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Développement durable, le groupe Castel aussi

Nous avons rencontré Alexis Raoux. Ce jeune (28 ans) cadre du groupe est aussi l’un des nombreux héritiers de l’empire créé il y a cinquante ans par Pierre Castel. Il a la charge de l’activité développement durable au sein du groupe. Il envisage son métier d’une manière transversale. Il répond à nos questions.

Le strip-tease du caberlot

Caberlot 1

Florence, l’hiver. La lumière de Toscane dans un bleu changeant. Les petites rues pas bien tenues, pavés disjoints et camionnettes brinquebalantes, Florence est un gros bourg de province. Bien sûr, il y flotte des ambiances, on y croise des fantômes, on se souvient d’un temps lointain, de vieux palais se chargent de nous rafraîchir la mémoire. Ces souvenirs ne sont pas les nôtres et, dans l’historique, je préfère Venise, Rome, Sienne. Florence, c’est la Toscane, l’avantage est considérable. Les vins. Nous sommes réunis au Cibreo, mythique restaurant florentin, pour ça.

Le très élégant Moritz Rogosky et Bettina, son admirable mère, ont rassemblé 64 dégustateurs du monde entier pour…lire la suite

Bourgogne : le buzz de la cicadelle

On parle maintenant de « l’affaire Giboulot », en Bourgogne et sur la planète viticole, c’est le buzz médiatique de ces sept derniers jours, relayé par nombre de médias nationaux et internationaux, associations de soutien et surtout la pétition lancée par l’ISPN (452 824 signatures à l’heure où cet article est rédigé).

L’affaire : Emmanuel Giboulot, viticulteur en biodynamie a refusé d’appliquer en 2013 l’arrêté préfectoral imposant un traitement préventif insecticide à tout le vignoble de Côte d’Or pour éradiquer la cicadelle, insecte vecteur de la maladie de la flavescence dorée qui provoque la mort de la vigne. Contrôlé par les services de l’État, il a été convoqué par la justice au mois de décembre avec report de l’affaire au tribunal correctionnel ce lundi 24 janvier.
.
Face à cela l’interprofession bourguignonne représentée par les présidents du BIVB*, de la CAVB* et du SEDARB*, a décidé de réagir en donnant sa position officielle dans une conférence de presse ce vendredi 21 février. Manifestant leur « ras le bol des informations erronées qui circulent sur cette affaire qui remettent en cause et décrédibilisent la Bourgogne », ils n’ont pas souhaité se porter partie civile pour ne pas en faire un exemple
ou un martyr.

La lutte contre ce fléau est l’affaire de toute la profession et non d’un seul de ses membres. Il faut laisser aux professionnels le soin de régler cette problématique importante, en encourageant la prospection des pieds malades et leur arrachage, et notamment travailler avec les pépiniéristes. En effet le traitement des jeunes plants de vignes à l’eau chaude serait en mesure d’éviter le développement de la maladie. Si l’interprofession affirme que cette affaire ne fait pas avancer le débat et même l’entrave, on peut penser que le plan de traitement 2014 sera assurément très mûrement réfléchi et pris dans la concertation.

Marie-Antoinette de Szczypiorski

* Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne, Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne et Service d’écodéveloppement agrobiologique et rural de Bourgogne

Un commentaire
Évidemment, le très grand nombre de pétitionnaires interpelle l’observateur. L’émotion provoquée par les risques encourus en justice par le viticulteur rebelle, six mois de prison et 30 000 euros d’amende, explique seule cette levée de boucliers. En effet, de nombreuses voix raisonnables s’élèvent pour expliquer qu’il y a une part d’irresponsabilité dans le refus d’Emmanuel Giboulot de traiter ses vignes de façon préventive. Le risque sanitaire pour tout le vignoble est tel qu’on est légitime à se demander si un seul homme peut se mettre en travers d’une démarche collective au seul motif qu’il n’y croit pas, que c’est contraire à ses convictions. En a-t-il le droit ?
Réponse dans quelques heures.

Nicolas de Rouyn

Mise à jour :
Le parquet a requis 1 000 euros d’amende dont la moitié avec sursis. Et pas de prison, évidemment. Voilà une étrange requête. Le fait de demander une amende reconnaît la réalité de la faute. Mais si le risque est réel et sérieux pour justifier le traitement préventif, il fallait requérir lourdement contre Giboulot. Dans le cas contraire, il fallait le relaxer purement et simplement. Cette requête symbolique n’éclaire rien et ne renforce ni la crédibilité des autorités en charge, ni les vignerons qui s’interrogent légitimement sur le bien-fondé des décisions prises par les instances responsables. Le jugement a été mis en délibéré au 7 avril à 13 h 30.

Nicolas de Rouyn

Photo : Wikimedia

« De terre en terre »

L’année est importante dans l’histoire de Château Palmer, elle sera marquée de multiples pierres blanches.
Celles de l’artiste Barbara Schroeder, installée depuis longtemps en Gironde. Dès aujourd’hui et jusqu’au 27 juin, ses œuvres habitées par son amour pour la nature et la terre prendront racine dans différents espaces, intérieurs et extérieurs, de Palmer. Elles reflètent les thèmes qui animent sa création, le fleuve, la terre et le végétal.

« Naître sur terre, c’est venir avec elle, devenir une partie d’elle-même. Nous la portons en nous autant qu’elle nous porte. Le regard sensible que nous posons spontanément sur la terre, celle que nous habitons, que nous foulons avec nos pieds, nous la pose comme une évidence fondée sur sa permanence et son antériorité à nos existences. L’homme et la terre nourrissent des liens historiques et mystiques depuis la nuit des temps. »

Dans le chai, les 580 petites pièces de porcelaine en photo ci-dessus forment le Champ des Constellations.
Des tableaux, des photographies et des vidéos occupent la salle de dégustation et de grandes pièces de porcelaine (comme Echo la sculpture en photo ci-dessous) ont été posées dans les paysages du domaine, « terre mère qui donne naissance à l’un un des plus grands vins de Margaux ». L’exposition est visible dès maintenant sur rendez-vous. Le vernissage aura lieu le dimanche 16 mars et le dimanche 4 mai, de 16 h à 18 h, la visite se fera
en présence de l’artiste.


Echo©BarbaraSchroeder

Le vin, côté sud


Montpellier accueille dès aujourd’hui et pour trois jours la onzième édition du salon Vinisud, certes strictement professionnel mais assorti d’une application que tout amateur peut télécharger. Si toutes les régions productrices de la moitié sud de la France (Languedoc, Roussillon, Provence, Vallée du Rhône, Sud-Ouest, Corse) y sont représentées, c’est bien tout le vignoble méditerranéen qui trouve là une vitrine pour ses vins, qui représentent plus de 50 % de la production mondiale. L’année dernière, près de 33 000 visiteurs sont venus découvrir le travail de 1664 exposants venus de France, d’Espagne, d’Italie, du Portugal, de Tunisie, de Turquie, du Maroc ou encore de l’Algérie. 
Vinisud a également une version asiatique dont la seconde édition se tiendra fin octobre à Shanghai.

Qu’est ce qu’on fait ce week-end ?

Tain l’Hermitage
En trente ans, la foire aux vins créée en 1984 par Gilbert Bouchet, président du Syndicat d’initiative désormais
maire de Tain, est devenue un salon très fréquenté, traditionnellement organisé à la fin de février. L’année dernière, près de 12 000 visiteurs étaient présents pour ce rendez-vous dédié aux plus grands crus des Côtes du Rhône septentrionales et 85 vignerons ont présenté leur travail dans les appellations côte rôtie, condrieu, saint-joseph, crozes-hermitage, hermitage, cornas, saint-péray et brézème. Cette trentième édition démarre dès ce vendredi
avec un nocturne (16 h – 21 h) et se poursuivra jusqu’à lundi. Initiations à la dégustation, accords vin et chocolat, espace gastronomique, tout le programme est . Entrée : 7 €, avec un verre de dégustation.




Rasteau
Parmi les joies de l’hiver, il y a la truffe et les huîtres. La Cave de Rasteau n’a pas choisi entre les deux et propose depuis début janvier des dimanches très gastronomes. Ce 23 février, à 11 h, ce sont les huîtres de Bouzigues qui seront à l’honneur pour la troisième fois, accordée aux vins blancs de la cave.

Entrée libre, plus de renseignements au 04 90 10 90 14.


Paris
Le salon de l’Agriculture démarre ce samedi et durera jusqu’au 2 mars. Au Pavillon des vins (hall 2.2, stand B55), 300 m2 sont dédiés à ce travail de la terre qui pèse si lourd dans la balance commerciale française (les ventes de vin à l’étranger sont le poste d’exportation le plus important après l’aéronautique). Au croisement de notre culture, notre alimentation et notre économie, le vin est une chose qui s’apprend. Son histoire, sa diversité, ses appellations, ses terroirs, ses cépages, ses méthodes d’élaboration, ses accords, ses métiers, son tourisme, ses réussites,
sa place dans notre société et dans le monde, tout cela sera expliqué aux visiteurs. Toutes les infos, .


Edimbourg
A l’hôtel Balmoral, luxueux établissement propriété du groupe Rocco Forte Hotels depuis 1997, il y a depuis peu
un nouveau bar à whisky qui a été très simplement baptisé Scotch. Là, l’amateur se voit proposer des sessions
de dégustation de whiskys écossais, sous la houlette d’ambassadeurs expérimentés. Ces voyages gustatifs se font autour de différents thèmes, région, finition, âge, rareté, avec une sélection de quatre ou cinq larmes de whisky conçus pour plaire aux novices comme aux plus fins connaisseurs. Accompagnées d’amuse-bouches (amandes fumées, salami de sanglier, chocolat suisse et fromage écossais) et d’eaux provenant des sources à l’origine
même de l’élaboration du whisky, ces séances de dégustation se réservent au +44 131 524 7142 ou en écrivant
à [email protected]. Leur prix varie de 35 à 105 €.


scotchhotelbalmoral

De la prison ferme pour un vigneron bourguignon ?

Six mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. C’est le risque encouru par ce vigneron pour avoir renoncé à exécuter en juin 2013, un arrêté préfectoral lui demandant, à lui comme à l’ensemble des exploitants du département, de traiter ses vignes avec un insecticide contre la cicadelle, insecte responsable de la flavescence dorée.

Malheureusement, les chances de condamnation sont élevées. Même s’il se déclare prêt à répondre de ses actes, il existe un mince espoir qui passe par une mobilisation populaire intense. Soutenu par l’Institut pour la protection de la santé naturelle (IPSN), une pétition, qui a déjà obtenu plus de 300 000 signatures, a été mise en ligne ici. Nous ne saurions trop vous inciter à signer cette pétition.

Emmanuel Giboulot travaille dix hectares de vigne en agriculture biologique et biodynamique depuis 30 ans. Bien plus qu’un simple fait divers, ce qui va se jouer lors de cette comparution dépasse de très loin la situation personnelle de ce vigneron et pourrait toucher l’ensemble de la filière biologique. Affaire à suivre. De près.

L'Italie d'Inter Caves



valpolicellaInterCaves

Réseau de caves-entrepôts qui compte 125 implantations en France et propose plus de 1 000 références
(dont 400 vins et plus de 350 whiskies), le caviste Inter Caves étoffe son offre italienne. Si l’Apérol (16, 95 €)
et les bières (dont la Super Baladin élaborée par un vigneron) sont évidemment au programme, c’est surtout
la gamme des vins qui se densifie et propose un tour des régions productrices d’Italie.

Toscane
Chianti Classico DOCG, Terre del Palio, 11,65 €

Lambrusco Dolce DOC Medici Ermete Quercioli, 7,90 €

Sicile
IGT Sicilia, Nero d’Avola Principi di Butera, 9,95 €

Piémont
Barbera du Piémont DOC Terza Generazione, 7,30 €
Moscato d’Asti DOCG Ca ‘dei Mandorli (5% vol.) 9,99 €

Frioul
Prosecco DOC Spumante Brut Tenuta Ca’Bolani, 9,25 €

Vénétie
IGT Venetie, Pinot Grigio Borgo Sanleo, 6,90 €
Soave Classico DOC Zonin Classici, 7,30 €
Valpolicella DOC Bertani, 8 €

Les Marches
Montepulciano d’Abruzzo Bordo Sanleo, 6,25 €

Au nom des AOC

Vendredi 21 février, une audition de Fadi Chéhadé, président de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers aura lieu au Sénat dans le cadre d’une mission d’information (pour comprendre à quoi sert l’ICANN, cliquer ici). La Confédération nationale des producteurs de vin et eaux-de-vie de vin à appellation d’origine contrôlée (CNAOC) a donc décidé d’interpeller à nouveau les pouvoirs publics sur le dossier de l’ouverture des noms de domaine “.vin” et “.wine”. Sur la base d’un franc
« Nos AOC ne sont pas à vendre », les producteurs de vins réclament de la fermeté. Au-delà de la question de la protection des appellations d’origine et des indications géographiques, c’est plus largement celle du respect de la propriété intellectuelle qui est en jeu à l’occasion de l’ouverture de ces nouveaux noms de domaine (lire ici un rappel des faits)

Cela fait plusieurs mois que le secteur du vin, et notamment la CNAOC et sa fédération européenne EFOW (European Federation of Origin Wines), s’opposent à la délégation de ces “.vin” et “.wine”. Rien d’étonnant quand on sait que les sociétés candidates à leur exploitation ont d’ores et déjà annoncé leur intention de vendre aux enchères les noms de domaine de second niveau (le second niveau, c’est ce qui est indiqué avant le .fr, .com ou, bientôt .vin). Ainsi un nom de domaine contenant un nom d’AOC, par exemple champagne.vin ou bordeaux.wine, pourraient être cédé au plus offrant, n’importe où dans le monde. Une aberration géographique, économique et culturelle, et in fine, une tromperie du consommateur si ce qui lui est proposé n’a aucun lien avec l’appellation concernée. Les risques sont bien identifiés, et parmi eux la spéculation et la contrefaçon, et grâce aux actions engagées par la France et la Commission Européenne, l’ICANN n’a pas pris de décision pour l’instant.

Cependant la pression exercée par certains gouvernements est de plus en plus forte. Ainsi les USA défendent-ils un Internet libre et la délégation des “.vin” et “.wine” sans condition. C’est pourquoi la CNAOC et l’EFOW tiennent à ce que le gouvernement et le Parlement profitent du déplacement à Paris du président de l’ICANN pour envoyer un signal fort à l’organisme en charge de la gestion d’Internet. Par la voix de son président, Bernard Farges, la CNAOC rappelle que « le débat qui se pose est plus large que le débat sur la protection des indications géographiques et de la propriété intellectuelle. » Il s’agit d’un débat de société. Il s’agit « de savoir quel Internet nous voulons demain. Un Internet respectueux des traditions et savoir-faire, mais surtout des règles, et dont la gestion et le contrôle doivent être confiées à une autorité indépendante. Ou un internet où presque tout est permis et dont le peu de règles est établie par quelques personnes ? Notre choix est fait et nous attendons de la France qu’elle fasse entendre la voix de notre secteur et, plus largement, de beaucoup de nos concitoyens. »

Le beau record de Canard-Duchêne




logocanardduchêne

Avec une hausse de son chiffre d’affaires de 9,5 % et plus de quatre millions de bouteilles expédiées, la Maison
de Champagne Canard-Duchêne a enregistré en 2013 la meilleure performance de son histoire. Sur le marché français de la grande distribution, tandis que les volumes du champagne diminuaient de 4,1 %, la Maison a affiché une progression de 4,6 % et conforté sa place de n°2. Partout ailleurs, la marque a conforté les positions acquises lors de l’exercice 2012. Dans les réseaux traditionnels, deux nouvelles cuvées ont été lancées, Léonie Rosé et Léonie Green, qui ont réalisé de belles performances (12 % de croissance en volume). Quant à la gamme Charles VII, dont les ventes en France et à l’export se sont beaucoup développées (+ 25 %), elle représente désormais 9 % du total des ventes de la Maison. L’année 2014 viendra sans nul doute parfaire la dynamique décennie entamée en 2004, faite d’investissements et de succès. Solide sur ses marchés historiques, la Maison compte poursuivre sa stratégie d’innovations et de conquête pour renforcer son image et développer son expansion internationale (notamment aux USA en Australie et en Afrique).