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La nouvelle perle de Relais & Châteaux

Ouvert en juin dernier, l’hôtel et restaurant Lalique installé au château Lafaurie-Peyraguey, fleuron œnotouristique du Sauternais dont nous vous en avions parlé ici, vient de rejoindre le prestigieux cercle des 552 établissements estampillés Relais & Châteaux de par le monde. Une certification d’excellence qui vient confirmer le souhait de Silvio Denz, propriétaire des lieux et président-directeur général de Lalique, de faire vivre une expérience inédite aux hôtes de ce bel édifice de 400 ans d’âge et de « partager un patrimoine unique et créer l’émotion, celle que génère un premier cru classé. »

Convergence de quatre univers (le vin, le cristal, la gastronomie, l’hospitalité) déclinés en dix chambres, trois suites, une vinothèque, un bar à cocktails imaginés par le sommelier Adrien Cascio et un restaurant gastronomique orchestré par Jérôme Schilling, cette belle adresse située à trois quarts d’heure de Bordeaux a été décorée par les designers d’intérieur Lady Tina Green et Pietro Mingarelli, créateurs de la ligne de mobilier Lalique Maison. Elle est désormais tenue par Christophe Noulibos, maître de maison ayant déjà officié dans deux mythiques Relais & Châteaux (Château de La Chèvre d’Or à Eze et Grand Hôtel du Lac à Vevey, en Suisse) : « Ici, tout est mis en oeuvre pour que nos hôtes vivent un moment hors du temps où est mis en exergue l’art de recevoir à la française. »

Président de Relais & Châteaux, association dont les membres partagent un ensemble de valeurs dont font partie l’ancrage local, le partage et l’engagement, Philippe Gombert s’est déclaré particulièrement fier et heureux d’accueillir le château Lafaurie-Peyraguey : « La passion de Silvio Denz pour l’art et le vin a donné naissance à une bouteille unique qui allie le cristal blanc pur et satiné de Lalique à l’or de l’un des plus grands crus de Sauternes. Si les pierres et le vin du château sont d’or, la table est de cristal et d’argent. Le raffinement est dans chaque détail. La cuisine de Jérôme Schilling et la qualité du service sont à la hauteur des lieux. Je souhaite à ses hôtes de vivre pleinement ce luxe ultime fait d’un terroir à l’histoire séculaire et de la passion et du savoir-faire des hommes qui ont su sublimer son expression. »

Stéphane Tissot, le grand magicien du chardonnay

Ce n’est pas pour rien que nous avons choisi de mettre la cuvée « En Barberon » en couverture du dernier numéro d’En Magnum. En complément de l’article sur le Jura, à retrouver en page 76 de ce numéro (#13, sept-oct-nov 2018), découvrez en vidéo la bonne humeur et la maestria de Stéphane Tissot pour qui « la vie est toujours belle ». Sa fabuleuse cuvée de blanc, un chardonnay sur sols calcaires, tout comme la personnalité de son créateur, ont totalement séduit notre experte Véronique Raisin.

Quand le vignoble se raconte

Depuis hier, les amateurs en visite dans le vignoble champenois seront guidés au cœur des terroirs des maisons Mumm et Perrier-Jouët par des bornes connectées. « Témoins d’une époque où elles délimitaient et identifiaient les parcelles », ces jalons sont désormais dotés de puces NFC permettant aux promeneurs d’accéder à des informations via leur smartphone.

Chaque borne renvoie à une fiche détaillant la parcelle : son nom, le cru dont elle fait partie, son encépagement et la cuvée concernés. Ludique et pédagogique, cette nouvelle manière d’envisager la visite guidée et de découvrir les pratiques viticoles qui ont cours dans les vignes de Cramant, Avize, Ay, Mailly, Dizy et Mareuil-sur-Ay, vient compléter la découverte des caves.

Si ces trente-cinq bornes connectées installées dans leurs vignobles respectifs illustrent « l’esprit d’innovation de deux maisons de champagne historiques », elles montrent aussi leur volonté d’établir des partenariats avec des entreprises locales, cette technologie ayant été développée par Daven Design, une entreprise familiale située dans les Ardennes et spécialisée dans le béton « tatoué et connecté. »

La belle saison du vin

Parmi les différents rendez-vous à ne pas manquer cette saison à la boutique Les Caves de Taillevent (l’agenda des dégustations est ), les dix jours des traditionnelles Automnales figurent en bonne place. Dès jeudi et jusqu’au samedi 29 septembre, les amateurs pourront bénéficier d’une remise de 20 % sur une sélection de 100 vins (rappelons que cette célèbre adresse propose un éventail unique de plus de 2 000 références de vins et spiritueux, « des appellations les plus célèbres aux plus confidentielles »), dont certains font partie de la “Collection Taillevent”, série d’étiquettes qui se veut le reflet de la philosophie de la maison et de son ouverture sur les vignobles de l’hexagone et du monde.
Tous les vins, tous les prix, en cliquant ici.

Mes magnums (73) La Provence d’en haut

Domaine de Trévallon, IGP Alpilles 2015, rouge

[Pourquoi lui] Même si c’est stupide d’avoir un vin préféré, je ne suis pas loin de laisser croire que trévallon est mon vin préféré. En rouge, bien sûr, et en blanc, moins connu, sublime aussi. Parce que ce morceau d’Alpilles est un endroit fantastique. Les vignes en parcelles entourées de forêts de chênes verts et de pins valent la visite.

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L’Esprit souterrain

Au cœur des crayères de la maison Pommery à Reims, l'œuvre du duo d'artistes Pakui Hardware (photo : Fred Laurès).

C’est sur le thème du souterrain et sous le commissariat d’Hugo Vitrani que vient de s’ouvrir la quatorzième édition d’une exposition rémoise d’envergure, fruit des liens entre la maison Pommery et l’art contemporain qui déclinera jusqu’au 15 juin prochain les œuvres de Tania Mouraud, Aline Bouvy, Bruno Gironcoli, SAEIO, Olivier Kosta-Théfaine, Wouter van Veldhoven, Matias Faldbakken, Guillaume Bresson, Alix Desaubliaux, Ida Ekblad, Mohamed Bourouissa, Tala Madani, SKKi ©, Antwan Horfee, Holly Hendry, KAYA (Debo Eilers, Kerstin Brätsch) avec N.O. Madski, Pakui Hardware, Keiichi Tanaami, Zsofia Keresztes, Cleon Peterson, Florian et Michael Quistrebert.

Ces artistes internationaux issus de générations et de pratiques différentes (sculpture, peinture, vidéo, graffiti, musique, etc.) ont été invités à produire autour d’une même notion des œuvres in situ, en réponse au lieu, qu’il s’agisse de mieux le révéler, le magnifier ou le défier : « Le souterrain est un territoire de fantasmes. On y avance à pas de loup tant l’imprévu menace mais attire. Une no-go-zone dont la réalité augmentée serait hantée de chimères, de magma en chaleur, de serpents à trois têtes, de rituels chamaniques, de mystères, de beautés convulsives et de veines électriques », écrit Hugo Vitrani dans le texte qui accompagne l’exposition.

« Le domaine Pommery est souterrain. Ses caves sont composées de perspectives de tunnels, d’alcôves profondes et obscures, d’immenses crayères aux murs patinés et verdâtres d’humidité. Plongé dans ce labyrinthe – à la fois cavernes pariétales et tunnels du métro – le public se retrouve entre passé et présent, dedans et dehors, mystique et technique. Plongée dans l’opacité, l’exposition L’Esprit souterrain fonctionne comme une traversée des frontières physiques et mentales : l’art fait corps avec les lieux ou s’y confronte, entre éclat de lumière et pénombre, du monumental au détail, du spectaculaire à l’invisible en passant parfois par l’inaccessible.  »

L’Esprit souterrain, Expérience Pommery #14.

14 septembre 2018 -15 juin 2019, détails et réservation ici.

Les cavistes évaluent les cavistes

Organisé par le syndicat des cavistes professionnels (SCP), une entité créée en 2011 afin de représenter la profession auprès des institutionnels et de contribuer au développement et à la valorisation du métier auprès du public, le concours du meilleur caviste de France se déroule chaque année en partenariat avec le groupe Thiénot Bordeaux Champagne et vise à distinguer les qualités d’expert en vin, bières et spiritueux des cavistes tout autant que leurs compétences de commerçants (en France, près de 5 750 magasins spécialisés proposent aux amateurs des sélections de boissons alcoolisées ou non et chaque jour, les cavistes accueillent et conseillent environ 180 000 clients).

La demi-finale de cette session 2018, qui s’est tenue lundi dernier au château Belgrave, a réuni quarante participants autour d’une épreuve de culture générale et d’une épreuve de dégustation. Ces dernières ont été conçues par un jury composé d’exigeants confrères (en photo ci-dessous) : Patrick Jourdain, membre fondateur et vice-président du SCP (Les Caves Max Jourdain à Cusset et Les vins Girard à Thiers), Yves Legrand, membre fondateur de la fédération des cavistes indépendants (FCI) ainsi que du SCP qu’il préside depuis sa création (Chemin des Vignes à Issy-les-Moulineaux et à Paris) et Stéphane Alberti, Caviste d’Or 2014 (Cave Vin Passion à Saint-Amant-Tallende et Ceyrat).

Après cette journée médocaine dont on retrouvera le détail ici, les huit finalistes listés ci-après se retrouveront le 15 octobre à Paris pour disputer la finale, en présence du comédien François-Xavier Demaison, parrain de cette compétition : Marco Bertossi (La Dolia, Castelnau-le-Lez) ; Cyril Coniglio (Rhône Magnum, Pont-de-l’Isère) ; Eric Fèvre (Millésimes et Saveurs, Reims) ; Jean-Philippe Leroy (Vinothentik, Chabeuil) ; Franck Naudot, (Les Caves Naudot, Gannat) ; Fabrice Renner (Au Monde du Vin, Saint-Louis) ; Julien Ruault (Cave Nicolas, Reims) ; Antoine Sfeir (Le Repaire de Bacchus, Paris 15e).

« Ce que récompense le concours du meilleur caviste, c’est la qualité de la relation entre le caviste, ses produits et ses clients ; c’est le professionnalisme du chef d’entreprise ou du caviste-conseil qui fait tourner sa boutique, qui adopte et met en oeuvre la bonne approche, celle qui lui permettra de faire la différence entre son commerce spécialisé et la concurrence. »

Hymne au voyage

Comme nous vous l’avions annoncé ici, le catalogue de l’édition 2018 de la vente aux enchères de cognacs La Part des Anges déploie pour la première fois différentes expériences inédites dans l’univers, plutôt secret, de ces vénérables eaux-de-vie. Parmi l’éventail de flacons offerts par les maisons à l’occasion de cette soirée caritative organisée par l’interprofession du cognac (BNIC), certains seront ainsi dotés d’un supplément d’intérêt pour l’amateur.

Issue d’une collaboration entre l’agence Linea et la maison Larsen, fondée en 1926 par un aventurier norvégien pris de passion pour le cognac après une escale imprévue en France, la carafe ci-dessus est « fidèle à la personnalité pionnière de Jens Reidar Larsen et inspirée de ses nombreux voyages et expéditions. » Le cognac qu’elle contient a vieilli en fût de chêne au sein du fort Boyard : « L’eau-de-vie, l’une des plus exceptionnelles de notre Paradis, a été distillée sous Jean Larsen, deuxième génération de la famille, et a vieilli plusieurs décennies en fût avant d’être transférée en dame-jeanne pour figer son équilibre unique avant de connaître un vieillissement ultime sur le fort. »

De ces influences maritimes et ce goût pour l’exploration qui caractérisent cette maison cognaçaise, l’acquéreur pourra se faire une idée encore plus précise en étant invité à déguster son cognac dans ce même lieu, qu’il ou elle rejoindra par hélicoptère. C’est la maison Artcurial qui est en charge de la dispersion des vingt-deux carafes et assemblages exceptionnels – assortis de quinze expériences – proposés aux enchères pour cette onzième édition de La Part des Anges.

Ci-dessus, carafe soufflée bouche maintenue sur une sculpture en chêne massif qui évoque la charpente du drakkar emblématique de la maison Larsen, deux pièces uniques réalisées par des artisans d’art français. Estimation : 5 000 euros.

Accords antillais

Quatrième dîner de la session 2018 du concours que la maison Champagne Collet consacre aux ouvrages signés par des chefs, la présentation du livre de Jean-Rony Leriche (Ma Cuisine antillaise, Editions Brigitte Eveno) a donné lieu la semaine dernière à des accords mets-champagne inédits. Comme l’exige la compétition, Jean-Rony Leriche a proposé autour des champagnes de la maison Collet, plus précisément ses cuvées Art Déco, Esprit Couture, Brut Rosé, Brut Vintage 2006 et Rosé Dry, un menu en cinq temps « où les influences créoles se sont mêlées au terroir champenois. »

Avec les champagnes précédemment cités se sont entre autres accordés des Accras, Banane Pezé, Souskay mangue verte et avocat, Plantureuse, un Bébélé de Marraine Roger et ses crevettes flambées, pain au lard épicé et un Colombo de poulet, gratin de banane jaune, selle d’agneau boucanée, frites de légumes du pays, autant de recettes que l’amateur retrouvera dans le livre de cet ancien basketteur de haut niveau né de parents haïtiens, élevé en Guadeloupe et « bercé depuis son enfance par la cuisine. »

Si Jean-Rony Leriche est arrivé en métropole pour y étudier la chimie, la cuisine le rattrape vite et c’est sous la houlette du chef Franck Reminel, au restaurant étoilé En Marge (Toulouse), qu’il réalisera son stage de fin d’étude. Après différentes expériences dans d’autres établissements et en tant que chef à domicile, Jean-Rony Leriche — qui enseigne également la cuisine – a ouvert à Toulouse en 2014, avec son ami Hervé Turlepin, le restaurant Leriche de saveurs. Les plats proposés sont un hommage au terroir antillais et haïtien, avec des dressages et une version gastronomique de mets peu connus.