Installée à Cazeneuve dans le Gers en 1929, La distillerie Gimet a d’abord été avant tout productrice d’armagnac dans le plus grand respect des traditions, alambics centenaires et travail manuel garantissant l’intégrité organoleptique de ses eaux-de vie. Depuis deux ans, ce « travail d’excellence » mené depuis quatre générations par la famille Gimet est poursuivi par Nicolas Sinoquet, qui a repris les rênes de la maison en lui insufflant un sens de l’innovation incarné aujourd’hui par une vodka nommée Lactalium. En fait de nouveauté, cette eau-de-vie issue de la distillation de lait n’en est pas vraiment une puisqu’elle est issue des traditions mongoles (qui la réservent aux invités de marque lors des grandes occasions). Cette version 100 % française est produite à partie de lait de montagne provenant des fermes du Parc naturel régional des volcans d’Auvergne. Après une étape de clarification d’une semaine, le lait fermente 10 jours avant d’être distillé à trois reprises dans des alambics charentais en cuivre. Distribuée en France par la Maison de l’Hédonisme (cliquer ici) cette vodka se boit seule, à température ambiante ou légèrement rafraîchie, ou en cocktail. Son prix est de 55 euros.
Quand le lait devient vodka
Les 271 hectares du chignin-bergeron
Dénomination géographique associée à l’appellation savoie depuis 1973, la zone de production de Chignin-Bergeron n’avait pas jusqu’alors de délimitation officielle. Par décision de l’INAO datant de février dernier, faisant suite à la démarche de reconnaissance d’une aire géographique délimitée initiée en 2001 par les producteurs du cru, l’AOP savoie dénomination chignin-bergeron s’étend désormais officiellement sur 271 hectares incluant trois communes, Chignin, Francin et Montmélian. Situées sur des éboulis calcaires du massif des Bauges, en Combe de Savoie, ses vignes produisent un vin blanc mono-cépage issu de la roussanne (autrefois nommé Bergeron de Savoie, ce cépage représente 4 % de l’encépagement du vignoble de Savoie).
Dans l’ouvrage d’Evelyne Léard-Viboux et Laurent Madelon, Vins et Vignobles en Savoie Mont Blanc (LM Editions, 2014), on peut lire que le chignin-bergeron, « fils de l’élégante roussanne, aux grains blanc doré, presque roux » n’est rien de moins que « le prince des vins de Savoie. » Voilà qui méritait bien un territoire. Après plus de 12 ans d’une large réflexion, le Syndicat régional des vins de Savoie a validé les travaux des experts désignés par l’INAO, « un travail guidé par des valeurs basées sur l’adéquation du sol avec le cépage roussanne, le climat et les usages locaux. » Président du syndicat, Michel Quénard a rappelé que le terroir demeure l’élément principal de la qualité du vin. « Avec un climat et une topographie propices à la maturité optimale de ce raisin, le sol par sa géologie confère l’identité au vin. » La prochaine étape pour le chignin-bergeron sera de de bénéficier d’une appellation autonome, « pour une protection juridique forte à l’international. »
Photo ci-dessus, ©CIVS
Une Maison des vins à Chambord
Depuis son ouverture en 2008, la Maison des vins de Cheverny connaît un beau succès auprès du public, dont nous vous avons parlé ici. Près de 90 000 visiteurs apprécient en effet chaque année son approche pédagogique (dont ceci est un exemple) et l’originalité de sa proposition en matière de dégustation des vins des AOC cheverny et cour-cheverny (ce procédé unique en son genre est expliqué là).
L’été prochain, le concept qui prévaut dans ce lieu attenant au château de Cheverny va s’installer au cœur du site de Chambord. Les vignerons de Cherverny y ouvriront, en juillet, une maison des vins qui donnera une visibilité internationale à leurs appellations. Situé sur la place Saint-Louis, « d’où l’on peut apercevoir les tours en tuffeau et les toits ardoisées du château », ce nouvel espace de dégustation et de vente de 70 m2 proposera d’abord une expérience visuelle.
« Marchant sur des dalles de verre, sous lesquelles sont entreposés les stocks de bouteilles », le visiteur sera plongé dans un univers épuré et moderne qui abritera une cinquantaine de vins, blancs, rouges et rosés, qui bénéficieront de la renommée internationale de Chambord, un site touristique qui draine chaque année « 1,5 million de visiteurs, dont 750 000 pour le château. » Des vins, un beau château, il ne manquera plus qu’une vigne sur les terres de Chambord.
Verbalon
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Menu
12,80€ (enfant)
19,80 (au déjeuner)
Accueil : jusqu’à 22h30. Terrasse.
Fermé le dimanche. Fermé la semaine du 15 Août.
198 bis, rue de Tolbiac – 75013
Métro : Corvisart ou Tolbiac
01 45 88 88 83
www.leverbalon.fr
Laurent Chainel (Maître Restaurateur) , Fabien Pizzolato
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Ce bistrot accueille sous une marquise d’âge vénérable et propose de sympathiques dégustations autour du foie gras, du saumon ou d’un choix de charcuteries qui restent autant d’occasions de goûter au choix impressionnant de vins au verre (plus d’une trentaine). Le tout servi prestement sur de petites tables nappées en vichy rouge et entouré de nombreux fidèles qui, comme nous certainement, apprécient la sincérité et la générosité d’une telle offre.
À LA CARTE :
- Salade de roquette aux copeaux de parmesan, tomates séchées 7,20€
- Assiette de pommes grenaille 4,80€
- Folie charcutière de la maison Conquet à Laguiole 17,80€
- Atelier de dégustation de foie gras des Landes 26,80€
- Wok de pâtes aux légumes fraîcheur et coriandre 14,90€
- Cheese-cake 8,50€
- Glaces et sorbets d’Ardèche 8,50€
Notre sélection
- Champagne Jacquesson cuvée 735 65€
- Bordeaux 2010, Château Tire Pé Diem 24€
- Côtes-du-rhône Un Air de Réméjeanne 2011, Domaine de la Réméjeanne 24€
RÉSERVER[/col]
DÉCOUVREZ LA SÉLECTION LEBEY
Primeurs 2014 : les premières impressions de Thierry Desseauve
2014 est un millésime furieusement hétérogène. On parle souvent de « millésime de vignerons », là c’est franchement un « millésime de terroirs ». Les secteurs tardifs – je pense par exemple à Moulis-Listrac – n’ont pas eu les mêmes chances que les autres et il fallut redoubler d’efforts et de précision pour faire, comme à Poujeaux, un grand vin. Mais tous n’ont pas redoublé d’efforts et de précision.
Au milieu d’une centaine de vins dégustés chez un excellent négociant (Dourthe, en l’occurrence), un moment d’éblouissement avec un couple Grand Vin – Second Vin d’un extraordinaire éclat : Calon-Ségur et Marquis-de-Calon. Tous deux avaient la fraîcheur, la distinction, la sveltesse et l’énergie qui seront les marques de naissance de ce millésime. Je dégusterai certainement d’autres grands vins cette semaine, mais je sais d’ores et déjà que Calon-Ségur sera l’une des stars de l’année.
L’homogénéité, je l’ai dit, n’est pas le fort de ce millésime. Margaux et même Saint-Julien offrent ainsi de saisissantes différences de style et de niveau. Curieusement, le niveau est plus soutenu globalement chez les cinquièmes crus classés 1855 du Haut-Médoc. Remplacez Camensac par Sociando-Mallet et, avec Cantemerle, Belgrave et La Tour-Carnet, vous avez un beau quatuor. Je n’ai pas encore goûté La Lagune, mais on en reparlera.
Primeurs 2014 : les premières impressions de Michel Bettane à Pessac-Léognan et Sauternes
Pessac-Léognan
Les rouges
Petite déception globale. Six ou sept vins manquent de corps et de suite en bouche malgré des qualités réelles de fruit. Les meilleurs ont une vraie élégance aromatique et un tannin harmonieux de la famille des 1953 ou 1962. Mission et Haut-Brion ont une supériorité éclatante grâce à des merlots exceptionnels. Excellents Domaine de Chevalier, Malartic-Lagravière, La Louvière et Château de France. Charmant Smith-Haut-Lafitte et subtil Carbonnieux.
Les blancs
Pas mon style, trop de copiés collés et une jolie technique au service de vins de nez impotents à table. Beau style à Domaine de Chevalier et Fieuzal et immense et écrasante réussite de Mission et Haut-Brion fondées sur une base dominante de sémillon au contraire des autres.
Sauternes
Difficile et inégal avec, pour les vins décevants, du pourri acide et des amertumes peu élégantes. Les premiers crus classés, en revanche, font un quasi sans faute combinant plénitude de corps, parfum et très grande fraîcheur. Superbes Suduiraut, Sigalas-Rabaud, Coutet et Lafaurie-Peyraguey. Climens avant assemblage avec une formidable pureté dans tous les lots présentés dans l’ordre de leur succession.
Les primeurs en primeur, jour 2 : Un anniversaire et une renaissance
Yves Vatelot est arrivé à Reignac en 1990 et en hélicoptère. Comme il avait son brevet de pilote, il a embarqué son épouse et un notaire. Il cherchait un vignoble, il a trouvé Reignac et comme Michel Rolland disposait d’une étude complète des sols de la propriété, il savait à quoi s’en tenir. Peu à peu, il a porté le domaine à 135 hectares par adjonction de parcelles mitoyennes. Une moitié est plantée de vignes, l’autre en bois, prairies, bosquets, étangs et ronciers divers. Tout ce qu’il faut de biodiversité pour rendre un viticulteur heureux. C’est le cas de Nicolas Lesaint, le directeur du domaine, infiniment épanoui avec ses beaux vins, ses chevreuils, ses lapins et son blog, un sommet du genre (clic). C’est un garçon d’une grande sensibilité…lire la suite sur le blog bonvivant
Tain-l'Hermitage et la luttecontre le handicap visuel
Hier, la maison M. Chapoutier a remis un chèque de 24 600 euros à l’Ecole méditerranéenne de chiens guides d’aveugles lors de la manifestation « Rencontre avec l’EMCGA » qui avait lieu à Antibes, durant laquelle l’école à présenté son travail au public. Forte du succès de son partenariat avec Alberta Guide Dogs au Canada, la maison M. Chapoutier est devenue partenaire de l’Ecole méditerranéenne de chiens guides d’aveugles en octobre 2013. Mais son action en faveur de l’insertion des non-voyants est initiée dès 1996 avec l’impression en braille de toutes ses étiquettes de vin. Inscrit dans une politique de soutien d’envergure qui compte différentes actions (notamment l’opération « Chiens-Guides d’Aveugles » dont nous vous avions parlé ici), ce don permettra de financer la tutelle, l’éducation, le placement et le suivi d’un chien-guide pour une personne non-voyante.
Le chien en question ne pouvant être rebaptisé, un chiot dont la naissance est prévue pour juin prochain sera nommé Lorée afin de remercier la maison M. Chapoutier. Précisant l’attachement de sa maison à la présence de l’écriture braille sur toutes les étiquettes depuis presque vingt ans maintenant, Michel Chapoutier s’est déclaré ravi que le succès de l’opération « Chiens-Guides d’Aveugles », « qu’un homme de l’Hermitage, Maurice Monier de la Sizeranne, famille propriétaire des parcelles de la Sizeranne, inventeur de la première version du braille abrégé et fondateur de l’association Valentin Haüy, aurait sans aucun doute apprécié », lui permette d’apporter son soutien à la lutte contre le handicap visuel. « Nous espérons qu’elle contribue également à sensibiliser une part importante de la population française à cette cause. »

La soirée des Lebey 2015
Pour la deuxième année, des restaurateurs parisiens ont jugé le travail de leurs pairs et élu les « meilleures créations culinaires de l’année » dans les catégories entrée, poisson, viande-volaille, dessert et dessert au chocolat. Forte du succès rencontré en 2014, cette initiative des éditions Lebey, qui souhaitent ainsi « fédérer tous les acteurs de la gastronomie parisienne » et valoriser la place de Paris comme capitale gastronomique, se déroule un peu comme « les César ou les Molière » pour le cinéma et le théâtre. C’est la profession qui apprécie la qualité des prestations. Il a donc été demandé aux mille restaurateurs visités pour les deux guides Lebey de bien vouloir voter parmi une pré-sélection de quinze plats établie par les enquêteurs du Guide Lebey des Restaurants 2015. Un collège de quinze personnalités a ensuite été convié début mars à l’école Ferrandi pour goûter ces plats lauréats. Ce soir, après une ouverture en forme d’ateliers permettant aux restaurateurs de rencontrer des artisans et des vignerons « réputés pour l’excellence de leurs produits », un dîner conçu par Pascal Barbot, Pierre Gagnaire et Christian Le Squer sera le décor de la remise officielle des “Lebey” de la gastronomie aux chefs ayant proposé les meilleures créations culinaires de l’année.
Pour découvrir des adresses de la sélection Lebey sur ce site, cliquer là

