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Un châteauneuf-du-pape d’une finesse inattendue

Domaine du Vieux Télégraphe,
Piedlong, châteauneuf-du-pape 2016

Pourquoi lui
Je suis tombé dessus un jour par hasard avec l’impression de changer de dimension. À l’aveugle, je ne l’aurais jamais placé en châteuneuf-du-pape. Ce vin est issu d’un assemblage de deux parcelles, les grenaches de Piedlong et les mourvèdres de Pignan pour 10 %. Du coup, la famille Brunier m’est apparue comme une bande de grands couturiers. Qu’elle est. J’en ai acheté plein.

On l’aime parce que
Une telle finesse vaut bien une messe, comme disait à peu près Sully. Est-ce l’âge élevé des vignes (70 ans), sont-ce les galets roulés, le vinificateur est-il un sorcier ?

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Pour Dom Pérignon, Lenny Kravitz illumine la dégustation

Pour qui ne le saurait pas, Lenny Kravitz est aussi designer et son studio fondé à New-York en 2003 applique à des maisons autant qu’à des objets « une esthétique éclectique imprégnée de la culture architecturale et du design du XXe siècle. » Visibles au sein du pop-up store Dom Pérignon qui sera installé aux Galeries Lafayette du 4 novembre et 5 janvier prochains, les créations inédites présentées ici forment un ensemble incarnant une expérience complète de dégustation. La bouteille, le magnum et la table-bar conçus par l’artiste seront mis en scène dans un espace immersif et assortis d’un programme riche en expériences dont nous vous reparlerons. Si les coffrets Dom Pérignon Vintage 2008 (75 cl, 190 euros) et Dom Pérignon Rosé Vintage 2006 (75 cl, 360 euros) y seront proposés en avant-première du 4 au 11 novembre avant de se voir également proposés par une sélection de cavistes, les coffrets au format magnum seront uniquement disponibles en France au sein de cet espace.

Un blason réinventé et un coffret ultra-limité

C’est en s’inspirant des savoir-faire de l’orfèvrerie que Lenny Kravitz a réinterprété l’emblématique étiquette de la marque, transformant « la surface du blason en une texture métallique martelée, à la patine définitivement contemporaine. » Edition exceptionnelle dont seulement deux exemplaires, signés, seront disponibles en France, le coffret contenant le magnum de Vintage 2008 (2 500 euros) est un écrin en laiton patiné, recouvert de cuir façon serpent et doublé de velours vert sombre, qui témoigne des influence Mid-Century de son créateur. Clou de cette appropriation par l’artiste américain du rituel de dégustation champenois, la table-bar en laque noire bordée de laiton brossé abrite en son centre bouteilles, verres et rafraîchissoir, le tout baigné de lumière. « Ce chef d’oeuvre de la collection incarne véritablement les valeurs partagées par Dom Pérignon et Lenny Kravitz : le développement du savoir-faire et la quête d’excellence. » Une excellence qui n’a pas de prix, le bel objet n’étant pas à vendre.

Double certification pour la maison de cognac Camus

Thierry Pierre, son régisseur, et Patrick Léger, son gérant, inspectent le vignoble de La Gerbaude,
188 hectares dans le cru des Borderies qui viennent de recevoir le label HVE.

Pérennité du vignoble, protection du milieu naturel, maîtrise des produits phytosanitaires, gestion des effluents vitivinicoles et formation, santé et sécurité au travail, c’est cet engagement global au sein de ses domaines que la maison de cognac Camus vient de voir ratifié, d’une part par la “certification environnementale Cognac”, d’autre part par le label HVE délivré par le ministère de l’Agriculture. Par la voix de Patrick Léger, directeur général délégué eaux-de-vie et maître de chai de la maison Camus et gérant de la SARL La Gerbaude-Domaines Camus (188 hectares dans le cru des Borderies), l’équipe a fait part de sa fierté : « Soucieux de prendre en considération la préservation de notre environnement, et d’assurer de façon responsable la pérennité de notre vignoble des Borderies et son développement économique, les domaines Camus montrent l’exemple en étant parmi les premiers certifiés. »

Une maison indépendante et des équipes engagées

Sur cette belle base, l’historique maison fondée en 1863, dirigée par la famille Camus depuis cinq générations et par ailleurs récipiendaire en 2017 du label Entreprise du patrimoine vivant, compte déployer très rapidement une démarche d’accompagnement de ses partenaires viticulteurs, « afin de rendre les actions de la filière encore plus efficaces pour l’environnement et plus explicites pour nos concitoyens. » La préservation du patrimoine est au centre du métier de viticulteur, comme le rappelle Elodie Miremont, responsable viticulture durable d’excellence au sein des domaines Camus : « Nous sommes toujours à la recherche d’innovations pour mettre en valeur l’expression de nos terroirs. La certification environnementale Cognac et HVE concrétisent des efforts menés depuis de nombreuses années par l’ensemble de l’équipe. »

2019 sera-t-il un bon millésime ?

Météo extrême, production en baisse mais les raisins sont prometteurs

Chaque millésime est unique. Le dire n’est pas tomber dans la facilité des discours préconçus, surtout quand le savoir-faire vigneron, toujours plus précis, permet de réduire les disparités d’une récolte à l’autre. 2019 n’est pas comparable avec ces dernières années. D’où qu’il vienne, le vin est le combat d’une vigne, depuis la fin de l’hiver jusqu’à la fin de l’été, contre une météo tantôt clémente, tantôt brutale, toujours inédite. Celle de cette année a coupé la France viticole en deux. Dans la Loire et le centre du pays, les vignerons ont eu à lutter avec une sécheresse extrême par sa durée et aberrante pour ses climats. À l’est, dans la partie continentale, les températures caniculaires et les pluies d’orages (40 à 50 mm en deux ou trois jours) ont malmené la vigne jusqu’à conduire, début septembre, à un état des feuilles anormalement vert. Une succession de violences climatiques, puis un changement soudain début septembre, et le retour de la fraîcheur et de l’humidité. Du jamais vu.

Un millésime digne des grandes années

2019 est un millésime de contrastes, comme en témoigne le raccourcissement du cycle végétatif des cépages les plus précoces quand celui des cépages les plus tardifs semble ne plus bouger. Le spectre des maturités s’avance toujours un peu plus tôt dans l’année. La maturité du raisin a subi les accidents de floraison du printemps, où coulure et millerandage ont donné des baies inégalement formées, incapables de mûrir en même temps. Comment estimer une date de vendange quand sur une même grappe une baie atteint sa teneur idéale en sucres tandis que l’autre garde une acidité naturelle encore trop élevée ? Au vu de l’importante épaisseur des pellicules et du peu de jus que cette épaisseur sous-entend, la production totale du vignoble sera en baisse d’au moins 10 ou 15 % par rapport à 2018.

2019 devrait être un beau millésime. Soyons patients et attendons la fin du mois de septembre. Les raisins, de manière générale dans le vignoble, présentent une richesse en sucres digne des grandes années et une belle acidité naturelle. En Bourgogne, le gel de l’hiver dernier a finalement fait moins de dégâts que prévu. Les vendanges des blancs ont commencé avec 15 jours d’avance sur le Bordelais et les pinots noirs devraient être supérieurs au chardonnay. À Bordeaux comme dans le Rhône, on attend les cépages rouges pour la seconde moitié de septembre, avec un potentiel de qualité élevé. La Champagne a déjà débuté ses vendanges. Cépages blancs et cépages noirs y ont atteint à peu près en même temps leur maturité, dans un état sanitaire exemplaire. Le Sud-Ouest, la Loire et le Beaujolais ont davantage souffert des gelées de printemps et des averses de grêles, les amputant ici et là – à Cahors ou à Montlouis-sur-Loire par exemple – d’une partie de la récolte. Un nouveau bon millésime où s’est invité une météo extrême. L’heure pourtant n’est plus à la compréhension mais bien à la protection contre ces extrêmes. Plus que jamais, la filière, par ses interprofessions et ses représentants, avec le concours actif des pouvoirs publics, doit s’organiser face à ces conditions climatiques qui seront peut-être récurrentes.

 

Cet article est paru dans le Journal du Dimanche, daté du 15 septembre 2019.

Vignobles Malartic, une passion mise en image

Comprendre le lien créé par la famille Bonnie entre ses propriétés de Bordeaux et de Mendoza, autour d’une même philosophie de production, c’est tout le propos du film Une passion sans frontière, The best of both worlds signé par l’agence Taylor&Yandell et réalisé de septembre 2018 à mai 2019. C’est-à-dire de l’heure des vendanges dans le grand cru classé de Graves (octobre) à celle de la bodega DiamAndes en Argentine (là, c’est en avril). Deux périodes-clés pour associer les deux continents et partager un peu de l’aventure viticole de la famille Bonnie, débutée il y a un peu plus de vingt ans, quand Alfred et Michele Bonnie sont tombés sous le charme du château Malartic-Lagravière.

Désormais conduits par leurs enfants, Véronique et Jean-Jacques, Malartic-Lagravière, vignoble certifié HVE où règnent agro-écologie et gestion intra-parcellaire, le château Gazin Rocquencourt acquis en 2005 (AOC pessac-léognan également) et la bodega DiamAndes issue de l’aventure andine Clos de los Siete, initiée par Michel Rolland, forment un ensemble de crus dont la vie est suivie de très près par toute la famille. Les échanges entre équipes sont constants et en France comme en Argentine, la feuille de route claire : « rigueur et souci du détail pour laisser s’exprimer au mieux le terroir et l’identité de chaque propriété. » Différents terroirs, mais une même passion. A découvrir sur la chaîne Youtube des vignobles Malartic.

En haut, le cuvier du château Malartic-Lagravière. Ici, la bodega DiamAndes, en Argentine.

Le pépiniériste Lilian Bérillon acquiert 80 hectares de terres

Préoccupé par le dépérissement prématuré des vignobles et un environnement défavorable à une viticulture pérenne, le pépiniériste Lilian Bérillon vient de franchir un grand pas en se portant acquéreur d’une propriété de plus de 80 hectares à Villeneuve-lès-Avignon. Outre le fait de montrer l’exemple (Lilian et ses équipes n’ont de cesse de tirer la sonnette d’alarme face à la perte de la biodiversité et considèrent urgent que « les vignerons investissent massivement dans leurs vignobles pour y installer une viticulture durable »), il se dote de l’indépendance indispensable pour livrer aux vignerons un plant d’excellence : « Dans le modèle de pépinière viticole que j’ai mis en place dès 2003, il manquait encore une pièce à mon puzzle : l’autonomie totale. Je souhaite arriver à produire l’intégralité de nos besoins en matière première (greffons et porte-greffes) afin d’atteindre une autonomie complète tout en assurant une traçabilité exemplaire sur la création de nos plants greffés-soudés et racinés. C’est du jamais vu dans une filière où le négoce de plants occupe encore une part importante des transactions. »

Un écrin pour répondre à la viticulture de demain

Sur ces 80 hectares de terres situés sur une une île, environnement protégé qui n’a jamais vu un plant de vigne, des parcelles de porte-greffes palissées et des conservatoires de sélections massales, riches de diversité et dans un état sanitaire exceptionnel, seront implantés dès l’année prochaine. La bâtisse du XVIe siècle abritera quant à elle les nombreux ateliers nécessaires à la création des plants. « Nous disposons désormais d’un écrin à la hauteur de nos très grandes ambitions pour continuer à garantir la livraison d’un matériel végétal exceptionnel au plus grand nombre de viticulteurs. Nous nous apprêtons à écrire une autre page de l’histoire de la pépinière viticole », se réjouit Lilian Bérillon. Outre le projet de faire de ce site exceptionnel un outil de travail unique pour répondre aux besoins et aux efforts du vignoble et les accompagner durablement, l’investissement réalisé par la pépinière permettra aussi de servir de vitrine à ce métier peu connu. Une expérience autour du végétal est d’ores et déjà au programme et des activités annexes devraient vite s’ajouter à ce dispositif événementiel.

A propos de Lilian Bérillon
Une production dont l’intégralité est greffée en fente et traitée à l’eau chaude et un cahier des charges qui va au-delà des exigences règlementaires, voilà qui pourrait résumer la démarche de ce pépiniériste passionné et engagé. La liste des exigences de son protocole est longue (vignes-mère de porte-greffes palissées, tout en bio et biodynamie, aucun négoce de plants) et le positionnement combatif, l’urgence sanitaire n’étant pas forcément comprise par tous. Souvent présent lors de dégustations, « pour prendre la dimension de ce que le vigneron souhaite exprimer à partir de son matériel végétal », c’est la finalité de son travail, le pépiniériste considère son savoir-faire comme la partie cachée de l’iceberg du monde de la viticulture et estime nécessaire d’ouvrir les portes de ce métier au plus grand nombre.

A Pauillac, le château Pédesclaux se convertit officiellement au bio

Après dix ans d’essais, le grand cru classé de Pauillac mené par la famille Lorenzetti entre en phase officielle de conversion à l’agriculture bio. Plus de la moitié du parcellaire du vignoble était déjà exploité selon ces principes vertueux (bio et biodynamie), le reste de la propriété étant en agriculture raisonnée.

Les différentes micro-cuvées effectuées au fil des ans pour comparer les vins issus de ces raisins différemment cultivés ont permis de déterminer que le mode de culture bio était bien le plus adéquat. Pour la préservation de l’environnement comme pour la qualité des vins.

Au château Pédesclaux, la décision d’entrer dans la phase active de certification – qui démarre avec ce millésime en vue de l’obtention de la mention AB pour le millésime 2022 – a donc été prise « avec confiance, ambition et enthousiasme. »

Le premier tour du monde du vin

L’auteur au fond d’un qvevri dans le village de Tkemlovana, en Géorgie (©Brice Garcin).

Il l’avait rêvé, il l’a fait. Jean-Baptiste Ancelot, aka Wine Explorers, a parcouru 90 pays, 101 régions, a dégusté et répertorié près de 5 500 vins. Il sort ces jours-ci un ouvrage sur ce premier tour du monde des vignobles.

À la rédaction d’En Magnum, on connaît bien Jean-Baptiste Ancelot et ses compères photographes, Ludovic Pollet puis Brice Garcin. Au début de leur aventure, ils étaient venus nous voir pour nous parler du tour du monde du vin qu’ils venaient d’entamer. Leur objectif ? Réaliser le premier recensement mondial de tous les pays viticoles. Rien que ça. Évidemment, cela nous a intéressé et le rédacteur en chef Nicolas de Rouyn leur a immédiatement proposé un rendez-vous récurrent avec les lecteurs d’En Magnum à coups de photos en doubles pages (parce qu’en grand, c’est toujours mieux). Dernier en date, « Les vignobles impossibles » (En Magnum #17), un dossier qui zoome sur les endroits les plus inattendus pour faire du vin : la Norvège et son vignoble le plus septentrional au monde, l’Équateur où la vigne pousse dans des conditions extrêmes et le Gabon qui possède une micro production de vin près de la latitude zéro.

Un globe-trotter heureux et bien entouré lors de la soirée de lancement du livre, avec de gauche à droite : Sumit Jaiswal (domaine Grover Zampa, Inde), Sari Khoury (domaine Philokalia, Palestine), Jean-Baptiste Ancelot et Nasser Soumi (artiste Palestinien). ©Brice Garcin.

Après quatre ans de voyage, le globe-trotter a donc réussi à boucler son tour du monde. Plus de 500 domaines visités, 5 500 vins répertoriés, 400 000 km parcourus… Cette folle aventure valait bien un ouvrage de 300 et quelques pages qui recensent les vignobles de tous les pays visités par l’auteur. Une vision 360° de la planète vin et des vigneron(ne)s du monde entier qui parlent au fond tou(te)s le même langage universel du terroir.

Wine Explorers, le premier tour du monde du vin, Jean-Baptiste Ancelot, préface de Jean Moueix, Omniscience, 35 euros.

Pour ceux qui ne connaissent pas le projet, nous avions interviewé l’auteur il y a quelques mois.

Photo d’ouverture : L’auteur au fond d’un qvevri dans le village de Tkemlovana, en Géorgie (©Brice Garcin).

Women do wine

Depuis les années 80, le vignoble du Languedoc a gravi progressivement mais sûrement les échelons de la reconnaissance, Corbières en tête, promus au rang d’AOC en 1985. Une révolution qualitative à laquelle, on ne le sait pas toujours, bien des femmes ont pris part. Par Pascale Cassagnes

Un rôle clé au sein de l’appellation
Aujourd’hui une nouvelle génération a pris le relais. Vigneronnes, conseillères-œnologues, directrices de cave ou de syndicat, elles « jouent un rôle déterminant au sein de notre appellation devenue leader de la culture biologique (…) », assure Gérard Bertrand qui signe la préface d’un livre qui vient de leur être consacré. L’auteur, Jean-Jacques Monitgnies, qui a déjà signé une trilogie sur le vin (de Loire, Beaujolais et Cahors), y brosse le portrait de seize d’entre elles, avec la complicité de Jérôme Morel, photographe et éditeur.

Seize femmes qui font du vin
Ponctués d’épisodes historiques, de haltes gourmandes, de récits de balades dans les garrigues, près des étangs, des oliviers ou des amandiers, ces portraits « de femmes qui font du vin et non des vins de femmes » ont la saveur des belles rencontres. On fait ainsi plus ample connaissance avec Claude Vialade qui dans le sillage de son père Jean a voulu que ses domaines (Auriol) soient « en avance sur leur temps ». Et a contribué à la définition des onze terroirs. Sur les Terrasses de Lézignan, on admire la reconversion de Laurence Rigal, qui a laissé derrière elle Paris et une carrière dans la publicité pour poursuivre l’œuvre d’optimisation qualitative initiée par sa mère au Château du Grand Caumont. Non loin, au château de Boutenac, on découvre les objectifs ambitieux de Catherine Verneuil, depuis trois ans à la tête de l’AOC, première du Languedoc en superficie comme en volume, et, près de Lagrasse, le beau chemin parcouru par Gwendoline Briot, une Bretonne qui conduit la dynamique cave coopérative de Camplong… Pour ne citer que quelques-unes de ces « fées des parcelles » qui participent activement à l’essor et au dynamisme actuel des vins des Corbières.

Femmes de vin en Corbières, Jean-Jacques Montignies, photographies de Jérôme Morel – Editions de la Cévenne – 28 euros.

Un second vin qui a tout d’un grand

Vinifié de main de maître, ce second vin La Chapelle de Potensac est une parfaite représentation de ce qui fait le grand charme des vins de Bordeaux, n’en déplaise aux adeptes du bordeaux bashing.

La grande zone viticole du Médoc couvre le haut-médoc avec ses appellations illustres, margaux, pauillac, saint-julien… Contrairement à l’idée répandue, le haut-médoc est la zone la plus au sud et la plus élevée en altitude ; son point culminant à Listrac ne dépasse pourtant pas 43 mètres.

Un vrai bordeaux, savoureux et équilibré
La partie la plus au nord, bien plus petite en taille, couvre l’appellation médoc, la plus proche de l’océan. On y trouve souvent des vins d’un abord un peu plus austère que celui des crus prestigieux du sud. Mais quand un domaine est de longue date aux mains d’une équipe technique de premier plan, celle du château Léoville Las Cases de saint-julien que nous assimilons depuis des lustres à un premier cru classé, cette austérité est totalement gommée. La Chapelle de Potensac est un second vin. Elle a été vinifiée pour être plus souple que son grand frère mais ne manque certainement pas de matière. Elle bénéficie de la plénitude du millésime 2015 et permet de se faire une idée juste de cette récolte remarquable quand beaucoup de crus classés sont actuellement dans une phase dite « fermée ». C’est un vrai bordeaux, savoureux et plein, équilibré, digeste. Il ravira les amateurs du style, dommage pour ceux qui ont décrété que la région est passée de mode.

Le vin : Château Potensac, la chapelle de Potensac, médoc, rouge 2015
Le prix : environ 14 euros, 26,50 euros en magnum chez Leclerc
Les coordonnées : 05 56 73 25 26 et [email protected]

Toutes les infos sur ce domaine sont à retrouver dans l’appli Le Grand Tasting.