Parmi les multiples activités prévues dans le vignoble de Bourgogne pour la deuxième édition de La Semaine des Climats – plus d’une cinquantaine d’expos, conférences, visites, à découvrir ici – la plus interactive sera la création collective d’une grande fresque de portraits photographiques. Pour Aubert de Villaine et Guillaume d’Angerville, respectivement président et président délégué de l’association pour l’inscription des Climats au Patrimoine mondial, cette « œuvre ludique, monumentale et éphémère », mosaïque de visages inspirée du travail de l’artiste JR, permettra à chacun de témoigner de sa mobilisation, à quelques mois du verdict de l’Unesco. Pour participer, rien de plus simple. Soit vous avez déjà une photo, et il faut vérifier ici qu’elle correspond aux critères exigés. Soit vous n’en avez pas et vous pouvez vous faire prendre en photo jusqu’au 30 mai grâce aux photographes présents cette semaine sur les marchés (lundi à Nolay, mardi à Gevrey-Chambertin, mercredi à Chenôve, jeudi à Marsannay-la-Cote et vendredi à Nuits-Saint-Georges). Le collage des affiches aura lieu samedi et dimanche prochain, à Dijon puis à Beaune, de 9 h à 18 h.
Trois dates pour une (grande) vente
Ancien attaquant du championnat d’Ecosse, manager de Manchester United pendant plus de vingt-cinq ans et entraîneur le plus titré du championnat anglais, Sir Alex Ferguson est aussi un grand amateur de vin, plaisir découvert au cours d’un voyage en France. Au fil du temps et de moyens qu’on imagine conséquents, cette passion est devenue de plus en plus importante, lui apportant « un équilibre de vie » qui l’aidait à gérer «l’intensité et les exigences » qui allaient de pair avec ses hautes fonctions dans le monde du football. Maintenant qu’il a retrouvé le temps de visiter les domaines et d’y faire de ces rencontres qui nourrissent la passion, il a décidé de se séparer d’une grande partie de sa cave.

C’est avec la maison Christie’s et au long de trois ventes que sera dispersée cette belle collection, composée de millésimes allant de 1986 à 2011. Demain, 257 lots seront proposés à Hong Kong (parmi eux, six bouteilles de Romanée-Conti Grand Cru 1999, six autres de 2005 ou encore une impériale de Sassicaia 2005). Le 5 juin, ce sera Londres avec 140 lots (par exemple douze bouteilles Pétrus 1996). Enfin, les enchères « online only » (85 lots) débuteront le 9 juin sur le site de Christie’s et s’achèveront le 23 juin.

Par la voix de David Elswood, responsable des vins chez Christie’s au niveau international, la maison s’est dite enthousiasmée d’avoir été chargée de cette vente qui montre qu’Alex Ferguson, en plus de sa réputation d’excellence dans le football, possède un goût très sûr en matière de vins. « This collection includes a roll call of impressive wines, including one of the most comprehensive groups of Domaine de la Romanée-Conti that we have ever offered at auction. It is remarkable to see that Sir Alex’s talent of picking quality players for the pitch also extends to picking sensational wines for the cellar. » Une interview de Sir Alex Ferguson a été réalisée par la maison Christie’s (sous-titrée en chinois).
La photo de une est publiée avec l’aimable autorisation du photographe Sean Pollock.
Le WineLab, c’est quoi ?
Pour faire simple, nous avons demandé à l’inventeur du WineLab, Thierry Desseauve de nous expliquer ce nouveau salon Bettane+Desseauve. Des vins, d’accord, mais quels vins ?
de 11h30 à 20h30
Détails et inscription sur www.bdwinelab.com
Chère maman
Rien que pour toi, ou presque.
Voilà un champagne rosé paré pour les après-midis de soleil. Dans son bel habit d’osier imaginé par Evelyne Roques-Boizel (représentante de la cinquième génération), il parle du bel été qui vient, de chapeaux de paille et de paniers débordants de fruits. Vite, il n’y en a que 200 exemplaires.
Champagne rosé Boizel Summer Style. 49 €, hors frais de port, à commander ici.
Humeur tendre.

Assemblage de 60 % de chardonnay et 40 % de pinot noir, dont 7 % de vins rouges de Bouzy et d’Ambonnay, ce champagne rosé extra-dry (teneur en sucre 17g/l) a été élaboré pour accompagner un instant sucré. Avec cette nouvelle cuvée, Jean-Pierre Mareigner, chef de cave de la Maison Gosset, a souhaité « jouer sur la subtilité pour trouver un équilibre entre le sucré et l’acidité. Je cherchais un vin pour l’associer à des desserts de mon enfance, crêpes Suzette, gâteaux à la fleur d’oranger, tarte aux poires à la cannelle. »
Cuvée Petite Douceur Rosé, Gosset.
52,50 €, cavistes ou vente directe au 03 26 56 99 56.
So much
Ce flamboyant seau en métal aux couleurs de la Maison Tsarine a été agrémenté de deux anses en cuir pour devenir un it bag à emporter partout, mais surtout au jardin. Il contient une bouteille de champagne Tsarine cuvée Premium Brut (34 % chardonnay, 33% pinot meunier, 33% pinot noir).

Seau à champagne Tsarine « So Bag ».
59 €, épiceries fines et boutique en ligne de la maison.
Huiles précieuses
L’olivier a beau être rustique, il est aussi très délicat. Comme pour le raisin, on ne peut pas prévoir à l’avance ce que donnera la récolte. En 2013, les chaleurs importantes du mois de juin ont brûlé une partie des fleurs et réduit drastiquement la récolte d’olives. Pour se procurer ce millésime rare, on
peut d’ores et déjà commander ses fruités noir ou vert auprès des mouliniers de l’AOP Vallée des Baux-de-Provence. Réunis en association depuis 1997, ils proposent – sur la base d’une production en petite quantité produisent en petite quantité, dans le respect de l’environnement et des traditions – des assemblages aux arômes complexes composés d’au moins deux des quatre variétés principales d’olives cultivées dans l’AOP (Salonenque, Berruguette, Verdale et Grossane).
Moulin Castelas, duo Classic + Fruité noir,
2 x 250ml.
22 € hors frais de port, à découvrir ici.
Sauvignon blanc, de Sancerre à Marlbourough
Installée depuis dix générations à Chavignol, au cœur du vignoble sancerrois, où elle propose de très complètes prestations œnotouristiques dont nous vous avions parlé ici, la famille Bourgeois fait également du vin en Nouvelle-Zélande. Planté sur une colline vierge sur le versant nord de la Wairau Valley (région de Marlborough), le Clos Henri Vineyard baptisé en l’honneur du grand-père fondateur a été créé en 2000. Sauvignon et pinot noir y sont cultivés en agriculture biologique, sur 42 hectares.
Le travail du domaine Henri Bourgeois dans les deux hémisphères vient d’être simultanément récompensé au Concours mondial du sauvignon. Trois médailles d’or et une d’argent sont venues distinguer ses deux cuvées néozélandaises « Bel Echo » et « Petit Clos » dans le millésime 2013 et deux vins issus de ses sélections parcellaires, le pouilly-fumé « La Demoiselle de Bourgeois » et le sancerre « La Bourgeoise » (millésime 2012).

Alechinski à Lynch-Bages

Jean-Michel Cazes n’est pas un collectionneur. Il aime l’art contemporain, et notamment la peinture, une passion héritée de son père (en lire plus dans cette interview). Depuis 1989, il convie chaque été des artistes à exposer leurs œuvres au château Lynch-Bages. Après Arnulf Rainer, Günther Förg, Hervé Di Rosa, Ryan Mendoza, James Brown, Antoni Tàpies, Emilio Perez ou encore Paul Rebeyrolle, revoici Pierre Alechinsky, qui fut le premier artiste à exposer au château et le premier à créer une œuvre pour la série « Lynch-Bages bu par… » Estampes, encres de Chine, acryliques, plus d’une vingtaine d’œuvres de l’artiste (dont certaines, provenant de sa collection personnelles, n’ont jamais été montrées) seront visibles à Lynch-Bages dès aujourd’hui et jusqu’au 31 octobre 2014. Conçue avec l’aide de la galerie parisienne Lelong, l’exposition « Au fil du pinceau » se visite tous les jours de 9 h 30 à 13 h et de 14 h à 18 h 30 sur rendez-vous (05 56 73 19 31).
Octave, 1983. Acrylique, encre de Chine et estampage sur papier de Taiwan marouflé sur toile (219 x 180 cm). Collection privée.
Côtes de Castillon
Château d’Aiguilhe
Château d’Aiguilhe, Côtes de Castillon, rouge
[86/100] Droiture assez acide, les terroirs de Castillon n’ont pas une maturité optimale, c’est clair.
Clos des Lunelles
Clos des Lunelles, Côtes de Castillon, rouge
[86/100] Intense et puissant, avec la dureté du millésime.
Château d’Aiguilhe Querre
Château d’Aiguilhe Querre, Côtes de Castillon, rouge
[88/100] Attaque en souplesse, puis le tanin se tend et se termine sur une finale épicée.
Château Montlandrie
Château Montlandrie, Côtes de Castillon, rouge
[88/100] Denis Durantou a intégré 5 % de cabernet-sauvignon dans ce joli vin, vif, mais ample et gourmand, de belle saveur et d’un fruit mûr et net.
Château Joanin-Bécot
Château Joanin-Bécot, Côtes de Castillon, rouge
[89/100] Belle élégance harmonieuse, équilibre fruité, dimension souple, mais brillante.
Moulin-à-Vent à la conquête des USA
Depuis son acquisition en 2009 par Jean-Jacques Parinet, le domaine historique de l’appellation moulin-à-vent a connu une refonte totale de ses outils de travail, à la vigne comme à la cave. L’ensemble des techniques de vinification et d’élevage ont été revues, 70 000 pieds ont été replantés et de nouvelles pratiques culturales (agriculture raisonnée) ont été adoptées sur les 37 hectares que compte le château. Cette stratégie de qualité et de mise en avant de l’identité propre à chacun des terroirs (via quatre cuvées) a été assortie d’une belle actualité – les millésimes 2009 et 2010 – et d’un développement commercial axé essentiellement sur les marchés français, européens et asiatiques. Pour les Etats-Unis, la maison attendait de trouver un importateur haut de gamme couvrant l’ensemble du territoire. C’est chose faite. Château du Moulin-à-Vent est désormais importé sur ce territoire-clé par la société Wilson Daniels, importateur exclusif du Domaine de la Romanée-Conti aux USA et spécialiste des domaines familiaux et des domaines de références d’une appellation ou d’une région. Très satisfait de cet accord qui marque une étape décisive dans son développement, le château y voit également un signe positif pour la renommée de ce cru du Beaujolais.
Chef de caves, de père en fils
Les caves de Joseph Perrier, maison créée en 1825, sont uniques en Champagne. Creusées de plain-pied dans la colline de craie, elles abritent des puits de lumière laissant passer la lueur du jour qui se projette dans les galeries grâce à des réflecteurs (photo ci-dessus). Mais ce n’est pas la seule particularité de ce lieu singulier situé à Châlons-en-Champagne. Depuis 1943, une dynastie de chefs de cave veille sur les vins, de père en fils. Le premier de cette lignée s’appelait Léon Dervin. Son fils Michel lui a succédé en 1952 et son petit-fils Claude a pris la suite, en 1988.
Aujourd’hui, c’est au tour de la quatrième génération de prendre la relève. Claude Dervin vient de passer la main à son fils Jérôme, 37 ans. « Très jeune, je partageais déjà la passion de mon père, sans le savoir. Je me contentais de le suivre et de l’observer. Son vin était tout pour lui. Il l’est devenu pour moi aussi. »

Formé à Avize, Jérôme Dervin a parfait ses connaissances au sein de plusieurs Maisons de champagne à Reims, Epernay et plus récemment à Dizy.
A l’heure de ce troisième passage de témoin entre père et fils (en photo ci-dessus), le président de la Maison Joseph Perrier, Jean-Claude Fourmon, a salué cette constance. « J’ai toujours eu la conviction que l’excellence ne naît pas en un seul jour, ni même en une seule vie. Il faut savoir transmettre sa propre recherche de la perfection et son profond dévouement pour pouvoir l’atteindre au bout de plusieurs générations. Dans cet état d’esprit, j’accueille avec beaucoup de sérénité Jérôme Dervin, quatrième descendant de chef de caves dans la Maison, qui saura poursuivre notre quête permanente de qualité. »
Solidarité viticole
Pour l’interprofession des vins de la Vallée du Rhône (Inter Rhône), c’était une première. Et ce fut un succès. La vente aux enchères de vins des Côtes du Rhône et de la Vallée du Rhône qui s’est tenue samedi dernier à la Maison des vins d’Avignon a permis de récolter près de 14 000 euros au profit de la Banque alimentaire du Vaucluse*. Toute la filière viticole rhodanienne s’était mobilisée pour cette action de lutte contre la précarité alimentaire. 450 bouteilles – beaux millésimes et cuvées emblématiques – ont été proposées aux amateurs, réparties en une centaine de lots. A la générosité des donateurs a répondu celle des acheteurs, comme l’a souligné Christian Paly, le président d’Inter Rhône (en photo ci-dessus avec Maïté Grégoire-Bruchet, présidente de la Banque Alimentaire du Vaucluse). « Les fourchettes de prix ont satisfait les amateurs avertis comme les plus néophytes souhaitant réaliser une belle action de solidarité tout en se faisant plaisir. Grâce à la générosité des acheteurs, le montant de la vente est au-delà de nos attentes. »
* Créées en 1984, les Banques alimentaires fêtent leur 30e anniversaire cette année. Dans le Vaucluse, une centaine de bénévoles et salariés collectent les surplus des grandes et moyennes surfaces, organisent des collectes de denrées alimentaires auprès du public et assurent la redistribution des denrées auprès des 66 associations partenaires (Secours Catholique, Croix Rouge, épiceries sociales, Communauté d’Emmaüs). En 2012, dans ce département, cela correspond à 1 963 tonnes de denrées alimentaires données à 27 000 personnes.








