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La vinothèque Legrand



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Lieu de vie parisien dédié au vin ouvert sur la galerie Vivienne (et aussi sur l’épicerie), la vinothèque de la maison Legrand vient de rouvrir ses portes après quelques semaines de nécessaires travaux. Les fêtes de fin d’année imposant un rien de shopping, voilà une première bonne raison d’aller voir d’un peu plus près les flacons, organisés par région, issus de la rigoureuse sélection Legrand, et de les découvrir au comptoir de dégustation (à prix cave) accordés aux mets proposés par la maison. De 12 h à 15 h, les Suggestions de la Semaine font la part belle aux produits de saison, pendant que jusqu’à 19 h, les Incontournables privilégient les produits du terroir.

La seconde bonne raison, ce sont les fameuses Dégustations du mardi qui se tiennent dans le salon Lucien Legrand. Celle de demain concernera un producteur historique de la vallée du Rhône qui a contribué à la survie de l’appellation condrieu et du cépage viognier, Domaine Georges Vernay. Christine Vernay et Paul Amsellem seront présents pour présenter leur vins sur plusieurs millésimes, et notamment leurs nouvelles cuvées de rouge en Saint-Joseph et Côte-Rôtie. Participation 120 €, réservation au 01 42 60 07 12.

 Plus de renseignements ici.


Mon dimanche avec bettane+desseauve

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Une seule chose (très) importante à faire aujourd’hui. Acheter le Journal du Dimanche pour lire les 44 pages du supplément Vin réalisé par la dream team.

Au sommaire de ce cahier, un entretien exclusif entre Alain Juppé, maire de Bordeaux et Jean-Michel Cazes, figure emblématique du Médoc et propriétaire de Lynch-Bages.
Qui dit blanc de blancs dit champagne. Nicolas de Rabaudy dévoile les secrets du plus pur des cépages champenois, le chardonnay.
Nous parlons tous de champagnes, de vins rouges, de vins blancs, mais où situer les sauternes dans tout ça ? Nicolas de Rouyn revient sur la vie difficile des grands liquoreux.
Quand le plus célèbre des crus classés de Bordeaux (Lafite-Rothschild) s’installe en Languedoc, on obtient Château d’Aussière, le vin le plus ambitieux des Corbières.

La génialissime Miss Glou Glou a rencontré six représentants du vignoble français. Résultat, des interviews rafraichissantes et drôles. Ça fait du bien.
Avoir de nouveaux chais ultra modernes et dessinés par des architectes de renom fait partie intégrante du standing des grands domaines du Bordelais. Rencontre avec Jean Nouvel qui a réalisé le chai de Château La Dominique à Saint-Émilion.
Un des plus anciens domaines de Bourgogne qui renaît sous l’impulsion d’un néo-vigneron, c’est l’histoire moderne du Domaine du Cellier aux Moines.
Enfin à l’approche des fêtes de fin d’année, retrouvez toutes nos sélections vins-shopping-livres, que de bonnes et belles choses. Normal quoi.

Grand Tasting 2013, la sélection italienne (la suite)

Après les vins du Domaine Cavallotto, voici les crus de deux vignobles italiens que vous pourrez déguster à l’occasion de la huitième édition du Grand Tasting la semaine prochaine. Thierry Desseauve nous présente les barolos de Luciano Sandrone et de Roberto Voerzio.

 

David Moret, négociant beaunois

Jovial, gastronome et chasseur, David Moret est un négociant épicurien qui vinifie des blancs de matière qui ne sont pas filtrés. Les meursaults se taillent la part du lion, avec des vins gras, bien bâtonnés avec des élevages de qualité. En 2012, le rully sera un excellent rapport qualité/prix.

Saint-Romain 2011 : Ample, gourmand, ce vin appelle la gougère le matin dès 10h. 14

Meursault Narvaux 2011 : Rondeurs noisetées en attaque et trame tendue derrière, avec une finale briochée. 14,5

Meursault Charmes 2011 : Parfaite harmonie entre le gras et la tension, ce vin déjà charmeur appelle un pressé de lapin. 15,5

Meursault Genevrières 2011 : Accents de froment et de fleur de vigne au nez, bouche ample et bien construite avec une intensité savoureuse. 16

Corton Charlemagne 2011 : Ce grand cru possède de l’épaisseur avec une onctuosité en attaque et de l’énergie derrière, vin de grande dimension. 16,5

Rully 2012 : Sèveux, gourmand avec des rondeurs onctueuses, vin immédiat et charmeur. 14,5

Denis Hervier

Effervescence




effervescence

La cinquième édition du Festival international de la photographie culinaire, qui vient de s’achever et dont le thème était « luxe et fête », a été l’occasion pour la Maison de Champagne Nicolas Feuillatte d’inaugurer un nouveau prix de photographie. Quatorze artistes sont entrés en compétition et ont proposé des œuvres très variées, mettant en scène la bouteille Palmes dʼOr Nicolas Feuillatte. Le jury était composé de Dominique Pierre et Caroline Defaut, respectivement directeur général et directrice marketing de la Maison, de Jean-Pierre Stephan et Nà Luther, président et vice-président du festival et des journalistes Claudine Abitbol et François-Régis Gaudry. C’est la photo ci-dessus, intitulée Effervescence, qui a été récompensée. Elle est signée Laurent Rodriguez, photographe culinaire et publicitaire, qui a su révéler avec talent lʼesthétique unique de la bouteille de Palmes dʼOr.

Prix Taittinger 2013

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La quarante-septième médaille Pierre Taittinger, l’un des prix culinaires les plus convoités au monde, a été remise
à Bertrand Millar (34 ans), qui seconde depuis trois ans le chef Jean-Luc Rocha au Château Cordeillan-Bages.
Lors de la finale internationale de ce prix créé en 1967 et obtenu par Michel Roth, Jean-Paul Bostoen, Guy Legay, Joël Robuchon, Régis Marcon, pour ne citer qu’eux, six candidats se sont affrontés à l’école de gastronomie Ferrandi (Paris). Il s’agissait de réaliser deux plats, une Selle d’agneau avec deux garnitures dont une à base d’abats et une Entrée chaude à base de légumes de saison dans l’esprit d’un millefeuille, sans pâte ni œuf avec
un minimum de trois légumes, inspirée de la carte d’Emmanuel Renaut, le président du jury.

Les deux plats présentés par Bertrand Millar à ses pairs ont séduit le jury par leur niveau d’exigence et l’attention apportée tant à l’alliance des saveurs qu’à leur architecture. Ce niveau d’excellence, Bertrand Millar le doit bien évidemment à sa passion et à un énorme travail personnel, exercés tous les jours dans les cuisines de Cordeillan-Bages (avant cela, il s’est perfectionné auprès de Marc Meneau, Anne-Sophie Pic ou Jean-Michel Lorain).
A Pauillac, toute son équipe, en chœur avec Jean-Michel et Jean-Charles Cazes, se félicite de voir récompensé son talent et contribuer à la renommée du Relais & Châteaux Cordeillan-Bages (deux étoiles au guide Michelin 2013 et Grandes Tables du Monde).

Santenay, des vignes et des arbres



santenay
C’est avec le soutien et en présence d’Aubert de Villaine, président de l’Association pour l’inscription des climats
du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco
, que sera inauguré ce jeudi après-midi à Santenay un projet de plantation d’arbres fruitiers au pied des vignes. Agissant ici en sa qualité de président de l’Organisme de défense et de gestion de Santenay, Hervé Muzard, par ailleurs vigneron de talent, a pour objectif de « restaurer ce qui existait auparavant en matière de biodiversité – oiseaux, plantes, chauve-souris – et de recréer ainsi un habitat naturel pour toutes les espèces. » Ce souci de préservation du cadre de vie et du patrimoine naturel de sa commune est aussi important pour les viticulteurs que pour ceux qui viennent se promener dans le vignes.
Fédérateur et ambitieux, le projet prévoit la plantation de 165 arbres, de l’équivalent de 450 mètres linéaires de haies vives, et l’élagage de 30 arbres remarquables ainsi que la taille de 15 bosquets. Il s’inscrit dans le programme de plantation du Conseil régional de Bourgogne («Paysage et bocage») et a également bénéficié de financements de la part du programme européen Leader du pays Beaunois. Sensible au maintien de la biodiversité dans les vignes, Aubert de Villaine a salué le fait « de voir l’ensemble des acteurs locaux sensibilisés à la préservation de leur patrimoine, au cœur des climats. »

Se former (sérieusement) au vin


Emanation française d’un organisme international appelé le Wine and Spirit Education Trust *, l’Académie du vin
de Paris
vient de voir le jour avec pour ambition de dispenser des formations diplômantes accessibles à tout un chacun, travaillant ou non (ou pas encore) dans l’univers du vin. Basée à La Défense, dans les locaux du caviste Apogé, l’ADVP regroupe des professionnels du vin issus d’horizons divers. Formateur certifié WSET, Master of Wine, journaliste ou consultants, tous bénéficient d’une longue et solide connaissance du monde du vin. Outre leur expertise du produit, leur implication dans tous les secteurs d’activité du vin est la garantie d’une vision globale et internationale, indispensable à la compréhension du monde du vin aujourd’hui. 


Les formations proposées couvrent cinq niveaux de connaissance et de compétences, du débutant à l’expert.
Elles s’adressent aux amateurs souhaitant approfondir leurs connaissances, à ceux qui souhaitent mener une carrière dans l’hôtellerie, la restauration, le tourisme ou le négoce du vin, aux journalistes et aux attachés de presse, et à tous les producteurs, négociants, coopératives, employés, dirigeants, commerciaux impliqués dans l’industrie des vins et spiritueux. Chacun des niveaux d’enseignement est sanctionné par un diplôme obtenu à l’issue de l’examen qui suit immédiatement la session de formation. Les diplômes sont reconnus officiellement par le gouvernement anglais et garantissent la reconnaissance des professionnels partout dans le monde. Le niveau 4 (Level 4 Diploma WSET) est d’ailleurs un prérequis nécessaire à la candidature à l’examen de Master of Wine.

Accessibles aux salariés au titre du droit individuel à la formation (DIF), ces sessions se tiennent de septembre
à juin et durent entre un et cinq jours selon les niveaux. Elles sont dispensées en français ou en anglais. Sans pré-requis autre que de la motivation, le niveau 1 aspire à fournir les compétences pour préparer le candidat dans son premier travail dans l’industrie du vin par une introduction aux différents styles de vin et une connaissance du produit (200 € TTC, une journée). Il peut également convenir à un consommateur passionné. Introduction plus vaste aux vins et spiritueux du monde entier et à la dégustation (arômes, cépages, style, garde, accords mets-vins),
le niveau 2 est adapté à ceux qui ont déjà une petite expérience du monde du vin (630 € TTC, trois jours). Avec
pour pré-requis l’obtention du diplôme précédent, le niveau 3 permet d’obtenir une vision beaucoup plus technique du domaine des vins et spiritueux et de maîtriser l’anglais du vin (1050 € TTC, cinq jours). Pour le niveau suivant,
et pour toute autre renseignement, on écrit à [email protected]. 


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* Le Wine and Spirit Education Trust (WSET) de Londres est un organisme spécialisé dans la conception
et la délivrance de programmes de formations et de diplômes dans le domaine des vins et spiritueux. Riche
de plus de 40 ans d’expérience, il élabore des programmes, produit des supports didactiques et pédagogiques
et dispense ses formations grâce à un réseau de 400 centres agréés à travers le monde. Avec plus de 35 000 candidats aux examens dans 58 pays, le WSET est devenu le premier prestataire mondial en matière de formation
à la connaissance des vins et spiritueux. Il se caractérise par une approche résolument internationale, proposant une formation sur les vins du monde entier et délivrant une qualification destinée aux professionnels en contact quotidien avec les vins et spiritueux et/ou aux amateurs cherchant à parfaire leurs connaissances.


Le lauréat

Tous les deux ans depuis 2009, la maison de Champagne Duval-Leroy organise le Trophée du meilleur jeune sommelier de France. Parmi les 82 participants au départ de cette troisième édition, le jury, qui rassemble les quatorze Meilleurs ouvriers de France sommeliers et cinq des meilleurs sommeliers du monde, a récompensé Maxime Brunet du restaurant Le Chapeau rouge à Dijon, en photo ci-dessus auprès de Michel Hermet et Carol Duval-Leroy. C’est l’aboutissement et la récompense d’un long parcours qui a commencé en avril dernier avec les présélections régionales, où dix candidats ont été retenus pour participer aux demi-finales, pour se terminer lundi dernier avec quatre finalistes. Le déjeuner de remise du prix a été orchestré par Lenôtre et son chef exécutif, directeur de la création et Meilleur ouvrier de France, Guy Krenzer, accompagné d’Olivier Poussier, meilleur sommelier du monde 2000. Organisé en partenariat avec l’Union de la sommellerie française, ce concours est un tremplin pour ces jeunes sommeliers qui ont la possibilité d’exprimer leurs talents face à leurs pairs et de se faire un nom dans la profession.

Pour des siècles et des siècles, Argonne



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L’opération lancée par la Maison de Champagne Henri Giraud en partenariat avec l’Office National des Forêt
(voir le film ici) a pris de la vitesse à la suite du grand succès qu’elle rencontre. Ainsi 7 700 chênes seront plantés plus tôt que prévu, c’est-à-dire dès le mois de décembre, au cœur de la forêt d’Argonne. La forte mobilisation internationale et les commentaires élogieux de Robert Parker (Wine Spectator) et de Lisa Perrotti-Brown (Wine Advocate) au sujet de la cuvée Argonne de la maison ne sont pas étrangers à cette accélération.

Claude Giraud, qui déclare que sa famille a été impressionnée par ce succès, « tient à remercier le Japon et les Etats Unis qui ont immédiatement montré leur enthousiasme pour ce projet. Mobiliser un public de plus en plus large et inviter les autres maisons de Champagne à s’intéresser à la forêt d’Argonne a toujours été notre volonté. Cela nous incite à élargir cette opération à l’ensemble de notre gamme en sensibilisant tous les amoureux de grands vins. Le lancement du nouveau millésime de la cuvée Argonne en juin 2014 (à Paris, les champagnes Henri Giraud sont en vente au Lieu du vin, avenue Gambetta, NDLR) marquera une nouvelle étape dans ce combat initié par notre maison, encore aujourd’hui la seule à travailler exclusivement avec des fûts de la forêt d’Argonne. » 



Depuis toujours, la maille exceptionnelle des chênes de la forêt d’Argonne a permis de produire les fûts qui ont fait naître les grands vins de Champagne. Meurtrie par deux guerres mondiales, puis abandonnée par les Champenois, cette forêt est aujourd’hui en péril. La Maison de Champagne Henri Giraud a engagé dès 1990 le combat pour sa réhabilitation avec son premier millésime de la cuvée « Fût de Chêne ». Cette relation fusionnelle s’inscrit naturellement dans une vision à long terme d’une production d’excellence. Il s’agit bien d’assurer la pérennité de cette forêt « pour des siècles et des siècles. » Plus de 7 hectares de la forêt d’Argonne seront donc très bientôt replantés de jeunes chênes, avec une densité de 1 000 pieds par hectare. Il faudra 180 ans pour élever ces arbres qui ne peuvent vivre et se reproduire sans l’intervention et les soins des hommes.