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« Je mets le champagne infiniment au-dessus de toutes les drogues »

Voilà ce que dit Amélie Nothomb à Charles Philipponnat. L’auteur de Hygiène de l’assassin et l’auteur du clos-des-goisses 2006 enfin réunis chez Taillevent pour une conversation finement croisée. Deux visions inspirées du champagne par deux beaux esprits qui élèvent les bulles au rang du rêve, de la poésie, de l’objet d’art enfant du génie éclairé de la civilisation des Lumières. C’est notre ami Jean-Luc Barde qui a préparé cette rencontre au sommet.

Vos deux vies sont accompagnées, traversées par le champagne, pourquoi, comment ?

Amélie Nothomb : Je suis une enfant d’ambassade. Je suis née quand mon père était consul de Belgique au Japon. Dans toutes les ambassades de la terre, l’eau c’est le champagne et le fournisseur de la Belgique était à l’époque Laurent-Perrier, il y a pire. Mes parents recevaient mille personnes par mois. Je n’étais pas invitée à ces réceptions, mais je n’en étais pas exclue. Petite, je passais à quatre pattes au milieu des gens, personne ne me chassait, ne me parlait, je faisais partie des meubles et j’avais remarqué que les adultes buvaient quelque chose de très intéressant. À l’âge de deux ans et demi, j’ai saisi une flûte et j’ai bu ce qu’il en restait. Je ne savais pas ce que c’était, mais ça m’a enchantée. C’est là qu’a commencé une longue carrière de finisseuse de flûtes qui a bercé mon enfance. Je ne le faisais pas en cachette, ça n’était pas mal vu. Très vite le contrat avec mes parents fut ainsi : « Ma fille, du moment que tu es la première de la classe, tu fais ce que tu veux. » Je pense que j’y ai souscrit pour pouvoir continuer à boire au cours des réceptions, de manière aussi discutable et si peu discutée.

Charles Philipponnat : Mais à deux ans et demi, au bout de trois coupes, vous deviez sombrer dans l’inconscience.

 

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Un directeur général pour les Vignobles Silvio Denz

David Bolzan prend la direction générale des Vignobles Silvio Denz, entité constituée par les châteaux Péby Faugères, Faugères, Cap de Faugères et Rocheyron à Saint-Emilion et Lafaurie-Peyraguey à Sauternes. Originaire de Bordeaux et âgé de 46 ans, David Bolzan a travaillé dix-huit ans au sein de la maison de négoce Cordier Mestrezat Grands Crus, dont il assurait la direction générale depuis dix ans. Nouvellement créé, le poste qu’il rejoint aujourd’hui « vise à accélérer le développement ainsi que les ambitieux projets des Vignobles Silvio Denz » David Bolzan aura également pour mission d’assurer la synergie entre ces châteaux bordelais et la maison Lalique, également propriété de Silvio Denz.

Si rien ne bouge rive gauche, Éric Larramona continuant à officier en tant que directeur d’exploitation du premier grand cru classé de Sauternes, les châteaux de Saint-Emilion auront désormais pour directeur d’exploitation et de gestion Yann Buchwalter, qui a passé dix-sept ans au sein du groupe Edmond de Rothschild, dont quinze à la direction technique du château Clarke (Listrac-Médoc). Ce dernier succède à Alain Dourthe, présent dès 1997 à Faugères auprès de la famille Guisez, que Silvio Denz remercie de l’avoir accompagné pendant près de dix ans « couronnés de succès », du millésime 2005 distingué d’un “100 points Robert Parker” à l’intégration au classement de Saint-Emilion des châteaux Faugères et Péby Faugères en passant par le suivi de la réalisation du chai de Mario Botta inauguré en 2009.

Sur la route de Chablis

Le bar à vins éphémère installé dans les anciennes écuries de l’historique château de Béru vient d’ouvrir ses portes pour la saison. Chaque week-end, les vins d’Athénaïs de Béru y seront proposés à la dégustation, ainsi que ceux d’autres vignerons de la région travaillant leurs vignes en bio ou en biodynamie. « Occasion de découvrir la diversité des terroirs de Béru, soit au fil de plusieurs millésimes (dégustation verticale du clos Béru) soit en parcourant chaque terroir sur un même millésime », ces formules associeront les vins à des produits locaux issus de l’agriculture bio (saucisse sèche, fromage de chèvre, terrines maison, etc.). Des concerts seront également au programme de ces soirées d’été que l’on pourra prolonger encore en séjournant au château (chambres d’hôtes partir de 125 euros, petit déjeuner, visite de la propriété et dégustation inclus), plus de renseignements en cliquant .

Château de Béru :
Visites guidées à 11 h et 16 h ou sur rendez-vous : 10 euros par personne

Visite du château et du domaine viticole + dégustation : 15 euros par personne

Bar à vin d’été : sur réservation au 03 86 75 90 43 ou en écrivant à [email protected]

Tableau d'honneur pour Merlet

Pendant que les barmen du monde entier inventent des recettes de cocktails sur la base de ses cognacs et liqueurs, dans le cadre de la compétition Sidecar by Merlet, la maison familiale fondée en 1850 et dirigée par Gilles Merlet, épaulé par ses deux fils Pierre et Luc, récolte des médailles dans les compétitions internationales dédiées aux spiritueux. Ainsi les cognacs Merlet se sont-ils illustrés lors de la San Francisco World Spirits Competition avec une double médaille d’or pour le Sélection Saint-Sauvant en photo ci-contre et des médailles d’argent pour le XO et le Brothers Blend.

Lors de cette même compétition les liqueurs Sœurs Cerise et Crème de Cassis de la maison ont toutes deux reçu une médaille d’or. Lors de l’Ultimate Beverage Challenge qui s’est tenu à New York, la Crème de Cassis Merlet a été noté 94/100, la Crème de Fraise 91/100, le triple sec de la maison (Trois Citrus) 92/100 et sa liqueur de cognac au café (C2 Café) 95/100. On termine ce palmarès en France, où la Crème de Poire Merlet a reçu une médaille d’or au dernier Concours général agricole.

Merlet-liqueurs

Mes magnums (9)

Château Gris, nuits-saint-georges 1er cru monopole 2013, Albert Bichot 

Ce qu’il fait là 

Un des très rares vins bourguignons à s’appeler “château”. Celui-là est gris, en plus, ce qui est assez chic (le toit). Il est niché à mi-pente dans un creux (comme on dit d’une vague) de la côte de Nuits et contemple la longue plaine fermée à l’est par le Mont-Blanc. Tout est réuni.

Pourquoi on l’aime 
Le clos rassemble toutes les qualités pour faire de beaux pinots (altitude, pente, exposition, sol, biodiversité). Et au Château Gris, on fait de beaux pinots.

Combien et combien 
60 magnums (nano-production).
150 euros le magnum.

Avec qui, avec quoi 
Avec un amateur qui ne partira jamais en danseuse sur une comparaison fumeuse entre bourgognes et bordeaux avec crochet par les rhônes.

 

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Les parisiens de Margot saison 1

AUTOUR D’UN VERRE DE VIN, QUATRE AMATEURS ONT RÉPONDU AUX QUESTIONS
INDISCRÈTES DE LA SÉMILLANTE ANIMATRICE DU BLOG “ROUGE AUX LÈVRES”.


Les Parisiens de Margot saison 2

CETTE FOIS, C’EST AUTOUR D’UN VERRE DE VIN BIO QUE QUATRE AMATEURS ONT RÉPONDU
AUX QUESTIONS DE LA SÉMILLANTE ANIMATRICE DU BLOG « ROUGE AUX LÈVRES »


De blanc et d'iode,c'est l'été à Larrivet

Demain, un vent d’œnofolie soufflera à nouveau sur le château Larrivet Haut-Brion (Pessac-Léognan). « Expérience sensitive et gourmande » proposée aux amateurs autour des blancs de la propriété chaque premier samedi du mois durant l’été (2 juillet, 6 août et 3 septembre), les « Œnofolies de l’Impératrice » débutent à 11 heures avec la visite des chais de Larrivet Haut-Brion. Ensuite, ce sont les saveurs iodées de la presqu’île du Cap Ferret qui s’invitent sur le deck surplombant le « Jardin d’ivresse » du domaine (photo ci-dessus), le château ayant cette fois fait appel à un ostréiculteur, Joël Dupuch (Les Parcs de l’Impératrice), pour proposer à ses visiteurs un nouvel accord inattendu.

« Quoi de plus délectable que de découvrir nos vins, en les associant à un produit d’exception, au cœur d’un jardin unique au monde ? C’est à travers ce concept inédit, que nous espérons offrir à nos visiteurs une expérience à l’avant-garde de tout ce qu’ils ont pu connaître en matière d’offres œnotouristiques »
Emilie Gervoson

Oenofolie@Haut-Brion2Œnofolies de l’Impératrice :
Visite des chais et dégustation de 6 huîtres « La Perle » (Les Parcs de l’Impératrice) accompagnées d’un verre des Demoiselles de Larrivet Haut-Brion et du Château Larrivet Haut-Brion blanc, 25 euros.
Réservation ici et au 05 56 64 99 87.

Le Starck system au Château Carmes Haut-Brion

LE CHAI A ETE DEVOILE VENDREDi 24 JUIN. LORS DE LA POSE DE LA PREMIERE PIERRE DU CHAI, EN 2014, LE DESIGNER NOUS AVAIT DEJA TOUT DIT, EN EXCLU*.


Un chai, maintenant ?

Il faut du courage et des vieux comme nous (ndlr : Luc Arsène-Henry est l’architecte du projet) qui ont déjà beaucoup fait, pour se mettre en arrière et laisser passer l’esprit du vin. Le vin est avant tout un esprit. On a donc beaucoup travaillé pour qu’il n’y ait rien, un rien puissant, une lame à la couleur exacte de l’eau, de la terre, de l’écorce des arbres alentour. On ne sait pas si ce sont les forces telluriques qui l’ont poussé vers les éthers ou si elle est tombée ici venue d’ailleurs. C’est une magie enceinte d’un miracle. On n’a pas besoin d’être démonstratif lorsqu’il s’agit de quelque chose d’aussi extraordinaire et magique que le vin, qui est l’aboutissement d’un savoir humain empirique et, malgré tout, exact. Il faut partir du minimum, des surfaces pour abriter des cuves et des barriques.

Luc Arsène-Henry évoque un « bateau contemporain à l’étrave inversée », amarré au cœur de la pièce d’eau qui sépare les deux versants du vignoble » ?

Ce n’est pas un bateau. Le hasard, c’est que ce chai soit sur l’eau. Il l’est parce que tout alentour, il y a les vignes du domaine et nous n’avions que cette surface disponible pour le construire.

Sa silhouette évoque les nombreux bateaux que vous avez dessinés ?

Chacun y voit ce qu’il veut, mais ce n’est pas un vaisseau fendant les vignes. Le seul dessein a été d’être efficace et un minimum puissant.

Vous travaillez extrêmement rapidement, au point de « n’avoir plus qu’à imprimer », dites-vous. Et pour ce chai ?

Pareil. La lame était une évidence pour moi, partagée avec Luc. J’ai ajouté des angles de fuite pour que le regard s’échappe. Et puis il y a eu toutes ces conversations avec Guillaume Pouthier*, un homme extraordinaire que j’adore, pour que cette machine fonctionne.

Certaines cuves ont, elles aussi, des formes inédites…

Oui, des cuves tronconiques inversées sur un socle, un peu comme des « verres à pied ».

C’est important pour vous de mettre du vin dans votre art ?

Sans le vin, je serai sans doute encore plus rasant que je ne le suis.

Vos créations concernent tous les registres du quotidien, se déplacer, travailler, dormir, se laver, manger. Et boire…

Oui, mais je n’ai jamais pu dessiner un meilleur verre à vin que ce qui existe déjà. C’est l’un de mes échecs. Un verre n’est pas « dessinable », c’est un volume transparent, une machine à tromper les yeux et l’esprit. Tout ce qu’on peut rajouter est néfaste, couleurs, motifs, formes.
Vous êtes amateur de vin?
Un amateur très particulier. Autant ma femme Jasmine est dans l’académisme, autant je suis dans l’exploration. Jasmine possède de vraies connaissances et aime les bons grands vins, je suis aventureux. J’ai été le premier, il y a 25 ans, à distribuer des vins et des champagnes bio, via ma compagnie de nourriture bio OAO. Je suis le plus grand collectionneur de vins sans sulfite au monde. Quand je les ouvre, certains ont des nausées à table. Mais je continue, j’essaie de comprendre.

Vous avez revisité le fameux verre Harcourt de Baccarat, transformé un entrepôt de vins de Bilbao en complexe culturel, inventé Wahh, un spray pour avoir la sensation de l’ivresse sans l’alcool et, avec ce chai, vous participez d’une certaine manière à la création du vin. Vous rêveriez d’en produire ?

Ah oui, j’adorerais. Peut-être un jour. On a failli acheter dans le sud-est. Je sais exactement ce que je veux. J’achèterai du Carmes Haut Brion pour ma femme et je produirai pour moi un vin totalement naturel, instinctif, paysan, sourcé, de terroir, pas plus de 11°, donc un vin que je serai seul à boire.

*Guillaume Pouthier est le directeur des Carmes Haut-Brion, un remarquable vinificateur.
Propos recueillis par Béatrice Brasseur
*adapté de l’interview parue sur www.mybettanedesseauve.fr le 14 mars 2014.

© Mathieu Garçon

Environnement : les résultats du respect

Preuve que la charte paysagère environnementale initiée par le syndicat général des vignerons des Côtes du Rhône peut prendre de multiples formes, la récente reconnaissance en tant que Groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE) du groupe Rhonea, issu de l’union des caves de Beaumes-de-Venise et de Vacqueyras, a fait l’objet d’une journée dédiée à la viticulture responsable. Cette présentation des résultats obtenus par ces coopératives s’est conclue “sur le terrain”, dans le cadre des Dentelles de Montmirail, avec la plantation d’un câprier.



« Notre objectif est de donner l’impulsion pour initier des démarches respectueuses de l’environnement et valorisantes pour les paysages »

Philippe Pellaton, président du syndicat général des vignerons des Côtes du Rhône

Faisant front commun depuis 2015, les caves coopératives de Beaumes-de-Venise et de Vacqueyras ont d’abord mené séparément, et ce depuis plus de quinze ans, des politiques très actives en matière d’éco-responsabilité qui ont fait évoluer les mentalités comme les pratiques. Pour encadrer ces actions, la première a développé une charte baptisée VIVRE (pour Vigneron investi en viticulture respectueuse de l’environnement) et la seconde une démarche intitulée « Vignerons en développement durable ». 
Sensibilisation des vignerons à la préservation de l’environnement, diminution du nombre de traitements, amélioration de la qualité des eaux, mais aussi montée en gamme et meilleure valorisation commerciale des vins, tels sont les résultats qui ont été exposés par le directeur technique de la cave de Beaumes-de-Venise, Thierry Sansot.

« Il s’agit d’une démarche globale de progrès permanent qui se construit progressivement, un pas après l’autre », a complété Pascal Duconget, directeur de Rhonea. « Elle est de toute façon réclamée par nos clients qui nous disent, à 98 %, prendre en compte la notion de développement durable dans leurs intentions d’achat. »
 Les efforts déployés par ces deux caves désormais réunies vont s’harmoniser au sein du GIEE. Lancés par le ministère de l’Agriculture en octobre 2014 (loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt), ces groupements donnent en effet un cadre à ce que Claude Balmelle, chef du service régional de l’économie et du développement durable des territoires à la DRAAF Provence-Alpes-Côte d’Azur, définit comme un « engagement collectif d’agriculteurs pour consolider ou modifier leurs pratiques et viser ainsi la performance économique, environnementale et sociétale. »