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Nos douze margaux 2010, un concours de finesse


De 25 à 400 euros, voilà dix vins cultes dans un millésime de légende. 2010, la finesse et margaux, la suavité. Le millésime et l’appellation étaient vraiment faits pour se rencontrer.


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[su_tab title= »VIN 1″]cantenac

Château Brane-Cantenac 2010

90 euros 18/20

Grand nez noble de cèdre, tannin magnifiquement satiné et complexe, ensemble riche, harmonieux, complet mais à savoir attendre ! .
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[su_tab title= »VIN 2″]dauzac

Château Dauzac 2010

43,60 euros 17,5/20

Excellente saveur de beau merrain, très riche, séveux.
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issan

Château d’Issan 2010

74 euros 17/20

Grande couleur, nez complexe mêlant les épices et les fruits noirs (myrtille), plein et strict, potentiel de garde évident.
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giscours

Château Giscours 2010

63,50 euros 18/20

Margaux complet, aux nobles arômes de rose épicée, texture magnifique, tannin à la fois onctueux et ferme, grandes promesses.
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kirvan

Château Kirwan 2010

64 euros 17,5/20

Beaucoup d’élégance et de complexité dans un ensemble vraiment représentatif d’un beau margaux, avec le tannin fumé et épicé du millésime.
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lascombes

Château Lascombes 2010

105 euros 18/20

Grand vin harmonieux et parfaitement équilibré, associant générosité de texture et de saveur et extrême finesse, dans l’esprit de ce remarquable millésime.
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marquis

Château Marquis de Terme 2010

42 euros 18/20

La puissance et la droiture de ce vin se précisent et s’amplifient, avec un grand tannin épicé qui fera beaucoup pour augmenter la réputation du cru.
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palmer

Château Palmer 2010

406 euros 18,5/20

Corps complet, grande suite en bouche, texture incomparable, tannin d’une finesse transcendante. Le tout donne un sentiment d’aisance naturelle rare dans un médoc jeune.
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[su_tab title= »VIN 9″]
prieuré

Château Prieuré-Lichine 2010

59,50 euros 18/20

À notre sens le vin le plus complet depuis 25 ans pour ce cru, noblement floral, intense mais sans lourdeur, au fruit savoureux et complexe de prune et de cèdre. Acheter le vin en magnum pour la longue garde.
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[su_tab title= »VIN 10″]
rauzan

Château Rauzan-Gassies 2010

58 euros 16,5/20

Beaucoup de matière et de puissance, notes d’iode assez « océaniques » au nez, tannin encore astringent, beau potentiel de garde.
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rauzan-ségla

Château Rauzan-Ségla 2010

163 euros 19/20

Merveilleuse noblesse aromatique, grand volume de bouche, tannin d’une extrême précision et élégance, grand terroir évident, grand avenir.
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siran

Château Siran 2010

26,50 euros 16/20

Margalais dans l’âme, très fruits rouges, assorti de notes florales, bouche pleine et d’une grande longueur sur la fraîcheur, finale aux notes épicées.
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Aux Lyonnais


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Menus à 32€ (déjeuner) à 35€ (dîner)
Accueil : jusqu’à 22h. Salons. Air conditionné. Voiturier.
Fermé le samedi midi, le dimanche et le lundi. Fermé en Août.

32, rue Saint-Marc – 75002
Métro Bourse ou Richelieu-Drouot
01 42 96 65 04
Fax : 01 42 97 42 95
www.alain-ducasse.com

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Façade de bois rouge, carreaux de faïence, moleskine, stucs, miroirs, lustres à boules, tables et chaises en bois, zinc font un décor qui séduit d’emblée l’amateur de vieux bouchons. Reste l’assiette qui, elle, ne séduit qu’à moitié et peut se faire attendre longtemps sans le moindre petit mot d’un service rapidement débordé.

À LA CARTE:

  • Œuf cocotte aux écrevisses, mouillettes aillées 15€
  • Pot de la cuisinière lyonnaise, charpie de porcelet au foie gras 14€
  • Salade frisée, foie gras de canard et croûtons 15€

 

  • Foie de veau en persillade, copeaux de pommes de terre 24€
  • Notre boudin noir à la lyonnaise, oignons au vinaigre 22€
  • Volailler fermière en fricassée à la crème de légumes mijotés 26€

 

  • Lieu jaune de ligne, cardons 32€

 

  • Tarte et île flottante aux pralines roses 11€
  • Marjolaine chocolat-praliné, crème vanillée 12€
  • Tarte et île flottante aux pralines roses 11€

 

Notre sélection

  • Pouilly-Vinzelles Les Longeays 2009 domaine Thibert 40 €
  • Vin de table Petit Vin d’Avril, Paul Avril 50 €
  • Santenay 1er cru Clos Faubard 2009, L. Muzard 65 €

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DÉCOUVREZ LA SÉLECTION LEBEY

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Crédits photo d’ouverture : justacote.com

Meursault-Perrières 1988


Bon je sais, c’est un grand vin, cher, vieux et de toute façon à cause des dernières grêles il y en aura presque plus en millésime jeune sur le marché. En plus le domaine n’est pas inconnu. Et pour finir il a vieilli plus de vingt ans dans une cave à froideur constante (11°) et haute humidité, bref l’idéal. Mais de temps en temps ce type de vin rappelle
1- Que jusqu’à preuve du contraire nulle part au monde un blanc ne peut atteindre une telle beauté de parfum et de saveur.
2- Que les grands terroirs exigent pour montrer vraiment ce qu’ils ont dans le ventre un vieillissement suffisant, que presque plus personne n’est prêt à leur accorder même si tous veulent en parler et donner un jugement définitif dès le berceau.
3- Que la définition idéale de leur style n’a pas changé depuis au moins un siècle et demi !

 

Domaine des comtes Lafon

On ne sait qu’admirer le plus dans les arômes délicats mais si affirmés qui évoluent entre le miel de le plus fin, type fleur de châtaignier, le levain de boulangerie le plus aérien, la toute petite touche de caramel au lait (qui n’apparait qu’au- dessus de 14° de température, idéale pour tout d’ailleurs). Rien ici ne laisse supposer qu’à un moment ou à un autre il y a eu réduction artificielle provoquée par des mercaptans soufrés, type noisette super grillée, ou des notes de pomme rappelant une belle manzanilla, ou encore moins le cuir, l’animal ou la pomme blette de cidre rustique comme on en trouve dans certains chardonnays « nature ». D’ailleurs je n’ai jamais connu ce vin vraiment ingrat à déguster. Ces qualités se retrouvent en bouche avec une tenue parfaite sur au moins deux heures, avec une texture et une fin de bouche semblables –peut-être même un peu plus fines- que celle d’un beau Montrachet ou Chevalier Montrachet. L’ensemble est miraculeux sur des saint-jacques à la truffe blanche . Bref une certaine idée de la perfection. Et on se dit qu’il faudrait une échelle de notation spécial pour faire comprendre au public le fossé qui sépare ce vin de l’excellence normale que nous notons souvent seulement deux ou trois points en dessous. J’aurais tant aimé que quelques jeunes vignerons idéalistes du secteur aient pu partager ce flacon pour leur donner une vision juste de leur devoir pour l’avenir

 

19,5/20

Environ 500 euros la bouteille
CONTACTER LE PRODUCTEUR


Dominique Lafon est au sommet de son art et il porte le domaine familial de Meursault à un niveau qualitatif exceptionnel. Travail biodynamique, vinifications millimétrées ont permis de gagner en pureté sur toutes les cuvées. Depuis 2011, il est présent dans tous les premiers crus murisaltiens, avec en cave des bouchères et des poruzots dignes de ce nom. Dans la continuité de 2010 et 2011, 2012 constitue un des sommets de la Bourgogne. Les superlatifs manquent, tellement ce domaine apporte une juste vibration à l’instant présent.

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Les Enchères du Cœur

Dimanche à Mâcon, la troisième édition d’une vente aux enchères caritative au profit des associations Enfants & Santé et Cœur & Santé se tiendra à 14 h 30 à la Chambre de Commerce et d’Industrie. Sous la houlette de Maître Jérôme Duvillars, qui prêtera pour l’occasion son marteau à l’actrice Alice Taglioni, des lots d’une nature exceptionnelle seront proposés aux amateurs, « moments d’émotion » sur un tournage de film ou à l’arrivée du Tour de France, journées en compagnie d’un chef ou d’un footballeur, etc.

Pour la première fois, des dizaines de domaines viticoles se sont associés à l’événement et proposent aux enchères des journées visite-dégustations façon very important people en Bourgogne, à Bordeaux, en Champagne ou encore en Alsace. Parmi eux, le domaine de la Romanée-Conti, Château Clos-Vougeot, Domaine Chanson, Château d’Yquem, Château Cheval Blanc, Château Ausone et bien d’autres, le catalogue complet est . Il sera évidemment possible d’enchérir en ligne, il suffit de s’inscrire ici.



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Parmi les "journées" qui seront proposés aux enchères ce dimanche, on trouve le départ de la Transat 2016  à Concarneau, une visite à deux du domaine de la Romanée-Conti avec Aubert de Villaine et une place à l'arrivée du Tour de France 2015.
Parmi les “journées” proposés aux enchères ce dimanche,
le départ de la Transat 2016 à Concarneau, une visite à deux
du domaine de la Romanée-Conti avec Aubert de Villaine
et une place à l’arrivée du Tour de France 2015.

Elle est où, la solidarité ?

Rappel des faits.
On est en juillet 2013. Un violent épisode de grêle met en danger les exploitations viticoles les plus fragiles. Un mouvement de solidarité se dessine et de généreux contributeurs essaient de venir en aide aux vignerons sinistrés, chacun envoie son chèque. Les syndicats d’appellations tentent d’organiser cette solidarité.
Seulement voilà.
Lisez le courrier sur la photo….lire la suite sur le blog bonvivant

Modat chez les indés

Si ce très médaillé domaine du Roussillon n’est pas présent au Grand Tasting cette année, c’est bien contre son gré. « Nous nous étions organisés pour participer à ce joli salon. Malheureusement une incompréhension administrative n’a pas permis notre présence cette année. Les organisateurs en étaient désolés et nous ont assuré d’une place pour 2015. » Heureusement pour les visiteurs du Grand T, le Salon des Vignerons Indépendants s’installe aujourd’hui, jusqu’à lundi, porte de Versailles. Domaine Modat y sera pour la quatrième fois, avec de nouvelles cuvées confidentielles. Allée J, stand 21. 
 


Are you Mister Tasting ?

Créé en 2013 par Pauline Versace, Séverine Tremellat et Bernardette Vizioz, le Club des Fossettes est un réseau exclusivement féminin de « talents du vin, de la gastronomie et du tourisme gourmand » qui compte plus d’une centaine de membres et se réunit trois à quatre fois par an. Sommelières ou journalistes, chefs ou blogueuses, toutes ont un métier qui a trait à l’art de vivre. Parmi leurs rendez-vous, l’élection d’un vigneron-star aura lieu demain pour la deuxième année consécutive à l’occasion du Grand Tasting.

Pour devenir « Mister Tasting 2014 », les vignerons exposants doivent d’abord se porter candidats (pour cela, écrire à [email protected]). Les “Fossettes” viendront ensuite rencontrer chacun des prétendants au titre sur leur stand. Robe, nez, bouquet et pertinence du discours, les critères en jeu dans cette élection sont disponibles sur simple demande auprès du club. Le titre 2014 sera remis au vainqueur sur le stand et autour des vins de « Mister Tasting 2013 », Philippe Blanck (Domaine Paul Blanck).

Muscadet Château du Cléray


 

Haute Culture 1996

Grande jeunesse, équilibre entre la vivacité et les accents d’agrumes confits qui arrivent. Puissant et élégant, avec une finale saline, ce vin est une franche réussite.

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CONTACTER LE PRODUCTEUR

Depuis 1981, la famille Sauvion possède ce domaine situé en plein cœur du Muscadet sur Vallet. Pierre-Jean Sauvion, œnologue, est arrivé sur la propriété familiale en 2004 et s’occupe désormais des vinifications. Le vignoble s’étend sur 95 hectares, plantés principalement de melon de Bourgogne (cépage du Muscadet), également de chardonnay et de sauvignon.

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Champagnes Champagne

La Champagne réunit, on le sait, deux familles de vins. Les uns sont issus d’assemblages complexes de cépages, de crus et de millésimes avec trente, cinquante et, parfois, plus de 100 lots différents. On appelle généralement cuvée ce type d’assemblage (à ne pas confondre avec cuvée au sens de jus pur, sans les tailles). Par définition, seules les maisons ou les grosses coopératives peuvent le produire. Les autres sont élaborés de façon plus simple, à partir d’un petit nombre de lots, généralement issus d’un même secteur ou d’un même village (on parle un peu abusivement de mono-cru même s’il y a plusieurs parcelles d’un même cru assemblées) et, souvent, avec un cépage dominant ou unique. Les récoltants-manipulants en sont de loin les plus significatifs producteurs. Par la nature même de leur élaboration, le goût de ces deux familles ne peut qu’être différent et, donc, apprécié par les uns ou les autres de façon différente. Il serait plus serein d’éliminer à la dégustation tout préjugé idéologique. Les plus courants nous les connaissons et subissons, nous autres, dits « prescripteurs ». La méfiance du « gros » par rapport au « petit », la suspicion d’être sous l’influence de ceux qui ont plus de moyens de pression que les autres pour faire reconnaître leur qualité, l’idée que le nombre crée la variation et celle, bien ancrée, qu’il existe des lots spéciaux pour happy few et l’ordinaire pour le vulgum. Je préfère de loin avoir recours à des analogies artistiques pour faire comprendre ces différences et la musique m’en donne la plus lumineuse. Un mono-cru, c’est un peu comme un solo instrumental : un seul instrument, un seul timbre, un seul interprète avec, à la clé, une échelle qualitative complète allant du génie à l’ennui total. La cuvée, cela va de la musique de chambre pour les micro-assemblages, à l’orchestre wagnérien, pour les plus importants. La réussite, c’est d’obtenir que la somme des constituants soit supérieure en qualité à leur addition et c’est ce qu’obtiennent (en méritant toute notre admiration) les chefs de cave des grandes maisons. Tous les terroirs champenois ne se valent pas et nombre d’entre eux n’offrent aucun intérêt à être isolés. Inversement, des assemblages hâtifs, où l’on recherche le volume sans se préoccuper de la qualité de la matière première, ne donneront pas de vins mémorables. Nous essayons de déguster le plus grand nombre possible d’échantillons et, pour les cuvées les plus diffusées, nous les buvons assez souvent en des occasions diverses pour vérifier si leur assemblage est homogène ou non. Et nous les jugeons en toute liberté de conscience, tant pis pour les amoureux de la théorie du complot.
J’ai remarqué que plus l’assemblage est complexe, plus il lui faut du temps après dégorgement (même après une longue conservation sur pointe) pour révéler le maximum de ses qualités et, souvent, un ou deux ans de repos en cave fraîche sont indispensables. Des assemblages plus simples de vins, moins dosés, légèrement oxydatifs, mais avec charme, plaisent davantage immédiatement, mais atteignent très rarement la complexité au vieillissement d’une cuvée bien faite. Quant aux mono-crus extraordinaires de quelques grands artistes parmi les récoltants-manipulants, nous dirons qu’ils sont souvent produits à partir d’un assemblage très adroit de micro-parcelles aux qualités complémentaires et, pour les bruts sans année, avec un bon pourcentage de vin de réserve.

Vosne-Romanée Les Suchots du Domaine Confuron-Cotetidot, la viticulture et la vinification


Voisin direct des Echezeaux et de la Romanée Saint-Vivant, les Suchots constituent un premier cru qui pourrait légitimement prétendre au grade supérieur. Menée de main de maître par la famille Confuron père et fils, la plus grande parcelle du cru exprime avec intensité et race l’âme de ce cru unique.


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À LIRE >Vosne-Romanée les Suchots du Domaine Confuron-Cotetidot : voyage au cœur du plus grand des premiers crus de Bourgogne…


À SUIVRE >Dégustation verticale du vosne-romanée les suchots Domaine Confuron-Cotetidot…



 

La viticulture

Le sol est travaillé avec des buttages et débuttages faits selon les règles traditionnelles, ce qui coupe l’herbe et explose les argiles par le froid, rendant le sol plus perméable et permettant un bon enfoncement des racines. L’ébourgeonnage serré, régularisant la charge des raisins, a toujours été pratiqué, même dans les terribles années 1970 et 1980 où la viticulture locale se laissait aller. Les vignes sont palissées haut (1,80 m) ce qui donne une belle surface foliaire, les traitements sont faits à partir de produits bios, et sans excès de cuivre (2 litres/ha) même si les deux frères émettent des réserves sur des effets pervers potentiels liés à la confusion sexuelle (déséquilibres écologiques avec remontée de populations dangereuses d’insectes auxiliaires, pyrales, cochenilles, cicadelles vertes, susukii) et sur la non bio-dégradabilité des diffuseurs.

La vinification

Par tradition familiale, les vendanges se font assez tard à maturité complète du raisin, malgré tous les risques climatiques, car les vendanges ne sont jamais égrappées. Le tri se fait à la vigne et sur table portative à la parcelle. Le raisin est apporté au cuvier en bacs, puis mis directement par gravité dans les cuves en bois où les raisins sont refroidis à 7/8 °C, sulfités à 1,5 litre par tonne de raisin (environ 10 à 12 grammes/hecto) comme Jacky l’avait toujours fait et son ancien conseiller Guy Accad, perfectionné par une meilleure homogénéisation de la solution. Cette protection en S02 que la fermentation éliminera permet une sélection des meilleures levures indigènes et rend l’hygiène de la phase de macération pré-fermentaire beaucoup plus efficace.[/col][col width= »six »] S’il le faut, on ajoute un peu de sucre de façon fractionnée pour allonger la phase fermentaire (jamais plus de 1° potentiel) et quelques levures neutres. L’ensemble de la pré-fermentation et de la fermentation allongée peut durer plus de trois semaines, mais les deux frères évitent toute phase de post-macération qui apporte des notes aromatiques qu’ils jugent vulgaires, ce que je confirme absolument par mes propres dégustations.La vendange entière et les pigeages intelligents maintiennent une température de fermentation modérée qui respecte ce qu’il y a de meilleur dans le potentiel du raisin, exalté par la phase pré-fermentaire. Le vin de presse (pressé verticalement) est systématiquement assemblé avant l’entonnage en fûts, avec une faible proportion volontaire de fûts neufs (15 à 25%). Ici, on n’aime pas l’aromatisation inévitable apportée par le bois neuf, au prix d’une plus grande rusticité de la texture pendant les cinq premières années de vieillissement du vin. Les fûts sont achetés à la tonnellerie François, avec chauffe moyenne et des origines alternant l’Allier et la Hongrie (Jean-Pierre ayant longtemps vinifié dans un grand domaine hongrois connait parfaitement la forêt locale et la qualité de ses merrains, coupés sur place par la filiale de François frères). Les élevages sont longs, toujours supérieurs à 20 mois, sans soutirage, puis mis en bouteille sans collage et sans filtrage, le long temps d’élevage ayant naturellement éclairci les vins.
Cette dégustation verticale s’est faite au domaine fin octobre 2014, mais pour le millésime 1978 j’ai ouvert une semaine plus tard une bouteille de ma cave, encore plus chanceuse, et le commentaire et la note se rapportent à cette bouteille.
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