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#23 Lynch-Bages & Cie



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Grand cru classé de Pauillac, l’histoire de Lynch-Bages colle à celle du Médoc. Aujourd’hui, c’est un véritable
art de vivre que la famille Cazes, propriétaire du domaine, met en valeur en même temps que ses vins élaborés avec exigence et passion. Jean-Michel Cazes, désormais relayé par ses enfants, a fait renaître à Bages un village tout entier dédié au vignoble, aux activités économiques et culturelles, au patrimoine et à la gastronomie qui en découlent. Le Relais & Chateaux Cordeillan-Bages en est la plus belle des vitrines. Le chef Jean-Luc Rocha, deux étoiles au guide Michelin et Meilleur Ouvrier de France en 2007, présente dans cet ouvrage 52 recettes originales inspirées par l’histoire et les origines de cette famille généreuse et légendaire.

Lynch-Bages & Cie, une famille, un vin et 52 recettes, par Jean-Michel Cazes et Kinou Cazes-Hachemian, Jean-Luc Rocha et Philippe Martineau, 240 pages. Glénat, 49 50 €


Cet article est paru dans le supplément vin au Journal du Dimanche du 1er décembre dernier.

Une année à suivre

Avant de laisser derrière nous les aléas climatiques et viticoles de 2013, retour sur ces vendanges compliquées,
à Bordeaux et en Bourgogne, via le blog du directeur général d’AXA Millésimes. Christian Seely considère évidemment vain « d’essayer de prétendre que 2013 est une grande année. » Pour autant, il refuse qu’elle soit qualifiée de “mauvaise année”. Conscient que le fait d’écrire « un article dédaigneux sur la qualité globale d’un millésime est un moyen facile de faire du journalisme à sensation, particulièrement facile si vous n’avez pas réellement goûté les vins », il précise qu’appréhender les millésimes en des termes tranchés, noir ou blanc,
«c’est méconnaître la nature du vin en général et en particulier la vraie nature des vins de Bordeaux ».

Il détaille longuement ici les vendanges des rouges de Pichon Baron et de Petit-Village et ce qui a été fait pour protéger la qualité des raisins et des vins qui en résulteront, qui seront évidemment présentés – avec fierté –
en primeur. Pour le domaine bourguignon de l’Arlot, c’est Jacques Devauges, directeur technique, qui prend
la parole dans cette vidéo, expliquant notamment que le pinot noir est est un cépage qui s’accommode bien d’une saison tardive et de conditions de maturité lente, propices à révéler la complexité et la finesse de ses arômes.
Selon lui, ce millésime sera très intéressant à suivre.

Fonplégade et la perle de Quintessence



PERLE BD


Le château de Fonplégade, acquis en 2004 (et totalement rénové depuis) par les américains francophiles
Stephen et Denise Adams, est situé sur la côte sud de Saint-Emilion. Ses 18,5 hectares de vignes sont conduits dans un respect du terroir qui devrait être certifié « Agriculture Biologique » en 2014 et ses bâtiments techniques sont à la pointe de la technologie. Client de longue date de la marque Tonnellerie du Monde, qui a installé à Beychac et Caillau l’usine dédiée à la fabrication de ses fûts contemporains Quintessence, le domaine a tout naturellement participé à la création de la barrique en photo ci-dessus, appelée Perle de Quintessence. Ce fût
de forme ovoïde tronquée est destiné à l’expérimentation de fermentation des vins. Imaginée par Daniel Ferreira, responsable de production chez Quintessence, et Franck Jugelmann, maître de chai de Château Fonplégade,
cette « perle » combine innovations techniques et originalité esthétique.

Stephen et Denise Adams se disent très fiers que leur propriété soit à l’origine de ce projet avant-gardiste, destiné
à se mettre au service de la viticulture dans tous les pays producteurs du monde. « Nous suivons avec beaucoup d’intérêt cette aventure originale et ne pouvons qu’encourager une démarche destinée à ouvrir de nouvelles voies dans le perfectionnement de l’élaboration des grands vins. » Franck Renaudin, directeur général de Tonnellerie du Monde, confirme le caractère inventif et perfectionniste de Frank Jugelmann, qui a été « un vrai ambassadeur lors du lancement de Fleur de Quintessence.» Le vin de Fonplégade avait alors permis les premiers résultats gustatifs, ce qui a naturellement conduit à ce nouveau partenariat. « Nous sommes très attentifs aux remontées terrain de nos clients et c’est important pour nous de travailler conjointement avec eux, pendant de long mois, sur des projets alliant savoir-faire et innovation. » Les expérimentations menées aux châteaux Fonplégade et l’Enclos, sur la vendange 2013, devraient rapidement fournir les premiers résultats.




Fiche technique Perle de Quintessence :

• Contenance de 390 litres
• Réalisée en bois de chêne français
• Grain fin, séché à l’air libre 24 mois
• 100% traçable
• Peut s’utiliser également en élevage
• Avantages : Des pigeages doux mais 100% efficaces et des remontages bien plus faciles pendant la durée
de fermentation. Lors du remontage, le marc se retrouve sur la partie haute (la plus conique et la plus étroite).
Le moût en fermentation traverse donc un volume plus important de marc, ce qui favorise les échanges marc/jus.
Un couvercle hermétique et amovible qui évite de nombreuses manipulations pendant l’utilisation en fermentation.

#22 Chroniques américaines



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On vous avait déjà parlé ici de la sortie en France du recueil des chroniques que Jay McInerney a signées,
à propos du vin, sa grande passion, dans House and Garden et le Wall Street Journal. C’est un joli cadeau pour l’amateur de vin, pour celui qui écrit sur le vin, et plus simplement pour qui aime déjà beaucoup l’auteur de Trente ans et des poussières, que l’on découvre ici amateur de vins rares et chers comme de vins moins connus. Des avis purement subjectifs de la part d’un grand amateur qui considère d’abord le vin comme une affaire sentimentale.


Bacchus et moi, Jay McInerney, éditions de La Martinière, 23 €



#21 Le culte du vin



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Chez Solar, il y avait déjà les cent montre cultes, whiskies cultes, voitures cultes, tracteurs cultes, etc. Enfin cette collection de beaux livres fait de la place au vin et c’est une journaliste spécialisée qui a élu domicile en Hongrie, dans le vignoble de Tokaj, qui en est l’auteur. En plus d’un curriculum qui aligne La Revue du Vins de France, la Revue vinicole internationale, le Figaro éonomie, Bettane+Desseauve et La Vigne, Mathilde Hulot a déjà signé
de nombreux ouvrages sur le vin en particulier – Un siècle de millésimes avec Jean-François Bazin, Hélène Piot
et Claire Brosse (2001, Fleurus), Vins de Tokaj, Esprit et images de la Hongrie (2001, Féret, photos de Patrick Cronenberger), Bien connaître et déguster le vin (collectif Solar, 2004), Visages de vignerons, Figures du vin
(2005, Fleurus, photos de Patrick Cronenberger), Terres de vignes, (2007, Géo, photos de Frank Mulliez) – et la France en général, ses montagnes, châteaux, abbayes et monastères (Vol au-dessus de la France, photos de Frank Mulliez, Hachette, en collaboration avec Paris Match, 2008).

Son millésime 2013 s’attache donc au vin culte, celui que tout amateur de grand vin rêve d’avoir dans sa cave
ou de goûter un jour, même s’il s’agit d’un fond de verre. « Comment décrète-t-on qu’il est culte ? Son prix ?
Certes, la plupart atteignent des sommets qui dépassent l’entendement et poussent l’homme avide de sensations ou de sentationnel à commettre des folies. Parce que le lieu qui les fait naître n’est pas extensible et qu’inversement les gens qui les désirent sont de plus en plus nombreux. Mais le vin culte ne saurait se résumer à ces seuls chiffres et à son statut de produit de luxe. Dresser une liste de cent vins cultes fut un jeu d’enfant. Le casse-tête fut de se limiter à cent. La Bourgogne à elle seule est un terreau. Il n’existe pas de recette. Les uns se sont construits sur des siècles, issus de la noblesse des grandes familles françaises ou italiennes. D’autres ont connu la gloire grâce à un assemblage magique : un joli nom, un bon terroir, une belle histoire, un coup de génie, le tout couronné par une note dorée chez Parker. D’autres encore sont nés de la modestie et du courage de leur créateur. Tous ont un point commun. Ce sont de grands vins. Ces vins qui sont nés de raisins mûrs et transformés avec art, ces vins qui ont grandi dans le temps et le calme, en fût, en cuve,en foudre, en bouteille, qu’importe, qui ont été élevés et qui, à leur tour, élèvent celui qui le boit.
»


100 vins cultes, Mathilde Hulot, éditions Solar, 19,95 €

Et la tempête accoucha d’une étoile…



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« Belle est la goutte d’eau sur la tige. Elle n’est pas trop petite pour être le miroir du soleil. » C’est avec cette douce citation de Friederich Rückert que Bérénice Lurton et Frédéric Nivelle (Château Climens) ouvrent leur journal des vendanges, que nous reproduisons ici dans son intégralité. Ce millésime agité sera le premier du domaine à être certifié AB.
Photos G. Charneau et F. Nivelle

Tout début est difficile mais sans début, pas de fin.
(Proverbe allemand)

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Il n’est peut-être pas nécessaire d’insister sur les conditions hivernales
et « printanières » qui ont présidé à la naissance de ce millésime 2013,
mais il faut bien pour la postérité résumer le scénario : un hiver plutôt doux,
et surtout le plus humide que nous ayons connu depuis 20 ans, et un printemps qui a plutôt ressemblé furieusement au mois de novembre. Reconnaissons le côté positif des choses, nous avons malgré tout réussi à positionner nos traitements biodynamiques en temps et en heure, et une courte période de soleil au mois d’avril a accompagné favorablement le débourrement. 
Si la première semaine de juin semble ensuite ramener
le soleil, le pire reste encore à venir, comme la conjonction entre périgée
et nouvelle lune le laissait présager. La mi-juin nous réserve une semaine épouvantable. Orages et pluies diluviennes (jusqu’à 53 mm de pluie à Climens en une journée) arrosent Vinexpo et, surtout, une vigne qui n’en a guère besoin, d’autant que la fleur s’annonce. Il fait si froid pour la saison
que les feux de la Saint-Jean seront des feux de cheminée, rallumés
à la hâte.

L’été s’annonce ensuite sans transition. Si nous ne pouvons guère nous en plaindre, ce changement brutal ne favorise pas une floraison déjà bien chahutée. Elle est désormais concurrencée par la croissance foliaire de la vigne, soudain libérée. Ces conditions extrêmes ont marqué le millésime dans sa chair. Coulure et millerandage auront un impact irréparable sur la récolte. Mais comment s’en plaindre lorsque l’on a échappé aux ravages
de la grêle, qui a anéanti une à plusieurs années de récolte chez de nombreux viticulteurs de la région. 
Le développement végétal erratique complique certes les tâches de levage et de ponts mais le maintien d’un temps sec, globalement chaud en journée et frais la nuit, nous sauve des maladies cryptogamiques (avec l’aide d’un effeuillage précoce et d’une couverture biodynamique régulière, bien entendu.) Malgré cet été propice, qui nous redonne le moral, la vigne ne pourra rattraper son retard. Le retour de conditions automnales en septembre ne nous réjouit pas du tout, le raisin reste résolument vert, la charge on ne peut plus irrégulière, et quelques foyers de pourriture grise ponctuent les parcelles un peu chargées (ironie du sort, coulure et millerandage ont surtout touché chez nous les vieilles vignes déjà naturellement peu généreuses). Frappés par ce blocage de la vigne, nous décidons avec Corinne Comme de positionner dès que possible un dernier traitement biodynamique destiné à relancer la maturation.

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Il faut toujours être botté et prêt à partir.
(Montaigne)

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Le retour rêvé de conditions estivales fin septembre favorise alors la maturité du raisin, et presque simultanément le développement de la pourriture noble sur certaines parcelles. Nous nous étions quelque peu attendu à des vendanges tardives, mais heureusement le viticulteur sauternais, tel le scout, est toujours prêt.Les vendanges sont ainsi lancées le vendredi 27 septembre pour passer en deux jours avec une petite troupe sur quelques parcelles précoces. L’état sanitaire est dans l’ensemble excellent, et le botrytis semblant s’être vraiment décidé à se rendre maître du vignoble, nous reprenons dès le lundi 30, organisant en parallèle l’arrivée de notre équipe portugaise.

En l’absence de Danièle, notre chef d’équipe immobilisée par une mauvaise entorse, les auteurs de ces lignes sont particulièrement sollicités. Il s’agit tout à la fois de surveiller de très près la précieuse et si délicate cueillette et de galoper d’une parcelle à l’autre pendant les pauses des vendangeurs pour remettre sans cesse à jour le programme des réjouissances. À aucun moment nous ne devons relâcher le rythme. Formation des nouveaux cueilleurs, contrôles incessants des rangs et des paniers, encouragements, explications et recadrages, organisation des porteurs et des changements de parcelle, annotation du nombre de bastes pour les statistiques jusqu’à la notation quotidienne de chacun des vendangeurs pour les primes de qualité de travail : voilà un petit aperçu de nos activités quotidiennes, auxquelles nous ajouterons la consultation compulsive de tous les sites météorologiques imaginables.

Nous n’avons pas droit à l’erreur, d’autant qu’une perturbation orageuse est prévue le jeudi 3 octobre à l’unanimité des susdits sites. Or, nous arrivons à finir notre première trie à près de 19 h ce même jour. Le timing a été parfait :
à partir de 22h, l’orage annoncé s’abat sur la région. Nous voilà exténués, mais ô combien soulagés d’avoir bien au chaud dans les chais 57 barriques de haute volée. Le lendemain matin, la vision de feuilles d’arbres hachées menu sur les bas-côtés de la route qui mène à Climens nous occasionne une belle frayeur mais nous avons encore une fois été épargnés de justesse par ce nouvel orage de grêle. Côté pluie, nous avons atteint 50 millimètres dans la nuit et ce n’est que le début. Si nous n’avons plus qu’à attendre le retour de la pourriture noble en surveillant les fermentations, les vignobles rouges déclenchent, eux, le plan « hors-sec ». Nous serons d’ailleurs heureux de pouvoir envoyer une partie de notre troupe en renfort à quelques viticulteurs amis.

Après 8 jours d’arrêt, une reprise sommaire s’impose le 11 octobre : il y a de nouveau sur certaines parcelles quelques raisins confits qui ne pourront supporter la nouvelle vague de pluies annoncée. Le degré potentiel est
plus qu’honnête avec un peu plus de 21°, et la dégustation des moûts nous confirme leur netteté parfaite. Heureusement cependant qu’il n’y a guère à cueillir, car une forte averse s’abat sur nous le 12 octobre au matin, diluant inexorablement la concentration de la fin de cette trie partielle. Un petit rappel de la fragilité des choses,
qui nous rend plus précieuse encore la récolte déjà à l’abri.

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Pourquoi se jeter à l’eau avant que la barque n’ait chaviré ?
(Proverbe chinois)

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L’attente recommence donc. Bruine, ciel voilé et douceur, soleil et pluies orageuses alternent, nous mettant sur le fil. La pourriture noble est là, certes, partout autour de nous, mais il lui manque les quelques petits degrés qui nous permettront de la ramasser ; elle est aussi au stade où de nouvelles pluies pourraient anéantir tout ce qui reste de récolte sur pied. Devant la confusion des prédictions, nous essayons d’« arrêter la météo » comme on arrêterait la cigarette. Le vendredi 18 octobre, quelques analyses de prélèvements nous confirment un degré insuffisant, et la nécessité d’attendre plusieurs jours encore. Nous tentons de nous mettre dans la position du sage prêt à accepter le sort que le ciel lui réserve, résistant à l’espoir comme au désespoir. Mais décidément, notre bonne étoile aime beaucoup les week-ends salvateurs, et à la faveur de la nouvelle lune, nous offre un samedi ensoleillé et venteux, et un dimanche quasi-estival.

De quoi faire bondir la concentration des quelques degrés manquants. Nous voilà donc repartis le lundi 21 pour le dernier « round » de 4 jours, enchaînant les deuxième et troisième tries en fonction des parcelles. La résistance des raisins aux quelques déluges des dernières semaines est prodigieuse. Nous sommes épatés que la vendange, désormais joliment concentrée, soit absolument saine. Il faut dire que les grappes ont une formation très lâche, l’avantage de la coulure et du millerandage. Le ciel est bien dégagé à l’aube, et la douceur des températures est étonnante. L’après-midi est même franchement chaud, et le temps s’alourdit au cours des jours qui suivent. Mais la chance reste avec nous jusqu’à la toute fin et le dernier coup de sécateur est donné le jeudi 24 octobre à midi, avec l’arrivée de gros nuages, qui auront le bon goût d’attendre l’après-midi pour décharger leur cargaison de pluie.

L’année 2013 aura décidément été une aventure mouvementée au dénouement inespéré. Les retournements de situation tiennent parfois du conte de fée, dans lequel la pourriture noble, baguette magique à double tranchant, serait actionnée par le soleil, la lune et quelques étoiles plus ou moins bienveillantes. Et les vignerons? Des nains travailleurs et obstinés, parfois grincheux, parfois joyeux.


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#20 Le plus grand des portos

Un événement historique a eu lieu en mai dernier à Quinta do Noval. Le millésime 2011 a donné lieu à deux déclarations, celle du porto Vintage, et celle du Vintage Nacional. Sachant que seuls les vins d’une excellence absolue sont jugés dignes d’être déclarés en Vintage par la maison (c’est l’équivalent du millésimé pour un champagne, on en lira plus ici sur cette année remarquable), et sachant que le Vintage Nacional, issu d’une petite parcelle de 2,5 hectares de pieds non greffés, est l’un des vins les plus recherchés au monde, vous aurez une idée du plaisir que vous ferez à l’amateur de porto à qui vous offrirez ceci. Mais il ne vous en voudra pas non plus si vous vous décidez pour le Vintage, produit en de moins infimes quantités et plus facile à trouver.

Quinta do Noval, Vintage, 2011, 93 € chez Lavinia.

#19 Grands verres



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Sur l’histoire de la cristallerie Riedel, dont le onzième du nom – Maximilian – vient tout juste de prendre la présidence (après avoir, entre autres, conçu la carafe ci-dessus et la très urbaine gamme sans pieds O ), on pourra lire ça. Sur les verres à vin en général, ceci. Côté cadeau, sachez que la très désirable édition collector Black Serie existe en version pied noir-jambe rouge (de gauche à droite, bordeaux, bourgogne, bulles, riesling/sauvignon, montrachet et porto) et aussi en version blind, totalement noire, pour les dégustations à l’aveugle. S’ils ne rendent pas hommage à la couleur du vin, nul doute que ces verres sont du plus grand effet sur une table, même si leur fonction première n’est évidemment pas décorative.


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Riedel, Black Série, 109 € le verre. Carafe Boa, 320 €.

#18 Une histoire de climats

Ce beau livre collectif accompagne la candidature des climats de Bourgogne au patrimoine mondial
de l’Unesco et raconte ce que sont ces si typiques et si nombreux terroirs bourguignons – ils sont environ 1200 – délimités, nommés, hiérarchisés qui, au fil des siècles, ont révélé des crus et des cuvées distincts les uns des autres. L’ouvrage retrace les grands points de leur construction et emmène le lecteur à la découverte d’un patrimoine viticole unique au monde au long de 224 pages accompagnées par une carte très précise des climats de la Côte de Beaune et de la Côte de Nuits élaborée par Sylvain Pitiot, l’homme en charge du Clos de Tart.

Climats du vignoble de Bourgogne, un patrimoine millénaire exceptionnel, éditions Glénat.
49 €

Bourgogne, les nouveaux élus

Ce 17 décembre, Michel Baldassini et Pierre-Henry Gagey, présidents du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne depuis 10 et 8 ans, ont passé la main. C’est dans un contexte de hausse des résultats à l’export sur les neuf premiers mois de 2013 (+ 2,8 % pour les vins tranquilles et + 17 % pour les crémants de Bourgogne) que s’est tenue une assemblée générale au cours de laquelle toutes les instances du BIVB ont été renouvelées, du comité permanent aux commissions spécialisées. Les deux nouveaux présidents, Claude Chevalier et Louis-Fabrice Latour, élus pour quatre ans (ils seront en alternance, président et président délégué) prennent leurs fonctions dans le cadre d’un marché français qui se porte bien.

En grande distribution, les vins de Bourgogne atteignent un chiffre record en valeur, 206,1 millions d’euros (+ 4,2 % d’octobre à octobre par rapport à la même période de l’exercice précédent). En restauration, le nombre de références de vins de Bourgogne proposées sur les cartes des restaurants est en hausse de 7 % en 2012 par rapport à 2011. Après deux très petites récoltes consécutives, les stocks sont en revanche au plus bas et le disponible à la propriété baisse encore de 16 % par rapport à la campagne 2011/2012. Une situation qui préoccupe les professionnels, vigilants quant la hausse des prix. S’ils reconnaissent qu’elle est inévitable, ils souhaitent globalement qu’elle soit raisonnable. C’est l’un des défis qui attend la nouvelle présidence.


bivbDe gauche à droite :
Claude Chevalier, Pierre‐Henry Gagey,
Michel Baldassini et Louis‐Fabrice Latour.













Qui sont-ils ?

Né en 1957, Claude Chevalier a rejoint dès l’âge de 16 ans le domaine familial fondé dans la seconde moitié du XIXe siècle (Chevalier Père et Fils, à Ladoix). Aux côtés de son père, il s’est rapidement concentré sur la commercialisation. Dans les années 2000, prenant part à la vinification, il décide de faire évoluer les vins sans renier le passé. Il les veut plus fins, plus élégants et, surtout, plus faciles à boire jeunes. Chevalier du Tastevin depuis 1994, il est fortement investi dans la vie de la filière. Président du Syndicat viticole de Ladoix de 1991 à 1997, il a notamment encouragé la création de la Balade Gourmande (1996) et assuré la présidence de la communication de l’évènement pendant 6 ans. Il a également été président de la Confédération des appellations et vignerons de Bourgogne (CAVB) entre 2007 et 2012. Il est membre du conseil d’administration et du comité permanent du BIVB depuis 2007.

Né en 1964, Louis‐Fabrice Latour est à la tête de la Maison de négoce Louis Latour, fondée à Beaune en 1797. Ses ancêtres étant viticulteurs depuis le XVIIe siècle, il est membre des Hénokiens, association internationale d’entreprises familiales au moins bicentenaires. Diplômé de Sciences Po Paris (1985), Louis-Fabrice Latour rejoint l’entreprise familiale dès 1989 et succède officiellement à son père dix ans après. Passionné par la chose publique, il est président du Syndicat des négociants‐éleveurs de Bourgogne (FNEB) depuis 2003, responsabilité qu’il assumera encore jusqu’au printemps 2014, le temps de former son successeur. A ce titre, il est membre du conseil d’administration et du comité permanent du BIVB. Il est également président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS, association nationale) depuis 2011, et membre des conseils de Vinexpo et de la Banque de France à Dijon. Chevalier du Tastevin, il a reçu la Légion d’Honneur en 2011.