Lebey fête les bistrots • Restaurant Les Crayères, ce champion • Cognac Panther • Jeune canaille • Deux jours à Madiran. Chaque jour du nouveau, en voici cinq

Lebey fête les bistrots
Le célèbre guide Lebey met à l’honneur la bistronomie dans quelques belles tables de la capitale. Du lundi 22 au vendredi 26 novembre, cinq jolis rendez-vous et autant de beaux dîners seront proposés lors de la deuxième édition du Grand Bistrot de Noël. Participez également aux deux évènements phares qui rythmeront ces dîners : le championnat du monde de l’œuf mayonnaise et la remise du prix Staub Lebey du « Meilleur bistrot de l’année ».
Au programme :
Lundi 22 : Ground Control (XIIe arr.)
Mardi 23 : Oui mon général (VIIe arr.)
Mercredi 24 : Polissons (XVIIIe arr.)
Jeudi 25 : Bistrot de Paris (VIIe arr.)
Vendredi 26 : Restaurant Cena (VIIIe arr.)
Informations sur legrandbistrotdenoel.fr

Restaurant Les Crayères, ce champion
La récompense est bien méritée. En Champagne, quand il s’agit de bonnes tables, impossible de ne pas penser au Crayères et à son restaurant, Le Parc. Grande gastronomie, art de recevoir, sens du service, et caves incroyables, le lieu n’a jamais cessé d’impressionner. Il vient d’être élu meilleure carte de champagnes et d’effervescents du monde par le magazine The World of Fine Wine. Tant de talents au même endroit, bravo.
Plus d’informations sur lescrayeres.com

Cognac Panther
Installée depuis 1862 en plein cœur de la ville de Cognac, Meukow, dans le giron de la compagnie de Guyenne depuis 1979, s’est forgé un style à part dans le monde des cognacs. Une signature où l’intensité aromatique domine, à l’image de ce VSOP présenté dans un coffret accompagné de ses deux verres « rock ». Richesse, finesse des arômes, générosité. Un cognac pour les fêtes.
Cognac Meukow, VS (70 cl) et deux verres « rock », 36,90 euros le coffret

Jeune canaille
Depuis 1485, 27 générations de vignerons se sont succédé dans la famille Jonquères d’Oriola. Toutes animées par deux passions : la vigne et le monde équestre. Après un voyage dans plusieurs domaine autour du monde, William Jonquères d’Oriola pose en 2010 ses valises dans son Roussillon natal, aux côtés de son père. La transmission dure dix ans. « Une chance », explique le nouveau propriétaire. Vin de plaisir à déguster entre copains, canaille met le partage au centre de la table. C’est aussi une invitation à découvrir l’ensemble de la gamme.
Jonquères d’Oriola, La Canaille (rouge ou blanc), 8,50 euros
jonqueresdoriola.fr

Deux jours à Madiran
Les portes des châteaux Montus et Bouscassé à Madiran seront ouvertes ce week-end pour faire briller une nouvelle fois la culture et les vins du Sud-Ouest. Au programme, buffet dînatoire et concert dansant le vendredi, survol du vignoble en hélicoptère, verticales de La Tyre, vin emblématique du château Montus ou verticale la cuvée Vieilles Vignes du Château Bouscassé. à ne manquer sous aucun prétexte.
Programme complet sur brumont.fr













Thomas Frissant
Julie et Graeme Bott
Ingénieur agricole et œnologue, Romuald Péronne a fait en moins de quinze ans de son domaine la valeur montante de l’appellation collioure, en particulier pour ses blancs remarquablement harmonieux et intenses. Le vignoble, composé au fil des années de sept parcelles de différentes expositions et altitudes sur les coteaux schisteux qui enserrent Banyuls-sur-Mer, est essentiellement dédié aux vins secs rouge, blanc et rosé. Finement construits, sans aucune rusticité de définition, profonds et racés, ils définissent avec talent la vision contemporaine de ce grand terroir catalan. T.D.
Pierre-Henri Gadais
Voilà un Belge à l’assaut de la Champagne. Installé dans le nord de Reims, il cultive l’art de la discrétion avec beaucoup de détachement. Un peu plus que la plupart de ses collègues, il croit dans les qualités du meunier, ce cépage rouge qui s’efface souvent devant le pinot noir. En 2020, quatrième tirage ; en 2021, premières mises en marché. Même s’il ne produit pour l’instant que 4 800 bouteilles par an d’un 100 % meunier dosé à deux grammes par litre, Maxime a le regard fixé sur l’avenir et ses projets, parmi lesquels une cuvée dite de La Petite Montagne qui verra une pointe de chardonnay s’assembler au meunier. Le jeune homme a du talent, il est concentré sur ce qu’il fait, ne prend jamais de vacances et commence à sentir le doux parfum de la réussite. N.R.
Il a dirigé Trenel, petite firme de négoce qualitatif du sud du Mâconnais revigorée par Michel Chapoutier, mais il lui tardait d’avoir ses propres vignes et d’y appliquer la viticulture capable d’exprimer pleinement le terroir. C’est chose faite avec la reprise d’un joli domaine de Fleurie. Immédiatement, des pratiques saines à la vigne, à commencer par des replantations repensées pour une vraie viticulture bio, et une discipline de travail encore plus rare à la cave, où le sans soufre ajouté en vinification n’implique pas le désordre fermentaire, ont donné de beaux et vrais fleurie, dont un sensationnel Moriers. À moins de quarante ans, Grégoire s’affirme comme une des figures marquantes du « nouveau » beaujolais. M.B.
Marie Toussaint et Vivien Roussignol
Il prendra un jour la suite d’un personnage parmi les plus importants pour la viticulture de notre pays et la défense de nos terroirs. En attendant, Antoine Veiry marche dans les pas d’Alain Brumont, aussi curieux, exigeant et pédagogue que son mentor. Formé auprès de vinificateurs de génie devenus depuis des stylistes accomplis, Antoine a su se constituer une jeune équipe talentueuse et dynamique, aussi motivée que lui, pour l’aider dans sa mission difficile : faire connaître les vins du Sud-Ouest. Intelligent et bienveillant dans sa manière de conduire ses équipes, brillant quand il s’agit de donner le meilleur du tannat, nous voyons là un futur capitaine pour cette région viticole. Félicitons-le, lui et sa bande de jeunes. L.V.C.
Tomoko Kuriyama et Guillaume Bott
Depuis 2004, Simon Blanchard est l’un des fers de lance de la dream team Derenoncourt. Fort d’un sixième sens vigneron, il a acheté un peu plus d’un hectare à Montagne-Saint-Émilion où il travaille dès 2015 en solo et en bio. La cuvée domaine est gourmande et celle baptisée Au Champ de la fenêtre, 100 % merlot sur coteau argilo-calcaire, tout en énergie juteuse. Considérée comme l’ausone de l’appellation, la cuvée Guitard fait la part belle au cabernet franc (85 %), issu d’un plateau de calcaire à astéries. Des vins taillés pour la garde et la grande gastronomie. D.H.
Du haut de ses 32 ans, Vanessa Cherruau s’est associée à un investisseur pour reprendre en main le château de Plaisance. Poursuivant la biodynamie initiée ici dès 2008, cette fan de chenin possède une vraie vision remarquable. Restructuration des parcelles, construction d’un nouveau chai, recherche d’identité dans les vins pour produire de grands blancs secs et redonner vie à ce vignoble prestigieux. Dès le premier millésime, la pureté minérale des vins est déjà impressionnante, notamment sur les cuvées parcellaires Ronceray et La Grande pièce. Le meilleur reste à venir. D.H.
Succéder à son père n’est jamais simple, surtout quand il s’appelle Jean-Michel Deiss. Mathieu ne s’en est pas laissé conter, lui qui en marge du domaine familial a développé une nouvelle gamme dans l’air du temps avec le Vignoble du Rêveur. Là où le talent ne ment pas, c’est lorsqu’on goûte l’évolution du style des vins rouges du domaine Marcel Deiss, plus en finesse de tannin et en délicatesse de toucher que par le passé. Cette patte-là, c’est la sienne. G.P.
