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5e concours nationaldes vins IGP

Sigle appliqué à la filière vin depuis 2009 (pour la filière agricole, c’est 1992), l’Indication géographique protégée qui a remplacé la mention « Vin de pays » est un signe de qualité et une garantie d’origine qui concerne une production annuelle de 12 millions d’hectolitres (soit plus d’un quart de la production française) issus de soixante-quinze zones IGP réparties dans tout le vignoble.

Soutenue par l’association InterIGP, qui regroupe toutes les interprofessions de tutelle des vins IGP de l’hexagone et a pour mission de faire connaître la signification de cette mention (production définie par un cahier des charges, raisins 100 % issus du territoire IGP, procédures de contrôles strictes, certification par des organismes indépendants, etc.), la production à Indication géographique protégée fait chaque année l’objet d’un concours visant à amplifier sa notoriété (dont nous vous avions parlé ici) autant qu’à guider les consommateurs dans leur choix.

Ouvert aux vins d’assemblage et aux vins mono-cépage, il portera cette année sur les récoltes 2012, 2013 et 2014. Tous les opérateurs sont autorisés à présenter leurs vins et la moyenne des échantillons présentés depuis trois ans est de 750 cuvées. On en saura plus ici sur le déroulement de cette dégustation qui se tient aujourd’hui dans le Roussillon, ce site étant également l’endroit où trouver les résultats de l’année ainsi que les vins médaillés lors des éditions précédentes.

Jadis


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Menus

26€ (au déjeuner) et 36€ (au dîner)

Accueil : jusqu’à 23h.
Fermé le samedi et le dimanche.

208, rue de la Croix-Nivert – 75015
Métro : Boucicaut ou Convention
01 45 57 73 20
www.bistrot-jadis.com
Guillaume Delage

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Guillaume Delage aime Antoine Blondin. Et il en a la liberté et l’humeur vagabonde. Dans son bistrot tout simple de la rue de la Croix-Nivert, ce jeune chef formé par Michel Bras, Frédéric Anton et Pierre Gagnaire signe une cuisine inspirée qui peut aller, avec une aisance déconcertante, de plats de bistrots – irréprochable blanquette de veau – à des assiettes de haute volée : pascaline de saint-jacques, beurre doux au curcuma, fruits de la passion, jeunes poireaux. Accueil charmant. Respect !

À LA CARTE, menu à 36€ :

  • Velouté d’huîtres, andouille du Val-d’Ajol et cubes de beaufort
  • Encornets poêlés à l’ail doux, cœur de sucrine et piquillos grillés
  • Bouillon de gibier à plume, ravioles du dauphiné

 

  • Bœuf rôti, anguille laquée, crêpe au sarrasin, asperges vertes
  • Onglet de bœuf grillé, mousseline de pommes de terre et céleri, noisettes torréfiées
  • Salmis de palombe, pommes pailles et mousseline de panais

 

  • Pavé de bar rôti, chou-fleur caramélisé, billes de hareng et bisque de crustacé

 

  • Comme un mont-blanc
  • Riz au lait à la menthe de Milly
  • Feuilleté aux pommes coufides, crème glacé au caramel

 

Notre sélection

  • Chablis Vieilles Vignes Sélection Massale 2009, Servin 42€
  • Chignin-bergeron Louis Magnin 2007 39€
  • Bourgueil Pied de la Butte Jacky Blot 2010

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DÉCOUVREZ LA SÉLECTION LEBEY

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Du champagne en Australie

Groupement de six maisons de Champagne, Egly-Ouriet (Francis et Annick Egly), Jacques Selosse (Anselme et Corinne Selosse), Jacquesson (Jean‐Hervé et Laurent Chiquet), La Closerie (Jérôme et Agnès Prévost), Larmandier-Bernier (Pierre et Sophie Larmandier) et Roger Coulon (Éric et Isabelle Coulon), « trait-d-union » établit des connections en vrai (irl, dit-on sur les réseaux sociaux pour qualifier ce qui se passe in real life). D’abord entre les membres du groupe, ensuite entre la Champagne et le monde. En 2013, le “trait d’union” avait été fait à Jerez, en Espagne. En février dernier, il a eu lieu en Australie autour de la culture aborigène. Au cours de trois dégustations qui se sont tenues à Canberra, Sydney et Melbourne, au milieu d’œuvres majeures de l’art aborigène, hommage a été rendu à ce que les cultures champenoises et aborigènes ont en commun : le territoire.

Ces rencontres ont été l’occasion de confronter les pratiques traditionnelles et les usages contemporains de chacun en matière d’agriculture et « le lien entre l’agriculture indigène en Australie et la tradition européenne a été un thème fort qui a soulevé beaucoup de questionnements parmi les participants australiens et champenois. » L’écrivain et historien Bruce Pascoe est intervenu à Sydney et à Melbourne pour « mettre en lumière les pratiques agricoles des peuples aborigènes avant la colonisation, remettant en cause l’idée générale qu’ils étaient des chasseurs-cueilleurs. » Il a également donné un conseil pour mieux protéger ce bien commun qu’est notre terre : « Aimez-la ! » L’année prochaine, le groupe « trait-d-union » (dont on peut consulter la page facebook ici) se consacrera à nouveau à la Champagne lors d’une rencontre à Dizy, au domaine Jacquesson.

Le blog des bourgeois

Humour et second degré sont de mise pour le lancement du blog des Crus bourgeois du Médoc qui se proclament haut et fort « bourgeois et fiers de l’être ! » Derrière ce statut crânement affiché, il y a l’un des plus grands et des plus anciens groupements de vignerons français (on en lira plus ici), qui produisent près de 30 millions de bouteilles et connaissent depuis 2008 une « révolution » en terme d’image à laquelle participe leur présence accrue sur internet (leur site est ).

Chaque semaine, ce tout nouveau blog délivrera aux amateurs des portraits croisés de vignerons (« Bourgeois ? Qui l’eût cru ? »), des actualités (« Vis ma vie de Bourgeois »), des compte-rendus de voyages, dégustations et autres événements en France et à travers le monde, des recettes de cuisine (« Les Bourgeois passent à table ») et des infos pratiques (« Où trouver les Crus Bourgeois ? »). Bref, une mine d’infos à partager sur les réseaux sociaux avec le hashtag #CrusBourgeois.

Entier comme Jean-Pierre Confuron


RIDERS IN THE STORM
Impressions de voyages, de rencontres, de dégustations


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Domaine Chanson Père et Fils

Chez les Confuron, on travaille le raisin pendant les vinifications de la même manière qu’on affirme son caractère : entier. Jean-Pierre Confuron, aussi bien dans son domaine de Vosne (Domaine Confuron-Cotetidot) où il partage la tâche avec son frère Yves que chez Chanson, la maison beaunoise où il officie depuis près de quinze ans. Ne vous fiez pas à son allure bonhomme, l’homme est d’un bloc et sait ce qu’il veut. Il a réussi à donner à Chanson un style très affirmé, notamment en rouge, avec des vins dont l’éclat aromatique, la structure et la profondeur impressionnent toujours et destinent le vin à la longue garde.[/col][col width= »six »] Dans un millésime aussi plombé par les difficultés que 2013 – la grêle en Côte de Beaune au printemps, l’été compliqué, les vendanges hyper tardives – les rouges ne jouent pas, à ce stade de leur évolution, la séduction immédiate, mais au contraire imposent leur profil tendu, racé, quintessentiel. Je sais que dans dix ans, on aura oublié beaucoup de 2013, mais pas ceux-là.[/col]


Les primeurs en primeur, jour 1 Une inauguration et un dîner

Une inauguration au château
Rencontrés à Pédesclaux : Jean-Michel Wilmotte et son nouveau chai, Jacky Lorenzetti et son nouveau cru classé. Nous voilà à Pauillac sous un ciel d’ouest, lumière et gris. De loin en loin, un rayon illumine la scène, qui est double. À gauche, le chai. À droite, le château… Lire la suite sur le blog bonvivant

Les primeurs en primeur, jours 3 et 4 Le-Gay, Pavie, La-Conseillante, le Figeac-Gate et une petite agacerie

Château Le-Gay à Pomerol
De l’inoubliable Catherine Péré-Vergé, il restera une trace interminable, la persistance des vins immenses. Mais aujourd’hui, son fils Henri Parent soutenu fidèlement par sa sœur Anne-Catherine a pris les rênes des vignobles et y imprime sa marque, année après année. Les trois pomerols (la-violette, le-gay et montviel) sont désormais traités en micro-vinification. C’est vingt fois plus de travail, c’est aussi une signature rare, une manière inhabituelle. Soutenu par Michel Rolland, œnologue et mémoire de cette maison… Lire la suite sur le blog bonvivant

Les Super Bordeaux

Bordeaux demeure sévèrement bordé par ses hiérarchies et ses classements, qui ont façonné non seulement la perception des vins par les consommateurs du monde entier, mais qui structurent aussi la commercialisation des vins, jusque dans les présentations des primeurs. Il faut chercher loin les producteurs et leurs échantillons, hors des organisations officielles en tous cas, pour voir se dégager une catégorie à part, celle des très grands vins qui ont échappé pour des raisons diverses au tamis des classements et/ou des appellations consacrées. Qu’on ne se trompe pas, ces vins de très haut niveau ne sont ni une resucée des vins de garage, ni d’improbables nouveaux venus sortis de nulle part. Non, ce sont des crus s’appuyant sur de grands terroirs, parfois excentrés, parfois appartenant à des appellations trop vastes ou hétérogènes pour être globalement considérés au plus haut niveau. Leurs propriétaires et leurs équipes techniques y ont réalisé un travail ambitieux et excitant depuis des années et leur investissement humain et financier dépasse souvent celui de beaucoup de valeurs consacrées. Si l’on déguste leurs vins aujourd’hui sans a-priori on s’aperçoit qu’ils peuvent rivaliser avec les plus grands de la région, en primeurs bien sûr, mais pas uniquement. Contrairement à ce que beaucoup pensent, ces vins qui séduisent jeunes sont aussi capables, lorsque leur histoire personnelle le permet, d’impressionner aussi en prenant de l’âge. En deux soirées, j’ai eu l’occasion de déguster à l’aveugle, au milieu de très grands noms d’époque similaire, deux de ces crus l’un dans les millésimes 2004 et 1998, l’autre dans le millésime… 1947. À chaque fois, ces vins apparaissaient en pleine forme et d’une incontestable race, s’associant sans problème aux plus célèbres noms de Bordeaux, témoignant pour le moins de la valeur très élevée de leur terroir.
Il y a 25 ans, la découverte de ce que la presse américaine a nommé « Super Tuscans », ces vins toscans de grande ambition, mais aussi de grands terroirs parfois inédits, a permis de faire bouger les lignes d’un vignoble italien encore engoncé dans des habitudes et une image trop traditionnelle. En s’inspirant de cet exemple, je qualifierai bien ces inconnus célèbres de « Super Bordeaux ». Ils forment aujourd’hui une catégorie à part, exigeante et brillante, et leur rôle dépasse largement la mission d’apporter un supplément de découverte ou une pincée d’originalité dans une hiérarchie convenue. Je pense au contraire que ces vins peuvent judicieusement contribuer à rajeunir l’image globale de Bordeaux, à redonner envie aux amateurs de s’intéresser à nouveau à cette région qui, qu’on le veuille au non, produit bon nombre des plus grands vins du monde, mais qui pourtant ne fait plus rêver beaucoup de passionnés. Ces Super Bordeaux ré-enchantent le rêve bordelais.

Nous y reviendrons bientôt, nous avons les noms et nous les donnerons.

Primeurs 2014 : les premières impressions de Michel Bettane à Sauternes (suite), Margaux, Listrac et Moulis

Margaux, Listrac, Moulis

Vins des membres de l’Union des grands crus dégustés à l’aveugle au château Fourcas-Hosten dans de remarquables conditions de service suivies par des visites dans des crus ne présentant leurs vins qu’à la propriété.
Toujours un peu d’hétérogénéité, mais moins marquée que pour les pessac-léognan et une définition du caractère du millésime plus affirmée : une matière forte, stricte et ferme, donnant parfois un sentiment d’austérité démentie par la fraîcheur des arômes. Deux familles principales dans les vins réussis. Ceux à forte dominante de cabernet, comme durfort-vivens, brane-cantenac ou dauzac ; d’autres avec un moelleux plus accessible donné par des merlots de forte personnalités, comme palmer. Style médocain impeccable pour rauzan-ségla, issan ou boyd-cantenac. Ferrières en grands progrès en matiére de finesse de fruit et de texture. Merveilleuse finesse de tannin pour le grand vin de château-margaux. Et en absolu contraste avec le style du vin dans les années 1980, un pavillon-blanc de pur sauvignon frisant la perfection avec une expression d’une pureté cristalline incroyable.

Sauternes

Seconde dégustation générale au château La Lagune des crus classés de Sauternes dans de parfaites conditions et, évidemment, une impression légèrement différente. Quelques crus volontairement vendangés à moins haute maturité présentaient un équilibre plus précis et un fruité mieux dégagé . Mais les grandes réussites restent les mêmes et leur caractère aussi prometteur. Deux ou trois échantillons moins avancés et non soutirés terminaient sur des amers ou des acides un peu agressifs, mais avec de superbes matières.


Pas de TGV en Sauternais


S’ils précisent rester mobilisés, les vignerons de Sauternes et Barsac se félicitent de la belle avancée que représente l’avis défavorable rendu ce 30 mars par la commission d’enquête publique sur les projets de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax vers l’Espagne. Ils remercient « tous les acteurs qui ont participé à cette prise de position et répondu à l’enquête » depuis qu’ils ont lancé leur alerte en décembre dernier, appelant à une mobilisation de l’opinion face à cette « réelle menace pour les appellations Sauternes et Barsac. »

Outre le fait de traverser une zone classée Natura 2000, riche de plus de 4 800 hectares de terres agricoles et de forêts, le tracé imaginé par RFF (Réseau ferré de France) prévoit en effet la coupure en plus de trois endroits de la rivière du Ciron,
« responsable du micro-climat sauternais et de l’apparition du botrytis », et concerne plus de 170 propriétés. Pas de déclaration d’utilité publique, donc. On se réjouit de cet avis négatif. La mobilisation continue cependant puisque que « le gouvernement a jusqu’en juin pour se prononcer après avis du Conseil d’Etat. »