Italie du vin, le Portugal et ses vins secs ou encore l’Argentine, éternel outsider en France, qui a néanmoins de vrais (et d’anciens) arguments.
Ils sont venus de loin pour se retrouver au Carreau du Temple à l’aube du mois de juin, autrement dit le 1er juin. Alors, n’hésitez pas, vous non plus, à faire le déplacement.
Dernier détail, nous avons sélectionné 33 vins à moins de quinze euros qui ont été médaillés d’or sur les 1200 présentés au concours Bettane+Desseauve Prix-Plaisir organisé chaque année. Face à 288 jurys populaires et en présence de nos experts, nous avons déniché les vins idéaux pour se faire plaisir à un prix raisonnable. Autant dire qu’il s’agit de valeurs sûres.
Vous êtes un professionnel du vin et vous souhaitez obtenir une invitation pour Winelab, merci d’envoyer votre demande à l’adresse suivante : [email protected]
Salon ouvert le lundi 1er juin de 10h30 à 18h30 (Les entrées ne seront plus acceptées après 18h)
Carreau du Temple – 4 rue Eugène Spuller – 75003 Paris
Plus d’informations sur www.bdwinelab.com
La sommellerie à l’épreuve
La 23e édition du Concours du meilleur élève sommelier en vins et spiritueux de France se tient ces jeudi et vendredi à Tain-l’Hermitage. Créée en 1993 à l’initiative de Michel Chapoutier, cette compétition placée sous le haut patronage du ministère de l’Education nationale et récompensant chaque année l’élite de la sommellerie française « jouit aujourd’hui d’une excellente réputation et constitue un véritable tremplin pour les lauréats et une belle référence pour leur entrée dans le monde du travail. »
Réservé aux élèves sommeliers qui suivent leur scolarité dans les lycées hôteliers ou CFA français, ce concours a lieu à l’issue d’épreuves de sélection organisées au sein des établissement scolaires participants (ils sont au nombre de 31 pour cette édition 2015). Un seul candidat par école sera présent lors de ces deux journées de demi-finale et finale traditionnellement parrainées par un professionnel du monde du vin.
Cette année, c’est Fréderic Engerer, directeur général d’Artémis Domaines, structure regroupant les vignobles de la famille Pinault (Château Latour à Pauillac, Domaine d’Eugénie à Vosne-Romanée, Château Grillet en vallée du Rhône ou encore Araujo Estate dans la Napa Valley) qui contribue au prestige de cet événement qui fait rayonner la noblesse du métier de sommelier. Que le meilleur gagne (deux billets d’avion aller-retour pour l’Australie et la découverte des vignobles australiens de M. Chapoutier).
Le détail des épreuves :
Jeudi 21 mai, demi-finale au lycée hôtelier de Tain-l’Hermitage.
A partir de 14 h, épreuve de dégustation d’un vin blanc et d’un vin rouge (30 minutes chacun) et épreuve écrite portant sur la législation des vins et spiritueux, la technologie professionnelle, l’œnologie, la connaissance des vignobles français et de la culture générale (60 mn). Annonce des résultats à 19 h 30.
Vendredi 22 mai , finale à la Maison M. Chapoutier (Tain l’Hermitage).
De 8 h 30 à 11 h 30, après un tirage au sort déterminant son ordre de passage, chaque candidat se présente devant le jury pour être jugé sur une épreuve d’accord met-vin avec quelques questions en anglais, une épreuve de décantation, une épreuve de dégustation (un vin blanc, un vin rouge, une liqueur et une eau-de-vie), ainsi que sur son comportement et sa prestance.
Primeurs 2014, les prix « français »
Chez Bernard Magrez, 2014 sort au même prix que 2013, déjà inférieur à 12 et 11 et notre homme annonce : « Nous sommes les seuls à Bordeaux à proposer des prix en 2014, 2013, 2012 et 2011 inférieurs à nos cotations de 2008. » C’est joli. Il faut dire aussi que proposer pape-clément 2014 à 57 euros HT, c’est très amateur-friendly.
Chez les autres, le très attendu Fieuzal sort son blanc à 31,75 euros HT. Là aussi, on est dans le grand vin à prix « français »…lire la suite sur le blog bonvivant
De l’art de la salle
Avec pour objectif « la sauvegarde et le développement des cultures et des patrimoines culinaires régionaux et nationaux », l’Académie internationale de gastronomie (AIG) appuie différentes initiative à caractère culturel, éducatif, nutritionnel et touristique concernant la gastronomie et attribue également chaque année depuis 1990 ses grands prix de l’Art de la cuisine, de la Culture gastronomique et de la Science de l’alimentation ainsi que celui, depuis 2005, de l’Art de la salle.
C’est ce dernier qui vient d’être attribué au directeur du restaurant Le Taillevent, Jean-Marie Ancher, en photo ci-dessus, distinction consacrant une carrière débutée dans cette même maison en 1975, à 17 ans. « Mémoire vive de l’établissement, passé par tous les postes avant d’en devenir le directeur, Jean-Marie Ancher incarne les valeurs du savoir-recevoir à la française. Entre distinction, discernement, passion et sincérité ce passeur d’émotions envisage son métier comme une vocation. C’est cet engagement que l’Académie internationale de gastronomie couronne, en même temps que l’exemplaire continuité avec laquelle il s’exprime au Taillevent. »
Il y a quarante ans, débutant comme commis au Taillevent, Jean-Marie Ancher n’imagine pas y tenir une semaine. L’institution l’impressionne autant que ses maîtres d’apprentissage qui lui transmettront pourtant une passion pour la vie. Finalement, il s’accroche, apprend l’anglais, décroche son CAP Restauration et passe par l’École hôtelière de Paris. Il gravit ensuite les échelons et devient demi-chef de rang avant de recevoir un ultimatum en forme de consécration. On est en 1982 et le légendaire Jean- Claude Vrinat lui intime : « Allez à la Samaritaine pour prendre vos mesures. Vous serez maître d’hôtel, c’est cela ou la porte. » Premier maître d’hôtel puis bras droit de Vrinat de 1986 à 2007, il lui succède à sa mort, nomination évidente pour Valérie Vrinat qui voit en lui « le meilleur disciple » de son père.
Depuis Jean-Marie Ancher reçoit au Taillevent « comme un ami au domicile, pour donner avec ses équipes du bonheur à 200 % ». Pour l’Académie internationale de gastronomie qui l’honore aujourd’hui, cet artiste de la salle démontre que « le classicisme à la française n’est pas un cérémonial empesé, mais une gestuelle cultivée et humaniste. » Celui qui envisage chacun de ses services comme une épreuve de fond avoue qu’il éprouve encore le trac et s’isole pour méditer vingt minutes avant d’entrer en salle. Manière sans doute de se retrouver avant de se consacrer absolument aux autres. « J’aime tous mes clients. Je reçois de la même façon quelqu’un qui viendra une seule fois dans sa vie que celui qui revient toutes les semaines. »
Lanson s'installe au Raphaël
Depuis une semaine et pour deux ans, la maison champenoise Lanson propose aux amateurs de déguster une sélection de ses champagnes devant la vue exceptionnelle dont on bénéficie depuis la terrasse éphémère de l’hôtel Raphaël, un 360° sur Paris qui fait la part belle à la Tour Eiffel autant qu’à l’Arc de Triomphe.
On peut déjeuner dès à présent dans cet écrin de verdure haut perché (de 12 h 30 à 14 h, réservation au 01 53 64 32 00) et on pourra également y dîner quand les soirées seront plus chaudes, c’est-à-dire à partir du mois de juin, de 19 h 30 à 22 h.













