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Voyage autour de ma cave par Thierry Desseauve – Jour 1

Voyage autour de ma cave, ou la chronique quotidienne d’un amateur pas désespéré par temps de confinement. Chaque jour Thierry Desseauve déniche, ouvre et raconte une bouteille mémorable de sa cave. Jour 1 : Domaine des Tours, vin de pays de Vaucluse 2013

Le challenge du château Gassier distingue à nouveau une jeune sommelière

En bas à droite, Oliver Souvelain, directeur du château Gassier, Marie Wodecki, Margot Duffort et Mathias Dandine, la lauréate, la marraine et le parrain de l'édition 2020 du “Challenge Château Gassier en Provence”

Pour sa deuxième édition, le challenge de sommellerie organisé par le provençal château Gassier (Puyloubier) a mis en lumière, comme l’année dernière, les talents d’une jeune sommelière. Après Daphnée Extrassiaz (nous vous en avions parlé ici), c’est Marie Wodecki, 22 ans, qui a remporté la session 2020 de cette compétition organisée en concertation avec l’association des sommeliers formateurs et celle des sommeliers Alpes-Marseille-Provence. L’objectif de ce concours réservé aux élèves sommeliers de France (mention complémentaire en sommellerie) est la mise en avant de la richesse des terroirs de Provence et du savoir-faire des domaines de cette région dans l’élaboration de rosés de gastronomie, qui sert de fil conducteur aux différentes épreuves.

Ce second opus du “Challenge Château Gassier en Provence” a permis à soixante-cinq candidats de démontrer leurs connaissances en la matière. Une dizaine d’élèves ont été sélectionnés pour la demi-finale, épreuve de dégustation à l’aveugle au cours de laquelle il leur a été demandé une analyse sensorielle d’un grand vin de Provence. Mercredi, la finale qui s’est tenue au château Gassier a vu s’affronter les cinq derniers candidats en lice, Fiona Forneris (lycée des métiers de l’hôtellerie et du tourisme d’Occitanie), Anna Arhance (lycée hôtelier de Gascogne), Noé Malleval (lycée hôtelier de Tain-l’Hermitage), Guylaine Poisson (lycée hôtelier François Rabelais d’Ifs) et Marie Wodecki, élève au CFA Groisy en alternance avec son travail au restaurant Le Clocher (Annecy-le-Vieux) 

Constituée par quatre épreuves*, cette dernière étape s’est déroulée devant un jury d’experts : Margot Duffort (chef sommelière, Le Gindreau ; championne de France en titre des Olympiades des métiers), Mathias Dandine (chef du restaurant étoilé La Magdeleine), Christian Péchoutre (meilleur ouvrier de France en sommellerie), Robert Desbureaux (président de l’association des sommeliers formateurs), Stéphane Opiard (président des sommeliers Alpes-Marseille-Provence) et Daphnée Extrassiaz (sommelière au Moulin de Léré). « C’est avec grand professionnalisme que les cinq finalistes ont su montrer leur passion pour le vin. Ils ont fait preuve d’une très grande justesse dans la réalisation des épreuves afin de convaincre les cinquante professionnels réunis pour l’événement. »

* Première épreuve : conseiller une table de six convives ; procéder au service avec carafage de la cuvée (Château Gassier, Elevae 2016, côtes-de-provence Sainte-Victoire). Deuxième épreuve : sélection et justification d’un accord mets-vin rosé (Duo de coquilles Saint-Jacques cuites et crues, pois, petits pois, asperges ; Domaine Ott, Château Romassan 2018, bandol ; Château Gassier, Cuvée “946” 2018, côtes-de-provence Sainte-Victoire). Troisième épreuve : dégustation à l’aveugle d’un vin blanc de Provence (Château Simone 2017, palette). Quatrième épreuve : identifier des mets provençaux (banon, poutargue, rouille, etc.)

Le Taillevent se prépare à l’arrivée d’un nouveau chef

Jusqu’alors chef du restaurant Le Meurice – Alain Ducasse, Jocelyn Herland (photo) prend la tête des cuisines du Taillevent, table parisienne des frères Gardinier ayant tout récemment retrouvé sa deuxième étoile (nous vous en avions parlé ). C’est Amaury Bouhours qui lui succède en tant que chef exécutif au Meurice et c’est par un communiqué commun que les groupes Ducasse* et Gardinier** annoncent ce mercato des pianos. Le chef auvergnat, qui garde de ses débuts en pâtisserie la rigueur et la précision, rejoindra le 15, rue Lamennais début avril avec pour mission d’affirmer son style et exprimer pleinement sa créativité : « Je ne pouvais pas rêver d’un défi plus exaltant. Le Taillevent est l’une des adresses les plus mythiques de Paris. »

Jocelyn Herland a travaillé aux côtés d’Alain Ducasse pendant de nombreuses années, du 59 Poincaré (trois étoiles au guide Michelin) où il débute en 1997 jusqu’au restaurant du Plaza Athénée, avant de rejoindre l’aventure londonienne at The Dorchester en tant que chef exécutif, une réussite saluée par trois étoiles. De retour à Paris, il a pris les rênes des cuisines du Meurice en 2016. Grâce à lui, Le Taillevent et l’équipe menée par Antoine Pétrus, son directeur général – Baudoin Arnould, directeur du restaurant, François Josse, chef pâtissier et Anastasia Tess, chef sommelière – s’apprêtent à entamer un nouveau chapitre après le départ de David Bizet, qui a choisi de retrouver l’environnement d’un palace.

Au Meurice, le restaurant Alain Ducasse dit donc adieu à celui qui a dirigé les cuisines durant quatre années et c’est une transition en douceur qui s’annonce, les rênes étant confiés à l’un de ses collaborateurs, en poste depuis 2016. Trentenaire, Amaury Bouhours a passé pratiquement toute sa carrière dans des établissements étoilés, notamment ceux d’Alain Ducasse, qui a repéré très tôt son potentiel. Premier stage au Louis XV, à Monaco, six ans au Plaza Athénée, sous la direction de Christophe Moret, Christophe Saintagne puis Romain Meder, sous-chef d’Adrien Trouilloud chez Lasserre, l’expérience est riche avant que le chef ne rejoigne Le Meurice, auprès de Jocelyn Herland. Le binôme se sépare aujourd’hui, le plaisir des gastronomes est redoublé.

* Le Louis XV – Alain Ducasse, Monaco ; Alain Ducasse au Plaza Athénée, Paris ; Alain Ducasse at the Dorchester, Londres ; Alain Ducasse at Morpheus, Macao ; Le Meurice – Alain Ducasse, Paris ; Beige – Alain Ducasse et Esterre, Tokyo, Idam, Doha ; Spoon, Paris ; Bib & Guss, Nanterre ; Cucina, Paris et Saint-Tropez ; Ômer, Monaco ; Rivea, Las Vegas ; Voyages by Alain Ducasse, Macao ; BBR, Singapour ; Blue, Bangkok ; miX, Dubaï ; Rech, Paris et Hong Kong ; Le Relais Plaza, La Cour Jardin, Le Dali, Paris ; ore – Ducasse au château de Versailles, Versailles ; Aux Lyonnais, Champeaux, Allard, Adjugé, Paris ; Benoit Paris, Tokyo et New York.

** Le Taillevent, Les 110 de Taillevent à Paris et Londres et Les Caves Taillevent (Paris, Tokyo et Beyrouth), Les Crayères à Reims, Le Comptoir du Caviar et Drouant à Paris et Gardinier Florida Citrus aux Etats-Unis.

Pour ses 25 ans, Minuty offre un nouveau flacon à sa cuvée historique

Cuvée qui occupe une place privilégiée au sein de la gamme des vins du domaine familial mené par Jean-Etienne et François Matton, le rosé Prestige de Minuty a été sublimé par un flacon à sa mesure qui a nécessité deux ans de recherche et de développement. A la minéralité et à la droiture de ce « symbole incontournable des vins rosés de qualité », dont le succès en France ne se dément pas depuis son lancement il y a vingt-cinq ans, répond désormais une bouteille « tout en longueur et en épure. »

Lignes sobres et habillage minimaliste caractérisent cette interprétation par les équipes créatives de Minuty des codes habituellement réservés à la parfumerie : « Conserver l’âme et la typicité de Prestige tout en y insufflant une énergie nouvelle, tel était le défi de cette création. » Inscrit dans une démarche d’amélioration continue pour réduire l’impact de ses activités sur l’environnement, le château Minuty – qui est l’un des principaux producteurs de côtes-de-provence et l’un des derniers domaines de la région où les vendanges sont entièrement réalisées à la main – a vu ses pratiques certifiées HVE l’an passé.

Minuty, cuvée Prestige :

• Cépages : grenache, tibouren, cinsault, syrah
• Appellation : côtes-de-provence
• Vinification : éraflage, foulage puis pressurage à basse pression ; sélection des premiers jus, débourbage statique et fermentation à basse température
• Accords : Carpaccio de veau, poissons grillés, petits farcis provençaux, cuisine orientale
• Prix conseillé : 18,50 euros

Dans l’intimité d’un grand cru classé : l’hospitalité selon Malartic-Lagravière

La saison sera bientôt lancée à Malartic-Lagravière et, avant toute chose, précisons à l’amateur qu’il a désormais la possibilité de réserver directement sur son site internet toutes les propositions œnotouristiques que lui réserve cette propriété de 53 hectares située à 15 kilomètres au sud de Bordeaux, propriété de la famille Bonnie depuis 1997. En 2020, le grand cru classé de Graves (en rouge et en blanc, ils sont seulement six dans ce cas) accueillera les visiteurs tous les samedis, dès le mois d’avril et jusqu’à fin octobre, et sera ouvert tous les jours fériés à l’exception du 1er et du 21 mai.

Témoin de l’importance accordée ici à l’hospitalité et de l’augmentation conséquente* de la fréquentation de ces lieux, des chais aux jardins classés, l’équipe du château a encore été renforcée. Parmi ces nouvelles recrues, une personne trilingue en charge des visites et un chef à demeure s’occupant des déjeuners et dîners et de l’“atelier du chef”, animation tout récemment récompensée par un Best of Wine Tourism. Visite privée, visite premium, visite cépages, l’expérience Malartic commence ici.

* Plus de mille personnes de vingt-cinq nationalités différentes sur les six mois de la belle saison 2019.

En Magnum + Chais d’œuvre + 1 magnum Bollinger

Lisez En Magnum, déguster la sélection d’avril de Chais d’œuvre et recevez un magnum de champagne Bollinger

1 club, 1 MOF
Les lecteurs attentifs d’En Magnum ont déjà entendu parler de Chais d’oeuvre. Pour les autres, les distraits et les oublieux aussi, de quoi s’agit-il ? D’un club d’amateurs fondé par le MOF Manuel Peyrondet, sommelier haut de gamme passé par les meilleures maisons (Taillevent ou le Royal Monceau, par exemple). Le principe est simple : en s’abonnant au coffret Chais d’oeuvre, on reçoit deux (ou trois, selon l’abonnement) bouteilles par mois, commentées par Manuel Peyrondet et on a accès aux ventes privées du club, aux cours d’œnologie et même aux sorties dans le vignoble. L’abonné peut acheter les bouteilles qu’il a reçues s’il les a trouvées à son goût.

Une sélection qui nous ravit
Mais arrêtons-nous une seconde sur les ventes privées. Parce que nous suivons toutes les ventes de vin sur internet, nous avons très vite remarqué la singularité de l’offre Chais d’oeuvre, jusqu’à devenir nous-même membre du club, puis à entretenir de cordiales relations avec les boys & girls de cette start-up qui, à force, a grandi pour devenir un acteur majeur du vin sur le Net. Là, on trouve des vins introuvables ou rarissimes ou inconnus. Autant d’occasions d’élargir son horizon, son expérience. C’est tellement vrai que les abonnés comptent dans leurs rangs très privés quelques vignerons célèbres et comme dirait l’autre, c’est un peu comme entrer dans une pizzeria et trouver plein d’Italiens en train de dîner, ça rassure.

Vite, un abonnement
Voilà que les abonnés de Chais d’oeuvre vont découvrir un exemplaire d’En Magnum dans leur coffret d’avril, quelle chance. En retour, les lecteurs d’En Magnum se voient offrir l’opportunité de devenir membre du club Chais d’oeuvre. En utilisant le code ENMAGNUM pour vous abonner au coffret joliment nommé “En route vers les étoiles” (trois bouteilles), vous recevrez un magnum de champagne Bollinger, quelle chance.

Pour bénéficiez de l’offre En Magnum + coffret En Route vers les étoiles + Bollinger, c’est ici
https://www.chaisdoeuvre.fr/enmagnum

Champagne, ces maisons tant admirées de par le monde

Réjouie par sa fort belle deuxième place, la maison Charles Heidsieck s’est fait le relais du classement des maisons de champagne les plus admirées au monde établi par le magazine Drinks International. Qualité des vins, pertinence de la stratégie marketing ou encore packaging, plus de cinquante d’entre elles ont été évaluées à l’occasion de cette septième édition de The World’s Most Admired Champagne Brands, menée en collaboration avec Giles Fallowfield, l’un des plus grands spécialistes en la matière.

Composé de plus de 300 experts, le jury international avait pour mission d’évaluer les maisons selon différents critères et une attention particulière a été portée à leurs bruts sans année afin d’apprécier la constance des vins et leur qualité. Reflet des progrès effectués par la maison Charles Heidsieck, classée quatorzième en 2015, ce résultat est décrit par Stephen Leroux, son directeur général, comme « un accomplissement qui couronne le travail de plusieurs générations et témoigne de l‘engagement de toute une équipe, portée par la passion et l’attention du groupe familial EPI-Descours. »

Qui trouve-t-on juste avant Charles Heidsieck ? Louis Roederer, première des maisons de champagne les plus admirées au monde. Qui trouve-t-on juste après ? Pol Roger. Voilà pour le podium de tête, le classement complet est à découvrir ici.

Propriété d’Axa Millésimes depuis 1989, le château Petit-Village change de main

Un accord a récemment été conclu entre Axa Millésimes et le château Beauregard en vue de l’acquisition par ce dernier du château Petit-Village (photo), son voisin à Pomerol. Profondément restructuré par Axa Millésimes, ce domaine de près de onze hectares a notamment été doté d’un nouveau cuvier et de chais qui ont permis de faire progressivement monter la qualité de ses vins.

Co-gérant du château Beauregard, vignoble de 17,5 hectares mené en bio (propriété des familles Moulin et Cathiard depuis 2014), Augustin Belloy estime qu’AXA Millésimes a réalisé un travail remarquable pour transformer Petit-Village en un acteur incontournable de ce terroir d’exception : « Nous sommes donc très heureux aujourd’hui de pouvoir accompagner ce domaine limitrophe de Château Beauregard dans une nouvelle étape de son développement. Cette opération va nous permettre de renforcer notre engagement de long terme au cœur de ces vignes symboles de l’excellence française. »

Directeur général du groupe viticole Axa Millésimes, basé au château Pichon Baron (Pauillac), Christian Seely a précisé que cette cession, qui devrait être finalisée d’ici fin avril, faisait partie d’un processus de réallocation de ressources dans un but de diversification des investissements viticoles d’Axa : « Ce processus a déjà été entamé avec l’acquisition de notre vignoble Outpost à Howell Mountain dans la Napa Valley en 2018, et avec l’acquisition de Quinta do Passadouro qui est venue compléter Quinta do Noval dans le Douro en 2019. Nous sommes heureux d’avoir trouvé un acquéreur (…) qui va continuer le travail qualitatif que nous avons mené depuis notre acquisition de Château Petit-Village en 1989. »

Une invitation au voyage à petits prix

Portugal, Italie, Hongrie, Espagne, Argentine et Chili, le concours Prix Plaisir 2019 a aussi récompensé des vins d’ailleurs. Entre « Vieux Continent » et « Nouveau Monde », voici une sélection de vins médaillés pour voyager à un très bon rapport prix plaisir.

Du Douro à la Provence
Quinta do Pessegueiro, Aluzé, douro rouge 2014
C’est qui ?
Roger Zannier, version portugaise. Avant l’aventure provençale, l’homme d’affaires et propriétaire du Château Saint Maur s’est installé dans le Douro, à la tête d’un domaine de trente hectares proche de la ville de Pinhao. Au cœur de la vallée classée au patrimoine de l’Unesco, il signe des vins tranquilles et quelques portos hautement recommandables.
Le terroir ?
Sols de schistes et d’ardoises. 500 mètres d’altitude. Vignes en terrasses. L’influence du fleuve permet aux cépages portugais d’atteindre des maturités optimales tout en gardant une fraîcheur bienvenue chez les meilleurs. Le cuvier moderne et sur plusieurs niveaux, où tout est fait par gravité, permet un respect du fruit et un travail précis.
Le vin ?
Agréable dans son fruit et sa définition de tannins, bien en chair, généreux. Excellente porte d’entrée aux vins secs de la région dans une version accessible et généreuse.
Combien ?
14 euros, médaille d’argent.

Voir Syracuse
Planeta, La Segreta Rosso, sicilia
C’est qui ?
La famille Planeta est liée à l’histoire des vins de Sicile. Avec ses six domaines aux quatre coins de l’île, la famille a contribué à la renommée des vins de la région. C’est aujourd’hui trois cents hectares de vignes partagées entre cépages autochtones (nerelo mascalese, nero d’avola, etc.) et cépages internationaux.
Le terroir ?
Village de Menfi, côte ouest, proche de Marsala. Les Planeta y ont deux vignobles : Ulmo et Maroccoli. À Ulmo, la famille a planté ses premières vignes au 16ème siècle. Elle y a construit un domaine sur les rives du Lac Arancio. Sol crayeux, vents marins. « Segreta », c’est le nom du bois qui entoure le vignoble.
Le vin ?
Un nero d’avola frais et croquant, assemblé avec du merlot, de la syrah et du cabernet franc. Le vin de soif par excellence. Nez épicé, bouche fraîche et fruitée, agréable, portée par une belle tension. Pour toutes les occasions.
Combien ?
12 euros, médaille d’argent.

Dolce vita
Agriverde, Natum, IGT terre-di-chieti-pecorino blanc 2018 bio
C’est qui ?
Une histoire de transmission de père en fils, de paysans attachés à la terre, d’héritage, de fierté et de tradition. La famille des Di Carlo écrit ce roman depuis deux siècles. Elle a propulsé Agriverde sur le devant de la scène quand elle a décidé d’en faire l’un des premiers domaines certifiés bio d’Italie. C’était déjà en 1991. La philosophie n’a pas changé.
Le terroir ?
La réputation des vignobles des Abbruzes reste en-deçà de la place qu’ils mériteraient sur la scène internationale. C’est pourtant le terroir d’excellence du montepulciano (à ne pas confondre avec la ville) et du trebbiano. On y produit aussi quelques IGT (l’équivalent de nos IGP) qui valent le détour.
Le vin ?
Un 100 % pecorino, exposé plein sud à 200 mètres d’altitude, vinifié en cuve inox. Des beaux fruits blancs, des notes citronnées, une belle attaque en bouche. Fin et original.
C’est combien ?
12 euros, médaille d’or.

Halte en Rioja
Bernard Magrez, Marques de Oro, rioja 2017
C’est qui ?
On ne présente plus l’homme. Sa réussite à Bordeaux, sa contribution au vignoble français et ses nombreuses activités philanthropiques ont fait de Bernard Magrez un personnage incontournable. Il a choisi de produire une cuvée dans la Rioja espagnole, là où le cépage tempranillo signe, à l’abri des monts Cantabriques, des vins fins de grande classe.
Le terroir ?
Sans doute la région la plus réputée d’Espagne pour les vins rouges et la seule avec le Priorat à être distinguée DOC, plus haut niveau d’appellation dans le système ibérique. Le tempranillo y est protégé des intempéries par le relief et profite de l’altitude pour garder la fraîcheur de son fruit.
Le vin ?
Beau nez, attaque fondante en bouche, des notes de fruits cuits. La finale est bien droite. Juste ce qu’il faut de puissance. Très réussi.
Combien ?
5,95 euros, médaille d’or.

L’âme hongroise
Disznókő, Tokaji Late Harvest 2016
C’est qui ?
La vision de Christian Seely donne un nouveau souffle aux propriétés d’Axa Millésimes. À Disznókő, le défi était de taille tant la renommée du cru est établie depuis longtemps. Vignoble de 104 hectares d’un seul tenant (ce qui est rare dans la région), on y cultive quatre des six cépages nobles de tokaj :  furmint, hárslevelű, zéta et sárgamuskotály.
Le terroir ?
Hongrie, pays des eaux. La Tisza et la Bodrog, deux rivières, donnent l’humidité et le brouillard. Ce qui permet au botrytis de se développer sur les grappes de furmint, les plus sensibles à la pourriture noble. On y produit le grand tokaj, l’un des vins liquoreux les plus racés de la planète, lumineux et équilibré.
Le vin ?
Ici, c’est un vin de vendange tardive, pas un tokaj. Le raisin est récolté quand les sucres atteignent un niveau de concentration élevé. Un vin étonnant qui apportera de la gaieté en fin de repas, avec un dessert (ou sans d’ailleurs). Bonne introduction aux vins de la maison.
C’est combien ?
15,50 euros, médaille d’or.

Le blanc sec du domaine est également médaillé.

Disznókő, Dry Furmint, Tokaji sec 2017
Original dans ses parfums comme dans son équilibre de bouche, c’est une vraie découverte.
11,80 euros, médaille d’argent

Carnet de voyage
Outre-Rhin
Dr. Loosen, Dr. L, mosel 2017 (Allemagne)
Direction le vignoble de Mosel-Saar-Ruwer et ce riesling demi-sec, complexe et long, avec une bonne fraîcheur, agréable en bouche.
13 euros, médaille d’or

Aux pieds des Andes
Domaine Bousquet, Eva Malbec Bio, mendoza 2017 (Argentine)
Au nez, la puissance des épices. En bouche, une explosion de fruits. Un rouge de malbec parfaitement extrait. Très beau vin.
12 euros, médaille d’or

Bernard Magrez, Bienvenida, mendoza 2018 (Argentine)
Un nez poivré pour ce rouge de la région de Cuyo. Malgré une bouche tannique et structurée, c’est un vin très agréable.
12 euros, médaille de bronze

Bernard Magrez, Maipo Alto, leyenda 2017 (Chili)
Un rouge de la Central Valley, délicat aux parfums de fruits frais, facile à boire, parfait pour ce prix.
7 euros, médaille de bronze

Une merveille de pinot noir par des gens qui savent le pinot noir

Domaine Trapet Alsace, Chapelle 1441,
alsace pinot noir 2016

Pourquoi lui
Deux raisons entre mille. Un, les pinots noirs d’Alsace. Quand ça veut, c’est magique. Deux, Trapet, ça vous dit quelque chose ? Andrée Trapet est la femme de Jean-Louis et chez ces gens-là, monsieur, le pinot noir, on connaît. Et il y a la folle élégance d’un magnum de vin d’Alsace, c’est beau comme une cigogne posée sur votre table.

On l’aime parce que
Ils sont une assez petite troupe à faire de beaux pinots noirs en Alsace. Il convient donc de les honorer à hauteur du bonheur qu’ils nous apportent. Ce que nous nous efforçons de faire dans nos pages depuis le numéro 1.

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