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Cognac, le goût du luxe ?

Vendredi après-midi, au château de l’Yeuse, près de Cognac, l’Académie Amorim* organise une conférence autour du phénomène de prémiumisation qui caractérise actuellement le marché du cognac. Devant un public de professionnels du vin, d’étudiants et d’enseignants (invitation gratuite sur simple demande par mail à [email protected]), différents experts analyseront la montée en gamme enregistrée par le cognac et débattront de la problématique du packaging. Animées par Robert Tinlot, le président de l’académie Amorim, et organisées avec le soutien du Bureau national interprofessionnel du cognac, les trois tables rondes auront pour sujet : «2011, l’année de tous les records», «Le packaging, séducteur ou pragmatique ?» et «Une palette aromatique riche et subtile».

* Créée en 1992, l’Académie Amorim a pour vocation de promouvoir la connaissance autour du vin, d’apporter un soutien financier aux chercheurs en œnologie ainsi qu’aux jeunes entrepreneurs
et d’ouvrir le débat sur les grandes questions d’actualité touchant le secteur viti-vinicole.

Mon classement de Saint-Émilionpar Thierry Desseauve 3/3

Les crus classés :

  • Indiscutables : de nombreux actuels classés nous paraissent parfaitement tenir leur rang. Les voici par ordre alphabétique : Bellefont-Belcier, Bergat, Berliquet, Chauvin, La-Clotte, Corbin, La-Couspaude, Dassault, Destieux, La-Dominique, Fleur-Cardinale, Fonplégade, Fonroque, Franc-Mayne, Grand-Corbin-Despagne, Grand-Mayne, Grand-Pontet, Les-Grandes-Murailles, Clos-des-Jacobins, Larmande, Laroze, Monbousquet, Clos-de-l’Oratoire, Le-Prieuré, Clos-Saint-Martin, La-Serre, Soutard, La-Tour-Figeac et Villemaurine. Parmi les non classés, trois crus ont fait l’actualité ces dernières années tant par leur qualité que par le dynamisme de leur propriétaire et les investissements réalisés : Fombrauge, impeccable depuis plus de dix ans et spectaculairement porté par l’infatigable Bernard Magrez ; Faugères et son cru frère Péby-Faugères, qui ont encore gagné avec leur acquisition par le propriétaire de Lalique, Silvio Denz et bénéficient d’un des chais les plus spectaculaires de Bordeaux ; Bellevue enfin, assez injustement déclassé il y a dix ans et bien repris par Hubert de Boüard (Angélus). D’autres crus, plus discrètement, nous paraissent aussi largement à la hauteur : Moulin-Saint-Georges, superbement travaillé par Alain Vauthier (Ausone) ; Jean-Faure, qui bénéficie d’un terroir de plateau de très haut niveau et est porté par le doué Olivier Decelle ; Quinault-l’Enclos, qui fit beaucoup parler sous la gestion de son ancien propriétaire Alain Raynaud et est aujourd’hui (bien) mené par l’équipe de Cheval Blanc ; les petits, mais superbes Petit-Gravet-Aîné et Clos-Saint-Julien ; l’impeccable et sérieux Pressac ; le brillant Rol-Valentin porté au plus haut par son ancien propriétaire Eric Prissette et bien repris depuis et, enfin, le classique Berliquet remis en selle par le duo Derenoncourt-Thienpont.
  • Challengers : parmi les classés actuels, certains ont été irréguliers depuis dix ans, mais témoignent à leur meilleur de qualités qui en font d’incontestables classés. On rangera dans cette catégorie Balestard-La-Tonnelle, Cap-de-Mourlin, Couvent-des-Jacobins, Haut-Corbin, Haut-Sarpe, Laniotte, Laroque. Dans les non classés actuels, certains n’ont été repris en main que récemment, mais brillamment. C’est le cas de Faurie de Souchard (impeccable depuis 2008), Lassègue (en progression régulière) ou Yon-Figeac bien redressé par son nouveau propriétaire, Alain Château. La régularité d’autres mérite d’être remarquée : Clos-Badon, Ferrand, La-Fleur-d’Arthus, La-Marzelle, La-Tour-Figeac, Trianon et La-Croix-Figeac, par exemple.
  • Déclassés : malgré le potentiel que leur offre de bons terroirs, nous restons régulièrement sur notre soif avec la dégustation des Cadet-Piola, Corbin-Michotte, Matras, Moulin-du-Cadet, Ripeau ou Saint-Georges-Côte-Pavie. On ne peut pas dire non plus que leur notoriété soit particulièrement mise en valeur. Le maintien d’un classement ne nous parait donc pas justifié pour ces crus.

Reste enfin le cas de micro-crus ou de micro-cuvées qui, bien qu’issus d’un terroir délimité et travaillés spécifiquement, sont trop reliées à leur propriété de référence pour disposer d’un classement spécifique. Elles n’en ont d’ailleurs pas besoin. Leur rareté et leur qualité justifient une demande très soutenue et des prix élevés. C’est le cas de La-Mondotte (Canon-la-Gaffelière), La-Gomerie (Beauséjour-Bécot), Bellevue-Mondotte (Pavie), le suave « vin de garage » Gracia ou, à un degré moindre, la cuvée Sanctus du Château la Bienfaisance.

Cet article a été publié sous une forme différente dans le Hors-série Vin de L’Express daté juin-juillet 2012, en vente chez votre marchand de journaux.

Les tendances du secteur vitivinicole par l’OIV

A l’occasion du XXXV Congrès mondial de la vigne et du vin, qui a lieu du 18 au 22 juin 2012 à Izmir, en Turquie, le Directeur général de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV) Federico Castellucci, a présenté hier, un panorama global des principales tendances qui influent sur le développement du secteur vitivinicole dans le monde entier.

« Malgré la crise économique qui a apporté des difficultés pour le secteur vitivinicole, les consommateurs ont repris confiance dans les produits de la vigne et du vin, ce qui permet un certain optimisme », a indiqué Federico Castellucci…

La surface du vignoble mondial atteint le niveau le plus bas des dix dernières années avec 7 585 mha…lire la suite

Mon classement de St-Émilionpar Thierry Desseauve 2/3

Les premiers crus classés « B »

  • Indiscutables : parmi les treize crus consacrés en 2006, outre les déjà cités Pavie et Angélus, quatre nous paraissent d’une régularité sans faille depuis près de vingt ans. Le très racé Figeac, le généreux Beauséjour-Bécot et les brillantissimes Pavie-Macquin et Troplong-Mondot. On peut ajouter à ces intouchables cinq autres qui ne manquent pas d’atouts malgré quelques faiblesses : Clos-Fourtet, Canon et Trotte-Vieille, tous trois impeccables depuis le début de ce siècle après une longue période plus irrégulière, La-Gaffelière, jamais au plus haut mais toujours très bon, et Bélair-Monange, voisin de Ausone qui s’appuie lui aussi sur un terroir exceptionnel.
    Du côté de ceux qui ne sont actuellement pas premiers mais mériteraient amplement de l’être, trois noms s’imposent à notre avis : Canon-La-Gaffelière, mené de main de maitre depuis plus de 30 ans par Stephan Von Neipperg, l’ancien « vin de garage » Château Valandraud, créé au début des années 90 mais devenu un cru respectable de vingt hectares, et le génial Tertre-Roteboeuf, artistiquement réalisé par François Mitjaville et au plus haut de son appellation depuis un bon quart de siècle au moins.
  • Challengers : Beauséjour (appelé aussi Beauséjour-Duffau-Lagarosse ) nous a régulièrement déçu jusqu’au millésime 2009 où, désormais mené par la paire à succès Stéphane Derenoncourt – Nicolas Thienpont (également en charge entre autres de Pavie-Macquin et Larcis-Ducasse), il a aligné successivement trois magnifiques réussites. Parmi les classés qui pourraient espérer monter, trois crus disposant d’un terroir de premier ordre nous ont impressionnés : L’Arrosée (depuis 2004), Larcis-Ducasse et Pavie-Decesse (autre cru de Gérard Perse).
  • Déclassé : bien que très bien situé et appartenant à l’une des grandes familles du Libournais, les Moueix, le délicat Magdelaine ne nous a jamais paru à la hauteur de son immense potentiel. Un déclassement réveillerait certainement cette belle endormie.

Cet article a été publié sous une forme différente dans le Hors-série Vin de L’Express daté juin-juillet 2012, en vente chez votre marchand de journaux.

Patrimoine végétal


Des pieds de vigne classés Monuments historiques, c’est une première en France et une remarquable reconnaissance de la capacité de la terre, du sol, du vivant, à témoigner de notre «histoire agricole».
Dans le Figaro (lire l’article complet ici), le propriétaire de cette parcelle de 20 ares dans l’appellation Saint-Mont (Gers), âgé de 85 ans, se souvient que la grand-mère de sa grand-mère «disait déjà que c’étaient
des vieilles vignes». Parmi ces souches non greffées et très anciennes, dont certaines datent de 1830,
les chercheurs ont découvert des cépages inconnus, désormais baptisés du nom du propriétaire.

MAJ : Pour en apprendre plus sur le vignoble du piémont pyrénéen et ses cépages, on clique .

Devoirs de vacances

Connaître bien les vins + savoir les déguster + pouvoir en parler ? C’est ce que propose ce livre,
qui vient de paraître aux éditions Librio, à l’amateur doté d’un peu de mémoire, de raisonnement et d’intuition. Auteur de plusieurs ouvrages* sur le vin, la gastronomie et les spiritueux, Deborah Rudetzki sillonne depuis des années les régions viticoles du monde. Elle fait ici de manière ludique le tour complet d’un sujet qui la passionne, par le biais de jeux, de conseils, d’astuces et de centaines de questions.
L’oenologie est un jeu, 96 pages, 4 euros.


* Des boissons et des hommes, Le Cherche‐Midi (Grand Prix Spirit). Les Plus Grands Vins d’Europe, Flammarion (Best European Wine Book). Apéro attitude, Dialegomen (Prix Spirit). Brasserie Flottes, recettes et secrets de famille, Le Chêne.

La Bourgogne à la une


En temps normal, on ne devrait parler que de l’achat par François Pinault d’une ouvrée* de montrachet pour plus d’un million d’euro et de deux ouvrées de bâtard-montrachet pour moins d’un million chacune. Malheureusement, l’affaire présumée de fraudes au sein de la maison de négoce Labouré-Roi a fait
passer au second plan le rêve enfin réalisé d’un milliardaire heureux de pouvoir se payer un bout du foncier agricole le plus cher au monde, et d’un vin blanc considéré comme le meilleur au monde. L’image du vignoble est entachée et c’est la raison qui a conduit le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne a se porter partie civile afin de pouvoir accéder aux éléments du dossier, évaluer les faits reprochés à cette société et, partant, le préjudice subi par la filière.
Dans un communiqué daté de vendredi, le BIVB rappelle que sa mission principale «est de promouvoir
et de valoriser l’image de ses vins
» et dit mesurer «la gravité des accusations portées». Le BIVB entend réagir fermement, «au nom de toutes les femmes et tous les hommes qui s’appliquent chaque jour à améliorer la qualité de leurs vins et signent chacune de leurs bouteilles». Rappelant que «plus de la moitié des vins de Bourgogne sont exportés dans 150 pays**», Michel Baldassini, son président délégué,
a déclaré qu’«aucun soupçon de tricherie qui entacherait la réputation de ces vins ne saurait être toléré ».
Le président du BIVB, Pierre-Henri Gagey a conclu ainsi cette prise de position de la filière : «Cette affaire ne doit pas porter atteinte à l’immense majorité des producteurs et négociants de Bourgogne, soucieux du respect des fondements des Appellations d’Origines Contrôlées».

* Surface de vigne correspondant à ce qu’un vigneron peut bêcher en une journée, une ouvrée correspond en Bourgogne à 4,28 ares (428 m2). Question du jour : s’il y a 24 ouvrées dans un hectare, et si une ouvrée de montrachet vaut un million d’euros (on arrondit), combien valent les 8 hectares de ce climat ?

** Avec 28 000 hectares et 100 appellations, la Bourgogne représente 3% du vignoble français et 22%
de ses AOC. Elle compte 3 800 domaines viticoles, 250 maisons de négoce et 23 coopératives. Elle commercialise 200 millions de bouteilles, la moitié en France, l’autre à l’étranger.


Photo ci-dessus, chemin de vigne à Chassagne-Montrachet,
une image tirée de l’exposition Climats et Lieux-dits de Bourgogne de 2011 (Crédit : BIVB/JOLY M.)

Bientôt le premier épisode !

L
a vraie aventure dans les vignes ne commence que jeudi (pour ceux qui ne savent pas de quoi on parle, petit rappel ici), mais on peut d’ores et déjà découvrir l’épisode consacré aux 6 candidats retenus par le jury lors d’un casting qui a réuni plus de 200 aspirants. On peut même voter pour son équipe préférée :
les copains parisiens (Basile et Martin), le couple de la région (Agathe et Benjamin) ou les deux Emilie
qui ne se connaissaient pas et qu’un jury* soucieux de parité a décidé de transformer en un duo ? Choisies pour leur motivation, leur maîtrise des réseaux sociaux, leur intérêt pour la région, leur connaissance du vin et la qualité de leur présentation et de leur argumentation durant le casting, ces équipes vont s’affronter au cours d’épreuves qui feront l’objet de quatre épisodes diffusés sur le net (21 et 28 juin, 5 et 12 juillet).

* Emmanuelle Jossomme, du Syndicat des vins de Chinon. Sébastien Marqué, réalisateur. Anne-Sophie Lerouge, responsable de la communication et de l’oenotourisme chez InterLoire. Gildas Maquaire, directeur de l’agence événementielle qui met en oeuvre cette opération.

Les sommelières

Tous les deux ans, en partenariat avec l’Union de la sommellerie française et l’Association des sommeliers de Paris, le prix Baron Philippe de Rothschild France Distribution récompense les talents des étudiants français en sommellerie après les avoir soumis à des épreuves écrites et orales et, bien entendu, à une dégustation à l’aveugle. Cette édition 2012 de «Vocation Sommelier» s’est conclue sur un podium entièrement féminin. Les trois gagnantes ont été récompensées par des séjours œnologiques qui vont leur permettre de compléter leur formation au cœur des vignobles Baron Philippe de Rothschild (Laura Migliani, qui a obtenu le premier prix, a gagné le droit d’hésiter entre le Chili et la Californie !). Elles seront également invitées avec leurs professeurs aux vendanges 2012 du Château Mouton Rothschild. Enfin, en plus de recevoir les 18 bouteilles offertes à chacune des classes participantes, la classe qui a envoyé le plus grand nombre de dossiers de participation au concours sera accueillie pour une visite des installations Baron Philippe de Rothschild en Médoc.

Mon classement de Saint-Émilion par Thierry Desseauve

Dans l’histoire pluri-centenaire des classements de crus bordelais, celui des crus de Saint-Émilion est d’invention assez récente. Lors de la création du « Classement des crus du département de la Gironde », en 1855, seuls les vins du Médoc, à l’exception du graves Haut-Brion, apparaissaient en rouge. A l’époque, les vins du Médoc valaient en moyenne trois fois plus cher que ceux de Saint-Émilion. Il fallut attendre plus d’un siècle pour qu’en 1959 soit créé, à l’initiative des viticulteurs locaux, un classement officiel spécifique. Contrairement à celui de 1855, cette hiérarchie prévoyait d’être révisée tous les dix ans. Et elle le fut en 1969, puis 1986, 1996 et 2006. On distingua deux catégories, les « premiers crus classés » et les crus classés, en divisant les premiers en « A » (les seuls Cheval Blanc et Ausone) et « B ».
Contrairement à celui de 1855, qui n’a été révisé qu’une seule fois et au seul profit de Mouton-Rothschild, passé en 1973 de second à premier cru, le classement de Saint-Émilion consacre ou provoque des changements importants de statut pour un domaine, mais plus encore de la valeur foncière du cru, d’autant qu’il juge le vignoble et non la marque. Si, en Médoc, la plupart des crus classés disposent aujourd’hui d’un vignoble très différent (et souvent beaucoup plus vaste) que celui qui leur avait permis d’être classé il y a 157 ans, l’assiette foncière est un des critères déterminants dans le dispositif saint-émilionnais. Les enjeux fonciers liés à ce classement ont donc pris une importance telle que le dernier en date a été l’objet de plusieurs recours portés par des propriétaires mécontents et a vu l’ensemble de ses résultats invalidés. Celui qui doit être publié cet été remplacera donc l’édition 2006.
Ce nouveau classement, effectué sous la responsabilité d’une commission de personnalités choisies par l’Institut national des appellations d’origine (Inao), s’appuie sur un organisme agréé de certification qui examine les dossiers et réalise les dégustations d’échantillons prélevés sur les dix derniers millésimes produits par la propriété. Au terme de cet examen, sera considéré « grand cru classé » tout cru ayant obtenu une note supérieure ou égale à 14/20 à partir de la dégustation des vins (50 % de la note), de sa « notoriété » (20 %), des caractéristiques géologiques et topographiques du cru (20 %) et de la conduite viticole et œnologique du cru (10 %). Pour la mention « premier cru classé », les coefficients changent : 30 % pour la dégustation, 35 % pour la notoriété (y compris le prix du vin), 30 % pour la géologie et 5 % pour la pratique viti-vinicole, la note minimale étant portée à 16 sur 20. Enfin, l’arrêté du Ministre de l’agriculture prévoit que des distinctions A et B peuvent être proposées aux premiers crus « compte tenu de leur notoriété et de leur aptitude au vieillissement », ce qui ne manque pas de laisser rêveur tant le minimum qu’on puisse attendre des dix derniers millésimes d’un cru classé est qu’ils témoignent « d’une aptitude au vieillissement ».
Au final, un peu moins d’une centaine de crus ont présenté leur candidature. Au vu des critères retenus et en s’appuyant sur notre propre expérience, qui nous a conduit chaque année depuis plus de vingt ans à déguster entre 200 et 300 crus de Saint-Émilion, nous pouvons nous livrer à l’exercice singulier de déterminer ceux qui, à nos yeux, mériteraient d’être classés et à quel niveau.

Les premiers crus classés « A »

  • Indiscutables : les deux classés A, Ausone et Cheval Blanc, justifient aujourd’hui encore plus ce classement qu’ils pouvaient le faire en 1996 ou 2006. À un terroir homogène et très spécifique pour l’un et l’autre, ils ajoutent une notoriété exceptionnelle fondée pour Ausone sur la rareté et pour Cheval sur le prestige, entre autres de ses copropriétaires (Albert Frère et Bernard Arnault), avec des prix sans équivalent dans le secteur : autour de 1 400 € pour une bouteille d’Ausone 2010 et de 1 000 € pour Cheval, soit trois à quatre fois plus que le plus cher de leur compétiteurs (Pavie). Mais côté qualité, les deux crus sont également impressionnants : Ausone est au sommet depuis 1997, date où Alain Vauthier en est devenu seul propriétaire et très doué vinificateur tandis que, irrégulier jusqu’au milieu des années 2000, Cheval Blanc enchaîne depuis les réussites éblouissantes.
  • Challengers : Pavie et Angélus sont les deux seuls crus qui pourraient, par la qualité intrinsèque de leurs vins (depuis une bonne vingtaine d’années pour Angélus et depuis 1998 pour Pavie, lorsqu’il fut racheté par le brillant Gérard Perse), prétendre à un tel classement. Reste qu’ils sont encore loin des deux autres en termes de « valorisation nationale et internationale du vin », un critère qui compte pour plus d’un tiers de la note finale.

Cet article a été publié sous une forme différente dans le Hors-série Vin de L’Express daté juin-juillet 2012, en vente chez votre marchand de journaux.
Crédit Photo : CIVB/PH. ROY