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Cornas, une dégustation anniversaire

En haut à gauche, les vignes de Cornas (photo : Cyril Crespeau). Ci-dessus, le château de Crussol (photo : Claude Fougeirol).


Créé par l’office du tourisme de Rhône Crussol, après obtention du label Vignobles & Découvertes en 2010, le “fascinant week-end” consacré à la découverte des terroirs de Cornas et Saint-Péray – événement accueillant plus de 2 500 visiteurs – est devenu un rendez-vous aux multiples facettes proposant désormais aux « amateurs de vin, de gastronomie et de nature » de découvrir chaque troisième week-end d’octobre pas moins de douze destinations labellisées Vignobles & Découvertes de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sur le territoire d’origine de ce concept dont l’objectif était de créer « un cercle vertueux et une dynamique de développement », l’édition 2018 du week-end qui se déploie chaque année De Cornas en Saint-Péray, à quinze minutes à l’ouest de Valence et une heure au sud de Lyon, permettra à l’amateur de découvrir au fil de différentes activités les trois appellations (cornas, saint-péray et saint-joseph) et les trois cépages (syrah, roussanne et marsanne) qui caractérisent ce paysage viticole constitué de coteaux plantées parcelles très pentues.

Des balades dans le vignoble – il y a là des kilomètres de sentiers de randonnées à pieds, à VTT ou à cheval – à l’atelier pour enfants consacré à la construction de nichoirs (c’est demain, les détails ici) en passant par les incontournables accords (vin et café au domaine Colombo, vin et fromage au domaine Leménicier, vin et chocolat au domaine Eric et Joël Durand) et la dégustation spéciale “80 ans de l’AOC cornas” organisée au domaine du Tunnel par le vigneron Pierre Clape (domaine Auguste Clape), toutes les propositions du week-end sont à découvrir .

69 châteaux attendent les amateurs

Premier d’une série automnale de trois week-end dans le vignoble sur la route des vins de Bordeaux en Graves et Sauternes*, les journées ”portes ouvertes” qui se tiennent samedi et dimanche dans l’appellation graves seront suivis d’un même rendez-vous donné par les AOC sauternes et barsac les 10 et 11 novembre et par l’AOC pessac-léognan les 1er et 2 décembre. Pour l’heure, l’amateur est attendu durant ces deux jours dans 69 propriétés (de 10 h à 19 h) pour différentes « dégustations, animations gourmandes et activités insolites. » Le programme complet de cette vingt et unième édition de l’événement est à découvrir ici et le générateur de parcours permettant de personnaliser sa visite est . Outre cet accueil à la propriété, des ateliers de dégustation organisés par l’Ecole du vin de Bordeaux – initiation, œnoquizz, focus sur les graves blancs et rouges – se tiendront dans le cadre de la Maison des vins de Graves, à Podensac. Tarif : 2 euros la session de 45 minutes, réservation ici.

« Durant deux jours,
les châteaux de l’appellation ouvrent grand leurs portes et proposent une plongée conviviale dans l’univers de ces propriétés familiales. Le raisin à peine ramassé, on profite des odeurs et de l’ambiance des vendanges qui se terminent tout juste »

* Afin de promouvoir ensemble leur destination, une route des vins de 50 kilomètres et un territoire viticole de 7 300 hectares, les appellations pessac-léognan, graves, sauternes et barsac sont réunies depuis quelques années au sein d’une même structure comptant 150 membres (châteaux, hébergements, restaurants, loisirs, patrimoine, cavistes, maisons de vins, etc.) et dotée du label Vignobles & Découvertes

Le succès de la solidarité


Association caritative basée sur la mobilisation d’un bel ensemble de 102 châteaux, domaines et maisons de tout le vignoble français (nous vous avions annoncé sa création ici en 2015), « 12 de cœur » vient de remettre un chèque de 800 000 euros aux Restos du Cœur, en présence de Patrick Bruel – parrain de l’opération – et de Romain Colucci. Cette somme conséquente raconte un beau succès, celui d’une vente aux enchères qui s’est tenue en mai dernier à Hong Kong afin de proposer aux amateurs du monde entier d’acquérir différents lots de grands vins, dont de rares millésimes et « un lot hors du commun constitué de 102 magnums provenant des 102 domaines engagés dans le projet. » Première opération du genre menée en Asie, cette vente exceptionnelle a réalisé un total de 1,13 million d’euros, intégralement reversé aux Restos du Cœur à l’association Teach for China.

Avec une pensée particulière en hommage à Véronique Colucci, qui fut « un soutien de la première heure de cette initiative », Pierre Henry Gagey – co-fondateur de « 12 de cœur » avec Aubert de Villaine, Jean-Pierre Perrin, Jean-François Moueix, Jean-Claude Rouzaud et Michel Boss – a rappelé que l’association de vignerons avait à cœur de « jouer un rôle dans la société », raison pour laquelle il a été décidé dès 2015 d’aider les Restos du Cœur et ses actions menées au quotidien en faveur des plus démunis. Forte de l’ampleur de la mobilisation dès la première édition de cette « opération caritative unique en son genre » , l’association « 12 de cœur » a l’ambition de pérenniser son action (la prochaine vente aux enchères aura lieu en mai 2019) et d’encourager toujours plus de domaines, châteaux et maisons, à la rejoindre afin d’amplifier ce mouvement inédit dans le monde du vin.

Parmi les flacons mis au enchères à Hong Kong, un lot était constitué par une centaine de magnums et quelques millésimes exceptionnels, symbole des 102 vignerons partenaires de l’association « 12 de cœur »

Promontory, la naissance d’un grand cru

« Ça ne m’est jamais arrivé de découvrir un vin que je ne connaissais pas et de me dire que c’est le plus grand vin que j’ai dégusté cette année. C’est pourtant ce qui m’est arrivé en dégustant à l’aveugle Promontory 2012. » Pour tout savoir sur ce domaine situé au nord de San Francisco qui a bluffé Thierry Desseauve, regardez « Promontory, naissance d’un grand cru ».

Ratatouille et abricots

C’est la règle depuis le début d’En Magnum, Antoine Pétrus, tel l’oracle, nous donne ses meilleures idées autour de thèmes de saison. Un plat, des vins

La ratatouille
Chaude, tiède ou froide, Antoine ? « Plus c’est froid, plus les saveurs sont enfermées. » Nous voilà prévenus. La saveur première de chacun des légumes fonctionnent mieux dans le chaud. Ou le tiède. Pour ce fin gourmet, l’idéal est de maintenir le plat à la température de cuisson, c’est un mijotage. « C’est un plat pour les rosés. Plus froide, on accordera la ratatouille avec un vin primaire, un vin de l’année, le 2016 du domaine de Fontenille ou celui du domaine des Pallières, un gigondas rosé. » Le domaine des Pallières appartient à la famille Brunier qui produit aussi un grand châteauneuf-du-pape au Vieux Télégraphe. « Avec une ratatouille plus chaude, cherchons un rosé plus charnu, à mi-chemin entre l’acidité d’un blanc et le léger tannin d’un rouge. La cuvée Rose de Pradel 2015 du domaine La Terrasse d’Élise, du côté d’Aniane. Une saignée faite sur des cinsaults, douze mois d’élevage en barriques, une vraie couleur. » Antoine enchaîne avec la cuvée Parisy, un de ses vignerons favoris, Emmanuel Reynaud. « C’est une cuvée non millésimée que je mettrais six à sept ans en cave. C’est un vin onctueux que je servirais à 14-15°C, comme un rouge frais, histoire de pousser l’idée jusqu’au bout. »

La tarte aux abricots
« Ce qui me fascine dans ce fruit, c’est qu’il est aussi acide qu’il est sucré, c’est un fruit vibrant. » Maintenant, je regarde l’abricot avec d’autres yeux. Merci, Antoine. Dans ce cas de figure et avec un vin moelleux qu’il jugera plus sur son acidité que sur son sucre. « Je pense particulièrement à l’excellent coteaux-du-layon, chaume premier cru, du Clos de l’Élu, en Anjou. Un nez d’une brillance et d’une clarté impressionnantes. On sent la baie à son stade parfait de surmaturité. » Antoine nous parlera du vigneron et de ses convictions. « C’est courageux de se donner du temps et du mal pour refaire de grands moelleux. » Ce que ne démentiront pas ceux du domaine de L’Alliance, à Sauternes. « C’est une micro-propriété qui nous donne une expression contemporaine du botrytis, très digeste. Ce sauternes 2016, jeune, n’est pas dissociable de l’assiette. » Autre idée, un muscat du Cap-Corse 2016 du domaine Pieretti. « Je crois plus que jamais au muscat dans les vignobles du Sud. C’est un muscat fortifié, muté, un muscat subtil, nuancé, qui ne se livre pas d’évidence. En fait, c’est ça que j’aime dans le muscat. » Nous voilà parés pour l’été.

 

Antoine Pétrus, sommelier surdoué et directeur général du restaurant (et du groupe) Taillevent, une institution qui vient de voir entrer dans son giron une autre institution majeure de la grande restauration parisienne, le célèbre Drouant.

Cette chronique a été publiée dans EnMagnum #12 sous une forme différente.
Le numéro 13 est en vente chez votre marchand de journaux.

Mes magnums (78) : la Bourgogne en mode normal

Domaine Jean Féry,
nuits-saint-georges 1er cru Les Damodes 2016

Pourquoi lui
Le double avantage des domaines de Bourgogne moins connus, c’est qu’ils ont du vin à vendre et le pied sur le frein des tarifs. Et puis, ayons de la tendresse pour ceux qui vinifient vingt-deux appellations différentes sur quatorze hectares.

On l’aime parce que
Un beau pinot noir de la côte de Nuits, nous sommes plutôt pour. Toujours. On en croisera certainement de plus puissants, de plus prometteurs, ce nuits-là est un vin charmant. Le charme n’est pas un gros mot, ok ? Sans compter ceux qui le font. La grand-mère, Marcelle, une femme de tête, fine experte de ses vins, quand elle n’aime pas, elle n’aime pas et c’est tout. Le fils, Jean-Louis, passionné de beaux bourgognes, très fin connaisseur de son environnement et grand avocat lyonnais. Le petit-fils, Frédéric, serial entrepreneur lyonnais et gérant (et avenir) de la propriété. Des gens merveilleux. Ils valent largement tous les détours, même si Échevronne est un bout de vallée, il est caché derrière la colline de Corton. Pas exactement le bout du monde.

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Mes magnums (77) le grand vin d’un rebelle

Domaine Gourt de Mautens,
IGP vaucluse 2013

Pourquoi lui
Aimer gourt-de-mautens pour la vie, c’est facile. Il suffit d’y avoir été une fois (deux, c’est mieux) et d’avoir bavardé avec Jérôme Bressy en regardant la colline, ses considérations sur le style, d’où il vient, tout ça. Ce garçon n’est pas un rebelle, en fait, c’est un chercheur intense (comme ses vins). Il n’a qu’une idée, livrer chaque année le meilleur gourt-de-mautens possible. Il y parvient souvent.

On l’aime parce que
Simplement, l’assemblage de huit cépages est une performance en soi, un jeu complexe où notre homme excelle. Ce millésime, c’est grenache noir, mourvèdre, carignan, counoise, vaccarèse, syrah, cinsault et terret noir. 2 % pour le terret noir. Ah, une pincée de sel, à peine. Bressy tient à ses cépages oubliés, plantés avec l’accord des autorités, accord invalidé quelques années plus tard. Il a refusé de se plier au diktat absurde, il a quitté l’appellation.

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L’Esprit souterrain qui habite Pommery

Olivier Kosta-Théfaine, Contempler le ciel, 2018. Photo : Michel Jolyot

Nous vous avions annoncé ici l’ouverture à Reims de la nouvelle Expérience Pommery, exposition d’art contemporain placée sous le commissariat d’Hugo Vitrani et intitulée L’Esprit Souterrain qui accueille jusqu’en juin les œuvres d’une vingtaine d’artistes internationaux issus de générations et de pratiques différentes. « Ni institution, ni musée mais bien maison de champagne, Pommery, avec son engagement dans l’art, a ouvert les portes d’un mécénat d’entreprise sans pareil. » La preuve dans cette série d’images donnant un (petit) aperçu de cette nouvelle proposition qui se déploie dans les caves du domaine, dédale de dix-huit kilomètres situé à trente mètres sous terre.

Pablo Valbuena. Photo : Fred Laures
SKKI, The Memory Hole, 2018. Photo : Fred Laures
Antwan Horfee, The Rave Cave, 2018. Photo : Fred Laures 
Holly Hendry, Homeostasis II, 2018. Photo : Fred Laures 
Cleon Peterson, Into the Night, 2018. Photo : JP Gabriel

Tania Mouraud, VANITASVANITATUMETOMNIAVANITAS, 2018. Courtesy de l’artiste et de la galerie Rabouran Moussion (Paris).

Ruinart en masterclass exceptionnelle

Avis aux œnophiles, novices ou expérimentés : « Sans autre formation professionnelle qu’une gourmandise certaine des bonne bouteilles »*, ils peuvent s’inscrire dès aujourd’hui à une série de masterclass exceptionnelles qui se tiendront les 19, 20 et 21 octobre au sein de l’éphémère et parisienne Maison 1729. Animées par Frédéric Panaïotis, chef de cave de Ruinart, Caroline Fiot, œnologue ou encore Raphaële Léon-Grillon, œnologue et responsable de la production chez Ruinart, ces dégustations permettront de mieux saisir et comprendre l’esprit et le style de la maison. Avec à l’appui des cuvées représentatives, tel le Brut Rosé, cuvée historique qui joue parfaitement sur la complémentarité des chardonnays de la côte des Blancs et des pinots noirs de la montagne de Reims et de la vallée de la Marne. Ou la cuvée signature « R », expression première du “goût Ruinart”. Autour du chardonnay, fil conducteur de tous les assemblages de la maison, pinot noir et pinot meunier apportent leurs notes et leur structure. « Dans ses deux versions, brut non millésimé et millésimé, “R” permet de réaliser des accords mets et vins variés et plus pointus. Les deux formats de champagnes millésimés, 2007 en magnum et 2010 en bouteille, mettront en avant l’influence du contenant dans le vieillissement », souligne Frédéric Panaïotis. Pour compléter et prolonger la découverte, la masterclass se terminera sur quelques accords gourmands.

Horaires et tarifs :
Samedi 20 octobre et dimanche 21 octobre, de 11 h à 13 h et de 14 h à 16 h.
90 euros par personne, 4 cuvées au programme. Inscription ici.

* La citation est de Colette.

Le Ruinart Sommelier Challenge expliqué par Frédéric Panaïotis, chef de cave de la maison Ruinart

Demeure éphémère de Ruinart au cœur de Paris, la Maison 1729 accueillera le lundi 22 octobre la première édition française du Ruinart Sommelier Challenge. Lancé en 2010 aux Etats-Unis, ce programme international est aujourd’hui organisé dans douze pays. « Plus qu’un concours, il s’agit d’un moment privilégié de rencontres, d’échanges et de partage d’expériences pour les sommeliers », précise Frédéric Panaïotis, chef de cave de la maison, qui en est l’animateur et l’un des initiateurs.

Qu’elle est la particularité de ce challenge ?
Lorsque nous l’avons créé, notre ambition était d’apporter aux sommeliers des connaissances autres que celles qu’ils pouvaient trouver dans les livres, sur Internet ou dans les dégustations classiques. Ce challenge devait non seulement mettre en lumière les plus grands talents, mais aussi avoir un objectif éducatif et participer au développement et à la promotion de la formation continue au sein de la filière vin. Nous avions également envie d’inviter les sommeliers à vivre une belle aventure humaine. Une expérience inoubliable autant qu’inspirante. Tout a commencé en 2010 avec une première édition à New York, suivie d’autres sessions la même année à Chicago, Miami et San Francisco. En huit ans, nous sommes passés de un à douze pays. Nous avons réussi à construire une belle communauté de sommeliers. Des groupes se sont formés, qui communiquent régulièrement sur les réseaux sociaux et se retrouvent à travers le monde.

Comment se déroule l’événement ?
La matinée s’ouvre sur une dégustation à l’aveugle. L’épreuve, d’une quarantaine de minutes, est assez technique. Nous demandons aux sommeliers de décrire précisément quatre vins tranquilles ou pétillants et d’en tirer des conclusions, à mots choisis, en s’approchant au plus près de leur identification. Deux vins sur quatre doivent être commentés en anglais. Nous leur demandons aussi des suggestions d’accords et de température de service. Pendant la dégustation, le jury établit une grille de correction des copies. Cette année, j’aurai à mes côtés Hervé Bizeul et Thierry Desseauve, président de Bettane & Desseauve.

Vous basez-vous sur un thème précis ?
Oui, différent chaque année, il n’est dévoilé qu’au début de l’épreuve. En guise d’exemple, nous avons abordé lors de précédents challenges des sujets tels que la couleur des vins rosés, les thiols dans les vins ou encore la physique de l’effervescence (Phys behind the fizz). Après l’exercice pratique, j’anime donc une présentation sur un sujet technique en lien avec le thème du jour et cette séance est illustrée par une dégustation. La matinée se conclut par un déjeuner accompagné de cuvées de la maison Ruinart. Pour cette édition exceptionnelle, j’ai travaillé des accords mets-vins avec le chef invité de la Maison 1729, le triplement étoilé Emmanuel Renaut (Flocons de sel, Megève). Les résultats finaux sont communiqués le jour-même avec l’annonce du sommelier ou de la sommelière qui viendra approfondir ses connaissances à nos côtés, en Champagne.

Quel est le programme de ce séjour champenois ?
Le ou la gagnant(e) de cette première édition française sera convié(e) en juillet 2019 à un séjour de formation et de découverte de quatre jours en Champagne aux côtés des sommeliers vainqueurs des autres Ruinart Sommelier Challenge organisés dans le monde. Outre la visite privée des crayères de la maison Ruinart, le programme, qui se veut à la fois instructif, convivial et gourmand, comprend des sessions de dégustation uniques autour de différents styles de blanc de blancs (le chardonnay étant la signature de la maison Ruinart, ndlr), la découverte de la région, de son terroir, de sa géologie, de sa gastronomie. Une visite du vignoble expérimental du CIVC (interprofession du champagne, ndlr) est aussi prévue. L’occasion d’aborder notamment le développement durable et l’évolution de la viticulture dans les prochaines décennies. Notre objectif est offrir aux sommeliers le voyage le plus enrichissant qu’ils aient jamais fait autour du vin.

Pour s’inscrire au Ruinart Sommelier Challenge de Paris, c’est ici.

Par Pascale Cassagnes
Photo : Erwin Olaf