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Bordeaux et Romanée-Conti, les beaux résultats


Jeudi et vendredi dernier, la maison de vente aux enchères Artcurial dispersait en quatre sessions
près de 1 500 lots de vins fins et spiritueux, dont des bouteilles du Domaine de La Romanée-Conti provenant de la cave d’un collectionneur. Avec 81 % des lots vendus et un résultat dépassant le million d’euros (1 073 370 euros, soit 1 458 203 dollars), la maison française a réalisé son plus beau chiffre de l’année. Toujours très recherchés, les lots de bordeaux rouges en caisse bois ont été vendus dans leur fourchette d’estimation et même au-delà. Les douze bouteilles de Château Haut Brion 1989 dans leur caisse d’origine (estimées 9 600-9 800 euros) ont été adjugées 12 300 euros à un acheteur français. Quant à l’édition collector “Ike” des Calvados Boulard dont nous vous parlions ici, elle a permis de récolter 11 200 € au profit de l’association américaine World War II Veterans Committee.

En photo ci-dessus, estimé entre 7800 et 8400 euros, le lot de douze bouteilles de Château Mouton Rothschild 2000 a été adjugé 12 900 euros (17 525 dollars, frais inclus).

Source :>/br> Artcturial, prix indiqués frais compris.
Source : Artcturial, prix indiqués frais compris.

Je peux goûter avant d’acheter ?

Pas tout à fait. Mais le réseau de cavistes Nicolas propose désormais aux amateurs de whisky et de rhum une nouvelle expérience de dégustation appelée Touch’n Taste. Grâce à des échantillons dont le format évoque ceux des maisons de parfum, petits tubes de verres d’une contenance de 2 ml, les clients pourront respirer et aspirer les arômes de ces spiritueux avant de se décider pour tel ou tel. Un peu comme s’ils tenaient un verre en main, sans le boire. Un nouvel échantillon fera son apparition chaque mois dans les 480 boutiques du réseau en France.

Nikka Blended Whisky (18 juin au 15 juillet)
Johnnie Walker Gold (10 septembre au 7 octobre)
The Kraken black spiced Rum (8 octobre au 9 novembre)
Rum Zacapa Centenario 23 Solera (20 novembre au 9 décembre)
Mc Clelland Highland Single Malt Scotch Whisky (20 novembre au 9 décembre)
Rum Plantation 20e Anniversaire (10 décembre au 6 janvier)
The Glenrothes 2001 Speyside Single Malt Scotch Whisky (10 décembre au 6 janvier)

Qu’est-ce qu’on fait ce week-end ?

C’est l’été et les vignerons de Rasteau vous invitent à le fêter avec eux et en musique. Demain à 19 h, apportez votre pique-nique, la Cave vous offrira un verre de vin pour l’accompagner. Il y aura aussi des assiettes gourmandes (10 €). Début du concert à 21 h.
Plus de renseignements au 04 90 10 90 14.


Il va y avoir du sport.

Pour changer un peu du foot, on peut aller encourager les coureurs de la 3e édition du Trail de Sancerre qui aura lieu ce samedi. C’est l’occasion d’une belle balade dans les paysages du Sancerrois où les vignerons ont établi deux parcours (pour comprendre ce que c’est que ce genre de course, on peut regarder cette vidéo). La « Fillette » (14,8 km, 550 mètres de D+ ) devient un peu plus technique cette année en incluant quelques dénivelés dans les hauteurs de Chavignol et de Verdigny. Le « Magnum » (35 kilomètres, 1 100 mètres de D+) se déroulera quant à lui dans les vignes et prairies de la partie la plus septentrionale de l’appellation. Enfin, au sein même du village de Sancerre, un nouveau parcours de 900 mètres sera inauguré par des sportifs en herbe (7 à 13 ans) qui franchiront la même ligne d’arrivée que leurs aînés. Pour connaître les animations prévues pour la Fête de la musique, on peut se renseigner auprès de la Maison des sancerre.

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Les jours du malbec
Depuis lundi dernier, Cahors célèbre son cépage-roi. Organisés pour les professionnels par l’Union interprofessionnelle du vin de Cahors – on en lira plus à ce sujet dans cet article, les Malbec Days s’ouvrent au grand public dès aujourd’hui et jusqu’à dimanche. Différents rendez-vous sont au programme, des master class (15 €), des dégustations, des soirées sur le pont Valentré, mais aussi des barbecues dans les domaines et châteaux de l’appellation.
Plus de précisions ici, inscription (en anglais/français).

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Un château amoureux de la lune

Château Guiraud, qui célèbre chaque année depuis maintenant trois ans la chinoise Fête de la Lune accueille, en partenariat avec le FRAC Aquitaine, une exposition intitulée « Le Cercle parfait de la lune ne dure qu’une nuit », titre emprunté à Sengai Gibon, moine bouddhiste et artiste japonais du XVIIIe siècle. Cette sélection d’œuvres « interrogeant la notion de cycle dans ses dimensions plastiques, métaphoriques et poétiques » (en lire plus sur le magazine du château) est visible jusqu’en novembre.

Pour l’accompagner, un concours de photo est organisé sur le thème « Au Clair de la lune ». L’image qui remportera le plus de votes fera gagner à son photographe deux places pour la 4e édition de la Fête de la Lune, le 8 septembre prochain. L’équipe de Château Guiraud sélectionnera par ailleurs ses coups de cœur qui seront exposées en grand format au château lors de cette fête.

Le Cercle parfait de la lune ne dure qu’une nuit,
en collaboration avec Pierre Labat, commissaire invité, à partir de la collection du Frac Aquitaine.
Tous les jours, y compris le week-end, de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Entrée libre.


Pierre Labat, Galilée, 2013. © Pierre Labat. Photo : Jérémie Buchholtz
Pierre Labat, Galilée, 2013. © Pierre Labat.
Photo : Jérémie Buchholtz

Pas facile pour les vins français au Brésil

Les Français ont une équation difficile au Brésil. Peut être même plus difficile que celle d’emporter le Mondial dans un pays où le football, la bière et la cachaça font partie du quotidien de la grande majorité de la population. Pendant longtemps, les vins de l’Hexagone on été la référence suprême pour ce géant sud-américain. Mais si cette image prestigieuse reste intouchable encore aujourd’hui, elle ne se traduit pas forcement par une augmentation significative en parts de marché.

Depuis la fin des années 90, les « néo-buveurs » brésiliens de vin se sont tournés de plus en plus vers le Chili et l’Argentine, en cantonnant les vins français à une logique presque manichéiste. « Soit le vin français est vu comme pas cher et pas bon, soit il est bon, mais trop cher », explique Arthur Azevedo, journaliste et spécialiste en vin.

En moyenne, une bouteille de bordeaux ou de bourgogne est commercialisée au Brésil 5 à 7 fois plus cher que son prix d’origine. Ce surcoût est notamment dû à une accumulation de taxes, dont l’impôt d’importation de 27%, mais aussi aux prix de départ des vins français, plus élevé que leurs concurrents latino-américains ou même européens.

Selon le ministère brésilien du Développement, de l’Industrie et du Commerce Extérieur (MDIC), le prix moyen du vin français tranquille importé au Brésil en 2013 était de 7,47 dollars, c’est à dire presque trois fois plus que le prix des vins portugais (2,52 dollars), et à peu près le double du prix moyen des vins chiliens (3,20 dollars), argentins (3,91 dollars) et même italiens (3,75 dollars). Si l’on ajoute à cette équation la conversion en monnaie locale, le coût pour les consommateurs peut devenir vraiment important.

« Les meilleurs vins du monde sont français, mais aussi les pires. Un bourgogne d’entrée de gamme au Brésil est normalement mauvais. Du coup, les vins français de qualité sont plutôt destinés à un public de connaisseurs de vin à fort pouvoir d’achat », explique Marcelo Copello, l’un des plus réputés critiques de vin au Brésil, directeur du groupe Baco et commissaire de Rio Wine Food Festival.

D’un autre côté, les vins chiliens et argentins entrent dans le marché brésilien libres d’impôts, grâce au Mercosur, l’accord de libre échange entre les pays du cône sud. « Ces vins ont, au moins, trois atouts : ils sont moins chers, plus faciles à comprendre et plus adaptés aux goûts des consommateurs, avec des tanins souples, une acidité basse et un degré d’alcool plus élevé », affirme M. Coppello.

Suite de l’artile : le Brésil, un marché attractif

Ana Carolina Dani

Le Brésil, un marché attractif

Malgré une fiscalité lourde et la concurrence avec les vins du nouveau monde, le Brésil reste un marché attractif. Longtemps considéré comme « le pays de l’avenir », le destin de ce géant de 200 millions d’habitants semble s’être accompli. Le pays représente la plus grande économie de l’Amérique Latine et la 7e économie mondiale. Les taux de chômage sont à la baisse à des niveaux historiques et l’inégalité sociale régresse depuis 14 ans.

Le marché du vin est également en expansion. Le cabinet de consulting anglais, Wine Intelligence, classifie le Brésil comme un « marché émergent avec un fort potentiel de croissance », à l’opposé des marchés matures, comme la France et la grande majorité des pays européens, mais aussi le Chili et l’Argentine.

Entre 2008 et 2012, la vente de vin tranquille et effervescent a progressé de 35 % dans le pays. Selon l’Institut Brésilien du Vin (Ibravin), l’objectif est que la consommation se développe encore de 30 % en trois ans. Les importations de vins ont aussi beaucoup augmenté, et sont aujourd’hui dix fois plus importantes en valeur qu’il y a 25 ans.

Ce contexte a également profité aux vins français, dont le volume importé au Brésil a doublé ces dix dernières années. « Les exportations des vins français en direction du Brésil ont considérablement augmenté ces dernières années, dans le cadre d’un marché lui-même en pleine expansion. Les fondements économiques du Brésil étant bons et la culture du vin se développant également, on peut espérer que cette croissance se poursuive et qu’elle bénéficie toujours aux vins français », parie Pierre Genest, directeur général adjoint de la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux de France (FEVS).

La France occupe aujourd’hui la 3e place en valeur et la 5e en volume, derrière le Chili, l’Argentine, l’Italie et le Portugal. Certes, les importations de vin français sont en augmentation, mais la France et les pays européens ont cédé leur place de premier pays importateurs aux pays du Nouveau monde et cette situation ne semble pas vouloir s’inverser dans un futur proche.

Le grand défi pour les vins français au Brésil aujourd’hui serait celui de transformer en consommation l’image positive dont il jouit dans le monde. Pour Adolar Leo Hermann, propriétaire de Decanter, l’un des plus grands importateurs de vin au Brésil, une alternative serait d’investir dans des produits avec un meilleur rapport qualité-prix, comme les vins du Languedoc-Roussillon. Mais pour cela, il faudra aussi investir en promotion et communication.

« Le Chili, l’Argentine et le Portugal le font depuis 15 ans. Sur les vins français, à part quelques évènements éparpillés par si et par là, on n’a pas grand chose au Brésil », regrette M. Coppelo. En attendant, la France pourrait toujours profiter d’une niche de marché certes restreint, mais toujours prometteur, celui d’un public d’amateurs éclairés et aisés, qui place les vins français largement au dessus de ses collègues du Nouveau monde.

Ana Carolina Dani

Italie-Chili

Ceux qui suivent savent que cette affiche n’est pas (encore) un match de la Coupe du monde de football. Ce sont les deux grands favoris – Tenuta San Guido (Sassicaia, Italie) et Concha y Toro (Almaviva, Chili) – de la soirée de dégustation de vins du monde qui aura lieu vendredi soir chez Lavinia, boulevard de la Madeleine à Paris. Quatorze grands domaines d’Europe, d’Amérique du Sud ou encore de Nouvelle-Zélande sont au programme. Il faut réserver sa table au 01 42 97 20 27. Exceptionnellement ouvert le soir de cette dégustation, le restaurant proposera une diffusion du match qui opposera la France à la Suisse. Quant au vin officiel de la compétition, il est à découvrir ici.

La cave du collectionneur

Demain et après-demain, la maison Artcurial propose aux amateurs une vente de vins fins et de cigares issus de la cave d’un collectionneur. Figurent notamment au catalogue cent lots du Domaine de la Romanée Conti « d’une qualité remarquable ». Ces bouteilles estimées entre 500 € (Romanée Saint Vivant 1982) et 7000 € (Romanée Conti 1989) partageront la vedette de cette vente avec les onze bouteilles numérotées de la Cuvée Ike, assemblage collector de la maison Boulard contenant de précieux calvados de 1944, qui seront présentées par la maison d’enchères française en hommage au 70e anniversaire du débarquement en Normandie*. Conservée dans la même cave que les vins, la collection de cigares de La Havane (Double Coronas de Hoyo de Monterey et de Punch, Churchills de Punch et San Luis Rey, Montecristo A, 898 de Partagas, Sir Winston de H.Upmann.) est estimée entre 140 et 400 € la boîte de 25.

*Le fruit de cette vente sera intégralement reversé au World War II Veterans Committee. Trois exemplaires de cette série limitée à une quinzaine de flacons ont par ailleurs été offert le 6 juin dernier à l’arrière petit-fils du général Eisenhower, au président américain et au président français.
Un flacon d’auteur est conservé par la Maison Boulard.

Mauvais points

Alors que s’apprête à s’ouvrir à Londres la cinquantième session de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), les représentants des vignerons français et européens que sont la Confédération nationale des producteurs de vin et eaux de vie de vin à appellation d’origine contrôlée (CNAOC) et l’European Federation of Wine Origine (EFOW) pointent du doigt la la responsabilité de certains gouvernements dans l’échec des négociations entre le secteur et les sociétés candidates à l’exploitation des « .vin » et « .wine » et dénoncent l’opacité et les conflits d’intérêt qui entourent les prises de décision au sein de l’ICANN. Engagé dans un bras de fer avec l’industrie des noms de domaines depuis bientôt deux années, le secteur du vin se bat pour que les noms des AOC soient protégés (nous en avions parlé ici et ). Le nouveau délai de 60 jours accordé aux deux parties en avril dernier n’a pas permis d’aboutir à un accord.


Les présidents de la CNAOC et d’EFOW, Bernard Farges et Riccardo Ricci Curbastro, déplorent les conditions dans lesquelles se sont déroulées les discussions. « Ces négociations n’avaient aucune chance d’aboutir à partir du moment où des gouvernements sont intervenus auprès des candidats pour les dissuader de dialoguer avec nous. Plus grave le seul candidat qui avait réservé un bon accueil à nos propositions a subi dans les derniers jours une pression forte et a préféré de ce fait ne pas poursuivre les discussions. L’ICANN le sait. Une décision de délégation (des noms de domaine, NDLR) dans ces conditions constituerait une provocation. Elle illustrerait une nouvelle fois le manque d’indépendance de l’ICANN et la toute puissance en son sein de l’industrie des noms de domaine. Elle serait un affront pour l’Union Européenne et la preuve que le modèle d’un Internet basé sur les parties prenantes n’est qu’un faux semblant. »

Appelant à une réforme de la gouvernance mondiale de l’Internet et à la mise en place d’une organisation indépendante, les vignerons annoncent qu’ils engageront une vaste campagne d’information pour prévenir les consommateurs des risques encourus sur ces sites, en premier lieu la contrefaçon. Ils répètent qu’ils appelleront à leur boycott et prévoient une campagne de sensibilisation auprès des producteurs afin de les dissuader d’acheter des noms de domaine se terminant par « .vin » et « .wine ». « Nous avons le sentiment que nous assistons à un racket organisé au niveau mondial. Le secteur du vin le dénonce depuis plusieurs mois. Mais il ne s’agit là que d’un exemple parmi bien d’autres. En passant de vingt noms de domaine génériques (NDLR : de premier niveau, voir ici) à plus de mille, les risques pour les marques, les entreprises, les collectivités locales, les indications géographiques etc, de faire l’objet d’un racket sont multipliés par 500. »

Les organisations européennes et nationales représentant les vins d’origine demandent donc à leurs gouvernements de mettre en place des plate-formes pour identifier les sites qui seront en infraction avec la réglementation communautaire et de prévoir des mesures pour les neutraliser. Enfin, la CNAOC et l’EFOW engagent la Commission européenne à être plus offensive dans les négociations internationales, en particulier avec les USA. «Si la décision est prise de déléguer ces noms de domaine au mépris des règles internationales sur la protection des indications géographiques, il s’agira pour nous d’un très mauvais signal pour les discussions en cours entre l’Union européenne et les USA en vue de conclure un accord transatlantique. »

« Le choix de la liberté durable »

Damien Leclerc est le directeur général d’une des plus célèbres coopératives françaises, La Chablisienne. Il revient en quelques mots sur les forces de la coopération et sa position dans le paysage viticole.

Faut-il vraiment une coopérative dans une appellation aussi prestigieuse que Chablis ?
Prestigieuse, certainement. Chablis est un mot qui a fait le tour du monde, mais une immense majorité du vin produit chez nous est commercialisé par les maisons de vins quelles que soient les formes juridiques, négoces, groupes ou coopérative. Seuls 20 à 25 % du chablis est mis en bouteilles puis en marché par des vignerons indépendants. Ceci n’a rien d’exceptionnel, il se pass
e la même chose en Champagne.

Qu’est-ce qui pousse les vignerons vers la coopération ?
Il se trouve que la coopération assure des solutions pérennes à des producteurs qui n’ont pas forcément envie de faire du commerce. Tous ne sont pas toujours capables d’assumer tous les métiers du vin. Et il y a un lien historique. La Chablisienne existe depuis 90 ans, créée en 1923 pour commercialiser ensemble, pas pour produire ensemble. Chaque vigneron est libre de ses choix, il est le maître chez lui. Ces vignerons ont fait le choix de la liberté durable.

Joli…
C’est la réalité et ce n’est pas une posture poétique. La coopération, c’est l’intelligence des hommes au-delà des colorations politiques. Nous sommes des démocrates, nous croyons aux forces sociales dans un esprit pragmatique et efficace. Il est indispensable de proposer aux vignerons une pertinence économique.

Parlons-en. Quelle est la part de l’export à La Chablisienne ?
L’export représente 60 % du chiffre d’affaire à destination de 75 pays. La production totale est portée par 30 cuvées distinctes, du petit-chablis nommé Pas si petit au grand cru château-grenouilles.

Donc, La Chablisienne marche bien ?
Oui. Une des raisons tient au fait que le centre de décision est au milieu du territoire de l’appellation. Pas à Paris, à Beaune ou ailleurs. C’est donc notre intérêt et celui des vignerons associés de préserver cette identité au fil du temps. « Coopération » et « durable » sont deux mots qui disent la même chose. À titre d’exemple, je suis le quatrième directeur en 90 ans…

Nicolas de Rouyn