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Un cadeau pour mon nez

L’inventeur et éditeur de ces livres-objets aussi beaux que pédagogiques, d’abord consacrés aux arômes du vin, ainsi qu’à ses défauts, puis à ceux de l’armagnac, du café et plus récemment du whisky (nous vous en avions parlé ici) propose pour cette fin d’année deux jeux olfactifs à associer au grand modèle du Nez du Vin. C’est aux lauréats 2012 du Prix de l’innovation de l’Académie Amorim, Fanny Garret et Bernard Oswald, que les Editions Jean Lenoir ont demandé de créer cette course aux arômes et cette route des vins, le graphisme des plateaux étant signé par l’Atelier ter Bekke & Behage.

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Compléments ludiques du livre et de sa collection de 54 arômes, outil de référence désormais traduit en onze langues, ces jeux sont basés sur la capacité des joueurs, néophytes ou très connaisseurs, à identifier, mémoriser et associer des arômes aux vins de France et du monde. « Deux niveaux de difficultés permettent de progresser rapidement, d’aiguiser son nez et d’enrichir sa mémoire olfactive tout en s’amusant. »

Plateau de jeu d’une valeur de 20 euros offert pour tout achat en ligne du Nez du Vin® 54 arômes. Offre limitée à mille exemplaires, valable jusqu’au 31 décembre 2014.

La belle récoltede CA Grands Crus

Dirigées par Thierry Budin, les propriétés viticoles du groupe Crédit Agricole* ont pour directrice technique Anne Le Naour et pour œnologue-conseil, Hubert de Boüard. Dans les châteaux bordelais, les vendanges ont démarré fin septembre avec la récolte des merlots de Clos Saint-Vincent et de Château La Tour de Mons pour s’achever la deuxième quinzaine d’octobre avec les cabernets-sauvignons des châteaux Grand-Puy Ducasse, Meyney et Blaignan. Si ce millésime a exigé son lot de patience, les beaux raisins de cette récolte 2014 en sont la récompense. Jusqu’à fin août, il n’était question que de persévérance et de vigilance. Le sublime été indien qu’on sait s’est ensuite installé durablement sur la région. « Les conditions alors très sèches ont permis, enfin, l’apparition de contraintes hydriques, sauvant la récolte 2014. En rouge, la partie n’était pas encore gagnée, car fin septembre, les merlots n’étaient pas encore tout à fait mûrs et les cabernets encore bien loin de l’optimum de maturité. Il a fallu faire preuve de sang-froid pour attendre la parfaite maturité des raisins sur nos vignobles. »

La réussite de ce millésime réside dans ces mesures essentielles qu’ont été la bonne protection de la plante dans un contexte phytosanitaire difficile, l’adaptation des travaux en verts à la parcelle (effeuillages précoces, contre-effeuillages) et ces vendanges, « suffisamment tardives pour permettre une bonne valorisation de la charge tannique. » Aujourd’hui, les écoulages sont terminés et les vins sont en barriques et en cuves pour les fermentations malolactiques. « Les couleurs sont superbes. Les merlots sont caractérisés par une très belle intensité aromatique sur les fruits mûrs. Les cabernets-sauvignons montrent des textures incroyables, des vins très denses, harmonieux, aux tanins déjà soyeux, de beaux équilibres, ainsi que des notes de cassis et de cerises noires. Les petits verdots sont très épicés. Les acidités, encore bien marquées à ce stade, vont s’adoucir avec les fermentations malolactiques. »

Au château de Rayne Vigneau, premier grand cru classé de Sauternes, les raisins issus des sauvignons blancs destinés au “Sec de Rayne Vigneau” ont mûri très rapidement à la fin août. Les vendanges ont donc démarré très vite. « Les vins sont caractérisés par une merveilleuse fraîcheur, une belle acidité ainsi qu’une expression aromatique vive et intense. » Pour le grand vin, la vendange a été relativement rapide, répartie en troies tries. La première, sur deux journées, a permis d’éliminer le botrytis qui s’était implanté trop précocement, suite à la forte pluviométrie du mois d’août. « Ensuite il a fallu faire preuve de beaucoup de patience pour attendre l’implantation du botrytis, ralentie par le temps sec et chaud du mois de septembre. Les pluies de début octobre, tant attendues, ont permis son développement rapide et une concentration des baies fulgurantes. Les chaleurs, surprenantes à cette saison, ont renforcé le développement de la pourriture noble. » Une deuxième trie, puis une troisième, ont permis de récolter des baies « superbes de pureté et d’élégance. »


*Bordeaux : Château de Rayne Vigneau, 1er Grand Cru Classé, Sauternes ; Château Grand-Puy Ducasse, Grand Cru Classé, Pauillac ; Château Meyney, Saint-Estèphe ; Château La Tour de Mons, Cru Bourgeois, Margaux ; Château Blaignan, Cru Bourgeois, Médoc ; Clos Saint-Vincent, Saint-Emilion Grand Cru. Bourgogne : Château de Santenay, Grands Vins de Bourgogne. Vallée du Rhône : Château Saint-Louis la Perdrix, Costières de Nîmes.

Le vin d'hier soir, un sancerre blanc Mont Damné


 

Didier Dagueneau 2007

Nez crayeux avec une touche de citron confit, bouche avec de belles rondeurs et une tension superbe et des accents iodés en finale, superbe sur un carpaccio de saumon fumé.

19,5/20

Disponible à 90 euros la bouteille
ACHETER


Didier Dagueneau était un extrémiste de la qualité. Malheureusement décédé en 2008, il avait hissé très très haut le sauvignon et était l’un des hommes les plus attachants du vignoble en même temps qu’un maître cultural. Aujourd’hui, son fils Louis-Benjamin reprend le flambeau et assure dignement la continuité du domaine, avec une précision diabolique, aidé de sa sœur Charlotte pour la partie commerciale. Les 12 hectares nécessitent une main d’œuvre bien fournie (environ 10 personnes à l’année) car ces vins haute couture exigent beaucoup d’attention et de travail manuel dans les vignes. Sans être certifié officiellement en bio, le domaine en adopte la démarche. Les maturités optimales, des levures sélectionnées de longs élevages sur lies et dans de grands contenants de bois (320 ou 600 litres) assurent en cave la magie de ce sauvignon au caractère si profond, jamais variétal.

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Vallée du Rhône : sept gigondas


Les experts Bettane+Desseauve ont sélectionné dans chaque vignoble de France les producteurs
qui leur paraissent avoir le potentiel de s’affirmer au plus haut niveau de leur appellation.


Onzième étape de ce Tour de France de l’avenir, les gigondas

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suivre

Crédits photo d’ouverure : Frédéric D. / www.photo-provence.fr

Cos Chronicle – Cos d’Estournel 2015 en primeur


Mon vin & moi


Dans cet espace de MyBD, vous trouverez désormais les films de pub qu’on aime. En fait, non. Il ne s’agit pas à proprement parler de films de pub, mais faisons vite. Voilà de jolies vidéos tournées à la gloire de chacun des châteaux ou domaines et diffusées sur les sites internet des propriétés. Il se trouve qu’on peut y apprendre ou découvrir des choses intéressantes.

 


Domaine d’Henri


La marche des climats de Bourgogne


Marquis de Terme primeurs 2015


La Maison Lanson a un jardin secret


Les bulles sont éternelles


Le vignoble et les climats de Chablis vus du ciel


Château du Moulin-à-Vent


Golf du Médoc « Vendanges » – Grégory Havret


http://vimeo.com/138080691

La vraie foire aux vins de LAVINIA, c’est parti !


Famille Hugel : treize générations de tradition familiale


http://vimeo.com/131655569

À la découverte du prosecco superiore


http://vimeo.com/128264458

Lascombes, le wonder-boy du vignoble margalais, est en condition olympique depuis 2001. De considérables investissements ont été consentis, les résultats sont là.


http://vimeo.com/126506084



La fine équipe de Bourgogne Live (François Desperriers et Aurélien Ibanez) a réalisé ce très joli film sur les coteaux de Pommard. L’occasion d’y voir un « timelapse » étonnant qui montre la vigne pendant une période d’un an. Pour réaliser ce tour de force, il a fallu revenir trente fois au même endroit en posant la caméra au millimètre près. A voir.


https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=FcUyMIfxprw





http://vimeo.com/98342447


http://vimeo.com/113574267

Inutile d’être grand clerc pour comprendre que le Grand Tasting sans verres serait une catastrophe. 15 000 personnes en deux jours qui goûtent le vin au goulot ? Non. Nous avons la chance de proposer aux visiteurs des verres Riedel professionnels. Et chez Riedel, ils se sont amusés à faire une vidéo à la GoPro. Ça va vite, mais c’est drôle.



Bissoh, maître sushi de Beaune


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Menu de 13 à 50 euros
Du Mercredi au Dimanche de 12h à 14h, et de 19h à 21h30

1a rue du Faubourg-St-Jacques
21200 Beaune
03 80 24 99 50

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A quelques sushis du boulevard bachique de Beaune, Bissoh est l’un des meilleurs restaurants japonais de l’hexagone, avec une carte des vins à décoiffer Michel Bettane un soir de vente des hospices. Autant dire que les mets japonisants sont parfaitement adaptés à tous les crus de Bourgogne avec des sauces épurées, et en plus au pinot noir. Arborant son sourire poli au chardonnay, Sachiko Sawahata a le sens de l’accueil et lorqu’elle n’est pas au service elle se retrouve en service entre Santenay et Marsannay où elle bat le vignoble avec passion. En cuisine, Mikihiko fait parler les produits,il donne dans la technique savoureuse avec des touches dépouillées. Il vous embarque immédiatement dans un sillage stylé, singulièrement aérien,avec un zeste créatif. L’assortiment de sashimis ouvre de belle façon la voie à deux huîtres Gillardeau,l’une panée et l’autre à la vapeur. Le Saumon mi-cuit, oignons, shiso et sa sauce pinot noir épouse la rythmique bourguignonne. La caille grillée escortée de champignons a de la faconde et un moelleux irrésistible. Côté cave, on se cale sur un Chassagne Morgeot Tête de Clos 2011 de Vincent Dancer , dans un style tendu, salin, droit et incisif avec une finale citronnée très stylée. Si l’on veut un Chassagne plus enveloppant on fait appel au Vide Bourse 2007 du Domaine Marc Colin, ses accents miellés et noisetés précèdent une bouche à la fois onctueuse et saline avec beaucoup d’éclat derrière. Côté grand cru le Chevalier Montrachet 2008 de Vincent Dancer se montre pur, subtil avec du soyeux et une superbe tension. On enchaîne derrière avec un Batard 2012 de Pierre Yves Colin, miellé, enveloppant avec du nerf et de la fraîcheur. Ces deux vins s’entendent parfaitement avec la caille, c’est ce qu’on appelle le Big Bissoh !!!

À LA CARTE : MENU DÉGUSTATION

  • Brochette de poulet fermier de Bresse
  • 3 Sushis variés
  • Canard fermier mijoté, radis et carotte
  • Thon gras mi-cuit, saveur sésame, oseilles et roquettes
  • Rosbif japonais, sauce de bouillon de poisson sec et de Konbu, Mizuna et herbes
  • Dessert au choix

 

Carte des vins

  • Plus de 500 références

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Crédits photo d’ouverture : cecj2.com

Les génies de la première édition


Brève – et personnelle – histoire contemporaine du vin de France


 

Chapitre sept, où émergent quelques génies

 

Dans les autres vignobles de vins tranquilles, on trouvait bien sûr de très grandes bouteilles dans les années quatre-vingt et au début des années quatre-vingt-dix. Mais elles étaient produites par très peu de producteurs qui volaient très haut au-dessus d’une masse routinière et souvent médiocre. Quand nous avons publié notre premier guide, en 1995, nous avions classés au sommet de la hiérarchie seulement quatre domaines hors Bordeaux, Bourgogne et Champagne (4). Château Beaucastel et Rayas à Châteauneuf, Jean-Louis Chave dans le nord de la Vallée-du-Rhône et Zind-Humbrecht en Alsace. Les uns comme les autres – la séduisante famille Perrin à Beaucastel, le secret Jacques Reynaud à Rayas, disparu pendant les vendanges 1996, le malicieux Gérard Chave, puis son fils Jean-Louis et le débonnaire Léonard Humbrecht, puis son fils Olivier – sont de vrais artisans du vignoble, s’appuyant sur un travail méticuleux et ultra respectueux des terroirs et de la vigne pour travailler, construisant ensuite leurs vins avec une sensibilité d’artiste et une absence totale d’impératifs économiques dans leurs prises de décisions. D’autres grands noms firent évoluer dans le bon sens leurs régions. L’immense Marcel Guigal qui, non content de créer les plus célèbres vins de la Vallée-du-Rhône, les mythiques, mais rares côte-rôtie, la-mouline, la-landonne et la-turque, il fût aussi le premier à produire en grand volume un véritable « mètre-étalon » des vins de sa région, le côtes-du-rhône E. Guigal.

 

crédits photo d’ouverture : bosskap.com/

 

À Ampuis, je réalisais avec Marcel d’interminables sessions de dégustation dans ses chais labyrinthiques où nous dégustions des dizaines de crus à la pipette, puis en bouteille pour les millésimes plus anciens qu’il allait chercher dans une cave remplie de trésors. En discutant avec lui, j’obtenais de précieux renseignements sur les bons vignerons de toute la région, sud compris, qui souvent étaient ses fournisseurs pour ses vins de négoce. L’un des grands secrets de Guigal, c’était sa science de l’élevage. Passant jusqu’à quatre ans dans du bois de chêne neuf, ses grands crus ne s’asséchaient ou ne durcissaient pas, mais au contraire acquéraient un velouté de texture et une complexité aromatique hors norme. Lui et un autre vigneron installés à Cornas, Jean-Luc Colombo, œnologue de formation et leader de la jeune garde des producteurs rhodaniens, ont permis à la syrah, qui évolue beaucoup aromatiquement quand elle est privée d’oxygène, de trouver des élevages à la mesure de son potentiel de grand cépage.

(4)Les trois étoiles de chacune des grandes régions de production

 

Un grand pomerol en verticale

Ce soir, c’est un domaine situé en plein cœur de l’appellation pomerol, autour de l’église Saint-Jean de Pomerol, qui est au programme des « Dégustations du mardi » régulièrement proposées par le caviste parisien Legrand Filles et Fils.

Créé par l’arrière-grand-père de Denis Durantou, actuel propriétaire et vinificateur de Château L’Eglise-Clinet, ce vignoble de 4,5 hectares est né de l’assemblage de plusieurs parcelles de vignes du Clos de L’Eglise et du domaine de Clinet exploitées par la famille Durantou depuis le XVIIIe siècle.

Les millésimes dégustés ce soir seront 2011, 2009, 2007, 2006, 2003, 2002 et 1999, soit des vins notés entre 17/20 et 19/20 dans le guide des vins bettane+desseauve (plus de commentaires ici). Tarif 200 euros, renseignements et réservation .

Le Roussillon tient salon

Demain, pour accompagner le lancement d’un nouveau site dédié à la vente des meilleurs vins du Roussillon (pour le découvrir, cliquer ), les pépites de cette région viticole en plein renouveau seront réunies à Paris. De 19h à 21h30, sur invitation (voir ici, nombre de places limité), ce petit salon des vins du Roussillon sera l’objet d’une rencontre entre la tradition de ce très ancien vignoble, avec des vins doux naturels de plus de 40 ans d’âge, et son avenir, incarné par différents vignerons.



« Au programme, Gauby, avec sa lumineuse Coume Gineste, un des rares grands vins blancs du bassin méditerranéen. Bizeul, la star du Roussillon, avec son Vieilles Vignes 2011 qui vient d’être noté 95/100 chez Parker. D’autres valeurs sûres comme La Rectorie et Gardiés, et aussi la belle expérience de La Préceptorie, avec un blanc bien troussé, un beau bio du domaine de Majas, et le domaine Matassa mené par Tom Lubbe, un Sud-Africain qui picore sur les terroirs de Calce aux Fenouillèdes. Un étonnant et superbe côtes-du-roussillon 1988 de chez Vaquer fera la transition avant de remonter le temps avec un banyuls de 1962 et des rivesaltes de 1985, 1975, 1965 et même d’avant la guerre… »



Cette dégustation commentée de vins datant de la belle époque des vins doux naturels, apéritif à la mode au milieu du XXe siècle, sera accompagnée de charcuteries catalanes et de fromages du Roussillon.

Dégustation de fête

Les afterworks proposés chaque mois par Aude et Yves Legrand, au Chemin des Vignes (le dernier jeudi du mois) ou à leur adresse parisienne (le dernier mardi), se consacrent dès ce soir à la dégustation commentée d’une sélection de vins pour les fêtes, accompagnés de tapas. En fin de soirée se tiendra le désormais traditionnel tirage au sort permettant de gagner un magnum. Tarifs, horaires, tous les renseignements sont .

Les vins :
VDP des Coteaux de l’Ardèche, Domaine du Grangeon, “Chardonnay” 2011
Alsace, Domaine Barmes-Buecher, Riesling Clos Sand 2007
Bordeaux blanc sec, S de Suduiraut 2010
Santenay, Maison de la Cabotte 2010
Gigondas, Domaine Montirius, “Terre des Aînés” 2006
Champagne Roger Coulon La Réserve de l’Hommée