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Vignerons & Terroirs d’Avenir, 3e édition


C’est parti pour la troisième édition du concours “Vignerons & Terroirs d’Avenir” organisé par la “maison de vins et vignobles” Advini*, en partenariat avec Montpellier SupAgro, avec pour ambition de « favoriser l’installation durable de jeunes vignerons (…) porteurs de projets solides et ambitieux sur des zones viticoles à fort potentiel qualitatif. » Avec 135 000 euros de dotations distribués, les deux premières sessions de ce bel encouragement au développement de l’activité viticole ont vu le dépôt de plus de 80 dossiers et ont donné lieu à l’audition de 14 candidats. En 2016, c’est Fréderic Berne, installé en Beaujolais (Château des Vergers), qui a remporté le premier prix. Cette année, il a été attribué à Maya Sallée et Nicolas Fernandez (Domaine La Calmette, Cahors), en photo ci-dessus.

« Participer à ce concours nous a tout d’abord permis de prendre du recul et de la maturité sur notre projet. Avoir remporté le premier prix nous donne un vrai coup de pouce pour démarrer et mettre en œuvre des initiatives dont nous n’avions pas les moyens. C’est fabuleux qu’un concours aide autant les jeunes vignerons simplement en leur demandant de défendre ce en quoi ils croient »

Nicolas Fernandez,
Domaine La Calmette

Grâce à un nouveau don d’Advini à SupAgro Fondation, l’édition 2018 du concours est dotée de 75 000 euros qui seront répartis en un premier prix de 50 000 euros, assorti de sept jours de conseil délivrés par des experts et partenaires d’Advini, et un second prix de 25 000 euros et trois jours de conseil. En tant qu’acteur fédérateur de la filière viticole française, et par la voix d’Antoine Leccia, son président, Advini souhaite « souligner les talents incomparables » que compte les différents bassins de production viticole français. « Dans un contexte international très dynamique, le vin séduit de plus en plus de nouveaux consommateurs à travers le monde. La France et ses jeunes vignerons doivent s’inscrire dans cette évolution en s’appuyant sur la grande qualité de ses terroirs, de ses hommes et de leur savoir-faire. »

Avec ce concours, Advini espère donner du “cœur à l’ouvrage” à tous les jeunes vignerons passionnés. Par jeune, entendre moins de 40 ans, cela fait partie des modalités de ce concours dont on trouvera le détail ici. Les candidats ont jusqu’au 31 décembre 2017 pour envoyer leur dossier complet par mail à l’adresse suivante : [email protected]

Vignerons & Terroirs d’Avenir, 3e édition


C’est parti pour la troisième édition du concours “Vignerons & Terroirs d’Avenir” organisé par la “maison de vins et vignobles” Advini*, en partenariat avec Montpellier SupAgro, avec pour ambition de « favoriser l’installation durable de jeunes vignerons (…) porteurs de projets solides et ambitieux sur des zones viticoles à fort potentiel qualitatif. » Avec 135 000 euros de dotations distribués, les deux premières sessions de ce bel encouragement au développement de l’activité viticole ont vu le dépôt de plus de 80 dossiers et ont donné lieu à l’audition de 14 candidats. En 2016, c’est Fréderic Berne, installé en Beaujolais (Château des Vergers), qui a remporté le premier prix. Cette année, il a été attribué à Maya Sallée et Nicolas Fernandez (Domaine La Calmette, Cahors), en photo ci-dessus.

« Participer à ce concours nous a tout d’abord permis de prendre du recul et de la maturité sur notre projet. Avoir remporté le premier prix nous donne un vrai coup de pouce pour démarrer et mettre en œuvre des initiatives dont nous n’avions pas les moyens. C’est fabuleux qu’un concours aide autant les jeunes vignerons simplement en leur demandant de défendre ce en quoi ils croient »

Nicolas Fernandez,
Domaine La Calmette

Grâce à un nouveau don d’Advini à SupAgro Fondation, l’édition 2018 du concours est dotée de 75 000 euros qui seront répartis en un premier prix de 50 000 euros, assorti de sept jours de conseil délivrés par des experts et partenaires d’Advini, et un second prix de 25 000 euros et trois jours de conseil. En tant qu’acteur fédérateur de la filière viticole française, et par la voix d’Antoine Leccia, son président, Advini souhaite « souligner les talents incomparables » que compte les différents bassins de production viticole français. « Dans un contexte international très dynamique, le vin séduit de plus en plus de nouveaux consommateurs à travers le monde. La France et ses jeunes vignerons doivent s’inscrire dans cette évolution en s’appuyant sur la grande qualité de ses terroirs, de ses hommes et de leur savoir-faire. »

Avec ce concours, Advini espère donner du “cœur à l’ouvrage” à tous les jeunes vignerons passionnés. Par jeune, entendre moins de 40 ans, cela fait partie des modalités de ce concours dont on trouvera le détail ici. Les candidats ont jusqu’au 31 décembre 2017 pour envoyer leur dossier complet par mail à l’adresse suivante : [email protected]

Le beau résultat


Le dîner de gala organisé samedi dernier par la jurade de Saint-Emilion, à l’initiative d’Hubert de Boüard, premier jurat a permis de récolter 122 000 euros au profit de Rose, association qui soutient et vient en aide aux personnes touchées par le cancer. Cette soirée qui se voulait festive et positive, nous vous en avions parlé en détail ici, avait pour but de récolter une somme significative. « Le contrat a été plus que rempli et les 170 convives ont ainsi pu assister à une soirée pleine de rires, de bonne humeur, de joie et d’espoir » et faire preuve de leur belle générosité lors d’une vente aux enchères caritative de grands vins issus de différentes appellations du vignoble bordelais (saint-émilion, sauternes, pomerol, médoc), mais aussi d’Alsace, de Bourgogne ou encore du val de Loire.

Aegerter vire au bio

Impliquée dans une dynamique d’exigences agro-écologiques depuis l’arrivée à sa tête de Paul Aegerter, en 2001, la maison bourguignonne du même nom s’engage pas après pas dans toujours plus de respect de ses sols et de ses vins. Après la mise en place de au fil des ans de cahiers des charges « toujours plus exigeants », concernant l’abandon des herbicides ou le travail des sols, l’heure de la conversion au bio est naturellement arrivée. Au sortir de « vendanges exceptionnelles » qui donneront naissance à la première cuvée AB de la maison, un bourgogne-hautes-côtes-de-nuits issu de vignes en fermage, Paul Aegerter dit espérer pouvoir convertir en bio « une grande partie du domaine à l’horizon 2025. » Depuis l’année dernière, un nouvel hectare est mené en agriculture bio en appellation hautes-côtes-de-nuits, propriété du domaine cette fois. Avec « l’ envie de perpétuer la qualité des grands vins tout en préservant ces climats uniques de Bourgogne », la maison entend bien proposer encore bien d’autres de ces cuvées « peu interventionnistes où l’expression du fruit prime. »

Clos de Tart, c'est François Pinault qui l'acquiert

La rumeur l’envoyait dans les bras de Roederer, c’est finalement François Pinault qui l’emporte. On peut quoiqu’il en soit parler d’une transaction historique et ce, à plus d’un titre. C’est seulement la quatrième fois depuis 1141que le Clos de Tart change de main. Et inévitablement le montant de la transaction est tout aussi « historique ». Il pourrait être de l’ordre de 250 millions d’euros. Un nouveau record. Une histoire qui ne manquera pas de faire grincer bien des dents localement. Chaque inflation du coût des vignes rend en effet les transmissions familiales de plus en plus complexes.
Le Clos de Tart à Morey-Saint-Denis est considéré parmi les tous meilleurs terroirs en Bourgogne depuis des siècles. Il appartenait à la famille Mommessin depuis 1932 (suite à un achat aux enchères). Seulement trois lignées de propriétaires se sont succédé en neuf siècles.
En 1141, l’abbaye cistercienne Notre-Dame de Tart (près de Dijon) en prenait possession en lui donnant son nom au passage. À la Révolution, le clos était acheté par Claude-Nicolas Marey appartenant alors à la fameuse dynastie Marey-Monge, à la tête de superbes terroirs en Côte de Nuits et Côte de Beaune.
A partir de 1996, sous l’impulsion de Sylvain Pitiot, régisseur mandaté par la famille Mommessin, le Clos de Tart a connu un spectaculaire retour parmi les grands crus les plus prisés de Bourgogne. Observateurs et critiques ont salués ce retour en pleine lumière. Les prix ont suivi cette ascension (420 euros, prix TTC particulier). Jacques Devauges a succédé à Sylvain Pitiot en 2015 avec un passage en biodynamie en cours. La production est d’environ 25 000 bouteilles (une partie de la récolte est parfois repliée en premier cru, La Forge de Tart).
La passation aura lieu début 2018. François Pinault sera séparé d’un muret de son rival de toujours, Bernard Arnault, patron de LVMH, qui a repris le Clos des Lambrays voisin en 2014. Ironie de l’histoire, bien sûr.
Le Clos de Tart rejoint la déjà grande famille des propriétés d’Artémis, la société d’investissement de la famille Pinault qui compte notamment : Château Latour, premier grand cru classé de Pauillac, le Domaine d’Eugénie en Bourgogne également (Vosne-Romanée), le domaine Eisele Vineyard, situé dans la Napa Valley et Château Grillet dans la vallée du Rhône.
Laurent Gotti

Clos de Tart, c’est François Pinault qui l’acquiert

La rumeur l’envoyait dans les bras de Roederer, c’est finalement François Pinault qui l’emporte. On peut quoiqu’il en soit parler d’une transaction historique et ce, à plus d’un titre. C’est seulement la quatrième fois depuis 1141que le Clos de Tart change de main. Et inévitablement le montant de la transaction est tout aussi « historique ». Il pourrait être de l’ordre de 250 millions d’euros. Un nouveau record. Une histoire qui ne manquera pas de faire grincer bien des dents localement. Chaque inflation du coût des vignes rend en effet les transmissions familiales de plus en plus complexes.
Le Clos de Tart à Morey-Saint-Denis est considéré parmi les tous meilleurs terroirs en Bourgogne depuis des siècles. Il appartenait à la famille Mommessin depuis 1932 (suite à un achat aux enchères). Seulement trois lignées de propriétaires se sont succédé en neuf siècles.
En 1141, l’abbaye cistercienne Notre-Dame de Tart (près de Dijon) en prenait possession en lui donnant son nom au passage. À la Révolution, le clos était acheté par Claude-Nicolas Marey appartenant alors à la fameuse dynastie Marey-Monge, à la tête de superbes terroirs en Côte de Nuits et Côte de Beaune.
A partir de 1996, sous l’impulsion de Sylvain Pitiot, régisseur mandaté par la famille Mommessin, le Clos de Tart a connu un spectaculaire retour parmi les grands crus les plus prisés de Bourgogne. Observateurs et critiques ont salués ce retour en pleine lumière. Les prix ont suivi cette ascension (420 euros, prix TTC particulier). Jacques Devauges a succédé à Sylvain Pitiot en 2015 avec un passage en biodynamie en cours. La production est d’environ 25 000 bouteilles (une partie de la récolte est parfois repliée en premier cru, La Forge de Tart).
La passation aura lieu début 2018. François Pinault sera séparé d’un muret de son rival de toujours, Bernard Arnault, patron de LVMH, qui a repris le Clos des Lambrays voisin en 2014. Ironie de l’histoire, bien sûr.
Le Clos de Tart rejoint la déjà grande famille des propriétés d’Artémis, la société d’investissement de la famille Pinault qui compte notamment : Château Latour, premier grand cru classé de Pauillac, le Domaine d’Eugénie en Bourgogne également (Vosne-Romanée), le domaine Eisele Vineyard, situé dans la Napa Valley et Château Grillet dans la vallée du Rhône.
Laurent Gotti

A lundi prochain

Des vignes et des hommes, série de vingt documentaires de vingt-six minutes formant un « fabuleux voyage à travers les vignobles les plus surprenants de la planète, façonnés par des traditions séculaires » dont nous vous avions parlé plus en détail ici et dans le dernier numéro de En Magnum, sera diffusé sur Arte à partir du 30 octobre, tous les jours du lundi au vendredi à 17 h 35.

La belle retraite bordelaise

La qualité de l’accueil dont bénéficient depuis maintenant deux ans les visiteurs du château Le Pape a été récompensée par de l’or (catégorie “Hébergement à la propriété”) lors de la cérémonie des Best of Wine Tourism qui s’est tenue à Bordeaux la semaine dernière. Discrète retraite située à moins d’une demi-heure de la gare ou de l’aéroport de Bordeaux, au cœur des neuf hectares de vignes de cette propriété voisine du château Haut-Bailly, les chambres d’hôtes ouvertes en septembre 2015 dans cette chartreuse datant du XVIIIe siècle (après une restauration dont nous vous avions parlé ici) font l’objet ces jours-ci d’une automnale proposition. Ce vineyard break de deux jours-une nuit pour œnophile curieux de venir humer l’air à l’heure des premières fermentations inclut notamment la visite du grand cru voisin, assortie d’une dégustation privative. Plus de détails et réservation en cliquant .

La Dominique, côté architecture

Le château La Dominique s’est vu distingué par de l’or (catégorie “Architecture et paysage”) lors de la quinzième édition des Best of Wine Tourism qui a eu lieu à Bordeaux mardi dernier avec la remise de vingt-deux trophées. Propriété de Clément Fayat depuis 1969, le grand cru classé de Saint-Emilion a connu à partir de 2012 d’importants travaux de réaménagement de son outil de production dans une double perspective, « perfectionner le processus d’élaboration du vin et mettre en valeur un terroir d’exception. »

Pour cela, Clément Fayat a décidé d’intégrer, dans une « parfaite alliance entre tradition et modernité », les besoins techniques de haute précision du château à un projet architectural qu’il a confié à Jean Nouvel, créateur de ce “chai d’œuvre” aujourd’hui récompensé. Comme tous les récipiendaires d’un “best of” d’or dans chacune des villes membres du réseau des Grat Wine Capitals, La Dominique est désormais en lice pour le trophée international, rendez-vous en novembre prochain à Valparaiso.

Nouvelle pratique à Dauzac

Le château Dauzac, grand cru classé de Margaux en 1855 et propriété du groupe MAIF, poursuit sa route en matière de pratiques vertueuses avec l’adoption d’un nouveau procédé de collage à la pâte de petit pois (provenant d’un fabricant local) et non plus au traditionnel blanc d’œuf, ce qui lui permet de certifier que ses vins sont exempts de produits d’origine animale (à partir du millésime 2016).

Ce choix qui répond aux préoccupations des consommateurs, « autant sur le plan animal qu’humain », confirme un peu plus l’implication de cette propriété, dont la direction générale est assurée par Laurent Fortin et la direction technique par Philippe Roux, dans le respect de l’environnement et des hommes et sa volonté de renforcer « son statut de pionnier à la faveur d’avancées techniques et agronomiques ».

Première cuvée à avoir bénéficié de cette nouvelle technique, D de Dauzac, vin d’AOC bordeaux lancé en 2015 afin de mettre en lumière « le savoir-faire de Dauzac sur d’autres terroirs que celui de Margaux », ouvre le bal des vins “vegan” produits par le château, une certification qui concernera bientôt toutes les cuvées.