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Le dentifrice de Smith-Haut-Lafitte




Parmi les différents travaux dans lesquels Smith-Haut-Lafitte investit (on en lira plus ici), le dernier-né est un chai
dit “furtif”, bâti dans une ancienne gravière, entouré de grand arbres et si bien intégré au paysage à l’entour qu’il
en devient quasiment invisible. Une discrétion esthétique qui va de pair avec sa mission écologique. L’objectif
est ici la neutralité énergétique. L’isolation thermique est donc bien supérieure aux normes et des panneaux solaires fournissent l’électricité nécessaire. L’éclairage se fait au moyen de diodes electroluminescentes et le rafraîchissement des chais à barriques grâce à un puits canadien.

A cette consommation frugale des énergies s’ajoute une volonté de minimiser l’impact sur l’environnement illustrée, entre autres innovations, par un système de collecte des eaux de pluie d’une capacité de 700 hl et un système unique de récupération et de fixation du gaz carbonique issu de la fermentation du vin. Après de longues journées de réglages de la machine, « stressantes et excitantes », la “première” s’est très bien déroulée. Ca marche, comme le montre la photo ci-dessus. On peut transformer un rejet du processus de vinification en une matière première, ce bicarbonate de sodium pouvant servir à l’industrie pharmaceutique.

Cette réussite est importante. En effet, comme le précise Château Smith-Haut-Lafitte, « si toute la région de Bordeaux décidait de recycler les 55 000 tonnes de CO2 dégagées pendant la fermentation des 5,5 millions d’hectolitres de vin qu’elle produit chaque année, cela économiserait l’équivalent de 150 personnes voyageant
en avion de Paris à New-York aller-retour, chaque jour, durant toute une année
» Souhaitons que cette éco-initiative se propage durablement.

Qu'est-ce qu'on fait ce week-end ?





C’est sur le thème du cirque que les domaines accueilleront le public pour ce week-end de Portes Ouvertes
dans les Graves
. Plus de soixante-dix châteaux proposeront des visites de leurs chais, des dégustations,
des expositions et des activités pour enfants (leur liste, accompagnée d’une carte, est à télécharger ici). Ces
deux journées dédiées à l’initiation aux vins de Graves, durant lesquelles se tiendront des ateliers gratuits proposés en en partenariat avec l’Ecole du Vin et le CIVB, seront rythmées par démonstrations du Cirque de Bordeaux.
Le programme complet des festivités est .


Il y a quelques années, l’Hérault comptait vingt-cinq de ces vins qu’on appelait « de pays ». En 2009, ils se sont
regroupés sous huit IGP, pour indication géographique protégée, qui produisent chaque année 133 millions
de bouteilles (en lire plus ici). Ce vendredi soir, le grand public est invité à découvrir cette production, qui représente 80 % des vins du département, au domaine départemental d’art et culture Domaine d’O, à Montpellier. A partir de 19h, de nombreux producteurs seront présents et les dégustations se feront autour d’un buffet de produits locaux.
Hérault du vin, 5 € l’entrée.


C’est en famille qu’il faut se rendre aux Automnales de Pommard. Samedi, dans un village découpé en quatre « saisons », la journée œnoludique proposera des ateliers aux petits comme aux grands. Dès 10 h, différents parcours permettront de s’initier à la dégustation, aux accords mets-vins, de jouer à des quizz ou avec ses sens
(tarif : entre 6 et 14 € le parcours comprenant 2 à 6 ateliers d’environ une demi-heure). Samedi soir, la Confrérie
du Bailliage de Pommard
organise un dîner au restaurant de Christophe Quéant. Pour participer à cette Paulée des Automnales, placée sous le signe de la sérénité du vigneron qui a rentré sa récolte, il faut réserver directement par mail à [email protected] (tarif : 50 € par personne). Enfin, une journée Caves Ouvertes aura
lieu dimanche, de 10 h à 17h. Tous les domaines viticoles de Pommard investis dans ces Automnales 2013 ouvriront leurs portes au public pour présenter leur production.

Précisons que dans une démarche collective de promotion de l’appellation, il n’est pas prévu de vente directe
de vins le samedi. Une petite sélection sera cependant proposée à la boutique éphémère des Automnales.


Malartic everywhere





Doté de cette technologie qu’on dit responsive, c’est-à-dire adaptable à tous les formats d’écran, le nouveau site
du château Malartic-Lagravière présente l’actualité de tous les domaines appartenant à Alfred et Michèle Bonnie.
Le grand cru classé de Graves, donc, mais aussi le château Gazin Rocquencourt acquis en 2005 (Pessac-Léognan) et la Bodega DiaMandes (Argentine), 130 hectares au pied des Andes. Pour voir le site, on clique . Pour un point (en vidéo) sur la récolte 2013, ici.

Les raisinsde la Madeleine





Pour célébrer la réouverture de son magasin de la place de la Madeleine à Paris, le réseau de cavistes Nicolas
investit pour deux jours le péristyle de l’église de la Madeleine afin d’y célébrer les raisins. Vendredi et samedi,
un parcours pédagogique en douze haltes permettra aux amateurs et aux curieux de découvrir « l’origine du vin ». Rencontre avec les viticulteurs, conseils de dégustation et d’accords, ateliers-découvertes, animations et jeu concours seront au programme de cette expérience inédite. Toutes les informations sont à découvrir sur le site dédié à cet événement.


Grande cause, grands vins




Lundi soir s’est tenu chez Laurent un dîner organisé par Daniel Benharros au cours duquel de grands vins ont été mis aux enchères par Lionel Gosset (Christie’s) au profit de la recherche contre le cancer. Très concernée par ce sujet, la chanteuse australienne Kylie Minogue était présente, ainsi que le professeur Victor Izrael, président de l’Alliance pour la recherche en cancérologie (APREC) au profit de laquelle 110 000 € ont été récoltés grâce à cette vente. Tous ces grandes bouteilles, aux sens propre et figuré, avaient été offertes par les propriétaires des domaines listés ci-dessous.

Château Mouton Rothschild 1995, double magnum : 5 000 € (acheté par Jean Guyon,
propriétaire de Château Rollan de By)
Château Lafite Rothschild 2003, double magnum : 5 000 €
Château Cheval Blanc 2005, deux magnums : 9 000 €
Château Cos d’Estournel 2000, deux magnums : 6 000 €
Château Angélus 2009, deux magnums : 9 000 € (acheté par Jean-Marc Lacave,
président des Champagnes Veuve Clicquot)
Château Pichon Lalande 2002, double magnum : 5 500 €
Château Pape Clément 2005, double magnum : 6 500 €
Hermitage La Chapelle Jaboulet 2005, double magnum : 7 000 €
Sassicaïa 2008, double magnum : 12 000 € (acheté par Bernard Magrez,
propriétaire de Château Pape Clément)
Domaine des Perdrix, Echezeaux 2008, jéroboam : 7 500 €
Domaine de la Romanée Conti, La Tâche 1996, jéroboam : 22 000 € (acheté par Gérard Sibourg-Baudry,
directeur général des Caves Legrand) 

Champagne Cristal Louis Roederer 1999, jéroboam : 4 000 € (acheté par Philippe Pascal,
propriétaire du Domaine du Cellier aux Moines)
Champagne Krug Grande Cuvée & Millésime 1996, deux magnums : 5 000 €
Champagne La Grande Dame Veuve Clicquot 1988, jéroboam : 6 500 €

En photo ci-dessus, Joël Robuchon, Kylie Minogue et Victor Izrael.

144 000 euros la bouteille





Que diriez-vous d’un verre de (grand) bordeaux à 1 800 euros ? C’est la question posée ici, suite à l’annonce de
la mise en vente – en magasins, pas aux enchères – de très très grandes bouteilles de Château Margaux 2009, d’une contenance de douze litres, on appelle ça un balthazar, au prix de 195 000 $. Soit 144 000 euros pour l’équivalent en volume de seize bouteilles. Les heureux acheteurs d’un (ou plusieurs ?) des six exemplaires qui vont être proposés, bouteille gravée à l’or fin couchée dans un écrin en chêne et acier, seront reçus au domaine pour une visite complète et un dîner en compagnie de Paul Pontallier, son directeur général.

Prix Méo Camuzet du premier roman





Parmi les différents prix littéraires qui ont été décernés fin septembre au château du Clos de Vougeot lors
de l’édition 2013 de Livres en Vignes, celui du domaine Méo Camuzet a récompensé le livre d’Anne Icart,
Ce que je peux te dire d’elles (Robert Laffont). Après les livres de Grégoire Delacourt et Claude Keller, ce
troisième Prix Méo Camuzet du premier roman distingue une femme et une histoire qui se penche sur la complexité des liens maternels à travers quatre génération, des années 50 à nos jours. On en lira plus ici.

Smith Haut Lafitte, la récolte 2013


Les vendanges viennent de s’achever à Smith Haut Lafitte et ses propriétaires, Florence et Daniel Cathiard,
ainsi que le directeur technique du château, Fabien Teitgen, livrent ci-dessous leurs premières impressions.
On pourra en apprendre plus sur ces vendanges 2013 « tout en finesse, en délicatesse et en précision » dans
ce petit film.
 
« Nous avons fièrement commencé le premier octobre, dernier jours des blancs, avec deux-cents vendangeurs,
car nous devions faire vite. Le nouveau cuvier nous en a donné la possibilité, notamment grâce à sa ligne de réception des raisins, ce qui se fait de plus efficace à ce niveau de qualité. Pré-tri manuel en sortie de cagettes, éraflage délicat par vibration, tri optique informatisé et ultime tri manuel pour la finition. Seules les baies parfaites passent à travers les mailles d’un tel filet et trouvent leur chemin jusqu’aux petites cuves bois qui reçoivent chacune les raisins d’une “entité terroir” spécifique du vignoble. La coulure a finalement été la chance qualitative de ce millésime. Avec les conditions climatiques de 2013, l’optimum de maturité a été difficile à atteindre sur les rouges. En ce sens, la faible charge des vignes a aidé. La production va donc être réduite, environ 10 hl/ha sur les vieilles vignes de merlot par exemple, mais la qualité va être au rendez-vous. Les jus présentent déjà de beaux équilibres, du croquant, beaucoup de fruits et une acidité très intéressante pour 12,7 à 13,2 % d’alcool potentiel. Les acides maliques sont assez élevés, par conséquent la fermentation malolactique va être cruciale pour le millésime.
»


 

Trois champagnes et un sourire

Retour sur un classique pour commencer. Le brut sans année de Billecart-Salmon, à l’instar des productions de la maison, n’est pas très dosé. Dans une optique moderne, et parce que les raisins sont ramassés plus mûrs qu’il y a quelques années, les dosages baissent puisque les vins sont moins acides. C’est aussi une volonté affichée de la maison que d’élaborer des champagnes plus tranchants, plus vifs. Ce champagne, bu en magnum, a toutes les qualités attendues d’un champagne d’apéritif, une certaine modernité en prime. En plus, il a le coup de fouet précis, c’est agréable.

Je ne connais pas très bien Evelyne Roques-Boizel, présidente des champagnes Boizel, mais force est de constater qu’elle tient bien sa maison. Boizel fait partie du groupe BCC qui a toujours eu l’intelligence d’acquérir des maisons et de laisser à leur tête les dirigeants familiaux ou historiques et leurs descendants, même puisque la génération suivante…lire la suite.

Qu'est-ce qu'on fait ce week-end ?





Sur la rive droite du Rhône, à quinze kilomètres de Châteauneuf-du-Pape, les caves désormais regroupées de Chusclan et Laudun représentent un vignoble de 3 000 hectares, dont 2 300 classés en AOC et 85 % du territoire conduit en agriculture raisonnée. Avec le même souci de préservation de l’environnement qui les incite à convertir de plus en plus d’hectares en bio, les vignerons de Laudun Chusclan ont fait labelliser « Pôle d’excellence rurale » trois sites de la région, dont celui du château de Gicon (photo ci-dessus). La quinzième édition des Vendanges de l’Histoire qui est organisée ce week-end est l’occasion de découvrir cet incessant travail de valorisation d’un terroir et de ses vins.

Autre vin, le beaumes-de-venise, autre regroupement de vignobles situés aux pieds des Dentelles de Montmirail. Ce week-end, les vignerons de la cave Balma Venitia joueront les chauffeurs et les guides afin de faire découvrir
à leurs visiteurs leur vignoble, leur travail et le fruit de ces deux-là. Au long du parcours, quatre arrêts sont prévus qui seront consacrés à la découverte des bons accords mets-vins. Trois départs par jour à 10 h, 10 h 45 et 11 h 30.
Plus de renseignements ici et au 04 90 12 41 00.

Oui, on fait du vin à Paris. Montmartre fête ces jours-ci et pour la 80e fois les vendanges de son petit vignoble, mémoire d’une Ile-de-France viticole qui a été replanté pour lutter contre l’expansion immobilière (en lire plus ici) . Etalé sur cinq jours, cet événement est le troisième le plus populaire de la capitale, après Nuit Blanche et Paris Plage. 500 000 visiteurs sont attendus ces jours-ci sur la butte pour participer aux festivités, dont un feu d’artifice samedi soir. Le programme complet de cette édition anniversaire dont le thème est l’amour est à télécharger .

C’est l’heure de la seconde partie du festival de Jazz à Beaune, ce qu’on appelle le in. Après les concerts gratuits donnés les 14 et 15 septembre derniers, la Paulée du jazz accueille ce wzeek-end des artistes d’envergure internationale, et propose en avant-concert des dégustations de vins de Bourgogne (pour peu que l’on ait acheté une place). Le programme est , la billetterie ici.


La 27e Fête du vin bourru qui se tiendra ce week-end à Nuits-Saint-Georges est l’une de ses principales manifestations, avec la vente des vins des Hospices de Nuits qui a lieu au mois de mars. De 10 h à 19 h, samedi
et dimanche, plus de 5 000 visiteurs sont attendus pour goûter les moûts des raisins de l’année qui seront pressés devant eux, dans les salles et caveaux de la Maison de Nuits-Saint-Georges. Après s’être fait un avis sur la récolte de 2013, le public pourra déguster d’autres produits viticoles et régionaux proposés sur les stands du 5e Salon
du terroir. Tous les renseignements sont .
 


Comme dans d’autres régions viticoles, les villages d’Alsace fêtent en ce moment leurs vendanges. Demain,
c’est Molsheim qui élira sa Reine du raisin avant de donner un grand bal. C’est un bon alibi, en plus des belles couleurs d’automne, pour aller faire un tour sur la plus anciennes des routes touristiques des vins de France,
qui fête cette année ses 60 ans d’existence. Au sud de ce territoire, pays de Ribeauvillé et Riquewihr, un très luxueux hôtel vous attend. Sa formule escapade (155 € la chambre sur le vignoble, avec accès illimité au centre
de balnéothérapie) comprend la visite de cette cave.