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Le vin, c'est mieux que le foot (deux fois)

Les gens de Vin & Société ont le sens de la pédagogie. Entre autres qualités. Mais ça, nous le savons depuis longtemps. Voilà qu’ils publient un petit tableau, une infographie, où ils mettent finement en perspective quelques chiffres passionnants.

Où l’on apprend, par exemple, que les Français parlent deux fois plus de vin que de foot. Qui l’eût cru ? Ou que 70 % des Français conservent du vin chez eux. Quand on nous rebat les oreilles sur l’importance du prêt-à-boire, de la consommation immédiate. Ou encore que 88 % d’entre nous achète du vin pour l’offrir quand ils sont invités. Comme Les Chinois ? Oui. Comme tout le monde, quoi. Lire la suite de l’article sur le blog de Nicolas de Rouyn.

Le patrimoine bourguignon

En attendant le verdict de l’Unesco, prévu pour juin 2015, voici venue « la dernière ligne droite » pour le classement au patrimoine mondial des climats du vignoble de Bourgogne, pour reprendre les termes utilisés par Aubert de Villaine et Guillaume d’Angerville, respectivement président et président délégué de l’association dédiée à ce projet. Le dossier a été formellement déposé par la ministre de la Culture et de la Communication, Madame Aurélie Filippetti, et la phase d’instruction formelle a débuté. Une équipe d’experts nommés par l’Unesco est attendue cet automne dans le vignoble. Leur visite portera autant sur le plan de gestion proposé pour garantir l’authenticité, l’intégrité et la transmission de ce site vivant, et notamment le maintien d’un bon équilibre entre préservation du patrimoine et développement économique, que sur la mobilisation et l’intérêt suscités par cette candidature.

Architecture et paysages

Tout comme chaque climat est unique, chaque ville et village de la Côte se distingue par un patrimoine naturel et bâti qui lui est propre. Pour le préserver, les services de l’Etat disposent de différents outils permettant de trouver le bon équilibre entre protection et développement. Les dispositifs se mettent en place progressivement et 14 communes sont déjà engagées dans la définition d’aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP). Les études pour leur mise en place peuvent être subventionnées à 50 % par la DRAC Bourgogne.

Côté paysages, les sites classés « loi 1930 » garantissent la préservation de la qualité paysagère des espaces agricoles et naturels sur le long terme et sur la base de règles précises. Si la côte méridionale de Beaune fait partie depuis 22 ans des vignobles protégés par cette loi, une démarche est actuellement à l’étude pour le territoire de la Côte de Nuits. Le classement pourrait être effectif en 2017 au terme d’une concertation avec les communes et d’une enquête publique.

D’autre part, 115 panneaux publicitaires et pré-enseignes en infraction ont été retirés depuis 2012 le long des routes départementales entre Dijon et Marsannay-la-Côte et entre Beaune et Nolay. La même opération aura lieu cette année entre Vougeot et Marsannay-la-Côte. Conformément à la loi Grenelle II, une campagne de dépose des panneaux publicitaires viticoles en entrées de villages a été lancée l’an dernier. Témoins de l’histoire de la promotion des crus, ces panneaux rejoindront les collections du Musée du vin de Bourgogne, à Beaune.

Transmission, restauration, valorisation


Histoire, géographie, biologie, français, arts plastiques, chaque discipline est une occasion de comprendre les climats de Bourgogne. Afin de faciliter les échanges entre élèves et enseignants, plusieurs outils sont disponibles gratuitement. Ces textes scientifiques et accessibles, agrémentés de propositions d’activités pratiques et ludiques, sont adaptés aux différents niveaux. En librairie, ce livre est particulièrement dédié aux 6-12 ans. 


Les associations, particuliers ou collectivités qui souhaiteraient restaurer leur petit patrimoine local – murets, cabotes, lavoirs, fours à pain, pigeonniers, moulins, fontaines, puits, oratoires, porches, fermes, etc. – peuvent présenter leur projet au fonds climats. Doté de 60 000 euros et mis en place par la Fondation du Patrimoine, le Conseil général de Côte-d’Or, le Pays Beaunois et l’Association des climats de Bourgogne, ce dispositif permet de bénéficier d’aides financières et d’avantages fiscaux. Chaque année, plusieurs dossiers de restauration sont sélectionnés en fonction de critères comme l’intérêt patrimonial de l’édifice, le respect des matériaux et savoir-faire traditionnels et encore la visibilité depuis la voie publique.

Autre attention portée aux belles initiatives, issues cette fois du monde économique, le tout nouveau Trophée des Climats récompensera pour la première fois cette année la mobilisation des entreprises, commerçants, restaurateurs, hôteliers, viticulteurs, négociants, services publics organismes de formation, associations, syndicats et clubs économiques, etc. Si vous défendez les valeurs des climats localement ou au niveau national ou international, faites-le savoir ici avant le 30 avril. Le trophée sera remis lors de la deuxième édition de la Semaine des Climats qui se tiendra du 24 mai au 1er juin.

En photo ci-dessus, le beau livre qui accompagne la candidature des climats, dont nous vous avions parlé ici.

2013, fringants liquoreux

L’ensemble des crus classés des appellations sauternes et barsac ont été dégustés lundi dernier au château Guiraud. Et le sentiment général est d’avoir réussi un grand millésime. Après un printemps marqué par des pluies qui n’ont pas été sans conséquence sur la floraison, et de beaux mois de juillet et d’août, sans excès de sécheresse, l’automne doux et humide a permis un développement précoce et généralisé du botrytis. Les températures élevées du 22 au 26 septembre ont favorisé une concentration rapide des baies et les vendanges ont pu débuter (ralenties par les averses, les deuxième et troisième tries ont eu lieu entre le 8 et le 25 octobre). La rapidité et la précision des vendangeurs dans la sélection des baies ont été déterminantes pour l’obtention de ce millésime
« fringant, vif, marqué par un fruit éclatant et un bel équilibre. » Les vins sont homogènes, équilibrés, avec des degrés de liqueur variés. Si la complexité est là, elle est juste un peu en deça de ce qui est attendu d’un millésime exceptionnel. Mais le botrytis « élégant » et la belle acidité de ce 2013 qualifié d’« enjôleur » lui permettront de bien vieillir.


botrytis

Bordeaux à tout prix

Négociant, producteur et gestionnaire de crus bordelais, Jean Merlaut est présent sur internet depuis 1999. Quelques années qui ont vu la vente de vins (et de bien d’autres choses) en ligne se développer, au niveau de l’offre comme de l’acte d’achat. Aujourd’hui, toujours sur la base d’un stock considérable (2 millions de bouteilles) et de quarante années d’expertise qui ont enrichi ses relations avec les propriétés autant que sa connaissance des terroirs bordelais, Jean Merlaut propose à ses acheteurs
un site entièrement repensé. Plus moderne et fonctionnel, et toujours uniquement consacré à Bordeaux, il inclut différentes fonctionnalités dont on ne peut plus se passer (lecture sur smartphone ou tablette, propositions de produits associés, personnalisation, fidélisation, etc.).

Beaucoup mieux mise en avant, la gamme des vins proposés commence avec des bouteilles à 4 euros et va jusqu’aux flacons les plus chers, à 5 000 euros. La sélection est organisée de façon à mettre en avant aussi bien ces raretés, (Château Petrus 2002, 6 480 euros les 3 bouteilles, Château Yquem 2005, 4 500 euros l’impériale) que des vins que le propriétaire aime boire (Cuvée Jean-Baptiste Dudon 2000, 96 euros les 12 bouteilles, Château Ampélia 2006, 129 euros les 12 bouteilles) ou des coups de cœur (Château La Perrière 2010, 54 euros les 6 bouteilles, Château Boutisse 2009, 204 euros les 12). Enfin, selon les millésimes, entre 100 et 130 crus sont proposés chaque année en primeurs. Côté livraison, l’idée est que les bouteilles connaissent le délai de transport le plus court possible. Ainsi, toute commande de vins livrables immédiatement passée avant le jeudi soir est expédiée le lundi suivant.

Le Clos de Tart donne un whisky


La gamme Private Edition de Glenmorangie, distillerie fondée en 1843 dans les highlands écossais, propose chaque année aux amateurs une édition limitée d’un whisky rare et original. Après
Sonnalta PX, vieilli en barriques de sherry Pedro Ximénez (médaille d’or de l’International Wine
& Spirit Competition
2010), Finealta, une réinterprétation d’une recette de 1900 (médaille d’or de l’IWSC en 2012), Artein, whisky élevé dans des fûts de vins de Toscane (médaille d’or de l’IWSC en 2013), et Ealanta, vieilli en fûts de chêne blanc américain vierge et désigné whisky de l’année par
la Bible du whisky de Jim Murray, voici Companta. Derrière ce nom gaélique signifiant « amitié »
se cache un assemblage minutieux de spiritueux ayant longuement vieilli dans des fûts du Clos
de Tart
. Bill Lumsden, directeur de la distillation et de la création des whiskies chez Glenmorangie,
cite la Bourgogne comme faisant partie de ses visites les plus mémorables au long de vingt années
passées à sillonner les plus grands vignobles. « Les domaines de cette région, même les plus petits,
ne semblent pas se préoccuper des rendements, des coûts ou du temps. Ils travaillent inlassablement dans le seul but de produire le meilleur vin.
» Une quête de perfection qu’il compare à celle de Glenmorangie et qui est à l’origine de cette cinquième Private Edition.

« Cette philosophie que nous partageons m’a inspiré une création qui témoigne de mon goût pour
les vins français et rend hommage aux vignerons que j’ai la chance de rencontrer au cours de mes voyages. Après avoir sélectionné des lots de Glenmorangie vieillis en fûts de bourbon traditionnels
de chêne blanc américain, je les ai transvasés dans des anciennes barriques de grand cru du Clos de Tart, l’un de mes vins préférés et l’un des domaines les plus prestigieux de Bourgogne. Au bout d’un certain temps de vieillissement prolongé, les barriques ont apporté du corps et des saveurs profondes de fruits rouges au caractère floral et élégant, qui fait l’identité du Glenmorangie.
» Pour donner
à sa création plus de profondeur et de caractère, et contrebalancer le caractère vif et épicé apporté par ces fûts bourguignons, Bill Lumsden y a ajouté un lot de Glenmorangie vieilli dans d’anciennes barriques de vin doux naturel des Côtes du Rhône. « Grâce à un ajustement minutieux, nous avons obtenu un assemblage harmonieux à l’équilibre parfait, ni trop dur, ni trop fade. »

GlenmorangieCompanta

Mis en bouteilles sans filtrage à froid pour préserver le corps et la texture, le Glenmorangie Companta est disponible chez les cavistes (85 €, prix indicatif).

Bordeaux, les grands crus concernés par la grêle

L’été dernier, au même titre que d’autres régions viticoles, la Gironde n’a pas été épargnée par
la grêle. Des centaines d’exploitations y ont été très gravement touchées (lire ici le témoignage
d’un vigneron paru dans Sud-Ouest). L’œnologue consultant Stéphane Derenoncourt, qui est aussi
viticulteur en Castillon Côtes de Bordeaux, une appellation proche de Saint-Emilion, a perdu 60 %
de sa récolte. Devant ce sinistre et celui de ses voisins, il a eu l’idée de faire appel à la solidarité des grands crus de Bordeaux par le biais d’une vente de charité exceptionnelle de vins et flacons rares
au profit de l’association viticole intercommunale du Castillonnais (AVIC). Selon la revue La Vigne,
qui fait part du bel étonnement de Daniel Fénelon, maire de Belvès-de-Castillon et président de l’AVIC, une cinquantaine de grands crus ont accepté de jouer le jeu (en lire plus ici). Un élan de générosité dont les fruits seront récoltés le 29 avril prochain à Paris, sous la houlette de la maison Christie’s.

LeBristol

Bettane + Desseauve à Shanghai

Regardez, l’hiver est fini.
Ses assoupissements momentanés cèdent enfin la place à une belle activité. On s’ébroue, on bat le rappel des copains et la fine équipe de Bettane+Desseauve s’envole pour Shanghai avec une centaine de producteurs français, italiens et américain qui vont s’y rassembler pendant 48 heures à la fin de la semaine. Tous ensemble, ils vont participer à la seconde édition de la Bettane + Desseauve Wine Experience, l’un des cinq salons organisés…lire la suite

Vino business, complément d’informations

On m’a beaucoup reproché mon billet d’hier qui était jugé « malpoli » ou « à la limite de l’insulte » ou « machiste » voire « paternaliste » à l’endroit de Madame Saporta, maladroite auteur de Vino business, un petit livre inutile. J’ai ri.
Pour m’amender, je propose ci-dessous ce texte très argumenté. Je l’ai reçu hier, par mail et de manière anonyme et il apparaît que son auteur signe d’un pseudonyme. Ainsi l’information des lecteurs de ce blog sera complète. Je le publie tel que je l’ai reçu, fautes d’orthographe et de typo incluses, sans rien en modifier.
Sur le même sujet, je renvoie également à la lecture de L’Express de…lire la suite

Les meilleurs bistrots + leurs meilleurs vins


La version 2014 du seul et unique guide dédié uniquement aux bistrots (à Paris et à Bruxelles)
sera disponible mercredi 19 mars en librairie. Contemporaine, traditionnelle, typique d’une région de France ou d’ailleurs, la cuisine de 420 établissements, dont 80 nouveaux venus et plus de 55 adresses belges, y est passée en revue. Parmi ces adresses, 40 bistrots se sont vu attribuer la note suprême, contre 32 en 2013. Un bon cru, donc, et une sélection toujours aussi exigeante puisque 100 établissement disparaissent du guide. Côté cartes des vins, ce sont Bettane & Desseauve qui ont sélectionné les bouteilles à privilégier, sur des critères allant du talent du vigneron à la qualité du millésime proposé, en passant par l’excellence du rapport qualité-prix.

Le Lebey des Bistrots 2014, 320 pages, 12,90 €

Le Domaine de l’Hortus chez Legrand

Demain, le “Mardi de Legrand” sera consacré aux vins de la famille Orliac, installée dans la combe de Fambétou, au cœur du pic Saint-Loup, depuis les années 70. Défricher, planter, attendre patiemment le premier millésime né de leurs soixante hectares, en 1990, voilà l’histoire de Jean et Marie-Thérèse, et désormais de leurs enfants Marie, François, Yves et Martin. Des « amoureux du travail bien fait et du geste juste » qui ont fait beaucoup pour la réputation des vins de leur région. La dégustation présentera plusieurs millésimes de Grande Cuvée de l’Hortus, en rouge et en blanc, et de Bergerie de l’Hortus en rouge, en blanc et en rosé. Participation : 90 €, tous les renseignements et les autres rendez-vous du mois (dont une soirée truffes le 25 mars) sont sur le tout-nouveau-tout-beau site des caves Legrand.